ACTUALITÉS Les infos du CSEC Orange

Les infos du CSEC Orange

EN DIRECT DU CSEC ORANGE Avril 2021 - Les boutiques et les services clients passent à la moulinette

Les Boutiques en danger…

Orange accélère son plan de fermetures de boutiques et de transfert d’activités vers la filiale GDT…
Alors que les salariés du front ont grandement participé aux très bons résultats financiers 2020, la direction les remercie en annonçant un plan de fermeture de 38 boutiques avec un transfert d’une majorité d’entre elles vers la GDT.

La direction instaure un dumping social pour se faire plus de marges bénéficiaires…
Après avoir fermé massivement les boutiques, Orange tente de justifier ces nouvelles fermetures en expliquant qu’elle doit avoir un réseau de proximité en zone rurale, mais avec des boutiques « éphémères » gérées par la GDT.
Pour faire toujours plus de marges, la direction ne recule devant rien. Elle va jusqu’à faire appel à de la main d’œuvre bon marché, les auto entrepreneurs pour faire du porte à porte.

Les salariés des boutiques ont un avenir dans la maison mère…
La CGT s’oppose à une telle stratégie qui voit l’avenir des salariés au sein des boutiques propriétaire s’amenuir d’année en année. Contrairement à ce que veut nous faire croire la direction, les clients sont surtout appétents aux boutiques de proximité.
Pour combattre cet avenir funeste d’un moins disant social, la CGT lance notamment une pétition pour revendiquer l’intégration de la GDT au sein d’Orange SA. Les salariés doivent passer un message clair à la direction : « ils ne sont pas dupes de cette stratégie ».

Unité des Services Clients,
Ce projet de fusion des SCO et UAT en une entité unique, l’USC, avait suscité la nécessité d’une expertise pour éclairer les élus de l’instance CSEC. Celle-ci avait mis en lumière la responsabilité des DO d’apporter des réponses aux instances CSEE. Les avis négatifs dans les passages en instances CSEE parlent d’eux-mêmes.

La direction manque délibérément de transparence…
La CGT fait le constat qu’une fois de plus beaucoup de questions sont restées sans réponses, ou n’ont été que partiellement répondues, notamment celles sur le parcours d’évolution des spécialistes, les conditions de travail et sur une GPEC qui garantisse le remplacement des salariés qui partent en retraite.

La direction profite de la crise sanitaire pour revoir à la baisse ses prévisions d’embauches…
La CGT dénonce une différence d’estimation des besoins dans la relation client à 2022. En effet, elle passe de « 5 350 mini et 5 480 maxi en Octobre 2020 » à « 5 196 mini et 5275 maxi en mars 2021. La CGT s’alarme de ce laminage de l’emploi sur les plateaux téléphoniques au fil des ans, toujours plus incisif sans aucun doute, au profit de la sous-traitance.

Il ne peut y avoir de qualité de service et de la satisfaction clients sans moyens. L’excellence a un prix…
Pour la CGT, l’amélioration de la satisfaction ou de l’enchantement clients commence déjà par décloisonner les services, recréer du lien entre les différents intervenants et travailler en transversalité or c’est tout le contraire qui nous est proposé.
La direction doit cesser de vouloir satisfaire les clients tout en réduisant sans cesse les moyens internes. Alors que la quasi-totalité des départs des salariés ne sont pas remplacés, la direction prévoit de faire plus et mieux avec moins de moyens sans s’inquiéter des conséquences d’un mal être grandissant qui s’exprime pourtant au fil des années tant par les rapports des médecins et les nombreuses alertes CGT que par le dernier rapport SECAFI.
La direction souhaite également mettre en place de nouveaux outils de saisie. La CGT a tenu a rappeler que malgré les flops de COME et DELIVERY, le cauchemar des salariés risque de se poursuivre, la direction préférant mettre en service des outils à la va vite sans passer par les instances. SIGMA-RH la nouvelle application des élus et son lot de bugs en est un triste exemple.

