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ÉTABLISSEMENT DTSI

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Tenaces et Efficaces - Juillet Août 2025

Edito : La journée de travail infinie

Microsoft vient de publier un rapport le « Work Trend Index » une analyse anonymisée des utilisateurs de Microsoft 365 dans le monde.
Ce rapport est accablant sur ce que ressentent les travailleurs au quotidien : les frontières entre vie professionnelle et personnelle s’estompent, transformant chaque journée en marathon épuisant.
À 6h du matin, 40% des actifs consultent déjà leur boîte mail professionnelle pour anticiper les priorités du jour. Chaque salarié reçoit en moyenne 117 emails par jour, la plupart parcourus en moins d’une minute. « Les emails de masse avec plus de 20 destinataires ont augmenté de 7% cette année », précise le rapport.
À 8h, Teams prend le relais avec 153 messages échangés par personne et par jour ouvré.
A cela on rajoute les réunions qui sont chronophages, et toutes les deux minutes, un employé est sollicité par un email ou une notification.
Dans ce chaos permanent, 48% des salariés décrivent leur travail comme « chaotique et fragmenté », un sentiment partagé par 52% des dirigeants.
On ajoute aussi les connexions qui sont faites le weekend ou durant les congés.
Cette extension du travail révèle un paradoxe troublant. Tandis que les télétravailleurs perçoivent souvent ces heures tardives comme un moment de rattrapage efficace, leurs collègues en mode hybride y voient plutôt une contrainte supplémentaire. Une divergence qui illustre l’urgence de repenser fondamentalement notre rapport au travail.
La CGT rappelle le droit à la déconnexion et que les salariés n’ont pas à subir la charge de travail supplémentaire due aux départs non remplacés et à la complexification des tâches à cause des réorganisations que nous fait subir la direction.
Rejoignez la CGT , elle a besoin de vous, pour faire changer ce nouveau mode de travail forcé.

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L'Echo du CSE DTSI - Juin 2025

La vérité sur la gouvernance actuelle du CSE DTSI.

En décembre 2023, les résultats des élections CSE ont placé la CFE-CGC en tête, avec 16 sièges sur les 40 à pourvoir. Les autres sièges ont été répartis entre la CFDT (12), la CGT (5), SUD (5), FO (1) et la CFTC (1). Pour fonctionner efficacement, le CSE DTSI a besoin d’un bureau composé d’un secrétaire, d’un trésorier, d’un secrétaire adjoint et d’un trésorier adjoint, désignés parmi les élus. Se rajoute à cela le poste de second secrétaire adjoint qui accompagne plus spécifiquement les CSSCT (commissions santé, sécurité et conditions de travail) du périmètre DTSI qui regroupe maintenant DTOF et DSI.
De coutume dans le fonctionnement intersyndical, la tête de liste prend généralement le poste de secrétaire, la deuxième celui de trésorier, et ainsi de suite. Ce fonctionnement permet de respecter la volonté exprimée par les salariés lors des élections, en confiant le pilotage à l’organisation syndicale majoritaire. Il permet aussi un équilibre dans la répartition des responsabilités pour éviter toute mainmise d’une seule organisation, garantissant ainsi la transparence, l’équilibre des décisions et le respect de la représentativité issue des élections.
Or, la décision de la CFE/CGC de ne pas participer à la constitution du bureau du CSE DTSI est inacceptable. Cette position, qui peut sembler anodine pour certains, est en réalité extrêmement grave lorsqu’elle concerne 16 élus, soit près de la moitié du CSE, avec les moyens syndicaux associés.
À la CGT, nous ne pouvons concevoir qu’une organisation syndicale se dérobe à ses responsabilités. C’est un manque de sérieux et un profond mépris envers tous les électeurs.
Les explications fournies ne sont pas seulement incohérentes mais traduisent une volonté de blocage : La CFE-CGC conditionne sa participation à la mise en œuvre exclusive de sa politique ASC et de restauration.
Est-ce ainsi que l’on respecte le résultat des urnes ?
Est-ce en pratiquant un chantage politique que l’on construit une action syndicale saine et utile aux salariés ?
La CGT dénonce une stratégie jusqu’au-boutiste, nuisible et anti-démocratique. Pour la CGT cette situation doit être connue de toutes et tous.
La CGT continuera d’assumer ses responsabilités au CSE DTSI et à défendre les droits et les intérêts des salariés.

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Tenaces et Efficaces - Juin 2025

Edito : La vérité sur nos congés d’été.

Des salariés ont contacté leurs représentants CGT sur l’obligation de poser 15 jours ouvrables de congés en été et sur leur incompréhension de cette demande. Anoo mentionne que nous devons « prendre au moins 2,5 semaines de congés consécutives dans la période du 1er mai au 31 octobre de l’année ».
Qu’en est-il légalement ?
Le Code du Travail affirme dans les articles L.3141-18 et L.3141-19 que les congés doivent être pris en continu sur au moins 12 jours ouvrables, soit 2 semaines (jour ouvrable : du lundi au samedi, 6 par semaine). L’article L.3141-23 précise la période : du 1er mai au 31 octobre.
Donc obligation de poser 2 semaines continues, soit 10 CA pour la majorité des collègues.
Dans l’accord sur le temps de travail valide à Orange, « l’accord pour tous », il est écrit : « Congés payés : une fraction d’au moins quinze jours ouvrables continus doit être attribuée pour la période du 1/5 au 31/10. »
Dit autrement, cela garantit que chaque salarié a l’assurance de pouvoir poser 15 jours ouvrables. Une garantie n’est pas une obligation.
La seule obligation est donc celle du Code du Travail de poser 2 semaines continues dans la période de référence. Sur ce sujet comme sur d’autres, anoo (portail RH) fournit une information erronée.
Faites confiance à la CGT pour garantir, expliquer et défendre nos droits !

