ÉTABLISSEMENT DO Est

Journal des élus CGT au CE de la DO Est - mai 2019

Edito

En ce mois de mai 2019 débute enfin le procès pour harcèlement moral intenté contre les anciens dirigeants de France Télécom et contre la personne morale de France Télécom.

Le fait qu’il se tienne est donc en soi, une première victoire qui montre la solidité du dossier à charge, mettant à jour des pratiques managériales inacceptables.

Il s’agit également d’une première victoire pour les familles des victimes d’abord et tous ceux qui ont perdu un proche.

Ici aujourd’hui, nous pensons plus particulièrement à la famille Perrin, nos collègues Monique et  son mari Jean, dont le frère, Robert, travaillant comme lui au sein du CSC de Strasbourg-Schiltigheim s’est suicidé le 18 mai 2008.

Ce procès doit être celui du « Plus jamais ça ! ». On ne doit pas perdre sa vie à la gagner. Ce n’est pas seulement le procès du passé, c’est aussi celui pour l’avenir. Ce procès doit conduire, bien au-delà de l’entreprise concernée, à rendre dorénavant possible la responsabilité pénale des employeurs, donneurs d’ordre et sous-traitants, qui font des salariés la variable d’ajustement, au nom de la course au profit.

Jamais la fin ne justifie les moyens ! 

Car c’est bien au nom de la guerre économique du secteur des télécoms, d’une recherche de rentabilité financière en opposition au service public, dont France Télécom était l’opérateur avant d’être privatisé, que cette catastrophe a eu lieu.

La CGT voit l’entreprise autrement. Il est urgent que dans l’entreprise, ceux qui font le travail aient voix au chapitre. Aujourd’hui, la CGT l’affirme, il faut remettre le travail et les salariés au cœur de l’entreprise. 

 

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Journal des élus CGT au CE de la DO Est – juillet 2019

EDITO

Le projet gouvernemental sur la réforme des retraites prend forme. Après un simulacre de concertations avec les syndicats pour afficher un pseudo dialogue social, ce projet est présenté au cœur de la période estivale pour détourner l’attention de la population sur les vraies raisons de cette nouvelle réforme régressive. Au nom de « l’équité », personne ne sera épargné, actifs comme retraités toutes et tous seront perdants !
Chez Orange, en 25 ans, les effectifs ont été divisés par 2 en France. Sur notre territoire, à la création du CE DT Est, reprenant les Directions Régionales Alsace, Bourgogne, Lorraine et Franche-Comté en 2007, nous étions près de 10 000. Aujourd’hui, au moment de la création du CSE Grand Nord Est, nous sommes à peine à ce chiffre. Cela signifie qu’en 12 ans, la DO Est a vu ses effectifs fondre de près de la moitié.
L’ambition de l’entreprise avec le projet  « nouveau Nancy » est encore de diminuer par 2 les effectifs travaillant actuellement sur Vandoeuvre, St Georges et St Max afin de les faire rentrer au chausse-pied dans le nouveau site. Voilà de quoi susciter de l’enthousiasme chez nos collègues, qui voient leurs conditions de travail se dégrader et leur activité reprise par la sous-traitance, pressurée par Orange !
Pourtant le constat est fait que la qualité produite par nos « partenaires » est loin d’être celle attendue par nos clients. Peu importe, la stratégie d’Orange est de vider l’entreprise de ses salariés et de sous-traiter toujours plus, que ce soit en unités d’intervention, en prises d’appel tous marchés confondus ou en pilotage de livraison de commandes, comme DELIVERY avec les piètres résultats que l’on connait.
La CGT considère qu’une entreprise qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail, ni à la jeunesse pas plus qu’aux salariés séniors, est une entreprise sans avenir !   … lire la suite dans le fichier pdf

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Journal des élus CGT au CE de la DO Est – juin 2019

