ACTUALITÉS

International

Journée d'action Internationale à Orange le 17 juin

A l’initiative de la CGT, les organisations syndicales membres de l’Alliance syndicale Orange/UNI s’inscrivent dans la journée d’action internationale du 17 juin pour le centenaire de l’OIT.

La stratégie mise en oeuvre dans le groupe Orange s’inscrit dans une logique de dumping social, où les salariés sont mis en opposition dans leur pays, notamment par le biais de la sous-traitance, mais aussi de la filialisation des entreprises et des activités. La direction tend par-là à faire de la division des salariés un mode de gestion.

Les organisations syndicales exigent que l’ensemble des salariés, quelles que soient leur entité d’origine, aient les mêmes droits et garanties, le même accès à la négociation collective et l’exercice du droit syndical.

Ensemble elle demande une autre répartition des richesses, équitables pour :

  • l’emploi, avec des garanties de hauts niveaux pour tous les salariés des maisons mères filiales et sous-traitants.
  • les rémunérations, par des augmentations salariales pour tous, et une prime monde pérenne et égale pour tous les salariés.
  • les conditions de travail, permettant de faire un travail de qualité et de vivre décemment.
  • l’arrêt des projets de restructurations et d’externalisations.

Elles demandent que des négociations s’ouvrent avec les salariés sur la situation d’Orange Niger, et que la direction s’engage à trouver une issue favorable pour chaque salarié.
Elles demandent une audience afin d’être entendues et de négocier sur l’ensemble de ces points.
Elles appellent l’ensemble des salariés à signer massivement la pétition (voir motion à disposition en complément de cet article) et à décider collectivement des formes d’actions (grève, rassemblements….) pour porter haut et fort leurs revendications lors de la journée d’action internationale du 17 juin.

Ensemble mobilisons-nous le 17 juin.

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Actions

Assemblée Générale des Actionnaires du 21 mai: Orange privilégie les actionnaires au détriment des salariés

Le 21 mai 2019 se tiendra l’Assemblée Générale des actionnaires du Groupe Orange. Lors de cette assemblée, les résolutions sur le montant du dividende et la rémunération de nos dirigeants seront votées.

(…)

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Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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Cadre

Flash Cadres N°802 : La violence et l’oubli ?

La violence est encore trop souvent utilisée comme outil de discrédit de l’expression des attentes sociales. La ficelle est un peu grosse, mais n’a rien de nouveau.
Qu’elle soit d’Etat, personne n’oubliera Malik Oussekine, ou d’entreprise, personne n’a oublié les nervis qui ont assassiné Pierre Overney, la violence sait choisir ses cibles.
Pourtant, lorsqu’elle s’exprime ouvertement, elle res-semble au chant du cygne avant de céder à la raison. Lorsque la direction de La Poste bouscule un usager à Carhaix, ou plus récemment à Moulins, une factrice, ce ne sont pas des dérapages individuels, mais l’impression tenace d’une entreprise ayant oublié sa finalité au point de confondre service à la personne et personne à abattre. Mais ne cédons pas à la mode chère à Didier Lombard, l’affaire est trop sérieuse. Sérieuse comme un séminaire managérial à Orange où l’on s’affublerait d’un béret vert. C’était en décembre dernier, et la devise du commando était « produire ou périr ». Même si le moment où l’information se diffuse n’est pas innocent, le pire serait de se résigner à toutes les formes de violences institutionnelles, même lorsqu’elles se griment du doux nom de « jeu de rôles ». C’est pourquoi, à un moment où le droit de manifester, de contester comme de revendiquer est trop souvent bafoué, il est nécessaire de le réaffirmer surtout lorsque ces atteintes servent de contre-feux aux régressions sociales.
C’est ce que nous avons dit ce jeudi 9 mai pour un service public doté de moyens matériels et humains à la hauteur de ses ambitions et des attentes de la population.

