Cadre

Flash Cadres N°790 : Réforme et privatisation cachées

Plus d’économies sur le social
Lors du dernier Comité de Groupe Orange France, au moment du bilan à date « Essentiels 2020 » uniquement marketing/finance, il a fallu l’intervention des élus CGT pour que la direction aborde le social et les plans d’économies : plus de 200 boutiques fermées, des dizaines de milliers d’emplois supprimés, des conditions de travail dégradées… La direction confirme sa volonté de transformer le groupe Orange en une Entreprise de Service Numérique (ESN, nouveau nom des SSII sociétés de services). Dans le futur, elle devra aussi nous expliquer, comment continuer à sacrifier le modèle social, comment faire plus avec moins pendant que certains se verseront des bonus exceptionnels et se voteront des plans d’actions gratuites, tout cela arrosé de dividendes augmentés ?

Emplois nécessaires mais insuffisants !
Lors du dernier RDV au sommet de l’entreprise, la CGT a réaffirmé son exigence d’engagements d’Orange tenus en matière d’emploi. Cela concerne l’accord intergénérationnel de 2015 où l’intervention de la CGT avait permis de gagner 1500 embauches supplémentaires. Or, à 6 mois de l’échéance prévue, il manque au moins 700 emplois pour atteindre les 7500 prévus. Les dernières actions dans les UI démontrent que des besoins complémentaires seront à pouvoir sans oublier que les recrutements atteignent à peine à 30% de taux F/H, bien loin des ambitions de l’accord égalité. Pour la CGT, les perspectives 2018-2020 doivent prévoir à minima le remplacement de tous les départs, la réinternalisation des activités et des emplois sous-traités, l’embauche de tous les alternants qui le souhaitent et un effort particulier sur la féminisation et la formation initiale.

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Flash Cadres N°789 : Rien n’est écrit d’avance !

Les CSRH, c’est essentiel !
Chez Orange, le prélèvement à la source c’est aussi pour janvier 2019. L’inquiétude monte dans nos CSRH, car le personnel est déjà sur-occupé par les différents actes dus aux salariés. A ce jour, les élu.e.s CGT considèrent qu’il manque, à minima, 80 emplois pour répondre qualitativement aux besoins des salariés. Le mot d’ordre de la direction est « priorité au prélèvement à la source » et quid des autres prestations ? Et ce n’est pas la promesse d’un recrutement de quelques CDD qui peut apaiser les craintes. Le personnel des CSRH est attaché à un travail bien fait, c’est pourquoi les élu.e.s CGT ont déjà remonter à la direction une pétition massivement signée. La direction serait bien inspirée d’entendre ces alertes, au risque d’un fort mécontentement de l’ensemble des salariés d’Orange !

Du plus pour tous
A l’initiative des élus CGT et sur l’ordre du jour du mois d’août, une courte majorité des élu.e.s CCUES a finalement voté le reversement de 5 millions € d’excédents budgétaires ASC (Activités Sociales et Culturelles) vers les CE contributeurs. Son principe même en avait été contesté, certains lui préférant une opération électoraliste pour 2019 ! Pour la CGT, ce sont plutôt les ASC mutualisées, par exemple l’aide au transport pour les Vacances Enfants, qui doivent maintenant être revalorisées… Depuis plusieurs élections, certains syndicats font des ASC leur fonds de commerce, quitte à en dévoyer le sens, au détriment des Activités Economiques et Professionnelles, dont les enjeux sont tout autant stratégiques : restructurations, formation, égalité pro…

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Flash Cadres N°788 : Pour une rentrée sociale !

En cette rentrée, nous aimerions nous rappeler nos congés payés, mais rien n’occulte l’accélération de la politique antisociale du gouvernement au service d’un Medef renouvelé. Le baromètre de l’Ugict-CGT, réalisé par Viavoce, révèle que 59 % des cadres considèrent leur rémunération en décalage avec leur temps de travail et 53 % avec leur implication. Sur chacune des questions les femmes cadres affichent une insatisfaction plus importante. Le nombre de cadres payés en dessous du plafond de la Sécurité sociale dépassé les 20 %. La dégradation des salaires s’explique notamment par la non-reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés à l’embauche. Ceci est particulièrement visible dans les entreprises de notre secteur. L’annonce du désengagement de l’Etat dans le capital de La Poste au profit de la Caisse des dépôts qui deviendrait l’actionnaire majoritaire, est bien plus qu’une prise de contrôle de la CNP par La Banque Postale. Sous couvert d’un vocabulaire choisi, c’est un pas de plus vers le démantèlement du service public postal, lequel risque de ne pas peser lourd face à l’exigence de rentabilité d’un tel attelage financier. C’est aussi dans ce contexte que nous ne pouvons pas en rester à l’ajournement par le Medef de la négociation sur l’encadrement. Alors que les dividendes battent des records en France et dans le monde, les attentes sociales des cadres et leurs revendications spécifiques doivent être entendues. Proposer d’en débattre sur le lieu de travail, c’est réaffirmer que l’heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de nouveaux droits. C’est aussi pour cela que les cadres se mobiliseront le 9 octobre prochain !