La direction doit cesser de piloter sa stratégie uniquement avec des indicateurs financiers…
Pour la CGT, l’affichage d’une entreprise à responsabilité sociétale ne change rien à une toute autre réalité. Orange généralise le moins-disant social à toute l’entreprise. L’indécence est telle que la direction verse la totalité des bénéfices en dividendes et accélère un énième plan de réduction des coûts d’1 Milliards d’euros nets (SCALE UP) dont 500 millions d’euros se feront une fois de plus essentiellement sur le dos des salariés.

Au travers de ces projets, les objectifs affichés de l’entreprise sont clairs. Ils ne visent qu’à améliorer la satisfaction et les intérêts des actionnaires par :
• la baisse de coûts en augmentant la sous-traitance et le dumping social,
• la baisse des effectifs et en imposant le canal digital et en fermant d’autres canaux de contact clients,
• l’augmentation de la productivité par la mise en réseau des activités et l’optimisation des « ressources » par une plus grande flexibilité des salariés,
• l’accélération des fermetures et du transfert des boutiques vers la filiale GDT.

Pour la CGT, l’amélioration de la satisfaction des salariés et des clients doit passer par la réinternalisation des activités, des recrutements qui permettent d’améliorer les conditions de travail et la transmission des savoirs et des compétences.
La CGT revendique donc à nouveau
• l’arrêt immédiat de tous les projets, le contexte actuel l’exigeant,
• la réinternalisation des activités sous-traitées en relation clients,
• la réintégration de boutiques GDT dans le périmètre Orange France SA ainsi que les salariés qui le souhaitent.

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EN DIRECT DU CSEC ORANGE - Avril 2021 Gestion de crise sanitaire, Un protocole à minima chez Orange

SITUATIONS SANITAIRES

Plus d’un an après le debut de la Covid-19, la gestion de la crise sanitaire inquiète…
La CGT constate, comme toute la France, la dégradation de la situation sanitaire avec l’arrivée de nouveaux variants potentiellement résistants aux vaccins. C’est dans ce contexte particulièremnt anxiogène et après avoir échouer lamentablement (3ème confinement) que le gouvernement parie sur un déconfinement total mais progressif sans garanties sérieuses. Le président de la république a sans doute des visées électorales en ligne de mire.

Un virus actif chez Orange…
Avec un état des lieux de la situation sanitaire au 29 mars 2021, la Direction annonce 2 451 cas avérés depuis mars 2020, soit + 30 % en 3 mois (vs 1 900 au 31/12/20). Cependant, elle n’apporte aucune information sur la situation des cas contatcs et son impact sur les effectifs et la charge de travail notamment dans les boutiques. Cela prouve bien que le virus circule sans relâche au sein d’Orange. La CGT exige que la Direction garantisse la protection des salariés comme l’impose le droit du travail ! Et cela vaut pour l’ultra marin où, bien que la situation devienne préoccupante, la direction maintient son activité opérationnelle.
L’auto test nasal sera disponible pour les salariés. C’est un test antigénique par prélèvement nasal. Son efficacité dépend du prélèvement mais on ne peut pas en faire un outil de dépistage. D’ailleurs, tout test positif exigera un test PCR immédiat.

La vaccination, une priorité nationale : Orange est loin de jouer le jeu…
Pourtant concernant la vaccination, certains managers font du zèle et empêche les salariés de s’absenter pour aller se faire vacciner chez leur médecin. Pour la CGT, il vaut mieux aller sur rendez-vous à une vaccination que de subir de longues files d’attentes avec le risque d’être contaminé. La CGT rappelle à la direction sa responsabilité et l’invite à faire une communication à destination des managers d’etre bienveillants pour faciliter l’effort national pour vacciner le plus grand monde.

