ACTUALITÉS Les infos du CSEC Orange

Les infos du CSEC Orange

En direct du CSEC - Séances des 26 et 27 mai 2020

Points à l’ordre du jour
• Point Suivi des dispositions prises par l’entreprise dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus :
Information sur le déploiement des mesures communes au niveau de l’UES Orange pour accompagner le déconfinement progressif décidé par le gouvernement.
• Point Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations d’Orange France.
• Point Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations du domaine intervention

Point Suivi des dispositions prises par l’entreprise dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus

La CGT a réclamé que tous les CSEE soient consultés afin de prendre en compte les conditions sanitaires spécifiques à leurs périmètres.
Encore une fois, la CGT déplore que la Direction confonde vitesse et précipitation pour le Plan de Reprise d’activité et le dialogue social. Depuis le début de la crise, à chaque réunion de la Commission de Prévention des Risques Professionnels et de la Promotion de la Santé au Travail, aucun document préparatoire ne lui est fourni. Les élus du CSEC, quant à eux, ils ne les ont reçu que la veille de la plénière !
La priorité du PRA: relancer la production pour faire des profits au plus vite!
À ce jour, la totalité des boutiques et les sites techniques sont ouverts. Les sites tertiaires rouvriront progressivement d’ici fin août sur avis du Directeur Orange du périmètre, et selon le respect du protocole des règles sanitaires en vigueur. À ce titre, la CGT réclame que les Commissions SSCT puissent effectuer la visite de ces sites avant leur ré-ouverture.
La CGT a demandé aux AD de s’assurer de la dotation et du renouvellement régulier des matériels de protection aux équipes de vente. Elle a réclamé que le port du masque soit rendu obligatoire pour les clients, à l’instar de beaucoup de commerçants. La CGT alerte d’une recrudescence des incivilités ! Les directions des AD doivent les prendre en compte sérieusement.
Pour l’instant, exceptionnellement, les boutiques ne fonctionnent que sur rendez-vous (10 000 RDV par jour). Une fois la pandémie terminée, l’exception ne doit pas devenir une règle, car elle sera une source d’insatisfaction client inutile pour ceux se présentant sans rendez-vous, et qui devront attendre la disponibilité d’un conseiller.

Orange a une situation financière solide permettant de limiter les effets éventuels de cette crise sanitaire. Durant cette pandémie, la direction en a fait bénéficier immédiatement les actionnaires. Par contre, elle ose demander aux salariés des efforts pour compenser rapidement les pertes financières en sacrifiant des JTL, en posant des congés (dispositif 2+3) ou des arrêts maladie si le travail à domicile est impossible et demain, ce sera certainement en augmentant leur temps de travail. La CGT a dénoncé la décision injuste de la Direction d’imposer le dispositif 2 congés +3 asa aux parents qui n’ont pas d’option de garde de leurs enfants.
La CGT a demandé à la Direction de continuer à verser les montants moyens des Parts Variables Commerciales, mais également des Parts Variables Managériales tant que le pays sera en urgence sanitaire et que les activités n’auront pas retrouvé un fonctionnement « normal ».
La CGT est pleinement mobilisée depuis le début de la crise sanitaire afin de mettre tout en œuvre pour que les retours sur les lieux de travail se fassent en garantissant la sécurité et la santé de toutes et tous avec l’ensemble des protections nécessaires. La CGT s’engage également pour que les salariés, exemplaires dans cette période de crise exceptionnelle, aient toute la reconnaissance qu’ils méritent.

Travail à domicile en confinement: La direction organise-elle un travail illégal ?