Orange : signature de l’accord salarial
L’unité syndicale, initiée par la CGT, a permis de faire avancer la négociation sur les salaires à Orange afin d’obtenir, à la fois, un budget global de 3 % incluant les mesures collectives de 1,75 %, l’augmentation du budget des promotions pour les femmes, des mesures de revalorisation des premiers niveaux de salaire et le doublement du budget de correction des anomalies de carrière.
Bien que non signataire de l’accord ARCQ, la CGT a obtenu une enveloppe financière supplémentaire dont le budget était symbolique.
Au regard de ce que nous avons pu faire avancer et après consultation de ses adhérents, la CGT a décidé de signer l’accord salarial 2019. La signature de la CGT est exigeante, c’est pourquoi elle sera attentive à ce que cet accord soit suivi d’effets .

Trains et wagons sur les bons rails ?
Le concept de l’Agilité est de travailler en trans-verse et en collaboratif, en toute autonomie, dans un cycle court permettant une livraison rapide en prenant en compte les besoins des clients de bout en bout. Pour travailler sur des projets plus importants, Orange a créé l’Agilité coordonnée ou train Agile ou chaîne de valeurs ! Ces trains, avec des équipes nommées wagons, doivent permettre à plus de salariés de travailler plus en agilité.
Les trains peuvent être composés de plus de 100 personnes issues des directions du système d’information et du marketing. Cette nouvelle organisation aurait pour objectif de permettre aux salariés de s’investir sans surcharge de travail et de reconnaître chacun·e dans les nouveaux métiers qu’elle implique. La CGT sera particulièrement attentive aux revendications des personnels pour éviter tout déraillement !

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Vie au travail

Procès France Télécom - Orange

Enfin, il commence !

Après 10 années d’instruction, le procès des principaux dirigeants de France Télécom, qui étaient aux commandes de l’entreprise au moment de la crise sociale en 2009, va s’ouvrir le 6 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ils vont devoir répondre au chef d’accusation de «harcèlement moral organisé». La CGT est partie civile dans ce procès qui va durer 2 mois.

Nous attendons que justice soit avant tout rendue aux collègues qui ont perdu la vie à cause de leur travail, mais aussi à celles et ceux qui vivent encore avec les séquelles morales d’une organisation du travail déshumanisée à l’extrême, érigée au nom des contraintes économiques du
secteur.

Cependant, la CGT ne souhaite pas que ce procès soit uniquement celui des individus qui ont dirigé l’entreprise durant cette période. Il doit aussi permettre de faire la lumière et condamner des choix de gestion purement financière et de managements par la terreur dont l’objectif est de toujours plus rémunérer les actionnaires et la finance au détriment des salariés et de leurs conditions de travail.

Pour la CGT, il y a un grand absent sur le banc des accusés: les actionnaires et donc aussi l’État, qui ont fermé les yeux sur la maltraitance institutionnalisée dans l’entreprise.

Une politique de l’emploi dévastatrice qui se poursuit !

La sacro-sainte politique de réduction des coûts, qui s’est traduite notamment dans le plan « NEXT » par la suppression de 22 000 emplois, a été à l’origine de la crise interne de 2009.

Malgré l’analyse du contexte qui a conduit à cette crise sociale et les mesures qui ont permis d’en réduire les effets durant 3 ans et qui ont également participé à l’apaisement au sein de l’entreprise, les plans d’économies « Chrysalid » (plan stratégique 2010-2015) et « Explore 2020 » (plan stratégique 2015- 2020) ont inévitablement amorcé le retour d’une grande souffrance au travail, notamment par de nouvelles suppressions d’emplois massives.

Depuis 2012, ce sont 12 188 emplois (95% au niveau de la maison mère) qui ont été détruits. Et pour chaque emploi supprimé, c’est une charge de travail qui augmente, des conditions d’exercices qui se dégradent et des pressions sur les objectifs. Cela se traduit également par la remise en
cause des droits des salariés et des tensions importantes dans les services.