BOUTIQUES

La direction poursuit son chantage à la PVC. La CGT dénonce une double peine pour les salariés…
140 boutiques sont fermées (38% d’entre elles) sur ordre préfectoral en raison de la crise sanitaire. Les salariés de ces boutiques restent les grandes victimes de cette politique injuste de l’entreprise avec pour seule option : aller en renfort sur d’autres boutiques (moins de 50%) en prenant des risques ou perdre sa PVC ! Décidemment, la direction ne recule devant rien. Toutes les occasions sont bonnes pour faire des économies sur le dos des salariés pendant qu’elle engraisse les actionnaires à coup de Milliards d’euros. Où est la morale ?

Le protocole des mesures sanitaires dans les boutiques d’Orange épinglé par l’inspection du travail…
L’inspection de travail a constaté plusieurs non-conformités (plexiglas, gel, gestion des déchets non traités, distanciation, gestion de la pause repas, possibilité de télétravail…) dans l’application du protocole dans la boutique d’Amiens. Bien que la direction tente de minimiser la situation, la CGT réclame à la direction de revoir son protocole de mesures sanitaires dans toutes les boutiques (GDT compris) afin de les faire respecter. La CGT a également demandé d’integrer que les salariés subissent des bouleversements dans leur vie. Ils doivent gérer de front la pandémie, les enfants et les changements réguliers des plannings, et horaires en boutique.
Alors que des activités y sont éligibles, la CGT réclame que le télétravail soit une option retenue par Orange sachant qu’elle sait le faire pour les salariés des boutiques GDT (renfort téléphonique pour le 3900). La direction doit cesser de faire venir en boutique les salariés et leur faire prendre des risques. A ce sujet, la CGT a demandé à avoir un suivi régulier de la gestion des cas Covid-19 avérés et des cas contacts en lien avec l’impact sur les plans de charge, les effectifs et les renforts mobiles (salariés qui tournent dans les boutiques pour pallier les sous effectifs et les insuffisances de l’entreprise).

Les salariés attendent des actes plus que des belles paroles…
Depuis le début de cette crise sanitaire inédite, la direction encense régulièrement les salariés. Les très bons résultats financiers en témoignent. Pour la CGT, Orange doit reconnaitre l’implication du personnel qui depuis plus d’un an poursuit l’activité dans des conditions très difficiles. La NAO salaires en cours en est l’occasion.
De plus, tant que la situation et la reprise de la vie professionnelle de chaque salarié ne sont pas revenues à un niveau normal, la CGT réitère sa demande d’arrêt de tous les projets de réorganisations.

SITES TERTIAIRES ET TÉLÉTRAVAIL

Orange se satisfait de la situation sanitaire dans l’entreprise…
Alors qu’un reconfinement territorialisé se dessine, Orange reconduit ses mesures actuelles, notammment le télétravail qui reste la règle pour tous, au moins jusqu’à l’été 2021 à priori.
Concernant les sites tertiaires, il n’y a pas de changement protocolaire. Les règles de taux d’occupation cible de 50% max avec son outil de gestion Mon Accès et la fermeture des restaurants collectifs se poursuivent. Cependant, dans l’attente d’un go gouvernemental sur des mesures applicables par territoires, la direction avance l’hypothèse de territorialiser avec un passage à un rythme de 4 à 3 jours en télétravail.

Le télétravail reste la solution la mieux adaptée à la situation..
Les chiffres attestent de la progression constante des demandes de télétravail régulier. Il y a eu 19 000 demandes dont 18 700 terminés et 8 700 salariés qui poursuivent le télétravail via un avenant. Au 7 Avril 2021, 95% des demandes sont traitées.
Il y a une forte évolution en 2020 de la pratique du télétravail régulier en volume jours / mois . Nous sommes passés de 25% en 2017 à 46% à fin 2020.
Par pure opportunisme, la direction conclut hativement à une prétendue appétence des salariés au télétravail dans l’idée de faire de substentielles économies. Pour la CGT, la peur de la contamination dans ce contexte sanitaire en est la principale raison

Une direction qui parle d’appétence des salariés au télétravail mais se soucie peu de leur galère à domicile…
Sur les ASA gardes d’enfants indispensables pour de nombreux parents, la direction reste de glace en refusant la demande de la CGT de revoir son « process 2+3 ». Orange a les moyens de prendre à sa charge les 5 jours, sachant que de nombreux salariés, à bout, rencontrent de plus en plus de difficultés à gérer en parallèle leur activité en télétravail, les enfants et la scolarité à la maison, et ne sont aucunement responsables des décisions gouvernemantales.

