International

À quand une Europe du numérique ?

Chaque jour, l’actualité nous confirme l’hégémonie croissante de grands acteurs, non européens, sur le monde numérique ainsi que l’abandon des politiques et chefs d’entreprises face à cette situation. Après PSA, Renault choisit Androïd pour équiper ses voitures, les banques – dont Orange – cèdent à Apple et utiliseront le service Apple Pay. Bercy est en train de négocier la vente à un fond chinois de notre pépite Lixens, entreprise de semi-conducteur spécialisée dans le domaine de la sécurité et de l’identité. Orange n’est pas en reste des partenariats passés avec Huawei : Gestion du Cloud Orange, principal fournisseur pour la future 5G et des équipements coeur de réseau, futur constructeur d’une partie de notre réseau FTTH.

Au Hello Show, Orange a confirmé que l’assistant personnel Djingo, réalisé en partenariat avec Deutsche Telekom, sera équipé d’une intelligence artificielle IBM et d’un environnement Amazon. Ces quelques exemples pris dans l’actualité ces dernières semaines marquent le poids prépondérant de ces grands acteurs, mais surtout le manque d’alternatives au niveau européen. Faute d’un projet industriel européen ambitieux, les entreprises européennes (Alcatel, Nokia, Erikson, Siemens mobile …) ont été laminées. Dans l’automobile de demain, il y aura plus de valeur dégagée par l’exploitation des données de mobilité que par la fabrication de voitures. Cette perspective attire toutes les convoitises. Les GAFA détiendront bientôt plus d’informations sur nous que l’Etat.

Il est impératif de changer de cap et de développer les coopérations afin de créer une véritable Europe du numérique où les enjeux de démocratie doivent prendre le dessus sur les enjeux purement économiques. Cela pose la question de la maitrise publique de la gestion des données pour garantir le respect des droits et des libertés individuelles mais aussi celle du développement du numérique/AI afin qu’il ne se fasse pas au détriment de l’Humain.

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Halte au dumping social en République Démocratique du Congo

En 2012, Orange arrive en RDC suite au rachat de Congo Chine Télécom (CCT) pour 143 millions d’€. En 2016, elle rachète Tigo au Luxembourgeois Millicom, pour 120 millions d’€ et licencie dans la foulée 30% du personnel (132 salariés sur 520).

Cette fusion permet à Orange de faire du dumping social. En effet les salariés ex Tigo et ceux ex CCT n’ont pas les mêmes droits et garanties. Les ex Tigo bénéficient d’une convention collective plus favorable, négociée notamment avec la Confédération Démocratique du Travail (CDT), syndicat majoritaire. Quant aux ex salariés de CCT, ils travaillaient dans une entreprise qui était sous le contrôle d’une direction chinoise ne respectant pas ou peu les droits des travailleurs.

Aujourd’hui sur les 2000 salariés en RDC, seulement 600 travaillent en interne chez Orange, les 1400 autres chez les sous-traitants.

Cette mise en concurrence des salariés pour satisfaire l’appétit de la finance et les profits ne suffit pas, l’entreprise profite pour faire la même chose à l’intérieur de l’entreprise. Ainsi les Ex-Tigo et les Ex-CCT, qui exercent la même activité, sont traités différemment au niveau de la rémunération, des garanties en cas de rupture de contrat, de primes (scolarité, frais obsèques etc…). Pour exemple : Un salarié de Tigo qui se voit proposer des responsabilités supplémentaires (et donc une promotion) ne peut recevoir d’augmentation salariale au motif que les salariés ex CCT gagnent moins. C’est intolérable !

La direction d’Orange RDC dit qu’elle n’a pas les moyens financiers d’aligner tout les salariés au même niveau. La CGT travaille avec les représentants syndicaux de la CDT afin que cesse cette situation et que l’ensemble du personnel soit aligné sur les garanties les mieux disantes.

Orange, maison mère, doit donner les moyens financiers pour que les revendications des salariés soient entendues et stopper immédiatement ce dumping social.