Salariés oubliés
Onzième séance de négociation GPEC 2019- 2021 et toujours rien pour les salariés d’Orange ! La direction doit changer de stratégie en stoppant les suppressions d’emplois, les filialisations et la sous-traitance des activités. La CGT exige à tous les niveaux de l’entreprise un plan de formation, d’embauche et de réinternalisation des activités à partir des réels besoins dans les services, comme le développement de la FTTH, le déploiement du réseau dans les départements et la recherche. En amont, les Organisations Syndicales, réunies à l’initiative de la CGT, ont exigé que les bassins d’emploi, activités et métiers concernés, les recrutements, les départs en retraite et les mobilités ainsi que les volumes de sous-traitance et de filiales soient, enfin, nettement précisés dans le projet d’accord.

Spirale infernale
La situation du monde des télécoms où règne la finance (100 Md€ pour les marchés) permettrait à Bouygues de s’offrir SFR pour 24 Md€, incluant la dette alors reportée sur les salariés comme les plans de « départs volontaires » subis à SFR. Xavier Niel se dit prêt à vendre Free. Le secteur des télécoms est généreux avec les 1% de la population cumulant les richesses, mais l’est beaucoup moins pour augmenter les salariés qui les produisent. Les télécoms osent même faire appel à l’Etat, ainsi les collectivités, donc les citoyens, financeront 2/3 des 20 Md€ du plan THD pour des services ultra rentables. La CGT milite pour le droit à la communication et revendique l’appropriation publique du secteur pour garantir qualité, proximité́ , égalité́ des territoires et défense des intérêts des salariés et des usagers.

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Flash Cadres N°787 : Après le pavé, la plage !

Alors que sur nos bureaux les post-it évoquent à présent des destinations que nous envisageons ensoleillées, nos entreprises n’ont pas prévu de vacance stratégique. Il serait intéressant d’analyser et de commenter ne seraitce que des bribes d’informations qui s’obstinent à frayer jusqu’aux cadres de nos entreprises. Oui, mais voilà ! Seraient-ce les lois restrictives sur le secret des affaires ? Les difficultés à conduire le débat de manière collective dans un environnement peu coutumier à l’expression d’arguments alternatifs ? Force est de constater que les échanges stratégiques entre les organisations syndicales et les états-majors de nos entreprises dessinent les contours d’un mécano industriel qui fait le pari de digues sociales déjà rompues. Pour la CGT, l’enjeu est clair : réapproprions nous le débat sur le service public dans les entreprises des activités postales et de télécommunications, emparons nous de l’enjeu d’une représentation des salariés au plus prés du lieu de travail, élargissons la reconnaissance du rôle et de la spécificité de l’encadrement dans l’entreprise. Cette dernière question n’est pas neutre, puisqu’elle va au-delà de la reconnaissance des qualifications, qui reste à gagner, mais elle concerne aussi et surtout la liberté d’expression des cadres sur la stratégie et l’organisation du travail. L’Union Fédérale des Cadres vous souhaite de bons congés payés qui ne s’apparentent pas à un télétravail sauvage, mais qui commencent pour nous tou-te-s par un droit à la déconnexion effectif !

À qui profite Orange ?
Rapport 2017 de l’observatoire des multinationales : alors que seuls 40 % de l’effectif d’Orange est en France, c’est là qu’il baisse le plus (-41, 6% entre 2010 et 2017, pour -10, 2% dans le reste du monde). Parmi les firmes qui déclarent la part de leurs bénéfices en France, c’est la seule où celle-ci (69%) est supérieure à la fois à la part de la France dans le chiffre d’affaires (43,9%) et dans l’effectif. Avec l’État parmi ses actionnaires principaux, elle s’adonne à des pratiques qui le privent de rentrées fiscales (comme le système belge des « intérêts notionnels »)… Bénéfices et chiffre d’affaires records en 2017 (+5%), investissements (-15%) et augmentations salariales à la baisse : exigeons embauches immédiates, reconnaissance des qualifications, augmentation des salaires, 13è mois et l’investissement pour l’aménagement du territoire.

Reconnaissance à 0 € !
L’objectif gouvernemental sur la phase 2 de la PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), retardée d’un an, est de mieux reconnaitre l’engagement des fonctionnaires. À Orange, cette reconnaissance se fera à budget constant et sera ciblée sur les derniers indices des grades. Même si une harmonisation des grilles avec celles de la Fonction Publique est prévue, il y a un os de taille : celle-ci ne se fait pas sur des grades de même équivalence. En effet, Orange souhaite rapprocher les grilles des cadres supérieurs avec celles des attachés d’administration plutôt que celles des professeurs agrégés. De plus ce sera, sans doute, par un transfert du Complément Orange vers le traitement indiciaire que seront obtenus les points d’indices supplémentaires.