En tout point de vue,
la santé et le bien être
des femmes et des hommes d’Orange
doivent être la priorité !

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EN DIRECT DU CSEC ORANGE - Avril 2021 La crise sanitaire une opportunité pour faire plus d’économies dans l’Immobilier

La CGT dénonce des projets immobiliers qui sacrifient l’humain…
La CGT dénonce un énième projet de pure logique financière consistant à regrouper les salariés dans des grands complexes immobiliers situés dans les grandes agglomérations et souvent très mal situés. L’objectif est bien de faire des économies par la réduction de 309 000 m2 en passant de 2,2 à 1,725 Million de m2 de sites tertiaires d’ici 2023.
Sans tenir compte des alertes CGT sur le mal être des salariés dans un contexte aggravant, la direction poursuit tous ses plans Schémas Directeur Immobilier au pas de charge et sans aucune modification.

La crise sanitaire, quel bon prétexte…
La direction utilise tous les prétextes possibles pour justifier ses orientations en s’appuyant notamment sur des études effectuées dans cette situation pandémique si particulière, autant dire sur des études biaisées ! Les salariés réclameraient le partage de leurs positions de travail et auraient une appétence pour le télétravail.

Pour Orange, l’humain passe après les économies…
La direction frôle la démagogie en nous expliquant que les salariés réclament le partage de leurs positions de travail et ont de l’appétence pour le télétravail en la dissociant du contexte de crise sanitaire exceptionnel et du rallongement des trajets domicile-travail, comme en Île-de France. Ce qui est clair, c’est que la direction y trouve une caution à sa logique de réduction des coûts, au détriment d’un réel bien être des salariés.
Sans cela, la direction ne s’appuierait pas sur la crise pour développer le flex-office pourtant tant décrié et les bureaux partagés avec la disparition des espaces personnels.
Sans cela, la direction ne prônerait pas l’amélioration de la qualité de vie au travail, le bien-être au travail et un travail collaboratif tout en faisant fi des derniers rapports des médecins du travail et de nos nombreuses alertes CGT, qui faisaient état d’open-space et flex-desk déshumanisant, de pertes de liens sociaux, d’un mal être grandissant qui était déjà présent avant la crise sanitaire Covid-19.
Sans cela, pour le bien être des salariés, la direction ne rejetterait pas les recommandations selon la norme Afnor
NF X 35-102 d’un un espace minimum de travail de 10 m² par personne et de 15 m² par personne dans un espace bruyant, contrainte qu’elle reconnait au demeurant, pour adopter 7m2 aujourd’hui.
Pour couronner le tout, Orange nous explique également que les salariés devront s’approprier leurs espaces de travail de manière collective tout en cassant les collectifs de travail, en poussant à l’individualisme, et en ajoutant contraintes sur contraintes aux salariés.

La réduction des coûts et les avantages pour la direction et les contraintes et la galère pour les salariés…
Pour la CGT, ce n’est pas aux salariés de supporter autant de contraintes au quotidien : déshumanisation avec le tout flex-desk tant décrié, la perte des bureaux dédiés, des positions de travail impersonnelles, la difficulté d’accès, les temps de trajets aggravés, l’explosion de l’équilibre vie privée – vie professionnelle, les bruits ambiants insupportables, la casse des collectifs de travail.
Bien consciente des enjeux, la direction réfléchit déjà aux solutions palliatives que sont le télétravail et le corpoworking afin d’atténuer au mieux les fortes contraintes qui vont peser sur le personnel. Nous constatons que la volonté de proposer aux salariés de travailler en proximité ne se traduit pas dans les faits ! Et ce ne sont pas les quelques positions de corpoworking disséminées sur tout le territoire qui vont permettre de compenser les nombreuses carences.