Obtenue par la CGT, la direction a versé une prime dite « de télétravail ». Elle sera d’un montant de 30€ pour deux mois. Le personnel ne demande pas l’aumône ! Comment expliquer que la direction leur refuse matériels, verse une prime d’un montant indigent, ne prend pas en charge des frais comme le permet l’accord sur le télétravail, pendant qu’elle profite des bénéfices sur leur dos au détriment de leur santé physique et mentale ? À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, la CGT demande l’ouverture urgente d’une négociation sur le travail à domicile en mode confiné qui n’est encadré par aucune réglementation. Il ne peut être assimilé à du télétravail du fait de sa durée, des conditions de travail dégradées voir inadaptées, des frais supplémentaires subits, des journées de travail non encadrées. L’entreprise en tire des bénéfices : gains de productivité (travail à domicile) et économies de charges grâce aux fermetures de sites.
Après presque 3 mois de travail à domicile, la CGT dénonce un état de santé physique et mental de bon nombre de salariés-es très fortement dégradé : horaires de travail rallongés, charge cognitive plus importante, sentiment d’abandon de la hiérarchie et conditions matérielles inadaptées (bruit, chaise…).
À ce titre, la CGT a exigé de la Direction qu’elle réalise une enquête sérieuse concernant les RPS et TMS, et de ne pas se contenter de quelques questions orientées et posées sur les mobiles.

Disponibles et à votre écoute, sollicitez vos élus de proximité CGT pour porter votre parole.

Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations Orange France

La CGT refuse l’accélération de la financiarisation de l’entreprise..
Au cœur d’une pandémie sans précèdent, la Direction a présenté aux élus du CSEC une note non réactualisée sur les Orientations stratégiques OF 2020. Quel mépris à l’encontre des élus CSEC et des salariés !
La direction d’Orange continue sa marche en avant, comme si la crise sanitaire que nous vivons, n’avait aucune incidence : « Nos objectifs seront retravaillés, mais nos ambitions stratégiques restent inchangées ».

L’avenir, les activités Orange au service de la population..
La direction confirme sa volonté de séparer les réseaux et services en dissociant ses métiers, opérateur d’infrastructures et opérateur commercial, tout en soutenant la sous-traitance accrue, source infinie de profitabilité. La CGT tire la sonnette d’alarme sur les Orange Concessions et TowerCo, car le maître-mot de la direction est LA RENTABILITE.

Or cette crise a démontré que les réseaux (fibre, mobile, cuivre) sont un bien public qu’il faut à tout prix protéger. Tant plébiscités pendant le confinement, nos héros des réseaux ne doivent pas être les sacrifiés de demain !
La direction a l’ambition de devenir leader partout. Comment ? Alors qu’elle poursuit la réduction des coûts (décroissance des effectifs) tout en externalisant davantage ses activités. Elle ambitionne aussi de conquérir les zones peu denses. Comment ? Alors qu’elle participe à la désertification des territoires en délaissant cette population rurale.
La CGT a toujours dénoncé le nouveau maillage du réseau de distribution, associé à l’ancrage territorial, consistant à fermer des sites et des boutiques de proximité au profit des zones à forte densité de population.

L’ambition aux profits et à la rentabilité commerciale..
La direction poursuit sa transformation avec, comme relais de croissance, le modèle multi-service axé famille (maison protégée et connectée) sur le marché GP et sur le B2B, en se différenciant sur les marchés E et PRO-PME (DATA, IA, IT, cloud, cyber sécurité,..), la multi-canalité et l’excellence client. Ce sera avec des moyens en baisse, puisque les effectifs diminuent, et la sous-traitance à bas coût augmente.

..Et la place de l’humain dans tous ces projets ?
Rien sur le volet social, si ce n’est la flexibilité des salariés au travers de l’ARCQ. Quel avenir, quand Orange externalise toutes ses activités ? Quelle reconnaissance, quand elle dépend de «l’ARCQ..naque», tant décriée ? Aucune réponse sur le futur du personnel.

La fusion Orange Caraïbe SA dans Orange SA dans le flou complet..
« Ce projet de fusion simplifiée reste toujours d’actualité », dit la direction. Alors qu’il concerne quelque 325 salariés, à nouveau, la direction élude nos questions.

