Cadre

Flash Cadres N°792: Ecoutez nous !

La colère sociale et l’exaspération des salariés est un fait qui s’impose au coeur de cet Automne. Que ce soit dans les entreprises par la grève ou sous d’autres formes de mobilisation, dans la rue ou les manifes-tants ont à plusieurs reprises exprimé leurs attentes d’augmentation des salaires, des pensions, de reconquête de la protection sociale et du service public. Les revendications sont nombreuses jusque dans les métiers de nos entreprises. De par leur position dans les services, nombreux sont les cadres qui peuvent attester de l’étendue d’un malaise social dans le quotidien de leurs activités.
Cette dégradation du climat social ne peut rester sans perspective, ni chloroformée par les annonces présidentielles tellement décalées par l’ampleur d’une crise qui ne peut en rester là.
La CGT propose de faire de ce samedi 1er décembre une journée d’expression des revendications salariales et d’emplois pérennes dans toutes les villes et régions. Localement, des appels unitaires se multiplient déjà pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat.
La CGT n’oppose pas les colères et attentes sociales qui s’expriment, tant qu’elles visent à dénoncer et combattre les politiques menées par le gouvernement et le patronat dans les entreprises, qui creusent les inégalités sociales.
C’est bien dans l’unité que nous pourrons éviter l’ornière des replis populistes ou nationalistes, pour enfin obtenir une autre politique sociale et gagner sur nos revendications.

Une CGT Incontournable !
A l’issu du scrutin, du 16 novembre dernier, 2 syndicats sont représentatifs à Eutelsat, La CGT et l’UNSA. Ces élections était marquées de plusieurs facteurs, une institution qui regroupe, à la fois, DP, CHSCT et CE en une seule représentation : le CSE, une présence de FO aux négociations du protocole d’accord qui, in fine, n’a pas monté de liste, une participation en chute de 5,40% (2014), un effacement total de la CFE/CGC au profit de l’UNSA (même personnes mais autre affichage syndical).
C’est dans ce contexte de brouillage des repères et sous couvert de « renouveau » que les salariés d’Eutelsat ont du s’exprimer. La CGT a des valeurs, elle ne change pas d’appellation d’un scrutin à l’autre, c’est d’ailleurs ce qui anime ses syndiqué(es). A l’issu du scrutin la CGT a 5 élues, 3 dans le collège cadre et 2 dans le collège non cadre. La CGT remercie les salariés qui ont voté pour elle et les assure de porter, avec force, leurs revendications.
Et l’emploi ?
Dans un contexte, où la direction d’Orange annone que chaque salarié est acteur, comment interpréter l’absence de chiffres de recrutements pour l’année 2021, tant dans le projet d’accord GPEC que dans celui de l’intergénérationnel ? Comment les personnels pourront-ils se projeter ?
C’est dans cet esprit, que la CGT a interpellé S. Richard, dans une lettre commune des organisations syndicales (excepté FO) le 21 novembre dernier. La réponse est venue de la Directrice des ressources humaines Groupe: « nous finirons l’année 2018 au-delà des 7500 recrutements prévus entre 2016 et 2018, ces éléments permettent un prévisionnel des années 2019 et 2020 à 60% de l’objectif fixé sur le triennal 2018-2020. Pour ce qui concerne 2021 une réunion est prévue à la lumière de la nouvelle période de programme stratégique ». Une réponse peu rassurante !

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Flash Cadres N°791 : Ruissellement, mon oeil !

Ce ne sont plus seulement des enquêtes d’opinion, mais la réalité des chiffres économiques qui démontre la dégradation vécue par le plus grand nombre au moment où les grandes fortunes du pays n’ont jamais été autant choyées. Pouvoir d’achat et croissance en berne, baisse des créations d’emplois… La précarité des contrats de travail s’impose à un tel niveau que les indicateurs ne sont toujours pas passés au vert en dépit de la « sécurisation des licenciements », et surtout de la cure d’amaigrissement des droits du travail. Lorsque le sommet de l’Etat se contente d’ânonner que l’écoute des français est toujours au programme cela finit par ressembler aux remerciements d’Arsène Lupin après un fric-frac. Alors que les indices d’une sourde colère sont visibles sur les lieux de travail, dans la rue et sur les réseaux sociaux, aucun signe d’inflexion de la politique économique et sociale du gouvernement. Pour autant, comment se résoudre à un scénario qui pourrait être l’éclatement de nouvelles bulles financières, avec un niveau de crise sociale aggravé par le « détricotage » des filets de sécurité ?
L’urgence d’une autre répartition des richesses crées par le travail sonne comme une évidence au moment où les profits réalisés explosent. Et de manière générale, la nécessaire écoute des attentes qui s’expriment en termes de pouvoir d’achat, d’emploi, de services publics et de protection sociale ne saurait se résumer à la baisse de la taxation du carburant. Le ruissellement des colères interroge l’ensemble des sujets et encourage à la construction des revendications pour se saisir partout de la démocratie sociale comme caisse de résonnance.

