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Emploi

GPEC, et si le personnel mettait son grain de sel ?

Jeudi 30 août avait lieu la 12 ème réunion de « négociation » sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) censée servir à anticiper et prévoir la gestion des ressources humaines par territoire.

Les guillemets sont de mises, car lors de cette négociation triennale la direction refuse de parler emploi et n’entend rien négocier !

La Direction affiche pourtant l’ambition d’avoir une GPEC « utile » au salarié, ce qui serait quand même la moindre des choses vu que ce sont les salariés qui créent les richesses par leur travail. Mais la direction s’arque boute sur le principe d’une seule embauche pour 3 départs, car se sont les « consignes » données pour la construction du budget 2019. D’où le questionnement de la CGT sur la vocation d’une GPEC , si le niveau d’emploi nécessaire à l’activité n’est pas discuté?
La direction d’Orange propose un plan de réduction de personnel et « d’accompagnement » vers la porte de sortie.

Les activités assurées par les collègues qui partiront en retraite ou en temps partiel ne seront pas compensées par des embauches… au mieux elles seront sous-traitées, ou bien revendues a des industriels peu scrupuleux des conditions de travail. Au pire, ces activités viendront s’ajouter à la (sur)charge de travail des salariés qui resteront.

Malgré nos demandes, il reste impossible d’obtenir une vision précise des activités sous-traitées territoire par territoire. Pourtant, chacun mesure au quotidien les conséquences de la sous-traitance sur les conditions de travail et sur le service rendu aux usagers. Nous dénonçons le dumping social qui alimente la mise en concurrence des salariés et revendiquons l’embauche de tous nos collègues, sous-traitants au sein d’Orange sous la Convention Collective des Télécommunications.

L’entreprise refuse toujours de nous livrer une vision précise, service par service , site par site, des emplois et des activités pour les 3 ans à venir. Sans ces éléments, la GPEC ne permettra pas de répondre aux questions simples que chacun se pose dans les services : Quid de mon activité avec la transformation digitale imposée par l’entreprise? Quelles seront mes opportunités dans les 3 prochaines années sur mon bassin d’emploi ?Puis-je espérer autre chose qu’une dégradation de mes conditions de travail ?

Suite à notre intervention, la Direction s’est engagée « améliorer sa communication »  à destination du personnel sur la GPEC. Curieuse conception de la transparence lorsque sur ce même sujet l’entreprise refuse d’échanger avec les Instances Représentatives du Personnel (DS, DP, CHSCT) prétextant que c’est « trop compliqué ».

La CGT continue inlassablement de défendre le principe de l’embauche d’un jeune pour chaque départ.
Des besoins existent partout pour permettre notamment le déploiement sur l’ensemble du territoire de la 5G , de la fibre, garantir un service de qualité. Orange dispose des moyens nécessaires pour répondre aux besoins du personnel.
Pour rappel : Orange verse 2 milliards d’euros de dividendes par an aux actionnaires et l’industrie des Télécoms est le deuxième secteur économique le plus rentable après le pétrole en France .

La CGT invite les autres organisations syndicales à maintenir l’unité intersyndicale afin de gagner de nouveaux droit et une autre répartition des richesses pour le personnel d’Orange. Depuis 2 séances, toutes les organisations syndicales font des propositions et posent des questions dans une déclaration unitaire.
Des propositions et questions restent à ce jour sans réponse !

Tous les emplois supprimés et sous-traités ont une conséquence sur la qualité / quantité de travail des salariés d’Orange. Nous avons averti la direction sur les Risques Psycho Sociaux liés à la surcharge de travail et à la perte des connaissances notamment dans les domaines techniques. Trop nombreux sont les collègues qui partent en retraite ou en TPS avec des connaissances pointues et utiles, sans avoir pu former un jeune.

Les négociations avancent dans le sens des intérêts du personnel lorsqu’il se mobilise. Profitons de la journée d’action du 9 octobre pour mettre la question du remplacement des départs, la ré-internalisation des activités (dont le déploiement de la fibre), avec les embauches associées, comme un enjeu du développement d’Orange et du bien-être de ses salariés.

Si nous voulons gagner des emplois et des droits nouveaux, nous avons besoin d’un rapport de force pour peser sur la Direction. Toutes et tous en grève MARDI 9 OCTOBRE

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Les infos du CA

AG des actionnaires : Orange va se doter d'une raison d'être

Le PDG d’Orange a annoncé aux actionnaires du Groupe sa volonté de voir l’entreprise se doter d’une « raison d’être », dispositif prévu par la loi PACTE.