Des engagements pour se donner conscience.. des belles paroles..
Orange s’engage sur une entreprise responsable avec une exemplarité sociale (l’égalité numérique) et environnementale (baisse émission CO2). Un discours qui ne colle pas avec cette quête de la rentabilité qu’elle entend poursuivre. Grâce à l’opportunité du « travail à domicile» en confinement, Orange mène des études d’impact dans l’optique de renforcer le télétravail et le télé management entre autres.

Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations du domaine intervention

Stop à la marchandisation des réseaux!
Comme pour les orientations d’Orange France, l’impact du Covid-19 serait à la marge pour celles du domaine de l’intervention, dixit la direction. Orange entend organiser le démantèlement des réseaux fibre et 5G, et lancer un processus de cessions d’actifs. Dans un 1er temps, basé sur des partenariats, Orange concession sur les RIP ou TowerCo sur les points hauts du réseau mobiles prioriseront l’optimisation des coûts et des revenus, les gains de productivité et la rentabilité. La CGT dénonce les prémices d’une séparation des réseaux (Operateur d’Infrastructure) et des services (Operateur Commercial) en les externalisant. Les réseaux indispensables à la nation ne peuvent être entre les mains des spéculateurs.

Les Métiers de l’intervention sont indispensables !
Au cœur de la stratégie, le réseau est pourtant mis à mal essentiellement par un manque de moyens dû aux sous-effectifs chroniques et à l’externalisation de nombreuses activités vers de la sous-traitance à bas coûts. Les conséquences sont l’insatisfaction client grandissante, l’explosion des dérangements SAV due à l’abandon du réseau cuivre sous la menace d’une amende colossale d’1Mds€ par l’ARCEP, et aux manquements des prestataires (équipements, manque de temps, formations..). Ce qui se confirme par la dégradation du réseau fibre (augmentation des dérangements) qui n’a même pas dix ans. Cela fait très peur !!!

Des réseaux publics au service de la population !
La crise actuelle, a plébiscité les réseaux et ses métiers dont les missions ont été valorisées. La direction doit changer de cap! Pour la CGT, les ambitions de qualité réseau et de satisfaction client doivent passer, non par des mesures cache-misères, mais bien par la nationalisation des réseaux (cuivre, Fibre et Mobile) qui sont un bien public à protéger, afin de permettre leur déploiement sur tout le territoire.

Les salariés ont tous un avenir !
Pour la CGT, l’humain doit être remis au cœur de la stratégie afin d’ouvrir des nouvelles perspectives d’avenir. Cela passe par la ré-internalisation de toutes les activités externalisées afin de mettre un terme au dumping social, via la sous-traitance bon marché. C’est aussi par un plan d’embauche massif et ambitieux, en remplaçant tous les départs, pour mettre fin aux sous-effectifs chroniques, à la souffrance du personnel et aux réorganisations et mutualisations incessantes. C’est également par un véritable plan de formation complet et volontariste pour les transferts de compétences. Et enfin, par une véritable reconnaissance des salariés par la revalorisation de tous les salaires et de tous les métiers, pour la plupart mal payés, mais souvent indispensables.

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En direct du CSEC mai 2020

Un Plan de Reprise d’Activité élaboré au pas de charge
 au détriment de la protection des salariés

Séances extraordinaires des 7-11-12 mai 2020

Au sommaire: 

-L’urgence économique veut prendre le pas sur l’urgence sanitaire, une réalité à Orange!

-Rémunération : L’activité en confinement doit être reconnue !

-Ouvertures des Boutiques : le business d’abord…

-Télétravail : Une activité occasionnelle devenue permanente !

-Sites tertiaires

-L’Intervention: Son activité est indispensable à la continuité de service… Pourtant, elle est externalisée !

-Prestataires de nettoyage et de sécurité …

 

 

 

 

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CCUES des 4 et 5 juillet

Emplois : passer de 7000 à 8000 recrutements c’est nécessaire et possible tout de suite !