Edito

La parole de nos dirigeants est trop souvent contredite par leurs actes.
Stéphane Richard affirme : «  il faut lâcher du lest » puis il maintient un versement de 2 milliards aux actionnaires. M Macron dénonce à l’OIT les dérives d’un « capitalisme devenu fou » ou les « captations des richesses par quelques-uns » et supprime l’ISF…
Les deux mondes se côtoient, mais ne se rencontrent pas. Il y a d’un côté, les dirigeants, les possédants, ils nous parlent d’effort, d’efficacité économique, d’évolutions technologiques et ne sont jamais responsables  de la souffrance des salariés …Ils en appellent au renoncement collectif pour maintenir et accroitre la situation de leurs intérêts singulier De l’autre, des salariés, une majorité de la population, ils triment et témoignent de leur souffrance au travail ou de celles leurs proches.
L’actualité judicaire nous rappelle les risques sociaux liés à la cupidité patronale.
Lors du procès France Telecom nous écoutons les témoignages avec un sentiment ambigu, mélange de satisfaction et de désespoir : satisfaction d’être à côté de nos collègues mais désespoir de toujours voir de la souffrance au travail chez Orange en 2019.
Les  rapports des médecins en 2017 et 2018, et à la dernière enquête SECAFI 2019 confirment l’alourdissement de la charge de travail et la dégradation des conditions de travail La situation est préoccupante notamment les Agences Distribution, les Agences Entreprises et les Agences Pro-PME.
La Direction va-t-elle enfin prendre conscience du mal-être qui perdure et écouter les salariés qui demandent une autre répartition  de la richesse ?
La CGT demande plus de justice sociale à Orange et moins de souffrance.La CGT revendique des embauches massives et une augmentation généralisée des salaires de 6%, en lieu et place du versement de dividendes aux actionnaires

 

Un salarié ne doit pas perdre sa vie à simplement vouloir la gagner.

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Journal d’Infos des élus CGT du CE de la DO Est -avril 2019

Edito

La prise de fonction officielle de Direction d’Olivier Mast à la tête de notre Direction Orange Grand Nord Est intervient dans les circonstances plutôt compliquées pour notre entreprise.

Le procès de France Télécom et sept de ses anciens dirigeants, dont le PDG de l’époque, va s’ouvrir en mai 2019, dix ans après l’ouverture de l’instruction sur cette affaire. Beaucoup de victimes ont quitté l’entreprise. Si certaines ont tourné la page, d’autres ont vu leur carrière, leur vie basculer dans le vide de cette période, sans pouvoir se reconstruire, sans indemnisation ou tout du moins, avec des séquelles et souvenirs douloureux. Ce procès doit être celui des responsables de cette crise sociale, qui, en plus, a mis à mal l’image de l’entreprise.

Aujourd’hui, la financiarisation de l’économie pousse à accroître sans cesse la productivité et la rentabilité à court terme, les salariés étant les premiers à en subir les effets négatifs avec des restructurations incessantes, les suppressions massives d’emplois, jusqu’à y perdre leur santé, alors que pour de nombreux métiers, l’activité ne décroit pas, mais est de plus en plus souvent confiée à la sous-traitance.

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Journal d’Infos des élus CGT du CE de la DO Est - mars 2019

Edito

La loi travail et les ordonnances MACRON avaient, soi-disant, pour but de renforcer le dialogue social en entreprise.
La CGT a vigoureusement combattu ces textes.
Leurs applications se sont  traduites par une baisse significative des droits des salariés.
Il y a eu, rien qu’à Orange,  trois décisions unilatérales en moins d’un an  concernant les rétributions  des salariés.
Une  décision unilatérale du 16 avril 2018, relative aux mesures salariales 2018 bien inférieures à l’inflation.
Une prime de fin d’année, dite MACRON,  attribuées à seulement  9,4% des salariés de l’entreprise.
Un supplément d’intéressement, de 200€ en moyenne, bien faible  au vu des résultats, réalisés par les salariés, quelle pingrerie !
Par trois fois, en moins d’un an, Orange a montré qu’elle faisait fi du dialogue social. Que d’occasions  ratées pour  l’entreprise de renouer avec un dialogue social de qualité.
Et maintenant,  la négociation relative aux salaires pour 2019 conforte davantage notre ressenti CGT  sur l’absence  du dialogue social au sein de l’entreprise et démontre à quel point Orange reste indifférent aux attentes de ses salariés.

 

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