Edito:

La « raison d’être » viserait à élargir le sens donné aux activités d’Orange au-delà de la seule génération de bénéfices (cf. code du commerce) en y intégrant notamment des enjeux sociétaux, sociaux ou environnementaux. Dans le droit français, l’entreprise n’est pas définie. Ce dernier ne reconnaît que la société constituée par les actionnaires. Nous considérons à la CGT que l’entreprise est un lieu de création collective, qui ne se réduit pas aux intérêts à court terme des apporteurs de capitaux. Le renforcement du nombre et des prérogatives des salariés dans les conseils d’administration est une condition primordiale pour peser sur les décisions à long terme pour le développement des entreprises. La loi PACTE est très insuffisante puisqu’elle ne propose qu’une « raison d’être dans l’intérêt social » des seuls actionnaires. En l’état cette loi n’est ni contraignante, ni engageante pour les sociétés. Le risque est donc de réduire le dispositif à un simple exercice de communication, voire de sombrer dans le cynisme d’entreprise (Greenwashing). Dans cette logique, pourquoi Total ne se doterait pas d’une raison d’être du type « Participer à la lutte contre le réchauffement climatique » ou Dassault, fabriquant d’armes «Œuvrer pour la paix dans le monde » ?

Pour éviter ce type de travers, mais surtout, parce que la CGT considère que la recherche de sens et la finalité du travail sont des facteurs d’épanouissement, il est impératif que les salariés et leurs représentants soient associés en tant que parties constituantes de l’entreprise.

(…)

Les différents chapîtres:

Une idée venue des USA / Les enjeux climatiques / Pour une autre répartition des richesses créées par le travail / Pour une transformation numérique porteuse de progrès / Pour une ambition industrielle / Pour lutter contre les inégalités / Le sens du travail / Conclusion

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Actions

Campagne Salaire 2019

6% d’augmentation, c’est trop demander ?

Négociation salariale 2019, un premier pas vers les 6%

Durant toute la négociation, la CGT s’est appuyée sur les revendications exprimées par les salariés. L’unité syndicale initiée par la CGT a fait avancer la négociation permettant d’obtenir un budget global de 3%, incluant, les mesures collectives pour tous, l’augmentation du budget promotion dans le cadre de l’égalité femmes/hommes, des mesures de revalorisation des premiers niveaux de salaires et le doublement du budget de correction des anomalies de carrière.
A la demande de la CGT, cet accord prévoit également une enveloppe supplémentaire venant compenser ARCQ, dont le budget est jugé insuffisant par les salariés.

La CGT a notamment gagné :

  • la réintroduction de mesures collectives pour tous,
  • les cadres sans plafond (hors bande G) alors que la direction privilégiait les mesures « individuelles »,
  • la hausse des mesures collectives de 0,35%,
  • le relèvement des paliers de premiers niveaux de salaire,
  • le doublement du budget « mesures de situations particulières », des salariés sans promotion depuis plus de 10 ans,
  • l’augmentation du budget promotion égalité professionnelle.

A l’issue de la négociation, la CGT a été la seule organisation à permettre aux salariés de pouvoir donner leurs avis sur les mesures salariales obtenues.

C’est une 1ère étape pour gagner les 6% d’augmentation et le 13ème mois lors des prochaines négociations.

Votez massivement CGT ! C’est l’assurance d’augmenter votre salaire. Pour que mon travail compte, je vote CGT

Cet article est lié à l'action : « Élections professionnelles à Orange du 19 au 21 novembre 2019 »

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Relation client

UAT : Sondage TEP, la guerre des étoiles !

De plus en plus de pannes, un réseau de moins en moins entretenu, des délais de réparation de plus en plus longs, des process qui changent tous les jours – donc inadaptés, de moins en moins de personnels, des formations de moins en moins qualifiantes, un coeur de métier de plus en plus éloigné du service aux usagers…

Les processus s’entassent. A chaque fois qu’une question est mise en avant sur un dysfonctionnement, on met en place un nouveau processus qui ne résout pas le dysfonctionnement mais doit permettre de faire patienter le client.

Pour les salariés-es de l’UAT, de plus en plus de clients excédés qui déversent leur colère sur les agents sensés « prendre en charge le dépannage » !

Les clients sont, la plupart du temps, très mécontents, voire énervés, et le conseiller n’a pas de réponse précise à lui donner. L’organisation des Unités d’Intervention avec un recours à la sous-traitance de plus en plus important ne permet pas aux conseillers de donner au client la date précise de son rétablissement. Les appels sont plus difficiles à traiter et il n’est pas rare de voir des conseillers « péter les plombs » sur les plateaux.

Le métier de conseiller client en assistance technique a perdu tout son sens. Le conseiller est un conseiller dédié au client. La responsabilité d’Orange est évacuée et ce sont les conseillers qui portent la responsabilité des dysfonctionnements.

Que fait le management ? La guerre des étoiles…

Redonner du sens au travail des conseillers-ères ne passera que par l’amélioration des conditions de travail, la ré-internalisation des activités sous-traitées, une réelle qualification des métiers techniques SAV.