Explore 2020, c’est déjà 1,7 milliard d’économies fin 2016, sur les 3 milliards prévus d’ici 2018. Cela se traduit par le non remplacement des départs à la retraite, le recours à la sous-traitance qui engendre du dumping social, la réorganisation du travail avec la mutualisation, la poly compétence, l’optimisation du parc immobilier, la concentration des activités sur les grandes métropoles, et une productivité en hausse.
La GPEC colle donc totalement à ce plan d’économie. Au lieu de l’évaluation de l’activité globale prévisible pour répondre aux besoins des clients, seule est réalisée l’estimation de la force au travail interne et externe nécessaire pour la partie de l’activité que la direction a décidé de traiter .
La direction table sur une baisse des appels de 18% en 2017 et 33% en 2020, 12% par an côté boutiques. Ces prévisions sont réalisées à partir de SVI qui ne permet pas d’avoir toujours une réponse, par la digitalisation à marche forcée, par la fermeture des boutiques de proximité etc… laissant de côté toute une partie de la clientèle. Par le passé ces prévisions de baisse d’activité se sont avérées erronées, et l’appel aux heures supplémentaires représentent plus de 400 ETPCDI chaque année.
Côté emploi au niveau de l’UES entre 2016 et 2021 c’est -17 170 ETPCDI soit -23%. Les domaines les plus touchés sont l’intervention avec -35% et la relation clients GP avec -30%.
Les nouvelles règles (décision ARCEP) remettent en cause le traitement du client de bout en bout. En effet pour la partie cuivre Orange a l’obligation de séparer la partie technique de la partie commerciale pour être à égalité avec les autres opérateurs.
Pour le marché Entreprise, PRO et PME aujourd’hui et peut-être grand public demain, c’est un grand changement dans la façon de travailler. Pour autant dans la GPEC nous ne voyons rien à ce sujet.
La CGT déplore aussi que la direction d’IMT se concentre sur la recherche opérationnelle au détriment de la recherche fondamentale qui pourtant était un fleuron de l’entreprise, reconnue mondialement.
La GPEC 2016/2018 prévoyait une fourchette de l’écart des besoins entre 6 000 et 8 000 EPTCDI pour l’UES. Sous la pression et notamment celle de la CGT, la direction est passée de 6000 à 7000 recrutements pour le groupe.
Aujourd’hui, vu les chiffres exposés dans cette GPEC, les éléments non pris en compte, l’activité qui baisse moins vite que la baisse des effectifs, la CGT estime que le compte n’y est pas.
La CGT demande le recrutement à minima de 1 000 CDI supplémentaires d’ici à 2018.

À l’ordre du jour ce mois-ci :

  • Valeur ajoutée et productivité : Réclamons notre dû !
  • Fermeture du 12 et externalisation des activités.
  • Peche : prise en charge client exemplaire. Ça vous parle ?
  • Santé et prévention : danger !

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CCUES des 11 et 12 avril

Réseau de distribution : les élus rendent un avis négatif

Déclaration des élus
Après plusieurs passages dans cette instance, force est de constater pour les élué-e-s du CCUES que la direction ne fournit pas d’informations loyales quant à la feuille de route nationale du maillage des boutiques.
Tout au long des séances plénières il ressort que la Direction soutient que les décisions sont prisent uniquement au niveau de chaque DO. Par conséquent les élus du CCUES demandent que la Direction d’Orange France fasse le nécessaire pour que chaque DO informe et consulte les élus sur le Plan Schéma Directeur de la Distribution Physique avec tous les éléments nécessaires afin d’en estimer l’impact. Ils demandent que soient intégrées dans ces présentations toutes les informations économiques et sociales des fermetures, créations, transferts vers la GDT et de transformations de certaines boutiques en SmartStore, y compris pour les années 2018 et 2019.
En outre les dossiers devront donner un éclairage sur le maillage du territoire qui intègre la future activité bancaire d’Orange en termes d’emploi, de formation, de rétribution et de reconnaissance des qualifications acquises. Dans ces conditions, L’ensemble des élu-es réuni-es ce jour ne peuvent que rendre un avis négatif à la stratégie menée par l’entreprise sur sa politique du réseau des boutiques.

