Vie au travail

Numérique à Orange : les gains de productivité, doivent être récupérés par les salariés !

En juillet 2016, la CGT signait l’accord sur l’accompagnement de la transformation numérique. Cet accord est un premier du genre dans une entreprise de notre taille. Il apporte aux salariés des droits nouveaux (comme le droit à la déconnexion) qui répondent aux nouvelles contraintes générées par le digital.
Dans un premier temps, la CGT avait dénoncé la signature de cet accord. La direction refusait d’aborder la question de fond posée par cette transformation, celle des gains de productivité.
Suite à cette dénonciation, un nouvel accord a été négocié et signé par la CGT.
Nous avons aussi obtenu une expertise qui permet d’établir la nature réelle des gains produits par le digital et des gains potentiels à venir.

Orange au cœur de la transformation numérique

Beaucoup de rapports existent sur le sujet ; certains prédisent que la moitié des métiers vont disparaître, d’autres parlent d’à peine 10% (OCDE). En réalité, tout comme ce fût le cas pour l’informatique, une part de fantasme naît avec l’arrivée de nouvelles technologies. La nature des chocs provoqués est très variable selon le type d’activité concerné…
À Orange, l’impact risque donc d’être élevé. Les salariés vivent déjà une transformation au quotidien avec l’arrivée de nouvelles formes d’organisation du travail, de nouveaux outils, le télétravail, l’automatisation grandissante.

L’expertise se met en place

La dématérialisation dans le domaine client, la virtualisation des réseaux, l’organisation du travail en mode AGILE, le digital labor (tâche réalisée par le client lui-même) sont autant de conséquences très diverses du digital et dont les gains de productivité ne peuvent pas se mesurer avec un modèle pré établi.
L’expertise définie par l’accord, a débuté le 9 octobre 2017. C’est le cabinet SOFRECOM qui réalise ces travaux.
Comme la CGT le demandait, cette expertise permettra une analyse activité par activité, au plus près du terrain, pour déterminer avec précision les gains réalisés par type d’activité. C’est probablement dans la relation client, là où il semble que les gains soient le plus faciles à quantifier et là où les salariés sont les plus nombreux, que les travaux commenceront.

Gains de productivité pour qui et pour quoi ?

Évidemment cette question des gains générés par le numérique est très politique, car elle entraine inévitablement une interrogation sur sa répartition. Vont-ils améliorer l’EBITDA (marge du Groupe)? Servent-ils à l’investissement ? Comment sont-ils redistribués vers le personnel et à quelle hauteur ?
La CGT milite pour que l’homme ne devienne pas esclave de la machine et qu’au contraire les outils numériques améliorent les conditions de travail. Nous estimons qu’il faut garder une place pour la relation humaine, que ce soit à l’intérieur de l’entreprise mais aussi vis-à-vis de nos clients. Si le numérique réorganise le travail et l’activité, soit en la réduisant, soit en en créant de nouvelles, il est surtout l’occasion d’envisager de nouvelles réduction du temps de travail permettant ainsi de travailler tous et dans de meilleurs conditions.
Depuis la 1ere révolution industrielle, les progrès techniques se sont toujours accompagnés de progrès sociaux, avec notamment avec la baisse de la durée légale du temps de travail.
Les gains du numérique doivent aussi permettre d’obtenirplus de temps de formation, indispensable pour appréhender ces évolutions. Une politique ambitieuse en matière de promotion et de reconnaissance des qualifications doit également être mise en œuvre.

Ensemble décidons le progrès social

La CGT a permis que cette expertise existe. C’est la 1ere fois qu’une entreprise de la taille d’Orange accepte une étude sur ce sujet. Dans cet accord nous n’avons gagné que la possibilité de réaliser un diagnostic.
Les résultats de cette étude devront faire l’objet d’un débat au sein de notre entreprise sur la répartition de ces gains. L’investissement de tout un chacun dans ce débat pour peser sur les décisions de l’entreprise, permettra que le progrès scientifique puisse être synonyme de progrès social.
Les enjeux économiques et sociaux du numérique sont liés. Plus ces gains seront distribués, en faveur des salariés, meilleurs seront les salaires avec l’attribution, en autre du 13e MOIS. Ces gains doivent permettre notamment le passage aux 32h, l’amélioration des conditions de travail et des politiques de l’emploi. C’est de manière constructive et efficace que la CGT a permis d’aborder la question des gains de productivité à Orange ; c’est le sens de notre démarche.

 

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Alerte Conditions de travail des managers !

Suite aux différents rapports qui confirment à tous les niveaux d’Orange le mal-être des managers, la CGT alerte à nouveau la direction.

La direction dans le déni :

Malgré une situation avérée de mal-être des managers, la
direction cantonne ses actions aux bilans sur le SI, à l’amélioration de la coopération entre les services, à la mise en place de systèmes de veille et d’alerte. Ces actions mises en œuvre ont démontré toutes leurs limites. En effet, elles ne répondent pas aux véritables besoins exprimés par les managers
La CGT a fait les propositions suivantes  :
● arrêter de transférer les taches des fonctions support aux managers
● créer les emplois nécessaires pour leur permettre d’avoir les équipes adéquates et accomplir leurs missions.
● réduire le temps de travail car les gains de productivité générés par le développement du numérique peuvent le permettre. C’est pourquoi la CGT a signé l’accord sur le numérique.

