ACTUALITÉS

Vie au travail

Un PDM (ex PDE) qui ne déplace que du vent !

Cette négociation avait pour objectif de permettre à tous les salariés d’Orange de bénéficier de mesures d’accompagnement visant à optimiser et augmenter « l’efficacité des déplacements » pour en diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. L’article 51 de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte impose aux entreprises de plus de 100 salariés d’élaborer un Plan De Mobilité (PDM) depuis le 1er janvier 2018.

Tout au long de la négociation, la CGT est intervenue afin que l’ensemble des dispositions présentes dans les différents PDE existants servent de base initiale de discussion (cf. la CGT met à disposition des salariés un tableau comparatif en pièce jointe). De plus, pour la CGT, cet accord devait également tenir compte des grands projets immobiliers et de la disparition des petits sites, de la politique des recrutements uniquement axée sur les grandes agglomérations (éloignant toujours plus les salariés de leur lieu de travail). Rappelons qu’en province, l’usage des véhicules est quasiment incontournable, (moins d’offres de transports collectifs et ce n’est pas la réforme ferroviaire qui arrangera la situation). Cette politique de l’entreprise ne favorise pas l’usage de transports alternatifs à la voiture individuelle en regard de l’essence même du PDM : Dans le cadre du projet immobilier Bridge (Hauts de Seine), la direction au CE DO IDF incite même les salariés à emprunter leur voiture afin de raccourcir leur temps de trajet domicile/travail.

Comme à son habitude, la direction motivée par l’obtention de labels et récompenses dans le cadre de sa Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) a fait fi des propositions de la CGT. L’accord signé le 25 avril 2018 par certaines organisations syndicales est minimaliste, ne sortant pas du strict cadre législatif, ne s’intéressant qu’aux règles Urssaf et à la maîtrise des coûts, se cachant derrière les problématiques du SI paye et retirant, de nouveau, des activités aux personnels des CSRH.
Seule véritable nouveauté : l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) imposée par la Loi qui permettra au personnel d’Orange de bénéficier de seulement 200 euros / an (barème URSSAF). Les anciens PDE n’avaient profité qu’à 2% du personnel, ce n’est certainement ce nouvel accord qui va inciter plus de salariés à en bénéficier. De plus, l’IKV et les offres pour l’acquisition de deux roues propres ne profiteront pas à tous, puisque la majorité des salariés est ou sera regroupée sur des mégapoles et donc plus éloignée de son lieu de travail. Pire encore, l’avarice de la direction aura pour conséquences de mettre encore les salariés à contribution au détriment de leur santé.

La CGT a demandé :

  • La prise en charge de l’IKV pour tous les kilomètres réellement parcourus (y compris les trajets professionnels) et pas seulement ceux entrant dans le barème URSSAF (800 km/an soit 200€/an).
  • La prise en charge à 100% des transports en commun afin d’encourager l’usage des transports publics.
  • L’accompagnement des salariés afin leur permettre d’habiter à proximité de leur lieu de travail.
  • L’aménagement des horaires de travail afin de pouvoir faciliter et différer l’accès aux transports publics.
  • Des déclinaisons locales du PDM national afin de tenir compte des spécificités dans les territoires.
  • L’arrêt de la concentration des activités sur les gros sites afin de permettre un aménagement du territoire cohérent et faciliter les déplacements.

La CGT ne souhaite pas cautionner cette politique d’affichage de l’entreprise. Les enjeux du PDM sont importants et les propositions de la direction sont très éloignées des attentes et des besoins des personnels.

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Communiqués de presse

Panne nationale : Orange doit donner la priorité aux investissements

Un incident technique a impacté l’interconnexion voix fixes et mobiles entre Orange et les Opérateur Tiers durant 2 jours, les 14 et 15 mai.
La source du problème vient d’équipement de l’opérateur Orange.

La CGT ne peut y voir que la conséquence d’orientations stratégiques mortifères d’Orange, sous le diktat de ses actionnaires, État compris.

Il ne peut y avoir multiplicité des opérateurs sans que les passerelles entre eux ne soient des points de fragilisation des réseaux.
La fuite en avant dans la recherche de rentabilité à court terme montre ses limites.
Le manque d’investissements matériels et humains dans les services techniques, en général, et dans les réseaux, en particulier, se font sentir. Le transfert vers la sous-traitance vers des industriels de l’exploitation des réseaux historique ou du futur pour satisfaire EXPLORE 2020 avec la baisse des emplois conduit à une perte de connaissance par les salariés Orange des différents réseaux et de leur interconnexion. On ne peut vider ces services de leurs compétences et de leurs savoir-faire et persister à penser que tout peut fonctionner comme si de rien n’était.

