ACTUALITÉS Les infos du CSEC Orange

Les infos du CSEC Orange

Orange : Stratégie Engage 2O25 L’humain au service de la finance

Orange annonce de bons et solides résultats financiers en pleine crise sanitaire…
Pour l’année 2020, le groupe a peu souffert de la crise sanitaire (roaming et vente mobiles), les comptes affichant un léger retrait : +0,3% du CA, -1% pour EBITAal et -1,7% sur les CAPEX. Les mauvais résultats espagnols (CA : -5,9%, EBITDA : -13% !!!) étant compensés par ceux de la zone MEA (CA : + 5,2%, EBITDA : +10%).
Un résultat net exceptionnel de 5,1 milliards d’euros…
Mais surtout, le bénéfice est largement gonflé par la résolution du litige fiscal vieux de près de dix ans (Bercy a envoyé un chèque de 2,3 Milliards d’€ à Orange SA en guise de cadeau de Noël …), ainsi le résultat net est de 5,1 Milliards d’€ (+56,9%).
Sans l’impact de ce remboursement d’impôts, le résultat net aurait été en retrait de 13% à de 2,8 milliards!!!
De même, ce remboursement fiscal fait apparaitre, de manière artificielle, une réduction de l’endettement net de 2 Milliards d’€.
La CGT rappelle que l’endettement augmente régulièrement depuis plusieurs années. Il a augmenté de 300 Millions d’€ en 2020.

Le contexte de la crise sanitaire, quelle aubaine pour Orange…
La direction considère que la crise sanitaire valide sa stratégie notamment grâce au développement du FTTH et à la croissance du canal commercial digital. Cependant, pour la CGT, rien ne permet d’affirmer que les tendances observées pendant la crise sanitaire vont se poursuivre après la crise…
La direction accélère son plan d’économies d’un milliard d’euros sur le dos des salariés…
La direction souhaite donc accélérer sa stratégie, dont la CGT rappelle qu’elle consiste à améliorer la rentabilité du groupe, sans croissance, ni du CA ni de la valeur ajoutée, par simple réduction des dépenses salariales. Après Chrysalid puis Explore 2020, on met un nouveau nom : « Scale-up » (pour mieux comprendre, prononcer « Scalp »), sur des vieilles méthodes : réduire la masse salariale. Sur le Milliard d’économies prévu, les dépenses salariales représentent 50%, et les économies en immobilier 11% du total, avec comme objectif « plus de frugalité dans les projets immobiliers ». Les économies réalisées sur le dos des salariés représentent donc près de 60% du total.

Les cadres et le management dans le viseur…
Après avoir laminé les emplois opérationnels, la direction vise maintenant particulièrement le niveau « central » et les « managers ».
La direction prévoit d’autres mauvais coups contre les salariés : « accélérer les départs naturels » et la « discipline salariale » (alors que depuis de nombreuses années les augmentations de salaires sont inférieures à la moitié des gains de productivité).

Du nectar d’Orange pour les actionnaires et les pelures pour les salariés…
La répartition des 2,3 Milliards d’€du litige fiscal est significative : 500 Millions d’€ pour les actionnaires (dividende exceptionnel de 0,20 euros), 600 Millions pour le rachat des minoritaires d’Orange Belgium, 400 Millions d’€ de Capex.
Un partage des richesses à la sauce Orange : Les salariés doivent payer pour avoir leur part des bénéfices…
La direction remercie ses héros en leurs versant seulement 100 Millions d’€ dans le cadre de l’Offre Réservée au Personnel, mais c’est sous conditions : il faudra que les salariés misent leur propre argent :). En fait, seul, « l’abondement unilatéral », qui est une forme de plan d’actions gratuites, est une véritable prime aux salariés. Avec ces 400 euros par salarié, ceci représente 20 Millions d’€, soit moins de 1% du chèque de Bercy !!! En comparaison, la part consacrée à la « transformation », c’est-à-dire l’adaptation du fonctionnement de l’entreprise avec beaucoup moins de salariés, est dotée de 500 Millions d’€ …
Pour la CGT, les beaux discours de la direction ne changent rien aux faits : la direction se moque des salariés…
Incapable de trouver des leviers de croissance et malgré les économies réalisées ces dernières années ou prévues, Orange SA continue à distribuer beaucoup trop de dividendes (au moins 2 fois trop et probablement 3 fois trop : Orange SA verse l’équivalent de 30 000 euros par ETP !!!).
La CGT s’opposera à un démantèlement programmée de l’entreprise …
La direction prépare des mécanismes pour générer le cash nécessaire à cette politique suicidaire : en filialisant les actifs de la Fibre Optique (Orange Concessions) et des points hauts (TowerCo), les mécanismes de cession du patrimoine réseau sont mis en place.
La crise sanitaire a démontré que les réseaux et services sont indispensables pour la population. Orange doit changer de cap. Cela passe par l’arrêt de la stratégie de financiarisation et à nouveau investir dans l’emploi, les salaires et la recherche et développement.