 

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Flash Cadres 786 : S'écouter pour agir

La communication interne à nos entreprises nous invite déjà à « enjamber » l’été, considérant comme acquises les réponses aux questions posées tout au long du printemps : la reconnaissance par le salaire, nos missions de service public, les moyens de les financer mais aussi le rôle et la place des cadres dans un moment où les attentes sociales s’expriment de manière très ancrée dans nos activités et bien au-delà. Il ne s’agit pas de disserter sur un problème de positionnement du gouvernement qui a fait le choix du déni et du dogme dans sa stratégie économique et sociale, mais au contraire de son décrochage, très net, avec l’opinion et le monde du travail.

La place des cadres dans l’organisation du travail et celle de la finalité des services publics dans la société sont 2 sujets emblématiques de la ligne de fracture. Situer la spécificité des salariés en responsabilités et/ou les plus qualifiés dans une approche restrictive est un vieux rêve du patronat, de la même manière que l’approche minimaliste d’un service universel sans cesse rogné est l’aboutissement des politiques publiques menées dans le pays depuis plusieurs années.

La CGT et son Ugict proposent que, sans attendre et de manière la plus large, le débat ait lieu sur ce que pourraient être les services publics de demain, la place des salariés chargés de les rendre et un statut cadre qui reconnaisse les responsabilités spécifiques à partir de droits individuels garantis collectivement. C’est aussi le sens que nous voulons donner aux initiatives unitaires qui se construisent à l’occasion de la journée nationale d’action du 28 juin prochain.

Le Président et la négociation
Suite aux négociations annuelles obligatoires chez Orange (NAO), le Président d’Orange répond aux organisations syndicales CGT, CFE-CGC, CFDT, FO et SUD qui n’ont pas signé l’accord et lui demandent la réouverture des discussions.
Dans ce courrier, il maintient sa position de n’accorder que +2,5 %, afin de préserver la capacité d’investissement et d’assurer l’avenir.
Au-delà du fait qu’il ne dit mot de la hausse des dividendes versés aux actionnaires (0,65 € par action au titre de 2017 versé en 2018 et annonce de 0,70 € par action au titre de l’exercice 2018, dont 0,30 € euro versé début décembre 2018), Stéphane Richard affiche ainsi une drôle de conception de la négociation qui semble devoir systématiquement aboutir à une acceptation des propositions de la direction.

Bis repetita placement
Orange vient de racheter 70 M€ d’actions pour provisionner son plan d’Attribution Gratuite d’Actions (AGA).
Lors des deux derniers plans, plus de 100 M€ ont disparu suite à la baisse du cours, augmentant inutilement la dette.
Le dernier s’est même transformé en reventes d’actions au personnel.
Ce plan, exonéré de cotisations sociales, immédiatement traduit par une baisse du budget des augmentations salariales dès 2018, est sujet à des critères qui ne dépendent pas du travail des salariés, mais d’une bonne ou mauvaise anticipation du cash-flow de la part des dirigeants.
Si 50% de l’AGA reste garantie, c’est seulement 36 actions pour les salariés, quels que soient leurs efforts, mais tout de même 1000 actions pour nos dirigeants, quelle que soit leur anticipation !

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Défendre le statut cadre et l’améliorer au moyen de 4 leviers :

  • Temps de travail

Non seulement la CGT est mobilisée pour gagner un véritable droit à la déconnexion, mais ses militants cadres estiment que les forfaits jours ont souvent pour  conséquence une augmentation de la charge de travail, ce qui ne permet pas un travail de qualité.

  • Egalité Professionnelle

Elle ne peut se résumer au nombre de femmes au Conseil d’administration. La CGT ne se résigne pas  au plafond de verre qui cantonne les femmes cadres dans les premiers niveaux de classification. Nous proposons d’agir sur  2 volets : Des mesures  de rattrapage salarial, parts variables comprises, et le déroulement de carrière.

  • Management

Pourquoi considérer la méthode agile et le management collaboratif comme les nouveaux « totems » alors que la CGT et son Ugict portent une vision alternative du management ?

  • Reconnaissance des qualifications

Pour la CGT, il s’agit d’un point essentiel qui s’appuie sur des salaires de recrutement qui reconnaissent  les diplômes, ainsi que la valorisation tout au long de la carrière des qualifications acquises notamment grâce à la formation professionnelle.  Le statut cadre est essentiel dans la portabilité des droits acquis tout au long du parcours professionnel. C’est pour ces raisons que la CGT n’a de cesse de défendre, par exemple la garantie, par une retraite complémentaire par répartition et spécifique, de percevoir un revenu de remplacement préservant le pouvoir d’achat des cadres au moment de la retraite.

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