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Communiqués de presse

Orange : parafoudres radioactifs

Bientôt 10 ans que la FAPT a lancé l’alerte sur les risques liés aux parafoudres radioactifs, et que la Direction d’Orange se retranche derrière le déni.

En 2010 voulant définitivement enterrer le dossier, France Télécom commande une évaluation des risques à l’IRSN. Parallèlement, la CGT FAPT fait analyser par le laboratoire de la CRIIRAD, 10 lots de parafoudres découverts en Auvergne. Les deux rapports, bien que montrant chacun une activité nucléaire dans les parafoudres ont des conclusions différentes, et notamment sur l’évaluation des risques. La suite du dossier nous a montré le bien fondé d’avoir deux sons de cloches, car la Direction d’Orange a été obligée de retirer de son réseau les parafoudres radioactifs encore présents (selon l’estimation de France Télécom 1 million de parafoudres radioactifs sur le réseau en 2001). Pour cela l’obtention de l’autorisation par l’ASN de détenir des sources radioactives était nécessaire. C’est en 2015 qu’Orange l’obtient mais pour des sources scellées. Scellées vous avez dit.

A partir de cette date le plan de retrait, tri et stockage peut commencer, les futs se remplissent de H3/Pm147/ kr85 et d’autres de Radium226/Thorium232 (1,4 tonne en Auvergne). Et si les parafoudres du fait de leur caractéristique fuyaient (Soudure verre/méta) ? Que se passe- t’il alors dans les fûts, le local de stockage et dans le véhicule? Fin d’année 2016, les élus du CHSCT UI Auvergne pour avoir des mesures d’ambiance dans l’air du local et des fûts font une inscription sur le registre des Dangers Graves et Imminents. La Direction d’Orange s’engage sur le papier à faire les analyses demandées par les élus, mais encore une fois les protocoles de mesures mis en place entre la CERAP (SARL agréée) et Orange montrent la volonté de minimiser le risque. La FAPT fait appel à la CRIIRAD et fait ses mesures d’ambiance à la recherche de H3 et Radon222. Comme en 2010, les deux rapports montrent que les parafoudres laissent échapper la radioactivité (voir rapport sur le site de la CRIIRAD), mais encore une fois l’évaluation des risques est différente. L’autorisation que l’ASN a délivré à Orange est elle pertinente ? Sources scellées fuyantes serait plus réaliste?

La FAPT exige que :

  • La « qualification » des parafoudres radioactifs passe de sources scellées à sources non scellées.
  • Soit suspendu immédiatement le plan de retrait, tri et stockage des parafoudres radioactifs sur l’ensemble du territoire.
  • L’évaluation des risques soit réalisée, dans les véhicules et les sites de stockages (ouverture des fûts).
  • Les sous traitants concernés soient informés du risque et que celui-ci fasse l’objet d’un nouveau PPR.
  • Les sous traitants concernés disposent une fois l’évaluation faite, de dosimétrie, d’un Geiger, et des préconisations faites par la CRIIRAD.

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Conférence de presse : Dangerosité des poteaux

Le but de cette conférence de presse, est d’alerter l’opinion publique pour qu’une véritable prise en compte de la dangerosité des poteaux bois devienne une réalité de la part de la Direction.

Tout d’abord, la dangerosité des poteaux bois concerne nous concerne tous :

  • Les intervenants d’Orange dont les sous-traitants,
  • Les intervenants des autres opérateurs de télécommunications (Opérateurs tiers) qui ont l’autorisation d’utiliser les appuis bois pour leur réseau et ce par le partage du réseau en aérien imposé par l’Autorité de Régulation des Courriers
  • Electroniques et Postaux (ARCEP).
  • Les salariés intervenant à proximité des poteaux bois et les tiers évoluant proximité.
  • La population où se trouve un réseau aérien de télécommunication avec des poteaux bois
    (Nouvelle chute d’un poteau bois au Castelet dans le Var le 19/12/2016).

Malgré les multiples interventions de la CGT dans le cadre du CNSHSCT (CHSCT National d’ORANGE), par des audiences au plus haut niveau de l’entreprise (Direction du Domaine de l’Intervention, PDG, DRH GROUPE, Direction Santé et Sécurité et Qualité de Vie au Travail), la Direction est toujours dans une situation de déni concernant la mauvaise qualité avéré des poteaux bois neufs qui continue pourtant à être planté sur le parc sans contrôle préalable. Il en est de même pour les contrôles actuels réalisés sur les poteaux bois qui sont actuellement inefficace. Seulement 1 poteau dangereux sur 3 est détecté.

En ce qui concerne le réseau aérien, la CGT dénonce la décision du  gouvernement de mettre en œuvre le plan Très Haut Débit dans des zones déjà couvertes par les collectivités, avec l’argent des contribuables, le partage du réseau aérien devient la règle avec les risques que nous venons de citer.

En effet, avec le modèle économique des RIP (Réseau d’Initiative Public), la CGT s’interroge sur la capacité financière des collectivités  à se constituer comme opérateur de Télécommunications. Orange, en tant qu’opérateur historique a donc une responsabilité particulière sur les questions d’aménagement du territoire. La CGT porte depuis plus de 20 ans la nécessité d’un réseau Fibre Optique qui couvrirait l’ensemble du territoire.