Les salariés, avec la CGT, réclament
• L’arrêt de tous les projets de restructurations,
• La ré internalisation de toutes les activités et l’embauche de tous les salariés qui le désirent,
• Un plan d’investissement productif dans la construction et le déploiement des réseaux mais également dans la recherche et le développement,
• Un plan d’embauche ambitieux,
• Des augmentations de salaires, des promotions et la suppression des écarts salariaux inclues dans le cadre de la NAO salariale 2021
AVEC LA CGT, PRENEZ VOTRE AVENIR EN MAIN
MOBILISEZ-VOUS MASSIVEMENT POUR VOUS FAIRE ENTENDRE
ET FAIRE CESSER IMMEDIATEMENT CETTE STRATEGIE NEFASTE

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Projet de refonte du modèle de vente PRO-PME La direction d’Orange tente un passage en force Les salariés envahissent le CSEC pour le dénoncer

La CGT alerte la direction qu’un malaise s’installe à Pro/Pme …
Sans état d’âme en cette période de pandémie, ou profitant de la situation, l’entreprise renoue avec ses vieux démons. Restructurations, pertes d’emplois, remise en cause de parcours professionnels, délocalisation d’activités. Tous les ingrédients de l’ère Lombard sont réunis dans la future évolution du modèle de ventes Pro/PME.
Pour les élus CGT, ce projet est lourd de conséquences sur les salariés concernés. C’est notamment, la disparition sur tout le territoire des métiers de sédentaires et flux porteurs, pour les centralisés sur deux villes, privent l’entreprise de compétences déjà acquises sur d’autres régions.

Orange s’entête et s’oppose à la dépose d’une alerte de Danger Grave et Imminent…
La situation est telle que nous estimons que certains d’entre eux sont en situation de danger.
La direction a même rejetée une alerte de danger grave et imminent lancée par les membres CGT et SUD de la commission CSSCTC. C’est irresponsable à nos yeux.
Cette crise sanitaire, qui n’en finit pas, porte déjà en elle-même des facteurs de risque important pour la santé physique et mentale des salariés et ce projet ne fait que les aggraver.

Un projet mal ficelée qui va aggraver une situation fortement dégradée et déjà anxiogène..
A ce jour, nous n’avons hélas que peu de retours d’information de la part de la Direction sur la situation sanitaire, morale et matérielle des salariés en travail à domicile. Alors que la CGT réclame en urgence un état des lieux, Orange préfère accélérer ses restructurations au détriment de l’humain. Les salariés font pourtant majoritairement état d’une grande lassitude, voire d’un mal-être certain. Et ce projet frappe de plein fouet des salariés isolés et déjà très fragilisés par une crise sanitaire interminable.

La direction doit tenir compte des nombreuses alertes et des témoignages inquiétants…
Lors de récents échanges avec ces derniers, nous avons pu constater un état de stress important, aggravé par une inquiétude forte quant à leurs devenirs professionnel et financier.

Les propos qu’ils ont pu nous tenir sont alarmants :
« Ce projet est une catastrophe, que vais-je devenir alors que je suis à moins de 5 ans de la retraite ?»
« De toute façon l’entreprise veut se séparer de nous les flux porteurs, depuis plusieurs années nos effectifs fondent comme neige au soleil, on va disparaitre, je suis déprimé »
« Si il m’arrive quelque chose j’ai laissé des preuves et un dossier à mes enfants pour qu’ils se retournent contre Orange. »
« Comment vais-je faire avec mes enfants, si je veux poursuivre ce projet je vais devoir déménager a plus de 500KM de chez moi, c’est impossible, ils veulent notre mort ou quoi ? »

Tous ces témoignages sont autant d’éléments qui illustrent les risques psycho-sociaux pour les salariés impactés, et nous alertons la Direction sur cette situation.

