ÉTABLISSEMENT DTSI

Tenaces et Efficaces - Août 2022

Edito : Machine à broyer : le retour

Orange traverse aujourd’hui une crise sociale d’ampleur. La CGT a alerté la direction sur :
– le retour du mal-être au travail au sein de l’entreprise dont la triste réalité des suicides liés au travail en sont une illustration,
– la dégradation généralisée des conditions de travail et la perte du sens au travail,
– la forte inquiétude des salariés pour leurs métiers, leur avenir avec l’externalisation des activités, leur filialisation, le recours à outrance à la sous-traitance et le non remplacement des départs,
– le manque de reconnaissance de leur travail effectué et des efforts consentis.
Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, comme le montrent les résultats de l’enquête triennale SECAFI et les rapports de la médecine du travail.
Les nombreuses suppressions d’emplois génèrent de la surcharge de travail, désorganisent les services. La sous-traitance, déjà très présente dans certains domaines comme dans le SI, s’accélère. De plus en plus de collègues se posent des questions sur le sens et l’utilité de leur travail. Le recours massif à la sous-traitance et la création des filiales ne font qu’accentuer les incertitudes des salariés sur leur avenir.
Ça ne peut plus continuer comme ça. Les mesures d’économies ne servent qu’à rémunérer les actionnaires. Scale-up c’est 1 milliard d’économies dont 500 millions ciblés aux dépends des salariés. Les dividendes représentent 39% de la masse salariale d’Orange.
Stop ! Il faut s’attaquer aux racines du mal qui nous gangrène. Il est connu ! C’est la recherche effrénée de profits à court terme pour rémunérer les actionnaires.

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L’Écho du CSE DTSI - Mars 2022

Édito : Les Dessous De DTSI DEMAIN

L’organisation du travail et des activités avec DTSI demain n’est pour le moment qu’une grande nébuleuse pour la grande majorité des salariés. La crise de l’emploi qui accompagne l’accord intergénérationnel accentue un peu plus nos inter-rogations et la séance du CSE ne nous éclaire toujours pas.
C’est au détour des couloirs que nous entendons certains éléments de langage, comme l’automatisation. Nous entendons aussi, dans les cou-loirs, le mot de renoncement. Pour la CGT le renoncement à certaines activités risque de mettre à mal l’emploi et les compétences, et de se faire au détriment de la qualité de service rendue à nos clients.
Autre évolution que nous devinons aussi : l’accentuation du recours à la sous-traitance alors que la DTSI dépense déjà 1,3 Milliard d’€ par an ce qui freine les recrutements et permet à l’entreprise de se dédouaner de sa Responsabilité Sociale d’Entreprise en la faisant glisser vers les prestataires avec toutes les con-séquences induites.
A l’heure de Dégage 2025, du pro-gramme Scale-Up, des fusions, des réorganisations, des déménagements, des fermetures de service, le mal être au travail est devenu extrêmement durable au sein d’ORANGE et de la DTSI.

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Tenaces et Efficaces - Avril 2022

Édito : Avec le printemps, la sève monte !

Avec un retour progressif à la normale qui coïncide bizarrement avec les prochaines élections, le port du masque dans les lieux de travail n’est plus obligatoire ! Attention car l’épidémie repart à la hausse ! Les règles du télétravail liées au COVID ne sont donc plus appliquées et c’est le cadre strict des avenants signés qui s’applique. Qu’attend notre employeur pour maintenir le système de jour de télétravail supplémentaire ?
Car à cette crise du Covid toujours d’actualité s’ajoute malheureusement celle de la hausse des prix du transport : les prix des carburants flambent et venir au travail en voiture revient de plus en plus cher. Surtout que la politique immobilière d’Orange éloigne de plus en plus les salariés de leur lieu de travail
Nous sommes actuellement en négociations salariales (NAO—Négociations Annuelles Obligatoires) avec une inflation galopante de presque 3,6 % en mars : c’est en augmentant les salaires que nous pourrons financer nos carburants, l’énergie et les aliments de première nécessité.
L’État pourrait faire un effort sur les taxes prélevées sur les carburants : n’oublions pas qu’il peut rapidement nous restituer du pouvoir d’achat en freinant la gabegie des pétroliers (en 2021 Total a dégagé un bénéfice net part du groupe de 16 milliards de dollars) et en baissant les taxes sur les carburants (qui représentent approximativement 60 % de la note totale).
Les promesses électorales ne valent pas de vraies décisions et les salaires doivent augmenter fermement.

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Tenaces et Efficaces - Février 2022

Édito : ambiance électrique pour les NAO

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) commencent.
Pour rappel, celles de 2020 et 2021 se sont soldées par une décision unilatérale de l’entreprise, avec des propositions dérisoires de la direction qui nous annonçait des lendemains noirs sur l’activité économique. Tout cela s’est révélé faux. Et dès les bons résultats connus, en 2020 les actionnaires ont vu leurs dividendes augmentés et maintenus sur le même niveau élevé en 2021. Pour les salariés qui ont travaillé dans des conditions difficiles, rien.
Une nouvelle Directrice Générale vient d’être nommée. Est-ce que la personne nommée par les représentants des actionnaires va baisser les dividendes, avoir une politique de ressources humaines ambitieuse pour préparer l’avenir et augmenter les salaires ?
Elle connaît l’adage « charité bien ordonnée commence par soi-même », car si on en croit les médias elle a demandé et obtenu le doublement de sa rémunération par rapport celle du PDG. Mais la logique n’est pas la même pour nos salaires.

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L’Écho du CSE DTSI - Février 2022

Édito : SDIT et jeu de dupes

Ce CSE DTSI de février a été un « grand » moment avec des tensions sur le traite-ment des Schémas Directeurs Immobiliers Territoriaux (SDIT). Le CSE devient une chambre d’enregistrement des pro-jets immobiliers de la direction. Ces pro-jets ne servent en pratique à la direction qu’à faire des économies en aggravant les conditions de travail des salariés.
Le CSE DTSI ne cesse d’émettre des avis négatifs sur ces projets, en pointant notamment les dégradation des conditions de travail avec les plateaux en « espaces dynamiques » (flex desk), les changements d’organisation du travail que cela génère, sans compter les allongements de temps de trajet domicile – travail. La direction ne tient pas compte de ces avis.
Pour la direction de DTSI seules comptent les économies demandées par la direction d’Orange pour satisfaire l’appétit insatiable des actionnaires, en essayant de nous faire croire que c’est pour améliorer les conditions de travail.
Les membres du CSE, comme les salariés ne sont pas dupes. Il faut maintenant renverser la vapeur. C’est le sens des actions de la CGT, en essayant de mobiliser les salariés et les organisations syndicales ensemble pour imposer une autre logique à Orange.

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