La CGT refuse que dans les orientations de l’immobilier, l’humain devient une marchandise faisant partie de l’immobilier…
Toutes les excuses ne suffiront pas pour justifier un tel traitement des salariés dans le seul but de poursuivre la réduction des coûts par celles des m2 ! La direction nous donne comme arguments la vétusté de nombreux bâtiments, et leur sous-occupation. Rien d’étonnant avec la politique de l’emploi que poursuit Orange depuis de nombreuses années.

Pour la CGT, la direction doit cesser sa gestion purement financière de ses projets.
A l’instar des orientations immobilières de ce PSDI,
Orange doit revoir urgemment l’ensemble de ses projets
Pour mettre au cœur de ceux-ci
L’humain et le bien-être au travail.

La CGT réclame
• l’arrêt de tous les projets tant que durera la crise sanitaire,
• l’application de l’accord sur les grands projets immobilier pour les nombreux projets de campus sur l’ensemble du territoire,
• des recrutements massifs et la réinternalisation des activités, seuls garantis pour assurer le maintien de nos sites,
• la réelle prise en compte de la qualité de vie au travail et le bien-être au travail des salariés, avec des positions de travail individuelles et spacieuses, et des temps de trajet non rallongés par les choix économiques de l’entreprise.

La CGT APPELLE
TOUS LES SALARIÉS
À SE MOBILISER
POUR S’OPPOSER
A CES PROJETS IMMOBILIERS

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Orange : Stratégie Engage 2O25 L’humain au service de la finance

Orange annonce de bons et solides résultats financiers en pleine crise sanitaire…
Pour l’année 2020, le groupe a peu souffert de la crise sanitaire (roaming et vente mobiles), les comptes affichant un léger retrait : +0,3% du CA, -1% pour EBITAal et -1,7% sur les CAPEX. Les mauvais résultats espagnols (CA : -5,9%, EBITDA : -13% !!!) étant compensés par ceux de la zone MEA (CA : + 5,2%, EBITDA : +10%).
Un résultat net exceptionnel de 5,1 milliards d’euros…
Mais surtout, le bénéfice est largement gonflé par la résolution du litige fiscal vieux de près de dix ans (Bercy a envoyé un chèque de 2,3 Milliards d’€ à Orange SA en guise de cadeau de Noël …), ainsi le résultat net est de 5,1 Milliards d’€ (+56,9%).
Sans l’impact de ce remboursement d’impôts, le résultat net aurait été en retrait de 13% à de 2,8 milliards!!!
De même, ce remboursement fiscal fait apparaitre, de manière artificielle, une réduction de l’endettement net de 2 Milliards d’€.
La CGT rappelle que l’endettement augmente régulièrement depuis plusieurs années. Il a augmenté de 300 Millions d’€ en 2020.

Le contexte de la crise sanitaire, quelle aubaine pour Orange…
La direction considère que la crise sanitaire valide sa stratégie notamment grâce au développement du FTTH et à la croissance du canal commercial digital. Cependant, pour la CGT, rien ne permet d’affirmer que les tendances observées pendant la crise sanitaire vont se poursuivre après la crise…
La direction accélère son plan d’économies d’un milliard d’euros sur le dos des salariés…
La direction souhaite donc accélérer sa stratégie, dont la CGT rappelle qu’elle consiste à améliorer la rentabilité du groupe, sans croissance, ni du CA ni de la valeur ajoutée, par simple réduction des dépenses salariales. Après Chrysalid puis Explore 2020, on met un nouveau nom : « Scale-up » (pour mieux comprendre, prononcer « Scalp »), sur des vieilles méthodes : réduire la masse salariale. Sur le Milliard d’économies prévu, les dépenses salariales représentent 50%, et les économies en immobilier 11% du total, avec comme objectif « plus de frugalité dans les projets immobiliers ». Les économies réalisées sur le dos des salariés représentent donc près de 60% du total.

