Cadre

Flash Cadres N°799 : La lutte continue !

Alors qu’une confusion sémantique a annexé la scène médiatique, mêlant grand débat national et surtout monologue, un mouvement social multiforme s’ancre sur plusieurs terrains. Du pavé à l’atelier ou au bureau, des réseaux sociaux ou sur la toile, comment esquisser d’autres convergences que celles des mécontents ?
Ce serait oublier le sens des dates, la portée des initiatives, la force des propositions alternatives lorsqu’il s’agit de construire le rassemblement le plus large.
Citons pêle-mêle, les nombreuses initiatives et points de mobilisation le 8 mars appuyés par une large déclaration unitaire portant la question de l’égalité F/H à son niveau d’urgence sociale, une mobilisation citoyenne pour le climat les 15 et 16 mars, une journée nationale d’action interprofessionnelle réussie le 19 mars et ces jours-ci, ce sont les fonctionnaires, et parmi eux les agents originaires des DOM menacés de voir la fin des congés bonifiés, qui sont dans l’action. Les perspectives de nouvelles dates d’action sont à la hauteur des menaces sociales brandies par un gouvernement aux abois. Mais, lorsqu’en tant que cadres, nous sommes engagés au cœur du social, nous savons qu’il n’y a pas de place pour se laisser griser par des impressions de « grand soir » comme d’autres se berceraient à l’ombre de sondages fabriqués.
C’est bien l’échange argumentaire qui prédomine dans la communication de l’Ugict-CGT. Qu’il s’agisse de la négociation pour le statut de l’encadrement, et des retraites entre autres, la lecture et le débat resteront le préalable aux nombreuses actions dont l’Union Fédérale de Cadres CGT-Fapt sera le relais au cours de ce printemps.

Négo salariale, ça patine!
Le mot est faible puisque ces négociations salaria-les n’ont pas évoluées depuis le 5 mars, et que l’engagement budgétaire d’Orange reste inférieur à celui de la décision unilatérale de 2018. Les négociateurs, à l’initiative de la CGT, en appellent donc au PDG pour obtenir des avancées significatives. La volonté d’Orange de lâcher du lest pour les salariés doit être suivie d’effets autres que des effets d’annonces ! Pour les cadres ce serait 450 € annuels bruts d’augmentation minimale avec un budget de 1,6%. Orange affiche aujourd’hui 2,5% mais elle y inclue 0,9% de l’ARCQ, donc, in fine, les salariés d’Orange verront bien, pour la majorité d’entre eux, une baisse du pouvoir d’achat en 2019. Mobilisons-nous pour des augmentations collectives de haut niveau !

Orange et les CSE
L’ordonnance Macron (septembre 2017) impose la mise en place de Comités Sociaux et Economiques (CSE), dans les entreprises de plus de 11 salariés, avant le 1er janvier 2020. Les CSE entrainent la disparition des CE, CHSCT et des DP. Chez Orange, des négociations sont en cours, elles sont percutées par la volonté de la direction de fusionner les DO, passant ainsi de 9 à 5, cette réorganisation amplifie les périmètres et les conséquences négatives sur la proximité avec les personnels. L’ordonnance fait aussi état de représentants de proximité, pour la CGT ils doivent être en nombre et disposer de moyens! La direction veut élargir l’activité vers les services sur fond de décroissance des effectifs et d’une digitalisation poussée ce qui modifiera l’organisation de l’entre-prise. Dans ce contexte, c’est bien de plus de représentants du personnel dont l’entreprise a besoin!

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Flash Cadres N°798 : L’hiver est fini !

Faire l’éventail des mauvais coups sur le terrain social, c’est comme dans l’entreprise lorsque l’on regarde les propositions salariales lors des négociations annuelles obligatoires (NAO), chacun convient de l’absence de réelles réponses aux attentes collectives tout en cherchant comment s’y résoudre individuellement. Et l’exercice est le plus souvent cruel pour tous !
Mesurons, par exemple, les annonces telles que l’exonération de la taxe d’habitation, la négociation sur l’assurance chômage et celle sur le statut de l’encadrement, le déploiement des méthodes de management par le ratio économique, les retraites, les NAO…
Depuis plusieurs mois, gouvernement et patronat mènent, de concert, ce qui s’apparente à une véritable campagne de dénigrement médiatique à l’égard des cadres.
Est-ce que ce « cadre bashing » apporte de réelles réponses en termes d’amélioration des conditions de travail, de hausse des salaires, d’accès à des services publics de qualité et de proximité, de lutte contre le chômage ?
Pour notre Union Fédérale des Cadres CGT-Fapt c’est clairement NON, et les raisons de se mobiliser le 19 mars 2019, prochaine journée nationale unitaire et interprofessionnelle de grèves et de manifestations, ne manquent pas.
Gagnons une définition interprofessionnelle du statut de l’encadrement et une protection sociale (chômage et retraites) réellement solidaire, faisons entendre nos propositions alternatives sur la fonction publique et les services publics et enfin…faisons un peu de place au printemps !