Professionnellement engagés et socialement responsables :

Les managers ne doivent pas être utilisés par la direction comme relais de sa seule stratégie financière et de sa politique de réduction des coûts, en particulier sur l’emploi.
La CGT est disponible partout pour agir avec les cadres sur leurs revendications. Il y a l’opportunité de les faire entendre tous ensemble le 12 septembre .
A l’heure ou la loi travail risque de produire ses effets néfastes, avoir une CGT forte dans l’entreprise est incontournable pour des garanties collectives et individuelles élevées.

La direction vous encourage à être candidate et candidat aux prochaines élections, la CGT dit Banco !

N’hésitez pas rejoignez-nous!

@illlusration fotomélia

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Compliance : services en souffrance !

La loi du marché contre les salariés et les clients

Le secteur des télécommunications est règlementé par l’ARCEP, autorité gouvernée par des personnes nominées par les élus politiques. Depuis 20 ans déjà, le rôle de l’ARCEP est de favoriser la montée en puissance de la concurrence dans notre secteur. Le constat s’impose : le régulateur a favorisé l’enrichissement de certains magnats de la finance et de l’industrie tels Mr Drahi, Mr Bouygues ou Mr Niel, en amenant une perte importante d’emplois dans le secteur et un morcellement programmé de l’opérateur historique. Oui le gâteau est alléchant et force est de constater que le régulateur se soucie peu des salariés du secteur et des clients, mais se soucie plus d’accompagner quelques « copains » à l’appétit sans fin.
Dans ce contexte, les attaques contre l’opérateur historique sont incessantes, avec par exemple une condamnation en 2015 à 350 millions d’euros contre Orange pour position dominante. Suite à cela, Orange a tout mis en oeuvre pour répondre aux obligations qui lui ont été imposées ! Mais obligations au bénéfice de qui ? Non ce ne sont pas nos clients qui vont bénéficier d’une meilleure qualité de service, bien au contraire et les salariés du groupe vont encore payer le lourd tribut de décisions qui sont toujours en la seule faveur du capital.

@ illustration fotomelia

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PME : l’action se poursuit le 4 Juillet

La direction d’Orange responsable de la situation.

Depuis plusieurs mois les organisations syndicales alertent la direction sur la dégradation des conditions de travail avec la mise en œuvre de l’application COME. Pour autant la direction continue son programme sans tenir compte de la réalité. Elle est dans le déni. Les salariés n’ont pas eu d’autres choix que l’action pour se faire entendre. Ils ont agi unitairement et massivement le 23 mai dernier et encore le 14 juin (Poncelet et Montpellier) jour de la rencontre avec la direction pour leurs revendications.

La direction joue encore la montre :

Cette dernière annonce quelques points d’amélioration, surtout pour le mois de septembre. Elle escompte ainsi renvoyer à plus tard le règlement des problèmes et jouer sur l’effet « attendons pour voir » ce que certains affirment déjà. La direction joue ainsi la division du mouvement ! Ses réponses sur COME, RCE, CNPS, EMPLOIS, PVC, salaires dénotent d’un certain mépris pour les salariés.

COME :

Pour la direction pas question de le stopper.
70 correctifs sont prévus, mais ce n’est qu’en septembre que l’amélioration sera visible. Or les salariés sont en difficulté aujourd’hui. La direction doit prendre des mesures d’urgence !
A noter aussi que :
– la direction n’a pas été en mesure de nous donner les chiffres des dossiers traités actuellement par la TASK FORCE mise en place pour traiter les dossiers en vrille.
– le besoin constant d’avoir les soutiens sur les plateaux pose la question de la formation.
La réponse de la direction n’est pas recevable.

Emploi :

3901 : aujourd’hui 30% des flux sont sous-traités. La direction annonce un objectif de 20%. Cela est impossible car à chaque difficulté (come, RCE…) elle fait appel encore une fois à la sous-traitance.
Il y aura plus de pro-actif donc plus de sédentaires mais il y a des difficultés à recruter car le métier est difficile. La direction ne se donne pas les moyens de recruter, et ne reconnaît pas cette difficulté par des promotions en grade DBIS.
ASCOM : pas de recrutement car conforme à la GPEC alors que le besoin d’ASCOM n’est plus à prouver dans les services.

CNPS :

La direction souhaite encore le conserver mais s’oriente vers un TEP (taux d’expérience positive) qui est en « test » sur GE et SOM. Si on peut comprendre qu’une entreprise souhaite mesurer la satisfaction de ses clients, l’indicateur choisi ne doit pas peser sur la rémunération des salariés alors qu’il est prouvé que les questions posées au sondage n’incitent pas à se prononcer uniquement sur l’entretien du vendeur, d’autant s’il a été mal servi précédemment.
La CGT a dénoncé encore cette méthode de « test » et a rappelé l’échec de Délivery et de COME qui ont été développés sans avoir recours à l’accord sur les expérimentations.