Les cadres et le management dans le viseur…
Après avoir laminé les emplois opérationnels, la direction vise maintenant particulièrement le niveau « central » et les « managers ».
La direction prévoit d’autres mauvais coups contre les salariés : « accélérer les départs naturels » et la « discipline salariale » (alors que depuis de nombreuses années les augmentations de salaires sont inférieures à la moitié des gains de productivité).

Du nectar d’Orange pour les actionnaires et les pelures pour les salariés…
La répartition des 2,3 Milliards d’€du litige fiscal est significative : 500 Millions d’€ pour les actionnaires (dividende exceptionnel de 0,20 euros), 600 Millions pour le rachat des minoritaires d’Orange Belgium, 400 Millions d’€ de Capex.
Un partage des richesses à la sauce Orange : Les salariés doivent payer pour avoir leur part des bénéfices…
La direction remercie ses héros en leurs versant seulement 100 Millions d’€ dans le cadre de l’Offre Réservée au Personnel, mais c’est sous conditions : il faudra que les salariés misent leur propre argent :). En fait, seul, « l’abondement unilatéral », qui est une forme de plan d’actions gratuites, est une véritable prime aux salariés. Avec ces 400 euros par salarié, ceci représente 20 Millions d’€, soit moins de 1% du chèque de Bercy !!! En comparaison, la part consacrée à la « transformation », c’est-à-dire l’adaptation du fonctionnement de l’entreprise avec beaucoup moins de salariés, est dotée de 500 Millions d’€ …
Pour la CGT, les beaux discours de la direction ne changent rien aux faits : la direction se moque des salariés…
Incapable de trouver des leviers de croissance et malgré les économies réalisées ces dernières années ou prévues, Orange SA continue à distribuer beaucoup trop de dividendes (au moins 2 fois trop et probablement 3 fois trop : Orange SA verse l’équivalent de 30 000 euros par ETP !!!).
La CGT s’opposera à un démantèlement programmée de l’entreprise …
La direction prépare des mécanismes pour générer le cash nécessaire à cette politique suicidaire : en filialisant les actifs de la Fibre Optique (Orange Concessions) et des points hauts (TowerCo), les mécanismes de cession du patrimoine réseau sont mis en place.
La crise sanitaire a démontré que les réseaux et services sont indispensables pour la population. Orange doit changer de cap. Cela passe par l’arrêt de la stratégie de financiarisation et à nouveau investir dans l’emploi, les salaires et la recherche et développement.

Les salariés, avec la CGT, réclament
• L’arrêt de tous les projets de restructurations,
• La ré internalisation de toutes les activités et l’embauche de tous les salariés qui le désirent,
• Un plan d’investissement productif dans la construction et le déploiement des réseaux mais également dans la recherche et le développement,
• Un plan d’embauche ambitieux,
• Des augmentations de salaires, des promotions et la suppression des écarts salariaux inclues dans le cadre de la NAO salariale 2021
AVEC LA CGT, PRENEZ VOTRE AVENIR EN MAIN
MOBILISEZ-VOUS MASSIVEMENT POUR VOUS FAIRE ENTENDRE
ET FAIRE CESSER IMMEDIATEMENT CETTE STRATEGIE NEFASTE

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Projet de refonte du modèle de vente PRO-PME La direction d’Orange tente un passage en force Les salariés envahissent le CSEC pour le dénoncer

La CGT alerte la direction qu’un malaise s’installe à Pro/Pme …
Sans état d’âme en cette période de pandémie, ou profitant de la situation, l’entreprise renoue avec ses vieux démons. Restructurations, pertes d’emplois, remise en cause de parcours professionnels, délocalisation d’activités. Tous les ingrédients de l’ère Lombard sont réunis dans la future évolution du modèle de ventes Pro/PME.
Pour les élus CGT, ce projet est lourd de conséquences sur les salariés concernés. C’est notamment, la disparition sur tout le territoire des métiers de sédentaires et flux porteurs, pour les centralisés sur deux villes, privent l’entreprise de compétences déjà acquises sur d’autres régions.

