ÉTABLISSEMENT DTSI
L’Écho du CSE DTSI - Mars 2023
Édito : L’avenir de l’emploi à Orange S.A ou à la DTSI
A Orange, quelques semaines après la mise en place du nouveau plan stratégique et l’arrivée de la nouvelle direction, c’est l’annonce de la suppression de 669 postes dans les Services de Communication aux Entreprises (SCE), via un dispositif de Rupture Conventionnelle Collective (RCC). 46% des salariés de cette entité ont entre 46 et 55 ans.
Ce plan cible en premier lieu les séniors, dont l’emploi est un sujet brulant en plein mouvement social sur les retraites. L’État présent au Conseil d’Administration de l’entreprise Orange se rend complice de ce plan de suppression d’emplois des séniors. Le « en même temps » cher au président prend toute sa mesure ici, en même temps on demande aux salariés de travailler deux ans de plus et en même temps on autorise les patrons à les licencier.
C’est un nouvel exemple du double langage cynique de nos dirigeants et ceux d’Orange ne sont pas à la traîne.
Cette nouvelle baisse programmée de la masse salariale s’explique par une politique de la direction d’Orange exclusivement subordonnée à ses engagements vis-à-vis des actionnaires, dont l’État à hauteur de 23%, à qui le Conseil d’Administration a d’ores et déjà garantit une hausse du dividende.
Le plan stratégique dévoilé le 16 février met en avant tout ce que la CGT dénonçait : filialisation à outrance et externalisation de l’activité.
Si aujourd’hui ce plan arrive au sein de l’entité de services aux entreprises de la maison mère Orange SA, d’autres sont déjà touchés et ce n’est sans doute qu’un début, il n’y a plus aucun tabou.
A la DTSI, avec entre autres, la direction délocalise en Roumanie la maintenance et l’exploitation des réseaux d’accès 2G et 3G dans l’entité NSSO .
On peut se poser des questions sur l’avenir de nos activités dans le réseau et la soif de Dumping social. Quel est, par exemple, l’avenir de technologie WDM au sein d’Orange France ? après la Roumanie, la Pologne n’est-elle pas le nouvel eldorado de cette technologie.
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L’Écho du CSE DTSI - Février 2023
Édito : de l’argent il y en a … pour satisfaire les revendications.
L’actualité pour les salariés du pays c’est cette réforme des retraites rejetée par la grande majorité de l’opinion, des salariés, et contre laquelle nous nous mobilisons.
À Orange ce sont les résultats de 2022 avec un résultat net qui a plus que triplé. Ce sont aussi les négociations salariales (NAO) avec des propositions de la direction qui n’ont jamais été aussi basses par rapport à l’augmentation du coût de la vie. Nous avons perdu du pouvoir d’achat l’année dernière, nous allons en perdre encore plus cette année.
La situation n’est pas si sombre pour les porteurs de capitaux. 2022 a été une année record pour la distribution des dividendes du CAC 40.
La direction d’Orange justifie l’indécence de ses propositions d’augmentation salariales par la hausse des coûts, un comble, nous la vivons tous les jours.
Sa promesse d’augmenter les dividendes sur chacune des deux années à venir montre qu’elle a confiance dans l’avenir, et qu’elle privilégie les actionnaires aux salariés, alors que ce sont les salariés qui produisent la richesse de l’entreprise.
Toutes et tous en grève à partir du 7 mars !
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L’Écho du CSE DTSI - Janvier 2023
Édito : Nos retraites ! Nos salaires ! Nos emplois !
Nous avons un gouvernement qui qualifie d’avancée sociale son projet de dé-part à la retraite à 64 ans, et en même temps, nous avons Orange, qui encourage ses salariés à cesser toute activité avant l’âge légal de la retraite, sans recrutement ni transfert de compétences entre générations. De qui se moque-t-on ?
Augmenter les salaires : A court terme, dans le système actuel, cela représente :
• 9 milliards de cotisations supplémentaires pour la branche re-traites pour une hausse des salaires de 5% dans le privé.
• 1,25 milliard de cotisations retraites pour une hausse du point d’indice de 5%. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2010, ça ferait 5 milliards d’euros de cotisations supplémentaires dans les conditions actuelles.