La direction fait fi de son propre sondage rejetant le projet… c’est scandaleux !
De plus, le sondage national lancé par la Direction est édifiant quant à la mauvaise conduite de ce projet d’autant plus que plus 86% des sondés y ont répondu. Ci-après, quelques résultats significatifs:
67% des sondés estiment avoir eu peu ou pas d’info sur le projet
61% des sondés comprennent pas ou peu les enjeux de ce projet
71% des sondés comprennent pas ou peu les différentes étapes d’accompagnement
78% des sondés ont un ressenti global négatif sur le projet.

Orange fait prendre des risques aux salariés. L’humain est sacrifié dans ce projet…
Les élus CGT ne peuvent se résoudre à n’être que dans l’accompagnement des projets présentés par la Direction qui plongent de nombreux salariés dans une grande souffrance. L’envahissement du CSEC par les salariés et leurs différents témoignages ont démontré que ce projet ne prend pas du tout en compte l’humain puisqu’ils ont exprimé un grand mal être ce qui les place en grande détresse.
La direction dit se donner le temps puis rajoute froidement mais on continue le projet. C’est Inadmissible !

Les salariés, soutenus par les élus CGT du CSEC,
ont réclamé que ce projet soit immédiatement abandonné.
La CGT réclame, également, que l’ensemble des activités de Pro/Pme soit ré-internalisé en embauchant les sous-traitants qui le désirent.

AVEC LA CGT,
PRENEZ VOTRE AVENIR EN MAIN
ET MOBILISEZ-VOUS MASSIVEMENT
POUR VOUS FAIRE ENTENDRE
ET FAIRE CESSER IMMEDIATEMENT
CE PROJET NEFASTE

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La crise sanitaire s’aggrave, la Direction d’Orange continue ses projets au détriment de la protection et de la santé des salariés.

Après un an de covid-19, la une situation sanitaire est encore plus inquiétante…
Nous sommes douze mois après le début de la crise sanitaire et la situation épidémique en France Métropolitaine et dans les DROM reste plus que préoccupante. Le pari du président de la république est raté mais il aura réussi à mettre le moral des français au plus bas et avec la complaisance de la direction le moral des salariés d’Orange dans les chaussettes.
La Direction d’Orange reconnait que les indicateurs se dégradent dangereusement avec les différents variants. La CGT dénonce l’entêtement de la Direction à vouloir continuer « le business » coûte que coûte alors que les activités dites « essentielles » portent nos résultats. Bien qu’il y ait des masques, du gel hydro-alcoolique et une majorité de salariés travaillent à la maison, Orange a les moyens de renforcer le protocole sanitaire et d’accompagner un personnel qui en a bien besoin tant sur le plan mental et psychologique que financier (indemnités, primes, PVC,..).
Pourquoi ces choix d’accélération de la stratégie : réorganisations incessantes, plans d’économies, peu de recrutements ? La réponse est toute faite : satisfaire les marchés financiers et engraisser les actionnaires restent LA priorité pour la Direction. La CGT ne peut pas accepter une telle politique de financiarisation et un tel déni de l’humain de nos dirigeants.

La situation Covid-19 empire, Orange doit appliquer des mesures sanitaires mieux-disantes

Parce que la vaccination en entreprise est insignifiante…
Suite à l’autorisation de la vaccination avec le vaccin Astra Zeneca, une logistique est imposée à Orange. Chaque médecin du travail recevra un certain volume de flacons après inscription dans une pharmacie. A date, il s’agit d’un flacon (10 doses) par médecin. 68 médecins sont volontaires. La direction affirme que la vaccination est sur volontariat et se fait en toute confidentialité. A Orange, il a été réalisé 200 injections. Très peu…
Pour la CGT, le vaccin Astra Zeneca est loin de faire l’unanimité. Il est urgent que les nouveaux vaccins arrivent et soient mis à disposition de notre médecine du travail.

Parce que les cas Covid-19 sont en augmentation…
Au 15 Mars 2021, 2 300 cas de contaminations avérés ont été recensés dans l’UES Orange depuis le début de l’épidémie. +2% de cas chaque semaine en moyenne.