Avec un résultat net en 2016, de 3,2 Milliards d’Euros de bénéfices, en hausse de 10%, Orange peut et doit sécuriser son réseau aérien avec une contribution des opérateurs qui l’utilise.

Cette conférence de presse a pour but d’alerter la population et les intervenants réseaux de cette situation dangereuse d’où l’importance de celle-ci.

Pour en savoir + lire l’intervention complète ci-dessous.

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Comptes annuels 2016 du groupe Orange

3,2 milliards de bénéfices, la CGT réclame une autre répartition des richesses afin de répondre aux besoins exprimés par les salariés.

Les résultats financiers de 2016 du groupe Orange sont globalement solides (hausse du chiffre d’affaires, du nombre de clients, des bénéfices). Ils sont notamment la conséquence d’un investissement plus important de la part d’Orange (6,9 Milliards d’euros au niveau du groupe et 3,4 milliards en France soit 18% du chiffre d’affaires –dont 1 milliard sur la fibre). Cela fait plusieurs années que la CGT réclame une politique ambitieuse d’investissement sur le très haut débit (THD) fixe et mobile permettant de développer et pérenniser l’activité du groupe, de créer des emplois et de répondre aux besoins des populations. Pour être au rendez-vous de la 5G en 2020, il est nécessaire d’accélérer le déploiement du THD sur tout le territoire.

Les salariés sont une fois de plus une variable d’ajustement pour la Direction pour maintenir les objectifs financiers.

Ces résultats ne peuvent masquer la politique désastreuse de l’entreprise en matière d’emploi. En effet, la CGT FAPT dénonce les 5 000 suppressions d’emplois (ETP) dans le monde dont 4 000 en France alors qu’il manque cruellement de personnels dans les services. Cette forte décroissance de la force au travail globale (-1,6 %) se traduit notamment par le non-remplacement des départs à la retraite et l’externalisation d’une grande partie de l’activité. Cette situation pèse sur la charge de travail des salariés. Pour la CGT, l‘entreprise doit changer de politique et revoir à la hausse le nombre de recrutement dès 2017.

Une course effrénée aux économies au détriment des conditions de travail et du service rendu aux usagers.

Cette accélération de la financiarisation d’Orange est un signe négatif pour le développement de l’entreprise. Elle se traduit par des coupes budgétaires importantes (658 millions d’euros de baisse de coûts, dont 639 millions d’euros de coûts indirects) impactant le réseau de distribution, les centres de relations clients à distance. La CGT dénonce ce choix schizophrène de la Direction d’orienter sa stratégie vers la qualité de service et dans le même temps de créer les conditions, de par la réduction drastique des coûts, de l’insatisfaction des clients tout en augmentant la charge de travail des salariés.

Non à la hausse du dividende, oui à celle des salaires.

Pour la CGT, l’annonce de l’augmentation du dividende de 0,60 centimes d’euros à 0,65 centimes d’euros par action est préjudiciable. Entre 2008 et 2016, Orange aura distribué plus de 26 milliards de dividendes. Cet argent aurait été plus utile pour les salaires, l’emploi, la recherche et l’investissement et aurait permis de contribuer largement au financement du plan national très haut débit plutôt que de faire peser le poids de l’investissement aux collectivités.

Plan d’actions gratuites.

L’attribution des actions gratuites est soumise à plusieurs conditions notamment de performance. De plus le versement est prévu à l’horizon 2020 alors que c’est aujourd’hui que les salariés attendent la hausse de leur pouvoir d’achat.
L’annonce de ce plan ne doit pas se traduire par une baisse du budget alloué dans le cadre des négociations salariales 2017. Les salariés actionnaires restent avant tout des salariés et sont tributaires des orientations prises par les dirigeants de l’entreprise, c’est pourquoi la CGT revendique de nouveaux droits d’intervention pour ces derniers dans les choix stratégiques de l’entreprise.

L’argent existe pour une autre répartition des richesses.

Les 3,2 milliards d’euros de bénéfices, fruit du travail, doivent servir à répondre aux besoins exprimés par les salariés, notamment dans le cadre de l’enquête stress 2016, en matière d’emploi, de reconnaissance et de rémunération. L’argent existe, plutôt que d’avoir une politique essentiellement axée vers la finance, la Direction d’Orange doit répartir autrement les richesses : ce n’est qu’une question de choix.

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Orange : Accord sur les qualifications

La direction ne répond pas aux attentes des salariés d’Orange, la CGT ne signe pas l’accord

La reconnaissance des qualifications et l’évolution professionnelle sont des préoccupations fortes des salariés d’Orange. L’enquête du CNPS et le baromètre social l’ont démontré.
La CGT s’est investie dans ces 18 mois de négociation pour que chaque salarié d’Orange, qu’il soit fonctionnaire ou de droit privé en ressorte gagnant.

