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Négociation Offres aux salariés : Une arnaque totale !

Après un peu plus de 3 ans de mise en application de l’accord relatif aux conditions d’accès des salariés d’Orange SA aux offres téléphoniques et internet fixes, la direction d’Orange SA a réouvert les négociations. L’entreprise confirme sa stratégie d’employeur « digital et radin ».

La fin du RTC étant programmé, par plaques géographiques, à partir de 2023, l’élimination  des Lignes de Services à Forfait (LSF) était bien à l’origine de cet accord. Et le meilleur moyen pour y arriver, c’est bien d’accorder une remise supplémentaire en cas d’abandon de la LSF. Et on peut constater que ce procédé fonctionne, le nombre de salariés ayant opté pour la remise de 60% dépasse maintenant celui ayant conservé la LSF.

Il est important de noter que la remise n’est pas vraiment de 60% (c’est un affichage), elle n’est en réalité que de 38% (après déductions fiscales).

Après 3 réunions, le constat est navrant, la négociation tourne à la mascarade. La Direction continue à vouloir faire des économies sur le dos du personnel et toutes les occasions sont bonnes pour en faire. C’est inadmissible !!!

Toutes les Organisations syndicales étaient venues dans une optique d’un élargissement des offres éligibles à la remise de 60 %, notamment pour l’offre « phare » d’Orange, alliant internet et mobiles, OPEN, détenue par 35 000 salarié-e-s. La Direction a décidé de faire uniquement le forcing pour une suppression du crédit VOD de 120 €, offre utilisée par environ 60 000 salariés en 2017, au profit de l’offre OCS.

Ce changement, que veut nous imposer la Direction, pourrait paraitre gagnant si l’on compare les 120 € de la VOD aux 156 € (13€/mois) de l’abonnement à OCS pour 1 an. Il n’en est rien, OCS étant souvent accessible aux salariés par l’entremise d’offres souscrites par ailleurs (option incluse dans certains forfaits), ce qui n’est pas le cas de la VOD ! Dans tous les cas, si la Direction arrivait à ses fins, elle réaliserait une bonne opération, actuellement elle reverse 84 €  (reversement aux éditeurs, producteurs, etc..) sur les 120 € de VOD, et 0 € pour OCS.

Faites le calcul, pas difficile de comprendre qui va gagner sur toute la ligne !

Et ce n’est pas fini ! La stratégie commerciale d’Orange sur le marché mobile grand public ayant évoluée,  les salariés vont en faire les frais. L’entreprise annonce ainsi  l’arrêt de la subvention sur les mobiles pour les offres entrée de gamme, MINI et ZEN, et donc la fin de la remise de 30 % sur l’achat de mobiles, ce qui va impacter 17 000 abonnements de salariés.

Elle rejette également la prise en charge à 30% pour le personnel retraité.

La CGT revendique pour tous les salariés d’Orange :

 

  • la gratuité pour une offre au choix
  • le maintien de la ligne de service à forfait pour tous ceux qui le désire
  • la reconduction du crédit VOD de 120 €
  • la prise en charge 60% des offres OPEN
  • une remise de 30% sur le catalogue pour les retraités
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Emploi

Orange GPEC,  et si le personnel mettait son grain de sel ?

Jeudi 30 août avait lieu la 12 ème réunion de « négociation » sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) censée servir à anticiper et prévoir la gestion des ressources humaines par territoire.

Les guillemets sont de mises, car lors de cette négociation triennale la direction refuse de parler emploi et n’entend rien négocier !

La Direction affiche pourtant l’ambition d’avoir une GPEC « utile » au salarié, ce qui serait quand même la moindre des choses vu que ce sont les salariés qui créent les richesses par leur travail. Mais la direction s’arque boute sur le principe d’une seule embauche pour 3 départs, car se sont les « consignes » données pour la construction du budget 2019. D’où le questionnement de la CGT sur la vocation d’une GPEC , si le niveau d’emploi nécessaire à l’activité n’est pas discuté?
La direction d’Orange propose un plan de réduction de personnel et « d’accompagnement » vers la porte de sortie.