Besoin de reconnaissance
Les managers d’Orange sont envoyés ‘au front’ pour mettre en oeuvre l’Accord Reconnaissance des Compétences et des Qualifications, sans en avoir le budget ni les marges de manœuvre nécessaires. Seulement 30 % des objectifs de l’accord (signé par CFDT, CFE/CGC et FO) ont ainsi été réalisés en plus de 2 ans… La CGT n’a pas signé cet accord axé sur la compétition entre les salariés, l’évaluation subjective de pseudo-compétences comme le « savoir être » et qui occulte les qualifications, les diplômes, le statut et l’expérience des salariés : une source de désaccords et de conflits entre salariés et managers devenus cautions d’un accord galvaudé. La CGT demande à la direction d’arrêter cela et de favoriser l’emploi et l’augmentation des salaires.

Augmentations au rabais
La négociation salariale doit porter sur le partage de la valeur ajoutée et sur la reconnaissance de « l’investissement et la ténacité des salariés qui se sont surpassé » encensés par F. Dulac. L’entreprise se porte si bien qu’elle peut augmenter les dividendes et verser 1,9 Mds € aux actionnaires empruntant et aggravant la dette, ce qui correspond à 20 000 € par salariés pris sur la part des salaires. S. Richard annonçait « qu’on lâche du lest. » Dans ce contexte favorable à la négociation, la CGT demandait le rattrapage de nos salaires cadres sous le plafond de la sécurité sociale, d’en faire notre minima à l’embauche et de satisfaire nos besoins d’augmentation de 6 %, suite à nos réponses à la consultation CGT, aux gains de productivité et aux efforts reconnus. Mais la Direction ne propose que des miettes avec 1,6 %. Pour peser sur les négociations, la mobilisation s’impose !

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Flash Cadres N°797 : L’égalité, toute une histoire !

Alexandra Kollontaï*, un nom aujourd’hui un peu oublié. Cette femme politique russe puis soviétique a pourtant beaucoup contribué aux nombreux dé-bats sur le féminisme engagés depuis le début du XXème siècle. Dans les années soixante-dix, au moment où le féminisme en France est au plus fort, ses textes sont publiés en français, presque introuvables à présent. Au hasard d’internet, mais aussi des bouquinistes, il est encore possible d’apprécier les multiples facettes de cette femme au destin exceptionnel. Décriée et adulée en son temps, c’est avant tout l’élégance de sa plume que retrouvera le lecteur.
Elle a participé à la première conférence de l’Internationale socialiste des femmes, le 17 août 1907, à Stuttgart (Allemagne). En 1910, son exil l’amène à accompagner la femme politique allemande Clara Zetkin (qu’elle aide à créer la Journée internationale pour les droits des femmes, le 8 mars) à la deuxième conférence qui se tient à Copenhague et se rend ensuite dans toute l’Europe occidentale, faisant connaissance avec les plus importantes figures du socialisme international, comme Karl Kautsky, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.
Proposer aujourd’hui de redécouvrir une « pionnière » du combat pour l’égalité, c’est se dire que le sens d’un cadeau pour toutes et tous, est de remettre en perspective les nombreuses initiatives organisées à l’occasion du 8 mars comme symboles d’un chemin encore long pour qu’une moitié de l’humanité incarne réellement son avenir.
* La Révolution, le féminisme, l’amour et la liberté d’Alexandra kollontaied. Le Temps des Cerises