Ce type d’incident très médiatique et surtout maintenant avec les réseaux sociaux met sous pression les salariés d’Orange dans le traitement de ces crises rajoutant du stress à des salariés qui subissent la baisse drastique des effectifs et de nombreuses réorganisations.
Le démantèlement de la recherche et développement et l’achat de matériels à bas coût, ne peuvent pas perdurer sans conséquences sur le fonctionnement des réseaux.
C’est bien le résultat de cette politique de l’entreprise que les usagers des réseaux de l’ensemble des opérateurs viennent de subir. Et personne ne peut affirmer que cela ne se reproduira pas.
Rappelons-nous l’incident de 6 juillet 2012 où le réseau mobile voix et data s’est effondré.
La CGT n’a de cesse de demander que les orientations d’Orange soient revues :·
La R&D doit être revalorisée et redevenir le pilier du développement des réseaux.
Les investissements sur les équipements, les effectifs, la formation, la reconnaissance des compétences, doivent être revus à la hausse. Orange doit redevenir l’opérateur de référence qu’était France Télécom avant sa privatisation.
une stratégie claire pour l’Opérateur Orange et non pas une communication pour les financiers.
L’État doit aussi revoir ses orientations. La CGT demande l’appropriation publique totale des réseaux pour en revenir à la notion de « réseau sans coutures ».

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Communiqués de presse

Communiqué commun : Appel à la grève de tous les salariés d’Orange le mardi 22 mai 2018

Compte tenu du contexte et au regard des résultats financiers de l’entreprise, les propositions de la direction lors de la négociation salariale n’ont pas répondu aux attentes du personnel, aucune organisation syndicale n’a signé cet accord. La direction d’Orange a fait le choix de privilégier les actionnaires et ses cadres dirigeants au détriment des salariés.

A cela s’ajoute, la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise, où le personnel subit les effets négatifs d’une stratégie orientée exclusivement vers la réduction des coûts. Les rapports 2018 des médecins du travail soulignent cette dégradation et mettent en garde la direction sur les risques qui pèsent sur la santé des salariés.

De plus, depuis plusieurs années les effectifs du Groupe sont en diminution avec seulement le remplacement d’1 départ sur 3 à la retraite et l’externalisation à outrance de certaines activités. Les négociations sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, ne doivent pas servir à gérer la décroissance des effectifs de l’entreprise mais à anticiper les besoins en termes d’emplois et de compétences nécessaires pour des services de qualité.

Pour toutes ces raisons les organisations, CFDT F3C, CFTC, CGT FAPT, FO Com et SUD PTT appellent l’ensemble du personnel d’Orange à se mobiliser lors de la journée de grève prévue le 22 mai 2018.

Cette journée de mobilisation doit permettre au personnel de se faire entendre sur leurs revendications notamment sur :

– La réouverture des négociations salariales permettant de rétablir un équilibre et plus de justice dans la répartition des résultats de l’entreprise,
– La revalorisation des grilles indiciaires pour les fonctionnaires,
– L’ouverture de négociation sur les nouveaux environnements et organisations du travail,
– La reconnaissance effective des compétences et des qualifications des personnels, dont ceux qui n’ont pas eu de promotion depuis + de 10 ans,
– L’ouverture de négociation sur la prévoyance pour les fonctionnaires d’Orange,

Cette journée s’inscrit également dans le cadre de la mobilisation du personnel de la fonction publique afin de défendre des services publics de qualité. Ces derniers sont déréglementés, démantelés et privatisés afin de promouvoir la libre concurrence, privilégiant ainsi les intérêts financiers au détriment des intérêts communs.

Dans le secteur des Télécoms, cela doit se traduire par des emplois et des investissements de qualité permettant par exemple l’accès, à toutes et à tous, sur l’ensemble du territoire au très haut débit mobile et internet.

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Cadre

Flash Cadres 783 : Au temps des cerises, faire reculer Macron

Pedibus
Une nouvelle négociation de l’accord PDM (ex PDE) vient de s’achever, force est de constater que cet accord n’est pas à la hauteur des enjeux écologiques.
La direction d’Orange a décidé de se donner bon-ne conscience en ne déclinant que la loi, c’est à dire 50% de participation aux transports en com-mun, une participation à l’achat d’un vélo ainsi qu’une indemnité kilométrique minime.
La CGT a pourtant porté haut ses propositions pour un changement de la politique d’entreprise au niveau de l’implantation des sites, l’aménagement des horaires ou encore une prise en charge à 100% des transports en commun.
La CGT ne souhaite pas cautionner cette politique de l’affichage qui ne sert que la labélisation et non une vraie politique d’amélioration des conditions de travail et écologiquement responsable.

Loi et faits
La loi de 2017, sur le devoir de vigilance répond à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh. Son but est d’assurer de meilleures conditions de tra-vail chez les sous-traitants.
La CGT demande qu’Orange aille au-delà son application stricto sensu et mette en place un plan à la hauteur des enjeux intégrant les organisations syndicales comme parties prenantes dans tous les pays avec une protection accrue des lanceurs d’a-lerte.
Dans le contexte de la loi sur le secret d’affaire, Orange doit instaurer une relation de confiance pour créer un cercle vertueux.
L’accompagnement des managers, le suivi des formateurs référents de la sous-traitance et la tra-duction des documents doivent être la priorité. In fine, ce plan n’intègrera pas les organisations syn-dicales, Orange prendra donc ses responsabilités !