 

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L'Echo du CSE DTSI - Mai 2025

Espaces Densifiés : Noisy, Meylan… Même combat !

Analyse CGT des réorganisations immobilières chez Orange
Les projets immobiliers Meylan 2 et New Noisy incarnent la stratégie de densification menée par Orange, dans une logique de réduction des coûts immobiliers. Si l’entreprise vante une modernisation des espaces et un meilleur cadre de travail, la CGT alerte sur les impacts concrets pour les salariés : perte de repères, surcharge, et dégradation de la qualité de vie au travail.
Derrière les chiffres, une densification massive
À Meylan, le taux d’occupation du site tombera à 42 %, justifiant selon la direction le regroupement de toutes les équipes dans deux ailes du bâtiment, avec libération de l’aile C. À Noisy, la réduction est encore plus marquée : les surfaces sont divisées par presque quatre (de 3 663 m² à 953 m² pour DTOF/DSI), avec un taux de mutualisation des postes de 0,6. En clair, il n’y a qu’un poste pour 1,6 salarié.
Ces réductions s’inscrivent dans une stratégie de sobriété immobilière et de maîtrise des coûts (près de 1,3 M€ économisés à Meylan, plus de 1,4 M€ à Noisy), mais posent des questions lourdes sur les conditions de travail.
Espaces partagés : fin des repères
Les nouveaux bureaux misent sur flexibilité et partage : Open spaces généralisés ; peu de postes fixes, partagés selon la présence ; mobiliers et équipements standardisés, casiers obligatoires.
Cela réduit les coûts et favorise la participation, mais nuit à la concentration, la confidentialité et la stabilité. Beaucoup métiers, comme le support ou le développement, ont des besoins souvent négligés.
Une concertation limitée
Orange parle de co-construction avec les salariés via des ambassadeurs et ateliers. Mais la CGT note que les décisions clés sont prises en amont. La consultation ne concerne que des détails (cloisons, signalétique), sans remettre en cause les choix de fond (flex office, densité). Les besoins métiers sont peu pris en compte.
Des risques pour la santé et le climat social
Malgré les efforts d’accessibilité (PMR, prévention, équipements), la densification cause du stress : surcharge mentale, bruit, fatigue, sentiment de déclassement. L’environnement pousse au désengagement, surtout chez les plus fragiles. Le télétravail élevé masque souvent un rejet des bureaux devenus hostiles.
Une stratégie à revoir
Pour la CGT, les projets Meylan 2 et New Noisy illustrent une politique immobilière technocratique où les salariés doivent s’adapter, quel que soit l’impact sur leur quotidien.
Des salariés au service de la politique immobilière, alors que cela devrait être l’inverse.
Cependant, pour la première fois sur le dossier de Noisy, l’expertise a permis d’interroger les salariés, et les élus ont obtenu une seconde victoire : le suivi de ce projet sera assuré par des représentants désignés par le CSE.

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Tenaces et Efficaces - Mai 2025

Edito : La direction d’Orange doit changer de logiciel !

Cela fait maintenant quelques semaines que les résultats de l’enquête triennale sur le stress et les conditions de travail sont connus. Ils ne sont pas brillants, encore plus mauvais que les précédents. 68% des répondants s’attendent à un changement indésirable et 50% sentent leur emploi menacé.

La quantité et la fréquence des réorganisations sont en cause. Il s’agit d’un facteur essentiel du mal être au travail et des inquiétudes ressenties par nos collègues. Nos dirigeants font de beaux discours pour nous faire croire que nous sommes bien traités. Mais la réalité est toute autre. Nous savons qu’une réorganisation touchant tout Orange France va être présentée cet été pour être mise en œuvre début 2026. Ce devrait être la plus importante depuis de nombreuses années.

Nous n’avons aucun détail sur le sujet, et aujourd’hui seuls des bruits courent. Sans attendre cette réorganisation nationale, la direction de la DSI va supprimer des emplois en ne remplaçant pas les nombreux départs à venir et va sous-traiter des activités entières. Quelles garanties de retrouver un emploi pour les salariés concernés ? Lequel, avec quel déroulement de carrière et sur quel site pour les salariés dont l’activité va partir à la sous-traitance ?

Notre entreprise se dit attentionnée mais tout cela s’efface devant la recherche de cash à court terme, même si cela met l’avenir des salariés et celui de l’entreprise en difficulté.

La CGT va organiser des heures d’information pour les salariés sur ces sujets et les réunir pour pousser la direction à prioriser les conditions et le sens du travail au lieu de la recherche de gains financiers à court terme.

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