Pour nos emplois, nos salaires et nos conditions de travail
REJOIGNONS LE COTE CGT DE LA FORCE !

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Communiqués de presse

Orange: Résultats financiers du 1er semestre 2019

Gagnons une autre répartition des richesses!

Le chiffre d’affaires est en hausse de 0,5% sur le second trimestre. Ces résultats sont portés par une meilleure résistance des ventes sur le périmètre France et une forte croissance en Afrique (+ 5,6%). L’EBITDAal est également en croissance et le résultat net connait une progression de 29,4 % à plus de 1,137 milliards d’euros au premier semestre 2019.

(…)

La CGT réaffirme la nécessité de partager les gains de productivité pour améliorer les conditions de vie et de travail des salariés et pour répondre aux besoins des populations sur tout le territoire.
Elle appelle les salariés à se mobiliser le 24 septembre 2019 dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle pour la réponse à leurs revendications !

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Relation client

Pro/PME Orange: PANORAMIX, ça SUFFIX!

Qu’est-ce que « PANORAMIX » ?
PANORAMIX est un nouveau portail métier destiné à remplacer MERCURE à terme. Il est censé faciliter le travail des conseillers et leur apporter plus de confort (meilleure ergonomie, liens directs aux autres applications…)
Bien qu’ayant été présenté comme un « outil idéal », les utilisateurs des régions pilotes ont fait remonter de nombreux dysfonctionnements et demandé à la direction d’apporter des améliorations avant sa généralisation.
Si quelques améliorations ont bien été prises en compte par la direction, il n’en demeure pas moins que l’outil n’est toujours pas adapté à l’exercice du métier de Conseiller.

(…)

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°29 juillet-août 2019

Editorial: Pour une démocratie sociale au cœur des décisions des entreprises

Le gouvernement et le patronat organisent une attaque globale contre le monde du travail. Tout doit devenir flexible et individualisé: l’emploi, la durée du travail, le salaire, la santé, l’éducation, la retraite, etc… Leur politique d’austérité se traduit par une sape de tous les secteurs d’activité et des milliers d’emplois sont menacés.
C’est le cas pour nos industries (General Electric, Ascoval, Ford,…) comme dans le commerce (Carrefour, Conforama, Auchan, Tati,…). Quant à nos Services Publics, ils sont bradés aux appétits de la finance (barrages hydrauliques, SNCF, aéroports, Française des Jeux…) et tout ce qui constitue le service public de proximité, le lien social et la solidarité est dégradé: fermeture de bureaux de Poste, d’accueils et de services de la CAF, de la CPAM, de maternités et d’hôpitaux, sans compter les atteintes portées au tissu associatif. Que nous soyons salariés du privé ou du public, retraités, jeunes ou sans emploi, ce sont aussi nos conditions de vie et de travail qui sont dégradées. A Orange, 10 ans après la crise sociale et sanitaire qui a bouleversé France Telecom, et à l’heure où se termine le procès des dirigeants de l’entreprise de l’époque, les conditions de travail et les méthodes de management ne se sont guère améliorées et le risque d’une nouvelle crise est à craindre. Chez Orange, comme ailleurs, les nouvelles organisations du travail fondées sur la flexibilité et l’auto-exploitation portent en elles les ferments de nouvelles souffrances. Pour s’en convaincre, il suffi t de consulter les rapports des Services de Santé de l’entreprise de 2017 et 2018 ainsi que la dernière enquête stress et conditions de travail 2019 qui confirment encore que la charge de travail s’alourdit et que les conditions de travail sont préoccupantes. Pourtant, l’argent existe pour répondre aux besoins des salariés / fonctionnaires et améliorer leurs conditions de travail. Suffisamment pour améliorer également les conditions de vie des retraités, des jeunes et des sans-emploi. En 2018, les grands patrons et les actionnaires ont touché 57 milliards d’euros de dividendes (+12,8 %), faisant de la France le recordman d’Europe des dividendes versés. Les profits des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 24 %, atteignant 94 milliards d’euros. A Orange, le chiffre d’affaires a progressé de 1,3% pour un bénéfice proche de 2,2 milliards d’€. Parallèlement à ces performances, ce sont 4000 emplois qui ont été supprimés l’an dernier. Tandis que les actionnaires et le PDG ont empoché + de 7% en dividendes ou en salaire brut annuel, l’augmentation brute annuelle de plus de 84 000 salariés du Groupe n’a progressé – en moyenne – que de seulement 1,75%. Pour la CGT, le progrès social passera forcément par l’introduction d’une véritable démocratie sociale dans chaque secteur d’activité permettant aux travailleurs et à leurs représentants d’imposer d’autres choix que ceux fomentés par la seule cupidité du patronat.

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Animation CGT FAPT Salaire

Pourquoi faut-il augmenter les salaires? Contrairement aux idées reçus, il est possible de reconnaitre le travail des salariés. La CGT FATP fait des propositions.

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