Elle a porté :

  • Un budget dédié à l’accord pour répondre aux attentes du personnel.
  • La reconnaissance des efforts passés (changement de métier, expérience, qualification, effort d’adaptation), comme les efforts à venir. Le grade de base en 2.3/D pour les conseillers et techniciens.
  • Ouvrir de vraies perspectives de carrière à tous les salariés.
  • Le règlement de toutes les anomalies de carrières, les questions de sous-positionnement et les salariés n’ayant pas bénéficié d’une promotion depuis plusieurs années.
  • La redéfinition des niveaux cibles par métier, tant ceux-ci ont pu évoluer ces dernières années.
  • Des formations qualifiantes (un salarié qui se forme, qui accroit ses qualifications doit être reconnu).
  • De la transparence dans l’attribution des promotions et des MEC (augmentation individuelle).
  • Une reconnaissance collective étant donné que tous les métiers sont amenés à évoluer.

Malgré quelques timides avancées notamment sur l’octroi d’un budget, globalement l’accord soumis ce jour à signature ne répond pas pour la CGT aux attentes des salariés.
Les mesures préconisées restent faibles et beaucoup de salariés n’y verront pas d’effet sur leur situation individuelle y compris ceux qui pourront prétendre à certaines mesures de cet accord.
Cet accord pose trop d’incertitudes car de nombreuses règles ne sont pas définies et restent à la main de la direction. Il y a même des risques d’aggravation des conditions de promotions.
Cet accord porte en lui l’accroissement de la poly compétence et de la charge cognitive.
La notion de promotion est dévoyée puisque cet accord introduit la création de promotions « salariales » sans changement de groupe d’emplois ou de grade.
Cet accord ne prend pas en compte la reconnaissance pour les efforts de formation et les diplômes obtenus dans sa carrière.
La reconnaissance est uniquement basée sur les compétences, donc sujette à une interprétation subjective, comme celles sur le «savoir être », « savoir gérer ses émotions ».
Quant au budget, même si le taux en pourcentage du budget est en augmentation, la baisse importante de la masse salariale, compte tenu des départs massifs, va réduire mécaniquement le budget disponible.
La CGT ne signera pas cet accord et est disponible pour poursuivre les négociations.

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

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Telecom : l’ARCEP déclare la guerre à l’investissement

La volonté de S.Soriano, président de l’ARCEP, de mettre en oeuvre de nouvelles mesures de régulation sur le déploiement de la fibre à l’encontre d’Orange et sur le marché entreprise pour favoriser le développement de SFR, font à nouveau la démonstration des contradictions d’un système.

Orange se voit reprocher son avance dans le déploiement de la fibre et son développement sur le marché entreprise, en particulier eu égard à SFR qui lui se voyait reprocher son retard dans la 4G il y a quelques semaines.

Mais l’ARCEP se refuse visiblement à toute analyse objective, qui tiendrait compte des réalités et diversités dans le secteur, en particulier sur les stratégies des opérateurs en matière d’investissement et sur la politique de l’emploi.

Rappelons que le plan très haut débit prévoit le déploiement du réseau sur l’ensemble du territoire par des acteurs privés et publics. Les collectivités territoriales déploient des réseaux d’initiatives publiques et font des appels d’offre auprès des différents opérateurs. Dans les grandes villes, jugées les plus rentables, les opérateurs privés déploient directement la fibre jusqu’à l’abonné.

Pour tenir les délais de son plan THD, l’état, premier actionnaire du groupe, a fortement fait pression sur Orange pour un déploiement de la fibre sur le territoire. Ainsi depuis 2012, Orange pèse plus de 90% des investissements privés.

Aujourd’hui, l’ARCEP voudrait changer les règles du jeu en demandant à Orange d’ouvrir ses infrastructures aux autres opérateurs. La volonté de l’ARCEP est donc de mettre tous les opérateurs au même niveau, sans tenir compte des niveaux d’investissements.

Cette décision pourrait entrainer une baisse du rythme des investissements avec des conséquences sur l’emploi. Plus globalement, 1€ investi dans la fibre c’est 3€ de plus dans le PIB et impacte donc positivement la croissance ainsi que les finances de l’état.

Pour la CGT, cette situation fait la démonstration de l’inefficacité du dogme de la concurrence libre et non faussée qui a détruit près de 50.000 emplois dans le secteur des télécommunications depuis deux décennies, et fait prendre au pays un retard considérable sur les réseaux.

Dans ce contexte, la CGT revendique l’appropriation publique des activités de télécommunications. Cette proposition pour un droit à la communication pour tous est plus que jamais d’actualité. Elle passe par un véritable service public de la communication. Tous les opérateurs doivent répondre à des critères d’efficacité économique et sociale (développement, aménagement du territoire, mise en place de normes publiques sur les produits, services, réseaux, développement de l’emploi etc.).

Ce droit à la communication nécessite la création d’une véritable instance publique de concertation démocratique, composée d’élus, d’usagers, d’associations, de représentants des salariés et des entreprises. Le rôle de cette nouvelle instance devrait être aussi de garantir le développement de l’emploi avec des droits et garanties de haut niveau pour l’ensemble des salariés du secteur.

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n°26 Août 2018

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