En 2016, l’enquête triennale du Comité National de Prévention du Stress (CNPS) révélait que plus de 10 105 salariés du Groupe (21.5% de l’effectif / 47000 répondants) étaient en stress décompensé, c’est-à-dire en stress fort ou très fort. Ce qui signifie une situation où les troubles liés au stress ne sont plus compensés et ont un impact avéré sur la santé des salariés pouvant avoir des conséquences graves sur la santé physique et mentale (burnout/dépression/suicides).

Les restructurations incessantes, les fermetures ou concentrations des sites, la gestion de la décroissance des effectifs, l’augmentation de la charge de travail sans reconnaissance sont autant de facteurs de risques pour la santé et la sécurité des salariés. Les multiples situations de souffrance individuelles, l’augmentation du nombre de burn-outs et de tentatives de suicide l’attestent.

Dans beaucoup d’entreprises y compris de service public, où dominent plus que jamais les stratégies financières au détriment des logiques industrielles, les salariés restent réduits à de simples variables d’ajustement.

Pour la CGT, il est urgent de faire table rase de cette logique financière et destructrice d’emplois et d’individus.

Ce procès est l’occasion de rappeler aux partisans de la rentabilité financière immédiate, qu’on ne peut impunément faire passer la Bourse avant la vie, et surtout que rien ne doit justifier qu’un travailleur perde la vie en la gagnant.

 

 

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Cadre

Flash Cadres N°801 : Un muguet coquelicot !

Alors que le prisme déformant des médias voudrait nous faire croire que le mouvement social se résume désormais aux samedis après-midi plus grenade que cerise, des luttes se renforcent aussi dans les entre-prises et administrations : grèves aux urgences pour dénoncer le man-que de moyens humains et les conditions dans lesquelles le service public de la santé est rendu, la réforme de la fonction publique contre laquelle un front unitaire propose de faire du jeudi 9 mai, une puissante journée d’action pour exprimer les propositions alternatives à la casse programmée du statut des personnels publics. Résumer ce processus à une addition de mécontentements pour viser la convergence des luttes, sans prise en compte des spécificités, risquerait d’affaiblir la nécessaire construction du rapport de forces.
Or, c’est ce rapport de forces que l’Ugict-CGT avec d’autres organisations de cadres avait contribué à créer, et qui a permis de gagner un vote du parlement européen le 16 avril dernier en faveur d’une directive concernant les lanceurs d’alerte. Ce sujet est emblématique de la place spécifique des cadres au moment où s’installe un débat sur l’allonge-ment du temps de travail, où s’annoncent des réformes régressives sur l’assurance chômage et les retraites et où le MEDEF « joue la montre » au sujet de la nécessaire négociation interprofessionnelle sur le statut de l’encadrement. Or le temps presse puisque certaines de nos entre-prises à l’instar de La Poste sont dans les starting-blocks !
A n’en pas douter, l’urgence est à la visibilité de nos revendications spécifiques sur l’ensemble des initiatives qui jalonnent ce printemps et à l’évidence, ce 1er mai constitue le prochain rendez-vous.

On n’oublie rien !
Le procès de France Télécom et de 7 anciens dirigeants, dont l’ancien PDG pour harcèlement institutionnalisé, se tiendra en mai 2019, presque dix ans après l’ouverture de l’instruction.
Beaucoup de victimes ont quitté l’entreprise, si certaines ont tourné la page, d’autres ont vu leur vie basculer, sans pouvoir se reconstruire. La direction de France Télécom/Orange n’a jamais voulu ouvrir de négociations sur les réparations individuelles ou collectives, niant tout préjudice. Souhaitons une condamnation exemplaire, pour que les dirigeants d’entreprises tentés par ces méthodes y réfléchis-sent à deux fois.
Une telle crise peut se produire ailleurs voire se reproduire, tant la financiarisation des entreprises pousse leurs dirigeants à accroître sans cesse la rentabilité à court terme et la productivité que les salariés paient au prix fort.

 

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Notre santé avant les profits

Dans un contexte de crise sanitaire, la CGT FAPT se mobilise pour la santé du personnel d'Orange.

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