La grande illusion de la reconnaissance
Le bilan de la mise en oeuvre de la décision unilatérale d’Orange en 2018, suite à l’absence d’accord salarial, a été fait. Le moins que l’on puisse en dire, c’est que si des cadres pouvaient croire dans la reconnaissance de l’entreprise, c’est la grande désillusion.
En effet 35% des cadres n’ont eu que 325 € d’augmentation individuelle, et 5% rien …
Concernant la reconnaissance, il y a eu 19,4% des cadres qui ont eu une mesure de reconnaissance (MEC, promos, mesures ARCQ), soit le même pourcentage que les années précédentes. Une reconnaissance meilleure avec l’ARCQ ? C’est tout vu !
Et Orange rémunère toujours 25% de ses cadres à moins de 40 k€ annuels bruts, soit environ 2 500 € nets mensuels pour des qualifications toujours plus fortes !
Battle Royale
Le projet de réorganisation des Directions Orange use d’une belle logorrhée visant à cacher l’absence d’arguments et les buts recherchés. « Pas d’impact sur les effectifs ».
Pourtant le rapport Syndex en dit long. On passe de 199 à 139 managers, la Direction en nomme 60 « experts » sans définir le terme, leur accompagne-ment ou ce qu’il adviendra de leurs équipes : 20 à 25 salariés par direction d’état-major devront se « recaser ». Le dossier stipule que la définition des DO et Direction Client « n’est pas définitive et reste à affiner ». Beaucoup d’incertitudes sur l’avenir des cadres concernés. Une seule certitude, ce n’est qu’une première étape !
La Direction cherche par tous les moyens à réduire la masse salariale, créant des situations dont les impacts psychologiques seront lourds de conséquences !

 

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Pour la CGT, il faut revaloriser le rôle des Cadres à Orange

L’Union Fédérale des Cadres CGT dénonce la situation difficile des cadres à Orange, et tout particulièrement des managers de proximité

La négation de notre rôle contributif !
Le rapport des médecins du travail confirme les nombreuses alertes CGT sur le mal-être et la souffrance des salariés. Le forfait jour et le mythe du cadre qui n’aurait pas d’horaire accroît d’autant plus les problèmes de dégradation de nos conditions de travail, de l’intensification de l’activité et de notre charge de travail, le tout menant à une augmentation des situations de surmenage, conséquences directes du plan de maîtrise des dépenses « explore 2020 » et de la gestion de l’emploi qui fait fondre la masse salariale d’Orange d’année en année.

Le burn out, en explosion, est le 1er facteur de l’augmentation des arrêts de travail en 2018.
Alors même que l’enjeu est aujourd’hui de réussir une mobilisation des capacités humaines, par des relations de travail qui donnent du sens et favorisent la coopération, la créativité, l’ouverture, la transparence et le partage des connaissances pour gagner l’engagement, les nouvelles méthodes de travail, mise en place par la Direction sont jugées déshumanisantes et contre- productives par toutes les récentes études. Elles privent les managers d’autonomie, de responsabilités et du sens même de leur travail en leur refusant tout rôle contributif dans la bonne marche de l’entreprise.

Nos perspectives d’avenir passent par le renforcement de notre statut cadre
Pour la CGT, d’autres choix sont possibles. Le statut cadre doit être renforcé afin de permettre aux cadres et aux managers en particulier de prendre toute leur place dans leurs rôles et leurs activités.
Il s’agit de revoir les pratiques managériales imposées par la Direction afin de valoriser le « bien travailler », et concevoir des solutions organisationnelles partagées.
Nous sommes de plus en plus soumis à des décisions politiques de plus en plus autoritaires au service d’objectifs financiers de court terme en contradiction avec les besoins sociaux, environnementaux et économiques.
C’est en nous donnant les moyens et des marges de manœuvres que nous deviendrons les acteurs clés impliqués au cœur des décisions et garants de l’équilibre entre :
● les relations sociales et humaines garantes du bien-être au travail et d’un modèle social de qualité ;
● la performance des salariés (formations, reconnaissance des compétences, autonomie) ;
● la performance économique (objectifs et business).

