ÉTABLISSEMENT DO Grand Nord Est

Le télétravail chez Orange : entre incohérences de l’entreprise et incompréhension des salariés !

Depuis le début de la crise sanitaire, Orange n’a cessé d’être contradictoire dans ses décisions concernant le télétravail. Il a fallu, durant la période de confinement, télétravailler 5 jours/5, parfois dans des conditions dépassant largement le cadre de l’accord télétravail en vigueur (pièce dédiée et séparée de l’environnement de vie quotidienne, matériel adéquat…) et aujourd’hui, tout est remis en cause de manière unilatérale de la part de l’entreprise, sans concertation avec les organisations syndicales. Lire la suite

Le protocole sanitaire est clair sur 2 points :

–          Si le télétravail à 100% n’est plus la règle, il reste néanmoins une pratique recommandée par le gouvernement car il participe à la prévention du risque d’infection à la COVID-19 et permet de limiter l’affluence sur site et dans les transports en communs.

–         Le dialogue social est un élément essentiel et les Instances Représentatives du Personnel (IRP) doivent être associées à la déclinaison des mesures sanitaires prévues par ce protocole.

Force est de constater que chez Orange, c’est tout l’inverse :

–          Les IRP n’ont jamais été associées aux mesures prises par l’entreprise et ceci depuis le début de la crise sanitaire.

–          L’entreprise est passée d’un télétravail confiné de 5 jours/5 à un télétravail déconfiné de 3 jours/5 et maintenant à un télétravail occasionnel « élargi » à 2 jours/5.

–         On demande même à certaines équipes d’être présentes sur site les mêmes jours! Quelle est la logique de «prévention des risques » à imposer un retour massif des personnels? Tout cela en prenant compte des problématiques de restauration collective. Les jours où les managers demandent à toute leur équipe d’être présente sur place, l’affluence des restaurants collectifs est très importante et le respect des règles sanitaires est quasi-impossible (pas assez de place, files d’attente sans distanciation sociale…).

Parallèlement, il aura fallu attendre le 1er août pour remettre en ligne le formulaire de télétravail régulier et, alors que l’entreprise s’était engagée à répondre courant septembre à ces nouvelles demandes, elle les refuse progressivement !

Pourtant, les premiers résultats d’une étude sur le télétravail ont révélé que :

–          62 800 salariés ont été en situation de télétravail durant le confinement.

–          36 000 personnes sont en télétravail régulier ou occasionnel, soit 39% des salariés.

–          52% des salariés aimeraient y recourir, beaucoup plus qu’avant.

–          93% des managers se disent prêts à développer le télétravail dans leur équipe.

Alors que la crise sanitaire a montré la capacité des salariés à s’adapter à la situation avec la généralisation du télétravail imposé et confiné, dans des conditions parfois difficilement supportables (manque de matériel, impact vie privée/vie professionnelle…), l’entreprise n’a aucunement fait preuve de reconnaissance envers le personnel, que ce soit avec les JTL imposés, la prime COVID ou les NAO. Néanmoins, Orange compte bien tenir ses engagements de rémunération aux actionnaires..!

 Là encore, le paradoxe est total !

 Il ne s’agit pas ici d’être pour ou contre le télétravail, mais, qu’on le veuille ou non, il devient un mode d’organisation incontournable. La crise sanitaire a accéléré le phénomène et le port du masque rendu obligatoire depuis le 1er septembre (difficilement supportable) pousse même les salariés qui ne souhaitaient pas a priori avoir recours au télétravail à déposer des demandes. Les salariés doivent donc pouvoir choisir entre le travail sur site ou le télétravail !

La résolution 2020/84 des 27 et 28 Août 2020 votée en CSE DOGNE devrait pouvoir s’appliquer, à savoir:

–         Possibilité de télétravailler 5j/5 sur la base du volontariat.

–          Pauses de 10 minutes par heure (vivement recommandées par la médecine du travail) et allégement de la durée du temps de travail.

–          Plus de souplesse dans les pauses méridiennes pour faciliter l’accès à la restauration collective.

Cela permettrait d’éviter d’éventuels conflits, d’alléger les effectifs sur site et de permettre d’assurer une meilleure distanciation sociale. Cela permettrait également de ne pas imposer le télétravail aux salariés qui ne le désirent pas et de rester cohérent avec les mesures sanitaires préconisées par le protocole national.