Parce que le travail à la maison est majoritaire…
La direction maintient la généralisation du travail à la maison. Les salariés gardent la possibilité d’un retour sur site à raison de 1 jour maximum en utilisant l’application « mon accès ». Cependant, la Direction a décidé d’un capacitaire de 10% par site.
Pour la CGT, même si le travail à la maison reste la réponse la plus adaptée à la situation, tous les salariés qui en éprouvent le besoin doivent pouvoir revenir travailler en présentiel.
Les demandes de télétravail avec avenants continuent de progresser. Au 01 mars 2021, la direction enregistre 17 700 demandes (8 300 demandes de primo-accédants et 9 400 demandes de renouvellement). 15 800 demandes ont été validées (7 200 de primo-accédants et 8 300 en renouvellement).
Des réflexions sur un retour sur site sont en cours. La direction envisage un mixte télétravail / présentiel. Alors que certains salariés rencontrent encore des difficultés pour obtenir le matériel nécessaire à leur activité en télétravail, la CGT demande à la direction d’anticiper sur la conservation du matériel à domicile et en parallèle le matériel sur leur poste de travail sur site.
La CGT réitère la demande d’information pour les IRP quant à l’expérimentation de l’outil de diffusion automatique des consignes sanitaires en cas de suspicions et cas contacts.
Enfin, il y a des échanges réguliers avec le Comité National Restauration sur les possibilités de réouverture des restaurants.

Parce que la direction dispose de moyens pour avoir les EPI :
30 millions de masques chirurgicaux, 600 000 masques FFP2, et des flacons de gel hydro-alcoolique avec remplissage sur sites constituent le stock répartit sur les sites de l’UES Orange.

Parce que les risques sont importants dans nos boutiques…
Les consignes dans les AD évoluent :
– Sur décision préfectorale, 136 boutiques ont été fermées ; soit 21 654 salariés impactés. La fermeture des boutiques a engendré une baisse de 31% des activités et une baisse de 29% des activités commerciales.
– Suite au passage du couvre-feu de 18h à 19h, le changement d’horaires interviendra progressivement.
L’Entraide a été mise en place depuis les premières fermetures de boutiques : un rythme en hausse de 4% ; 668 salariés concernés.
La CGT regrette et dénonce les délais à rallonge quant à la mise à jour des droits sur les badges des salariés en Entraide. Nous demandons un délai de 48h maximum.
La direction tente de nous rassurer en expliquant que la PVC des salariés se maintient. A voir ! Cependant, elle refuse toujours de maintenir la moyenne de PVC pour les salariés dont la boutique a fermée.
Sur le sujet de l’Entraide au 3900, la Direction confirme qu’il y a bien une entraide des salariés de la GDT mais il y a censure des dirigeants sur des infos complémentaires !!!

Les accidents de travail sont en baisse…
En attendant un bilan CSSCTC qui serait présenté en Juin 2021, le télétravail et la baisse des déplacements de trajets domicile-travail et professionnels ont entrainé la baisse d’accidents de travail : -33% des accidents de travail et -54% d’accidents de trajets.

La CGT dénonce une gestion minimaliste de la situation sanitaire pas à la hauteur …
Orange est tenue par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Force est de constater qu’on en est loin.
Pour les élus CGT, la gestion de la Covid-19 n’est pas à la mesure de la situation et des enjeux de santé au travail.
La posture de la Direction envers les salariés est inacceptable.
La CGT alerte la Direction au niveau de toutes les instances sur la situation d’extrême fragilité que vivent de plus en plus de salariés.

La CGT exige :
– Le renforcement de tous les processus pour assurer la santé des salariés,
– Un bilan urgent d’état des lieux de la situation des salariés sur l’année écoulée, L’arrêt de tous les projets de réorganisation tant que la situation et la reprise de la vie professionnelle de chaque salarié ne sont pas revenus à un niveau normal,
– Le bénéfice d’une prime Covid-19 exceptionnelle de 1 000 euros pour reconnaitre l’implication de tous.

LA SANTE DES HOMMES ET DES FEMMES D’ORANGE
N’EST PAS UNE OPTION : ELLE DOIT ETRE LA PRIORITE !

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Orange TowerCo : la grande marchandisation des infrastructures réseau

Orange TowerCo… quel avenir pour les points hauts d’Orange ?
Lors du CSEC de février, la direction a ouvert la consultation sur la création de la filiale « TowerCo » Orange. Elle détiendrait tous les points hauts du groupe, c’est-à-dire les pylônes et terrasses d’immeubles qui hébergent des antennes des réseaux mobiles (pour être plus précis, il y aurait une filiale par pays, le tout chapeauté par une holding ad-hoc TOTEM). Dans un premier temps, le projet se limite à la France et ses 18 000 points et à l’Espagne et ses 8 000 points, au total en Europe le groupe détiendra environ 40 000 points hauts.