TPS et recrutements
Après 6 séances de négociation, la direction reste toujours inflexible sur le renouvellement des TPS 4 et 5. Néanmoins, la CGT a gagné que l’accord ne se résume pas au départ en TPS mais ait une dimension intergénérationnelle avec le recrutement des jeunes. Sur le volet TPS, la reconduction du TPA est acquise ainsi que celle du TPS 3 payé à 65 % ou 75 %, tout comme le TPS mécénat à 80 %. La CGT revendique une prime, à l’entrée du TPS 3 65 %, de 4 mois de SGB, un relèvement des minima salariaux pour les cadres et les employés, l’attribution d’un minima de 6 mois de SGB dans la DG51 et le relèvement des primes de tutorat et son attribution aux cadres. La bataille des chiffres de recrutement est aussi à l’ordre du jour des prochaines séances de négociation. La CGT s’inscrit dans cette négociation en étant force de propositions pour les droits des salarié es.
Casse du réseau distribution !
Chez Orange, la CGT dénonce la casse programmée du réseau de distribution qui engendre une situation de crise dans les AD.
Le rapport des médecins du travail confirme les nombreuses alertes CGT sur le mal-être des cadres [sous-effectif, dégradation des conditions de travail, RPS, intensification de l’activité,..) qui sont les conséquences du plan d’économie explorer 2020. Jugées deshumanisantes, les nouvelles organisations de travail tel le flex-office (bureau partagé), au prétexte d’un travail en mode projet et collaboratif, privent les managers d’autonomie, de responsabilités et remet en cause le sens même de leur travail. Pour la CGT, il est urgent qu’Orange change de stratégie et donne aux cadres les moyens et l’autonomie nécessaires pour qu’ils puissent être garants des équilibres économiques tout en assurant des relations humaines de qualité.

 

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Flash Cadres N°790 : Réforme et privatisation cachées

Plus d’économies sur le social
Lors du dernier Comité de Groupe Orange France, au moment du bilan à date « Essentiels 2020 » uniquement marketing/finance, il a fallu l’intervention des élus CGT pour que la direction aborde le social et les plans d’économies : plus de 200 boutiques fermées, des dizaines de milliers d’emplois supprimés, des conditions de travail dégradées… La direction confirme sa volonté de transformer le groupe Orange en une Entreprise de Service Numérique (ESN, nouveau nom des SSII sociétés de services). Dans le futur, elle devra aussi nous expliquer, comment continuer à sacrifier le modèle social, comment faire plus avec moins pendant que certains se verseront des bonus exceptionnels et se voteront des plans d’actions gratuites, tout cela arrosé de dividendes augmentés ?

Emplois nécessaires mais insuffisants !
Lors du dernier RDV au sommet de l’entreprise, la CGT a réaffirmé son exigence d’engagements d’Orange tenus en matière d’emploi. Cela concerne l’accord intergénérationnel de 2015 où l’intervention de la CGT avait permis de gagner 1500 embauches supplémentaires. Or, à 6 mois de l’échéance prévue, il manque au moins 700 emplois pour atteindre les 7500 prévus. Les dernières actions dans les UI démontrent que des besoins complémentaires seront à pouvoir sans oublier que les recrutements atteignent à peine à 30% de taux F/H, bien loin des ambitions de l’accord égalité. Pour la CGT, les perspectives 2018-2020 doivent prévoir à minima le remplacement de tous les départs, la réinternalisation des activités et des emplois sous-traités, l’embauche de tous les alternants qui le souhaitent et un effort particulier sur la féminisation et la formation initiale.

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Flash Cadres N°789 : Rien n’est écrit d’avance !