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Négociation salariale 2018 : Lettre ouverte au PDG d'Orange

Les Organisations Syndicales (OS) représentatives d’Orange ont écrit une lettre ouverte au PDG d’Orange afin d’obtenir la réouverture des négociations salariales 2018 pour une autre répartition des richesses.

En effet, l’ensemble des OS regrettent l’issue de ces négociations, notamment au regard du contexte et des résultats financiers de l’entreprise. Les propositions de l’entreprise n’étaient à la hauteur des attentes du personnel d’Orange. D’ailleurs pour la première fois depuis 13 ans aucune OS n’a signé la proposition d’accord.

La Décision Unilatérale (DU) de l’entreprise n’est pas acceptable. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait remarquer dans le courrier commun.

Nous avons rappelé notre incompréhension entre le traitement réservé aux actionnaires et aux cadres dirigeants (augmentation de leurs rémunérations au-delà des 2.5% du taux directeur de la DU) et celui réservé au personnel d’Orange.

Nous avons également souligné que les résultats du Groupe sont à mettre au compte de l’investissement des salariés et sont le fruit de leur travail, comme le souligne la direction dans ses diverses communications et qu’il est regrettable que les salariés n’en voient pas les effets sur leur rémunération.

Afin de peser sur la négociation et soutenir cette démarche unitaire, la CGT tient toujours à la disposition du personnel d’Orange une pétition exigeant la réouverture des négociations salariales.

Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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Offres aux salariés d’Orange

Encore des économies sur le dos du personnel !

Cet avenant pour une durée 3 ans (2019 à 2021), est loin de répondre aux attentes des salariés. La direction poursuit sa politique de réduction des coûts, toujours sur le dos des salariés, en rognant sur le peu d’ « avantages » qu’ils bénéficient. Après l’accord salarial, elle s’attaque aux offres du personnel.

La direction refuse d’étendre la remise à 60% sur l’offre OPEN. Selon ses calculs cela représenterait un coût supplémentaire de 26 M€. Les salariés seraient un coût pour l’entreprise alors même que ce sont les premiers prescripteurs de l’entreprise ! Pour la CGT c’est purement scandaleux, l’entreprise n’a pas de problème pour verser 130M€ de dividendes supplémentaires aux actionnaires en sus des 1,8Mds€ qu’ils perçoivent déjà mais dans le même temps, elle rechigne à assumer un coût supplémentaire de 28M€ qui permettrait de répondre aux attentes du personnel.

La VOD préservée

La direction s’était fixée comme objectif de supprimer l’offre VOD utilisée par 35 000 salariés. Elle considérait cet avantage comme un coût externe, et souhaitait offrir en échange l’offre OCS, beaucoup plus économique. Ainsi elle aurait pu léser 6 000 salariés qui ont l’option OCS comprise dans leurs offres Jet. Des économies, encore des économies. La CGT, toujours dans une démarche unitaire, avec l’appui de l’ensemble des organisations syndicales représentatives (courrier unitaire envoyé aux PDG d’Orange le 3 avril 2018) a réussi à faire reculer la direction et obtenir le maintien du crédit annuel VOD de 120 € .

Quelques avancées…

Les seules avancées sont liées au changement commercial pour les offres SIM Only d’entrée de gamme. Nous avons obtenu une remise de 20%(au lieu des 10% voulue par la direction) sur l’achat de téléphones mobiles nus tous les ans pour les offres SOSH (71 000 contrats SOSH concernés). Mais c’est un moins pour les 17 000 contrats entrée de gamme, passant de 30% de remise à 20% sur l’achat de téléphones mobiles. De plus, ces achats ne pouvant se faire qu’en ligne, cet avenant contribue aux fermetures des boutiques (baisse artificielle des flux ). A la demande de la CGT, la direction a accepté la prise en charge des frais de mise en service lors des installations.

Et surtout des points de blocage !

La direction refuse la prise en charge de la location de la LiveBox et l’élargissement du catalogue à l’informatique (PC, tablette, bureautique …) et objets connectés sous prétexte d’une mise en place SI complexe.

Elle refuse également d’octroyer une remise de 30% au personnel retraité sous prétexte qu’ils ne font plus partie de l’entreprise. La direction oublie sûrement que ces personnels ont participé aux réussites de l’entreprise tout au long de leur carrière. La moindre des choses serait de les respecter et de les prendre en considération. Quand ce n’est pas le gouvernement qui attaque le pouvoir d’achat des retraités (hausse de la CSG), l’entreprise s’en charge !

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°25 Avril 2018

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VIDÉOS

Négociation salariale 2018 - Épisode 3

Voici le troisième et avant dernier épisode de la saga des négociations salariales 2018 à Orange.

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