Les activités assurées par les collègues qui partiront en retraite ou en temps partiel ne seront pas compensées par des embauches… au mieux elles seront sous-traitées, ou bien revendues a des industriels peu scrupuleux des conditions de travail. Au pire, ces activités viendront s’ajouter à la (sur)charge de travail des salariés qui resteront.

Malgré nos demandes, il reste impossible d’obtenir une vision précise des activités sous-traitées territoire par territoire. Pourtant, chacun mesure au quotidien les conséquences de la sous-traitance sur les conditions de travail et sur le service rendu aux usagers. Nous dénonçons le dumping social qui alimente la mise en concurrence des salariés et revendiquons l’embauche de tous nos collègues, sous-traitants au sein d’Orange sous la Convention Collective des Télécommunications.

L’entreprise refuse toujours de nous livrer une vision précise, service par service , site par site, des emplois et des activités pour les 3 ans à venir. Sans ces éléments, la GPEC ne permettra pas de répondre aux questions simples que chacun se pose dans les services : Quid de mon activité avec la transformation digitale imposée par l’entreprise? Quelles seront mes opportunités dans les 3 prochaines années sur mon bassin d’emploi ?Puis-je espérer autre chose qu’une dégradation de mes conditions de travail ?

Suite à notre intervention, la Direction s’est engagée « améliorer sa communication »  à destination du personnel sur la GPEC. Curieuse conception de la transparence lorsque sur ce même sujet l’entreprise refuse d’échanger avec les Instances Représentatives du Personnel (DS, DP, CHSCT) prétextant que c’est « trop compliqué ».

La CGT continue inlassablement de défendre le principe de l’embauche d’un jeune pour chaque départ.
Des besoins existent partout pour permettre notamment le déploiement sur l’ensemble du territoire de la 5G , de la fibre, garantir un service de qualité. Orange dispose des moyens nécessaires pour répondre aux besoins du personnel.
Pour rappel : Orange verse 2 milliards d’euros de dividendes par an aux actionnaires et l’industrie des Télécoms est le deuxième secteur économique le plus rentable après le pétrole en France .

La CGT invite les autres organisations syndicales à maintenir l’unité intersyndicale afin de gagner de nouveaux droit et une autre répartition des richesses pour le personnel d’Orange. Depuis 2 séances, toutes les organisations syndicales font des propositions et posent des questions dans une déclaration unitaire.
Des propositions et questions restent à ce jour sans réponse !

Tous les emplois supprimés et sous-traités ont une conséquence sur la qualité / quantité de travail des salariés d’Orange. Nous avons averti la direction sur les Risques Psycho Sociaux liés à la surcharge de travail et à la perte des connaissances notamment dans les domaines techniques. Trop nombreux sont les collègues qui partent en retraite ou en TPS avec des connaissances pointues et utiles, sans avoir pu former un jeune.

Les négociations avancent dans le sens des intérêts du personnel lorsqu’il se mobilise. Profitons de la journée d’action du 9 octobre pour mettre la question du remplacement des départs, la ré-internalisation des activités (dont le déploiement de la fibre), avec les embauches associées, comme un enjeu du développement d’Orange et du bien-être de ses salariés.

Si nous voulons gagner des emplois et des droits nouveaux, nous avons besoin d’un rapport de force pour peser sur la Direction. Toutes et tous en grève MARDI 9 OCTOBRE

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Communiqués de presse

Fin du RTC, une page de l’histoire des télécoms se tourne.