UAT: les élus quittent la séance

Déclaration des élus
Dans plusieurs UAT des processus similaires sont en cours  comme sur l’UAT GSO où une expertise CHSCT est demandée. Pour cet UAT c’est un procédé visant à éviter aussi les réitérations d’appels clients. Tout cela se déroulant dans un moment où le manque criant d’effectifs allonge la file d’attente et éloigne nos clients de la fameuse expérience client incomparable . En qualité que Secrétaire du CCUES je vous ai fait parvenir un courrier au nom de tous les élu-es dénonçant ce dossier « pilote » ; indiquant qu’aborder le point avec cet intitulé ne respectait pas les prérogatives de cette instance et demandant une présentation ultérieure en information/consultation, préalable nécessaire à toute extension sur l’ensemble des UAT.
A ce jour nous sommes au regret de constater que vous n’avez pas jugé utile de répondre aux élus, ce qui au-delà de la forme, laisse supposer un maintien pour la Direction du point en l’état.
Dans ces conditions, vous comprendrez qu’il ne peut nous être possible de cautionner ce dysfonctionnement et vous informons donc de notre départ collectif de la salle et vous réitérons notre demande de retour devant nous avec un dossier digne de ce nom et respectant les procédures quand à votre volonté de modifier l’organisation des UAT.

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Nouveau siège d’orange : il ne suffit pas de passer le pont

Les élus du CCUES sont informés et consultés sur le dossier de prise à bail d’un immeuble à Issy-les-Moulineaux pour 2020, en vue de regrouper les équipes sièges d’ODS, d’Alleray, Jobbe Duval et Orange Campus (dossier Bridge). Le site d’Alleray serait conservé pour  accueillir de nouveaux arrivants…  Hors fonctions « Siège », l’affectation d’autres équipes entre «  Bridge » et Alleray 1 n’est pas déterminée à ce jour.

Toujours des économies
Pour la CGT l’essentiel de la décision réside avant tout dans la réalisation d’économie.  Evidemment  cette opération permettrait  de rassembler pour partie des équipes qui travaillent ensemble et sont sur des sites éloignés. Mais tout étant loin d’être défini à ce jour nous ne savons pas ce que sera la réalité des déménagements à venir. La direction affirme que du point de vue des transports ce sera l’idéal.  Pourtant ce sont plus de 2000 personnes qui seront amenées à grossir les rangs des usagers du RER C ou du tram. Aux heures de pointe (même sur des plages élargies) ce ne sera pas sans conséquences sur des transports déjà saturés et souvent en panne.  Enfin  à peine habitués à leur bâtiment, pour certains refaits à neuf comme Alleray ou Jobbe Duval, les salariés vont déménager. Et pour ODS à peine arrivés les salariés vont repartir !

Déménagements et réorganisations,  ca va ensemble !
En IDF la DO annonce d’ici 2020 le transfert des sites parisiens vers la banlieue. Orange met en œuvre de grands projets immobiliers qui visent à regrouper sur de gros sites les salariés parisiens. C’est en lien avec le grand Paris et l’objectif de faire des économies d’échelle. A chaque fois ces changements touchent chaque salarié et provoquent in fine une insatisfaction qui se traduit souvent par une augmentation du télétravail. Au bout du bout au nombre de postes occupés fait on de réelles économies ? En outre la direction en profite pour faire passer des projets de réorganisations.  Au final Orange n’aura plus aucun service dans Paris hormis quelques boutiques. Pour la CGT ces centralisations ne concourent pas au développement d’Orange puisqu’elles accompagnent la baisse des emplois et la sous traitance des activités.

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Dans un contexte de crise sanitaire, la CGT FAPT se mobilise pour la santé du personnel d'Orange.

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