Orange s’entête et s’oppose à la dépose d’une alerte de Danger Grave et Imminent…
La situation est telle que nous estimons que certains d’entre eux sont en situation de danger.
La direction a même rejetée une alerte de danger grave et imminent lancée par les membres CGT et SUD de la commission CSSCTC. C’est irresponsable à nos yeux.
Cette crise sanitaire, qui n’en finit pas, porte déjà en elle-même des facteurs de risque important pour la santé physique et mentale des salariés et ce projet ne fait que les aggraver.

Un projet mal ficelée qui va aggraver une situation fortement dégradée et déjà anxiogène..
A ce jour, nous n’avons hélas que peu de retours d’information de la part de la Direction sur la situation sanitaire, morale et matérielle des salariés en travail à domicile. Alors que la CGT réclame en urgence un état des lieux, Orange préfère accélérer ses restructurations au détriment de l’humain. Les salariés font pourtant majoritairement état d’une grande lassitude, voire d’un mal-être certain. Et ce projet frappe de plein fouet des salariés isolés et déjà très fragilisés par une crise sanitaire interminable.

La direction doit tenir compte des nombreuses alertes et des témoignages inquiétants…
Lors de récents échanges avec ces derniers, nous avons pu constater un état de stress important, aggravé par une inquiétude forte quant à leurs devenirs professionnel et financier.

Les propos qu’ils ont pu nous tenir sont alarmants :
« Ce projet est une catastrophe, que vais-je devenir alors que je suis à moins de 5 ans de la retraite ?»
« De toute façon l’entreprise veut se séparer de nous les flux porteurs, depuis plusieurs années nos effectifs fondent comme neige au soleil, on va disparaitre, je suis déprimé »
« Si il m’arrive quelque chose j’ai laissé des preuves et un dossier à mes enfants pour qu’ils se retournent contre Orange. »
« Comment vais-je faire avec mes enfants, si je veux poursuivre ce projet je vais devoir déménager a plus de 500KM de chez moi, c’est impossible, ils veulent notre mort ou quoi ? »

Tous ces témoignages sont autant d’éléments qui illustrent les risques psycho-sociaux pour les salariés impactés, et nous alertons la Direction sur cette situation.

La direction fait fi de son propre sondage rejetant le projet… c’est scandaleux !
De plus, le sondage national lancé par la Direction est édifiant quant à la mauvaise conduite de ce projet d’autant plus que plus 86% des sondés y ont répondu. Ci-après, quelques résultats significatifs:
67% des sondés estiment avoir eu peu ou pas d’info sur le projet
61% des sondés comprennent pas ou peu les enjeux de ce projet
71% des sondés comprennent pas ou peu les différentes étapes d’accompagnement
78% des sondés ont un ressenti global négatif sur le projet.

Orange fait prendre des risques aux salariés. L’humain est sacrifié dans ce projet…
Les élus CGT ne peuvent se résoudre à n’être que dans l’accompagnement des projets présentés par la Direction qui plongent de nombreux salariés dans une grande souffrance. L’envahissement du CSEC par les salariés et leurs différents témoignages ont démontré que ce projet ne prend pas du tout en compte l’humain puisqu’ils ont exprimé un grand mal être ce qui les place en grande détresse.
La direction dit se donner le temps puis rajoute froidement mais on continue le projet. C’est Inadmissible !

Les salariés, soutenus par les élus CGT du CSEC,
ont réclamé que ce projet soit immédiatement abandonné.
La CGT réclame, également, que l’ensemble des activités de Pro/Pme soit ré-internalisé en embauchant les sous-traitants qui le désirent.

AVEC LA CGT,
PRENEZ VOTRE AVENIR EN MAIN
ET MOBILISEZ-VOUS MASSIVEMENT
POUR VOUS FAIRE ENTENDRE
ET FAIRE CESSER IMMEDIATEMENT
CE PROJET NEFASTE

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