Orange a annoncé le 22 août la fin de la commercialisation des offres ayant pour support le réseau RTC. C’est une page d’histoire qui se tourne avec la fin de la « ligne fixe » telle que nous l’avons connue et le basculement sur l’IP. La CGT tient à rappeler que c’est en France que la commutation temporelle a été inventée et développée sous l’impulsion de la puissance publique. À l’heure où le service public est attaqué de toute part, il faut rappeler que c’est sous l’égide de l’État et des PTT que la France s’est alors dotée du réseau de télécommunication, le plus performant au monde permettant à chaque citoyen, où qu’il réside de bénéficier du même service au même prix , avec un objectif de qualité qui était la règle des cinq « 9  » ( 99,999 des appels acheminés). Cela a également participé à l’aménagement du territoire avec des centraux téléphoniques et des salariés au plus près de la population. La CGT tient à rendre hommage à tous ceux qui hier et aujourd’hui, du polytechnicien à l’agent des lignes, ont permis à la construction et l’exploitation de ce réseau qui démontre l’efficacité d’un service public quand il est « bien pensé » , organisé, et doté de moyens afin de garantir un véritable droit à la communication. Ce n’est pas non plus un hasard si c’est à cette période que notre pays a connu son « Age d’or » des Télécoms.
La CGT ne peut que constater que nous sommes passés à l’âge du RTC du premier pays au monde en termes d’accessibilité réseau au 44-ème rang aujourd’hui à l’âge de l’IP avec l’apparition de la « fracture numérique » et des zones blanches. Ce n’est évidemment pas la technologie qui est en cause, mais on a substitué à une logique de service public qui avait pour ambition la couverture de tous les citoyens sans distinction, une logique financière ayant pour principal objectif la maîtrise des coûts et la rentabilité. La CGT a rappelé que les 44 milliards de dividendes versés ces 15 dernières années par les operateurs Télécoms aurait permis de connecter deux fois tous les foyers français en IP avec un support fibre optique. C’est dans ce sens que la CGT continuera d’œuvrer pour que chaque citoyen puisse bénéficier des technologies les plus performantes, quelle que soit sa condition ou son lieu d’habitation.
Cette communication effectuée dans la presse puis ensuite en interne a inquiété les abonnés, les PME, mais surtout les salariés qui se posent la question du revirement de l’entreprise quant au maintien de qualification et compétence dans le domaine RTC tant en ingénierie qu’en exploitation.

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Technique

Les UIs ont un avenir !

Vers une obsolescence programmée par la direction !

Vers la Fin du « U »
▪ Forte baisse des effectifs, plus de 20 % en 3 ans.
▪ Accélération des fusions de toutes les UIs : 92/75 ; Idf Porte de Paris ; Normandie/Centre ; Nouvelle- Aquitaine, Nord de France…
▪ Projet de fusionner les DO pour arriver à 5 au total.

Vers la Fin du « I »
▪ Augmentation massive de la sous-traitance : Certaines activités grand public sous-traitées à 97 %, les techniciens Orange deviennent la variable d’ajustement.
▪ Développement de la polyvalence, l’accord reconnaissance l’accentue avec le groupement des 8 métiers techniques.
▪ Pas de revalorisation des forfaits d’astreintes depuis 2008.
▪ Digitalisation à outrance, MOBI n’est qu’une étape.
▪ Une pression constante sur les conducteurs : permis de conduire, Stationnement…
Alors que les enjeux sont importants sur le THD fixe et mobile (fibre, 5G) et que les besoins sont en constante augmentation pourquoi cet acharnement de nos directions pour démanteler le domaine technique. Ce n’est pas en supprimant les UIs qu’Orange va améliorer la qualité de service et la réponse aux besoins des usagers.

Il n’est pas trop tard, nous pouvons encore dire STOP !
Ensemble exigeons :
▪ Le maintien des activités à proximité des usagers
▪ La ré-internalisation des activités
▪ Une véritable politique industrielle favorisant l’investissement
▪ Le développement des activités et de l’emploi pour une véritable qualité de service

Ensemble décidons de la mobilisation sous toutes ses formes pour gagner la réponse à nos revendications le jeudi 20 septembre 2018.

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Relation client

Accord sur l’accompagnement des ambassadeurs AT Demain dans les UAT : Pourquoi la CGT n’a pas signé ?

La CGT a participé à la première réunion de négociations avec une revendication forte : Un accompagnement pour tous les salariés entrant dans AT Demain. Pas seulement pour quelques « ambassadeurs » choisis par la ligne managériale. La Direction refusant d’élargir la négociation à tous les salariés (ce qui nous semblait indispensable à la réussite de l’ambitieux projet AT Demain) la CGT s’est retirée de la négociation.
L’accord signé par 2 organisations syndicales n’a pas été validé faute de représentativité suffisante. C’est une décision unilatérale de l’entreprise qui s’applique octroyant une prime de 400 euros pour les ambassadeurs 1er niveau et 800 euros pour les ambassadeurs 2éme niveau. Si l’accord avait été validé, les primes auraient été de 500 euros et 900 euros. Les organisations syndicales signataires font porter la responsabilité de cette baisse sur les organisations syndicales non signataires.