Orange se sépare de son cœur de métier en bradant son patrimoine réseaux….. pour la CGT, c’est NON !
Le projet permettrait de mieux « valoriser » ce patrimoine, en développant le chiffre d’affaires (hébergement d’autres opérateurs), mais surtout parce que les « marchés financiers » valorisent mieux ce patrimoine lorsqu’il est identifié dans une filiale. Deutsche Telekom, Vodafone et Telefonica ont déjà une filiale, dont seuls les deux premiers ont gardé le contrôle.. mais jusqu’à quand?. Pour mieux comprendre, l’entreprise espagnole Cellnex, TowerCo spécialisée dans les infrastructures, et qui possède environ 60 000 points hauts en Europe a pratiquement la même valorisation boursière qu’Orange.

Orange hypothèque l’avenir de l’entreprise pour avoir plus de cash… pour la CGT, c’est NON !
Pour la CGT, l’argument de la croissance de cette activité est un leurre : d’après les objectifs de la direction, d’ici à 10 ans, le chiffre d’affaires de cette activité devrait augmenter de 50 millions d’euros environ à mettre en regard des 40 milliards de chiffres d’affaires du groupe.
Nous voudrions presque croire qu’une cession partielle de la TowerCo pourrait avoir une logique industrielle, mais encore faudrait-il que les sommes récupérées soient utilisées pour investir dans une stratégie de développement ? Malheureusement, la logique obsessionnelle d’Orange, c’est le cours de l’action pour satisfaire les spéculateurs.

Et ensuite pour le redistribuer quasi totalement aux actionnaires….. pour la CGT, c’est NON !
La CGT sait très bien ce qui va être fait. La direction va continuer à distribuer un niveau de dividendes beaucoup trop élevé ce qui contribue, bien qu’elle s’en défende, à une hausse de la dette qu’elle est obligée de dissimuler derrière quelques astuces notamment la dette hybride.
Ce projet de filialisation consite uniquement à apporter des garanties aux actionnaires avec au final l’objectif de céder l’argenterie pour payer les actionnaires. Ce type de meccano financier ne crée aucune valeur économique et n’est certainement pas la solution, mais Orange pourra-t-elle garder ses points hauts si « les marchés financiers » en ont décidé autrement ?

Pour la CGT, les réseaux sont des biens d’intérêts publics. Il y a d’autres choix possibles…
La CGT s’oppose fermement à ce projet de cession du patrimoine et a soulevé un certain nombre d’interrogations. Une fois « logés » dans une filiale ad-hoc, il sera aisé d’en vendre tout ou partie. Pourquoi filialiser, hors de l’UES, cette activité vitale pour la population qui a des synergies évidentes avec WIN ou la DIG ?
Il nous parait plutôt nécessaire de développer Orange par des investissements et des nouveaux services (R&D), ce qui permettrait d’enrayer la saignée sur l’emploi depuis plus d’une décennie. Incapable de faire ce type de croissance après avoir laminé la R&D, la direction essaye de trouver des artifices financiers pour soutenir le cours de l’action, tout en continuant sa stratégie de réduction drastique de ses coûts et de l’emploi (encore une réduction de plus de 500 millions de la masse salariale en France prévue dans le plan stratégique Engage 2025).

La CGT s’oppose fermement au démantèlement de l’entreprise… et a réclamé une expertise sur ce projet !
Après la filiale Orange Concessions pour la gestion des RIP (Réseaux d’Initiatives Public) et maintenant celle de la filiale Orange TowerCo, la CGT y voit à la fois, une accélération de la séparation des réseaux et des services mais également les premières étapes de la vente à la découpe de l’entreprise.
Il en va de l’avenir même de l’entreprise et des salariés. Afin d’y voir plus clair, l’ensemble des élus CSEC ont décidé de réaliser une expertise sur la création de cette filiale. Il y aura un expertise au niveau du CSEC pour la partie financière et une autre au niveau du CSEE DTSI pour le volet social concernant une centaine de salariés.

AVEC LA CGT, REFUSONS UN PROJET PUREMENT SPÉCULATIF
LES RÉSEAUX DOIVENT RESTER DANS LE PATRIMOINE NATIONAL.