PVC :

La nouvelle PVC est un succès pour la direction, elle affirme que l’enveloppe a été dépassée de 17%. C’est pourquoi elle s’octroie la possibilité d’effectuer des modifications de valorisation des produits, mais attention seulement tous les trimestres. Soyons vigilants pour que des modifications de valorisations n’interviennent pas en cours de trimestre!
La CGT rappelle que les salariés n’ont pas volé cette rémunération variable et que l’entreprise a gagné elle aussi !
Seul ombre au tableau de la PVC : les Flux Porteurs qui voient leur part variable baisser en moyenne de 700 à 300€.
La PVC n’est donc pas bonne pour tous !
Sur les items de la PVC, la CGT rappelle qu’il ne faut pas mélanger pression et motivation : si la direction dit qu’il n’y a pas d’Item temps de présence, la hiérarchie met la pression sur le nombre d’appels/jour !

RCE :

Aujourd’hui 20000 fiches ne remontent pas. Les clients appellent et sont routés chez ARVATO depuis lundi 12/06. La direction considère que la situation s’améliore, or d’autres difficultés d’identification et de traçage remontent avec RCE.
Comme pour COME elle se tourne encore vers ARVATO (sous-traitance), ce qui a amené la CGT à demander les effectifs d’ARVATO travaillant pour l’agence PME. Pas de réponse, mais les salariés ont raison de réclamer les emplois pour bien faire leur travail.

Salaire et reconnaissance :

La direction refuse la transparence et ne donne aucun chiffre sur les AI et les MEC ; les inégalités peuvent perdurer ! Les salariés attendent un geste fort de la direction. Cette dernière renvoie aux accords et donc aux signataires de ces accords. Comme pour le 23 mai, seule la mobilisation du personnel a obligé l’ensemble des organisations syndicales à se positionner sur les augmentations demandées.

 

Pour la CGT l’heure est à l’élargissement du mouvement. Que ce soit à PME, dans les AE les conditions de travail se sont rapidement détériorées suite à DELIVERY et COME. La direction entreprise France (DEF) ne peut faire comme si cela n’existait pas.

La CGT propose à tous les salariés de débattre des actions à mener afin d’obtenir de véritables négociations. Aucune organisation syndicale ne peut prendre la responsabilité de renvoyer à plus tard cette question. La direction ne peut pas rester sourde aux revendications et traiter les personnels par le mépris.

La CGT met en débat une journée d’action unitaire. Pourquoi pas le 4 juillet ? Décidons-le dans chaque service.

 

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BOITIERS DE GEOLOCALISATION SUR LES VEHICULES ORANGE

NOUS VOULONS LE RETRAIT!

Suite au courrier de notre avocat sur les boîtiers de géolocalisation, la direction nous à répondu :

« Concernant le dispositif des boîtiers électronique « Fleet Performance », nous n’entendons pas donner satisfaction à la sommation de faire à laquelle vous faites référence.

Une réponse positive à cette sommation est d’autant moins envisageable qu’ORANGE et la Fédération SUD PTT se sont entendues sur les modalités d’exécution de l’arrêt du 29 septembre 2016 et en particulier sur le maintien des boîtiers électroniques « Fleet Performance ». »

L’accord avec SUD n’a aucune valeur juridique !
ORANGE ne respecte pas l’application de l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 29 septembre 2016 qui pourtant exige sous astreinte la dépose des boîtiers de géolocalisation.

La CGT va attaquer ORANGE au tribunal Administratif.
Les boîtiers doivent être retirés des véhicules ORANGE !
Y’a pas d’arrangement !

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

La CGT se bat pour une vie au travail qui permette à chaque salarié d’Orange de vivre dignement avec la reconnaissance, le bien-être comme éléments essentiels qui doivent être pris en compte par la direction.

À partir des besoins exprimés par les salariés, la CGT FAPT utilise toutes ces instances pour une véritable prise en compte par la direction pour répondre aux besoins exprimés :

Pour cela, la CGT FAPT propose :

  • L’arrêt des restructurations/fermetures de site,
  • La diminution de la charge de travail par l’embauche de personnels,
  • La reconnaissance des qualifications,
  • La prise en compte de l’évolution des métiers dans les qualifications
  • Des mesures corrigeant véritablement les inégalités salariales entre les femmes et les hommes,
  • Les 32h avec le maintien de salaire, grâce aux gains de productivité créés par la digitalisation afin améliorer les conditions de travail,
  • La ré-internalisation des activités sous-traitées et les emplois qui y sont liés,
  • La dépose des boitiers de géolocalisation des voitures Orange,
  • Le droit à la déconnexion,
  • Reconnaissance, prévention et réparation de la pénibilité pour l’ensemble des métiers,
  • Une formation de qualité pour tous,
  • Fixation du contingent d’heures supplémentaires et de leur niveau de rémunération sans dérogation défavorable par accord collectif,
  • Le respect de l’équilibre vie privée / vie professionnelle,
  • Le respect des données et de la vie privée des salariés,
  • L’ouverture de véritables négociations sur l’organisation du travail.

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