Pour la CGT, c’est bien l’entreprise la seule responsable

Pourquoi la CGT demande l’accompagnement pour tous les conseillers entrant dans AT Demain ?

Les Directions des UAT nous renvoient sur l Accord Reconnaissance des Compétences et des Qualifications pour obtenir une promo ou une mesure financière pour les salariés non ambassadeurs.
Il est vrai que tous les salariés rentrant dans AT Demain élargiront leur compétences et seront donc, selon ARCQ, éligibles a une reconnaissance. Mais, avec un budget très restreint, et l’ampleur du projet AT Demain, très peu de salariés pourront être reconnus et beaucoup devront patienter
L’attente pour obtenir une promotion ou une mesure financière risque d’être longue ! TRES LONGUE !

Avec ORANGE, vous entrez dans la zone négative !
Après l’échec des négociations salariales (aucune organisation syndicale n’avait voulu signer l’accord), la Direction avait aussi pris une décision unilatérale à la baisse par rapport à l’accord proposé à la signature. C’est donc bien la volonté d’Orange de ne pas octroyer d’augmentations de salaire malgré les efforts consentis par les salariés des UAT qui doivent s’adapter en permanence aux restructurations de l’entreprise, aux nouveaux produits et nouvelles offres.
Vu les excellents résultats financiers du 1er semestre, exigez avec la CGT :
• Une mesure financière pour tous les salariés entrant dans le dispositif AT DEMAIN : conseillers, soutiens, EPAC, formateurs.
• La mise en place d’un 13eme mois en complément des éléments de rémunération existant.
• L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.
• Des augmentations de salaire collectives de 5% minimum.

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Communiqués de presse

La croissance se confirme, elle doit profiter aux salariés !!!

Avec un chiffre d’affaires qui s’établit à plus de 20 milliards d’euros au premier semestre, Orange confirme sa croissance. Ce résultat est porté par les investissements réalisés dans les réseaux et principalement dans la fibre optique, avec une augmentation du parc client de 33 % sur une année pleine. Ces très bons résultats sont le fruit du travail des salariés du groupe, qui doivent être les bénéficiaires de cette embellie. La France qui contribue encore à près des deux tiers de la marge réalisée par le groupe, subit les 4 000 suppressions d’emplois opérés ces douze derniers mois, du fait des plans d’économie en vigueur. Cette baisse d’effectif n’est pas sans conséquence sur les efforts et la charge de travail demandés aux salariés du groupe qui se sont vus récompenser par une participation en baisse, une négociation sur les salaires qui n’a pas aboutit et une absence de reconnaissance. Dans le même temps, le conseil d’administration a validé une nouvelle hausse du dividende avec l’augmentation de l’acompte versé en fin d’année. Il n’est pas inutile de rappeler que c’est dans ce contexte qu’un nouveau plan d’actions gratuites pour les mille « leaders » à hauteur de 30 millions d’euros a été acté lors de la dernière assemblée générale des actionnaires. Tous ces éléments contribuent au creusement des inégalités au sein d’Orange qui voit les écarts se creuser entre les plus hauts et plus bas salaires. La CGT revendique au contraire une autre répartition des richesses avec ceux qui les produisent, les salariés, pour l’emploi, les salaires, la reconnaissance, l’amélioration des conditions de travail, l’investissement. La CGT revendique aussi, à ce que l’ensemble des salariés de la filière des télécoms qui contribue à sa croissance, soit pris en compte dans la redistribution des richesses créées.

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PUBLICATIONS

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n°26 Août 2018

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VIDÉOS

Négociation salariale 2018 - Épisode 3

Voici le troisième et avant dernier épisode de la saga des négociations salariales 2018 à Orange.

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