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Flash Cadres N°796 : Ce n’est qu’un début…

La journée de mobilisation du 5 février, à l’appel de la CGT, Solidaire et FSU s’est traduite par l’organisation de centaines de rassemblements devant les préfectu-res, directions d’entreprises et sièges du Medef.
Ce sont au total, près de 300 000 manifestants dans plus de 200 villes qui ont exprimé leurs revendications communes pour des augmentations générales des salaires et des pensions, plus de justice sociale et fiscale et le développement des services publics.
Cette journée a permis, au moyen d’arrêts de travail, de rassemblements et de manifestations, l’expression de revendications spécifiques comme à Nantes où les Conseillers et cadres du réseau à La Poste étaient massivement en grève sur un préavis dont ils avaient rédigé le contenu dans l’unité. Dans bon nombre de rassemblements, des cadres de nos entreprises étaient visibles au delà des métropoles régionales. D’ores et déjà la question d’une suite se construit aussi dans nos périmètres.
Notons que dans plusieurs départements, la CGT est à l’initiative de réunions intersyndicales afin de prolon-ger la mobilisation. L’exemple de la vacuité des propositions salariales de La Poste pour les cadres, ne peut rester sans réponse. Ainsi, le 8 mars, dont la dimension dépasse la seule égalité salariale, augure d’une mobilisation grandissante en vue d’une journée d’action unitaire, le 19 mars, qui veut donner des perspecti-ves aux attentes sociales. Sur l’ensemble des initiatives qui vont jalonner ces prochaines semaines, L’Union Fédérale des Cadres CGT-Fapt sera présente pour faire grandir l’expression des revendications spécifiques de tous les cadres des entreprises de notre secteur.

Raccrocher les wagons
Orange enchaîne réaménagements, nouveaux si-tes et déplacements de personnel imposant flex-office, plateaux agiles et espaces dynamiques, jus-tifiant d’économies qui se révèlent pourtant bien couteuses, 11 M€ pour le bâtiment « Résonance » à Bagneux, alors que la reconnaissance salariale est en berne.
Ce qui pose question n’est pas la couleur de la moquette mais bien la volonté de mettre en place l’agilité à l’échelle avec ses trains et wagons que la direction place en désordre sans respect des mé-thodologies, multipliant les projets pour accélérer la transformation et le dégraissage de l’entreprise. Cette agilité coordonnée en transverse, interne et externe, avec un fort taux de sous-traitance, ques-tionne la place des managers, des RH, des métiers et des rattachements quand les salariés ont besoin de repères et de stabilité alors que la frontière vie privée et vie professionnelle s’étiole.
GPEC et vieilles dentelles!
Chez Orange, les organisations syndicales, excep-té la CFDT, n’ont pas signé l’accord sur la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC).
A l’heure, où des évolutions majeures, liées au nu-mérique, vont entrainer des disparitions d’activités impactant 20 000 salarié.e.s et où la création de nouvelles activités toucheraient 60 000 salarié.e.s, pour la CGT, il était légitime que les salarié.e.s du groupe puissent se projeter.
La CGT a porté une GPEC qui interroge la stratégie du groupe et la part de la sous traitance, qui répon-de aux gains de productivité liés au numérique, qui renseigne sur les activités qui vont croitre ou dé-croitre par territoire et qui tienne compte de l’organi-sation du travail. La CGT demande la réouverture des négociations.

 

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Défendre le statut cadre et l’améliorer au moyen de 4 leviers :

  • Temps de travail

Non seulement la CGT est mobilisée pour gagner un véritable droit à la déconnexion, mais ses militants cadres estiment que les forfaits jours ont souvent pour  conséquence une augmentation de la charge de travail, ce qui ne permet pas un travail de qualité.

  • Egalité Professionnelle

Elle ne peut se résumer au nombre de femmes au Conseil d’administration. La CGT ne se résigne pas  au plafond de verre qui cantonne les femmes cadres dans les premiers niveaux de classification. Nous proposons d’agir sur  2 volets : Des mesures  de rattrapage salarial, parts variables comprises, et le déroulement de carrière.

  • Management

Pourquoi considérer la méthode agile et le management collaboratif comme les nouveaux « totems » alors que la CGT et son Ugict portent une vision alternative du management ?

  • Reconnaissance des qualifications

Pour la CGT, il s’agit d’un point essentiel qui s’appuie sur des salaires de recrutement qui reconnaissent  les diplômes, ainsi que la valorisation tout au long de la carrière des qualifications acquises notamment grâce à la formation professionnelle.  Le statut cadre est essentiel dans la portabilité des droits acquis tout au long du parcours professionnel. C’est pour ces raisons que la CGT n’a de cesse de défendre, par exemple la garantie, par une retraite complémentaire par répartition et spécifique, de percevoir un revenu de remplacement préservant le pouvoir d’achat des cadres au moment de la retraite.

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