D’autre part, l’accord télétravail actuel est toujours en vigueur et doit être appliqué ! En ne répondant pas aux nouvelles demandes de télétravail réguliers, l’entreprise crée une discrimination salariale puisque les salariés en télétravail « élargi » ne bénéficient ni de la prime d’indemnité télétravail, ni des titres restaurants, ni du confort de travail dû par l’employeur (écrans, fauteuil, etc.).

Dès lors, se pose la question suivante :

Orange cherche-t-elle  encore à faire des  économies sur le dos de son personnel ?!

En complément…

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CSEE DO Grand Nord Est N°24 du 16 au 18 Décembre 2020

L’Accélération du programme Engage 2025 avec la stratégie du travailler plus avec moins de ressources, les 2,2 Milliards d’€ reçus de l’État suite à un litige fiscal ou la CGT n’avait aucune illusion sur ce qu’Orange voulait en faire, les salariés qui se serrent la ceinture, les fusions et les transferts élaborés pendant « l’inter-saison sanitaire », êtes-vous prêts a embarquer pour le monde d’après 2020…Lire la suite

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CSEE DO Grand Nord Est N°20 du 25 au 27 Novembre 2020

Le Conseil d’État a rendu vendredi dernier une décision favorable concernant un contentieux ancien qui permettra à Orange de récupérer environ 2,2 milliards d’€… Ce montant représente  l’équivalent d’une année de bénéfices en moyenne. D’après  son communiqué de presse l’Entreprise devrait  proposer une attribution juste et équilibrée de ces fonds. Pour la CGT ces fonds doivent servir  pour l’emploi, le pouvoir d’achat des salariés et l’investissement.  Orange a toutes les cartes en mains pour améliorer le pouvoir d’achat de ses salariés en revalorisant les salaires avec par exemple, l’attribution d’un 13ème mois, la prime COVID pour tous, revoir les augmentation salariales 2020, indemniser le télétravail, ré internaliser l’activité sous-traitée etc… Mais la réalité est différente. La crise sociale engendrée par la crise sanitaire est le prétexte idéal pour accélérer les réorganisations. Orange profite de cette crise pour accélérer sa destruction des emplois et des conditions de travail des salariés. Orange est figé dans l’ancien monde, tout ce qui compte pour Orange c’est rétribuer ses actionnaires.

En comparaison, un 13ème mois ne couterait que 300 millions d’euros… Une fois de plus, il s’agit simplement d’un bon dialogue social…Lire la Suite

Au sommaire ce mois-ci :

  • Activités économiques de la DO GNE
  • GPEC 2020
  • 5G Belfort
  • Le saviez-vous sur la répartition des richesses
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CSEE DO Grand Nord Est N°18 du 27 au 30 Octobre 2020

L’actualité du mois d’Octobre a été marquée par plusieurs événements meurtriers affectant notre vision sur l’avenir, de son côté Orange saisi l’opportunité de surfer sur une vague aussi sombre que la finance réserve à l’humain en compactant services et immobilier par soucis d’économie…Lire la suite

Au sommaire de ce mois ci :

  • Plan Schéma Directeur de l’Immobilier
  • Déménagement de CRYSTAL PARK
  • Regroupement des salariés sur LENS CONDÉ
  • Projet de fusion SCO/UAT
  • Les horaires en AD
  • Salariés de SOGETREL en GRÈVE
  • ASC: Un cadeau lucratif ?
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CSEE DO Grand Nord Est N°17 des 23,24 et 25 Septembre 2020

Orange est associée à BNP Paribas, or cette banque   fait  partie des 15 premiers financeurs de l’exploitation du charbon au niveau international. Sa responsabilité dans le réchauffement climatique est donc très importante… Lire la suite

Édito :

La situation des salariés d’Orange ne cesse de se dégrader tant sur la rémunération que sur les conditions d’emploi, et de travail.
Dans les services clients comme dans les boutiques, il est très difficile de travailler avec les masques fournis.
La CGT a demandé à Orange de :

  • prendre en considération ce mode de travail dégradé et de laisser télé travailler jusqu’à 5 jours par semaine les personnes qui pourraient craindre un retour trop anticipé.
  • doter tous les salariés-es du matériel nécessaire individuel pour une bonne ergonomie de leur position de travail chez eux et sur site.
  • prendre en compte les frais liés au télétravail, restauration, électricité, eau, internet.
  • accorder des pauses de 10 mn par heure sur site, comprises dans le temps de travail (difficile de tenir plus d’une heure en conversation client avec un masque).
  • réduire la durée quotidienne du travail.

 

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