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CGE/CGM : Les élus à l’unanimité demandent une prime monde

En communiquant sur les résultats financiers de l’année 2016, la Direction valorise explicitement le travail de l’ensemble des salariés du groupe Orange. Mais ils sont aussi la conséquence de choix stratégiques désastreux, où les salariés et le service rendu sont sacrifiés sur l’autel de la finance.

Ainsi les dossiers présentés dans les différentes instances ont pour objet, restructurations, externalisations, rachat, vente, comme l’entreprise était un jeu de Monopoly, où les salariés sont la variable d’ajustement, et le dumping social le modèle de gestion.

Effectivement c’est notre travail qui crée les richesses de l’entreprise ! C’est pourquoi nous considérons que ce travail doit être reconnu à sa juste valeur.

Les salariés ne sauraient se satisfaire, en guise de reconnaissance de leur travail, de déclarations élogieuses, et encore moins de l’auto congratulation de leurs dirigeants sous forme de trophée ou de distinction type « Top Employeur ». Distinction monnayée par les directions qui les reçoivent. Ils attendent des engagements concrets en termes de reconnaissance du travail, d’amélioration de ses conditions d’exercice, et de création d’emplois. Aujourd’hui nous sommes loin du compte.

Les principaux indicateurs comptables passent « au vert » : le Chiffre d’Affaire renoue avec la croissance, l’EBITDA ajusté progresse, la dette nette passe sous la barre de deux fois l’ EBITDA ajusté

Augmenter le dividende est une décision nocive, qui ne profitera à personne d’autres qu’aux spéculateurs.
Ce dont on besoin les salariés c’est d’une reconnaissance immédiate en termes de rémunérations.

La CGT, suivie par les représentants des salariés dans les instances de groupe CGE et CGM, réitère sa demande d’une redistribution des richesses dès le début 2017 à l’ensemble des salariés du groupe au travers d’une « prime monde » en contrepartie de leur participation aux résultats.

Les membres du CGE et du CGM dans leur ensemble ont fait la demande suivante :

La direction lors de sa communication récente sur les résultats valorise le travail de l’ensemble des salariés du groupe Orange.
Effectivement c’est notre travail qui crée les richesses de l’entreprise. Comme vous, nous pensons que c’est bien l’humain qui est au cœur de l’entreprise Orange. C’est pourquoi nous considérons que ce travail doit être reconnu à sa juste valeur.
Nous réitérons la demande d’une redistribution solidaire à l’ensemble des salariés du groupe au travers d’une prime en contrepartie de leur participation aux résultats. Les membres du CGE dans leur ensemble souhaitent une redistribution de ces richesses qui garantissent une réelle augmentation du pouvoir d’achat pour tous.
C’est pourquoi nous demandons une redistribution dès le début 2017, sur la base des résultats financiers 2016, par une prime qui doit être payée par le Groupe sur le budget du Groupe et non être à la charge des filiales ou entités locales.
Cette prime, demandée conjointement par le CGE et le CGM, se doit d’être juste et équitable afin que l’ensemble des salariés dans le monde bénéficient de la reconnaissance de leur travail et de leur implication.

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Les télécommunications représentent de nos jours un enjeu de société et de démocratie, de  développement industriel, économique et social dans tous les pays.

Nous demandons que tous les citoyens, où qu’ils soient, aient accès aux moyens de communications.

La CGT FAPT propose de :

  • Garantir le droit à la communication pour tous.
  • Développer les coopérations, pour étendre le droit à la communication au niveau national, européen et mondial, lutter contre les gâchis humains et financiers et pour le développement durable. Chaque pays doit pouvoir décider des modalités de mise en œuvre du droit à la communication sur son territoire.
  • Le développement de l’emploi avec des droits et garanties de haut niveau pour l’ensemble des salariés du secteur permettant aussi de lutter contre le dumping social.
  • Disposer de ressources humaines (l’emploi) de qualité, bien formés avec des droits et garanties reconnus pour une bonne prise en charge des exigences inhérentes à l’exploitation des réseaux et de manière plus générales à l’ensemble des activités.
  • Déployer des  réseaux qui couvrent l’ensemble des territoires des différents pays afin de  permettre à chaque citoyen d’accéder à l’ensemble des technologies offertes par les télécommunications.

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