Depuis 3 ans la direction d’Orange torpille les négociations salariales avec des propositions provocatrices ne permettant pas de réunir les signatures d’organisations syndicales représentant la majorité des salariés. Elle s’est ainsi octroyée trois décisions unilatérales au rabais de suite, provoquant une baisse du pouvoir d’achat des salariés d’Orange de 7% sur les deux dernières années !
Créer des emplois au lieu de les détruire : plus d’emplois c’est plus de cotisations sociales et donc plus de finance-ment de nos retraites. Or, chaque an-née, Orange SA détruit plusieurs milliers d’emplois dont une partie est ensuite recréée en filiale ou à la sous-traitance avec des rémunérations, des avantages et des conditions de travail amoindries et la DTSI est une très bonne élève.
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Tenaces et Efficaces - Février 2023
Édito : Le pognon public aux entreprises.
Au moment où le financement des retraites est en débat, il nous faut prendre conscience du maquis de près de 2 000 aides publiques consenties aux entreprises sans contrepartie ! En 2007, un rapport public a évalué le total des aides à 65 milliards d’euros, puis en 2019 un rapport de l’Inspection générale des finances a avancé un montant exorbitant de 157 milliards d’euros équivalant à 6,4 % du PIB (contre 2,4 % du PIB en 1979) ou encore de plus de 30 % du budget de l’État !
La nature de la dépense publique se transforme : on veut d’un côté raboter l’accès aux prestations sociales et aux services publics des ménages, et de l’autre on étend l’intervention publique en faveur des entreprises. Pour financer ces baisses d’impôts, la fiscalité des ménages a été accrue : l’impôt sur le revenu représentait un quart des recettes totales de l’État en 2019, une part en hausse de plus de 7 points par rapport à 2007. On transfère ainsi une partie du pouvoir d’achat des ménages aux entreprises.
Le rapport d’évaluation des politiques de sécurité sociale (REPSS) en apporte une démonstration impressionnante. En 1995, les entreprises représentaient 65,2 % du financement de la Sécurité sociale, cette part est tombée à 46,9 % en 2020. Les ménages sont aujourd’hui, à travers leurs impôts, les premiers financeurs d’une protection sociale progressivement privée de recettes pour cause d’aides aux entreprises. Les entreprises contribuent de moins en moins au financement collectif tout en en bénéficiant de plus en plus. Plutôt que d’innover, beaucoup d’entreprises françaises préfèrent attendre de l’État qu’il leur distribue des béquilles fiscales ; les entreprises ne réclament plus le retrait de l’État mais sa transformation à leur profit.
Un pognon de dingue mais pour qui ? Les représentants patronaux qui se plaignent du niveau élevé des dépenses publiques et de la dette doivent avoir l’honnêteté de pointer du doigt les vrais profiteurs !
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Tenaces et Efficaces - Janvier 2023
Édito : Vers une retraite en déclin ou en progrès ?
La réforme de la retraite rêvée par le gouvernement vise à un report de l’âge légal à 64 ans. La retraite est avant tout un choix de société qui a contribué à l’allongement de la durée de vie. Mais le gouvernement veut museler le débat avec des outils législatifs expéditifs car il n’y aurait soi-disant pas d’alternative. Les modalités retenues à ce jour consisteraient en même temps à allonger le temps de cotisation et à économiser plusieurs mois de pension à verser. Or le déficit attendu n’est pas de nature à mettre en péril le système, puisqu’il ne représente que 3 % des dépenses de re-traite annuelles.
Au-delà d’une nécessité idéologique de travailler toujours plus, il existe des solutions alternatives. Côté dialogue social, les syndicats ont apporté des solutions autres sur la table de Matignon, sans être entendus. La hausse des salaires permettrait une augmentation mécanique des cotisations. Le simple fait d’atteindre réellement l’égalité salariale entre les hommes et les femmes rapporterait 5 mil-liards d’euros par an.
La mise à contribution de la sphère financière et patronale est immédiatement écartée : or, pourquoi les salariés devraient-ils assumer seuls le financement du déficit alors que des cadeaux fiscaux sont consentis sans contrepartie ? Les allègements Fillon sur les cotisations sociales des salariés dont le salaire n’excède pas 1,6 Smic plombent le financement de nos caisses de retraite.
La « nouvelle méthode » vantée par l’Élysée consiste finalement à n’écouter personne. Depuis, l’unité syndicale s’est reconstruite et les moyens pour gagner le pro-grès social sont connus : alors ensemble luttons, tous en grève le 19 janvier 2023 !