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Les infos du CSEC Orange

EN DIRECT DU CSEC ORANGE - Février 2021 Des rapports des médecins du travail et des commissions SSCTC et PRPPST accablants

La CGT refuse qu’Orange sacrifie l’humain sous l’autel de la rentabilité pour satisfaire l’appétit insatiable des spéculateurs. La direction n’a-t-elle pas l’obligation légale d’assurer la sécurité et la santé des salariés ?
En pleine pandémie, Orange accélère ses projets et accentue délibérément la mise en danger des salariés. Filialisation, sous-traitance hégémonique, pertes de compétences, départs non remplacés, remises en cause métiers et sentiment de dévalorisation. La médecine du travail doit faire face à des salariés fragilisés, en perte de repères. Avec engage 2025, le processus de liquidation continue. Pire, profitant de la pandémie, il s’accélère (démantèlement et filialisation de la maison mère, passage des projets structurants au pas de charge, suppression massive des emplois,…). Il est donc difficile de tirer des enseignements d’un rapport 2019 en 2021. De plus, c’est dans un contexte de pandémie dramatique, que chaque salarié est soumis à des choix de carrière, changements de métiers, de localisations. L’équilibre vie privée–vie professionnelle est menacé, la dégradation des conditions de travail s’intensifie, les risques psychosociaux sont exacerbés.

Pour la CGT, santé et bien-être au travail ne sont pas des options…
Les nombreuses alertes de la médecine du travail dans leurs rapports, relayés par la CGT, laissent de marbre une entreprise focalisée sur son cours de bourse. Le recours aux psychologues du travail et à l’IAPR, en constante augmentation, confirme un mal-être grandissant dans une entreprise toujours plus digitale et moins humaine.
Nos inquiétudes sont nombreuses. Fragilisés, de nombreux de salariés en reclassement ont du mal à trouver des postes vacants, toutes les opérations simples sont digitalisées et sous-traitées. L’agilité et la multi compétences trouvent ici leurs limites face à des salariés en grande difficulté.

Pour la CGT, l’urgence, ce sont des embauches dans tous les services en souffrance…
Dans les Agences Distributions, les salariés affichent leur volonté de quitter les boutiques, pour espérer retrouver des conditions de travail plus humaines et moins contraignantes. L’entreprise orchestre la baisse d’effectifs, le transfert vers la filiale Générale De Téléphonie. Contrairement aux engagements de Stéphane Richard de maintenir leur pouvoir d’achat, la direction impose aujourd’hui des pertes de salaire aux salariés, pour compenser la baisse du business causé par la pandémie.
Dans les Services Clients, le projet en cours de fusion SCO/UAT et la création du métier de spécialiste plongent les salariés dans l’incertitude. Il est difficile de se projeter, 1 000 spécialistes, Quid des autres salariés ?
En orientant les clients vers le digital, ils ont conscience de scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Dans l’intervention, l’absence de transfert de connaissances, l’explosion des périmètres d’intervention, le management à distance, l’automatisation des plans de charge des techniciens génèrent des pertes de repères. Là aussi, beaucoup d’incertitude sur l’avenir du fait du transfert progressif de la quasi-totalité des activités vers la sous-traitance dès que les ressources internes ne sont plus suffisantes.

Les services de santé au travail ne sont pas épargnés…
À l’image de l’intervention, la CGT dénonce les territoires toujours plus importants que doivent couvrir les médecins, les postes non comblés augmentant leurs activités. Se pose désormais la question de l’adéquation entre le personnel du service de santé au travail, la charge de travail et la qualité de travail.

La direction doit cesser de vouloir les reléguer au rang de faire valoir et de caution morale. Les services de santé et les commissions sont essentiels pour le bien-être et l’épanouissement des salariés au travail.

La CGT réclame des moyens adaptés pour qu’ils puissent effectuer leurs missions dans les meilleures conditions:
• Par un renforcement immédiat des effectifs des services de santé,
• Par un tout autre fonctionnement des commissions permettant un travail de qualité attendu notamment en termes de moyens des délégations, de rythme des réunions et de délais non contraints.

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C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Vidéo CGT FAPT : 3 Questions sur l'égalité professionnelle

Dans le cadre de la préparation de la journée du 8 mars, la CGT FAPT revient dans cette vidéo sur les principaux enjeux de l'égalité professionnelle.
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