Les CSRH, c’est essentiel !
Chez Orange, le prélèvement à la source c’est aussi pour janvier 2019. L’inquiétude monte dans nos CSRH, car le personnel est déjà sur-occupé par les différents actes dus aux salariés. A ce jour, les élu.e.s CGT considèrent qu’il manque, à minima, 80 emplois pour répondre qualitativement aux besoins des salariés. Le mot d’ordre de la direction est « priorité au prélèvement à la source » et quid des autres prestations ? Et ce n’est pas la promesse d’un recrutement de quelques CDD qui peut apaiser les craintes. Le personnel des CSRH est attaché à un travail bien fait, c’est pourquoi les élu.e.s CGT ont déjà remonter à la direction une pétition massivement signée. La direction serait bien inspirée d’entendre ces alertes, au risque d’un fort mécontentement de l’ensemble des salariés d’Orange !

Du plus pour tous
A l’initiative des élus CGT et sur l’ordre du jour du mois d’août, une courte majorité des élu.e.s CCUES a finalement voté le reversement de 5 millions € d’excédents budgétaires ASC (Activités Sociales et Culturelles) vers les CE contributeurs. Son principe même en avait été contesté, certains lui préférant une opération électoraliste pour 2019 ! Pour la CGT, ce sont plutôt les ASC mutualisées, par exemple l’aide au transport pour les Vacances Enfants, qui doivent maintenant être revalorisées… Depuis plusieurs élections, certains syndicats font des ASC leur fonds de commerce, quitte à en dévoyer le sens, au détriment des Activités Economiques et Professionnelles, dont les enjeux sont tout autant stratégiques : restructurations, formation, égalité pro…

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Flash Cadres N°788 : Pour une rentrée sociale !

En cette rentrée, nous aimerions nous rappeler nos congés payés, mais rien n’occulte l’accélération de la politique antisociale du gouvernement au service d’un Medef renouvelé. Le baromètre de l’Ugict-CGT, réalisé par Viavoce, révèle que 59 % des cadres considèrent leur rémunération en décalage avec leur temps de travail et 53 % avec leur implication. Sur chacune des questions les femmes cadres affichent une insatisfaction plus importante. Le nombre de cadres payés en dessous du plafond de la Sécurité sociale dépassé les 20 %. La dégradation des salaires s’explique notamment par la non-reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés à l’embauche. Ceci est particulièrement visible dans les entreprises de notre secteur. L’annonce du désengagement de l’Etat dans le capital de La Poste au profit de la Caisse des dépôts qui deviendrait l’actionnaire majoritaire, est bien plus qu’une prise de contrôle de la CNP par La Banque Postale. Sous couvert d’un vocabulaire choisi, c’est un pas de plus vers le démantèlement du service public postal, lequel risque de ne pas peser lourd face à l’exigence de rentabilité d’un tel attelage financier. C’est aussi dans ce contexte que nous ne pouvons pas en rester à l’ajournement par le Medef de la négociation sur l’encadrement. Alors que les dividendes battent des records en France et dans le monde, les attentes sociales des cadres et leurs revendications spécifiques doivent être entendues. Proposer d’en débattre sur le lieu de travail, c’est réaffirmer que l’heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de nouveaux droits. C’est aussi pour cela que les cadres se mobiliseront le 9 octobre prochain !

Salariés oubliés
Onzième séance de négociation GPEC 2019- 2021 et toujours rien pour les salariés d’Orange ! La direction doit changer de stratégie en stoppant les suppressions d’emplois, les filialisations et la sous-traitance des activités. La CGT exige à tous les niveaux de l’entreprise un plan de formation, d’embauche et de réinternalisation des activités à partir des réels besoins dans les services, comme le développement de la FTTH, le déploiement du réseau dans les départements et la recherche. En amont, les Organisations Syndicales, réunies à l’initiative de la CGT, ont exigé que les bassins d’emploi, activités et métiers concernés, les recrutements, les départs en retraite et les mobilités ainsi que les volumes de sous-traitance et de filiales soient, enfin, nettement précisés dans le projet d’accord.

Spirale infernale
La situation du monde des télécoms où règne la finance (100 Md€ pour les marchés) permettrait à Bouygues de s’offrir SFR pour 24 Md€, incluant la dette alors reportée sur les salariés comme les plans de « départs volontaires » subis à SFR. Xavier Niel se dit prêt à vendre Free. Le secteur des télécoms est généreux avec les 1% de la population cumulant les richesses, mais l’est beaucoup moins pour augmenter les salariés qui les produisent. Les télécoms osent même faire appel à l’Etat, ainsi les collectivités, donc les citoyens, financeront 2/3 des 20 Md€ du plan THD pour des services ultra rentables. La CGT milite pour le droit à la communication et revendique l’appropriation publique du secteur pour garantir qualité, proximité́ , égalité́ des territoires et défense des intérêts des salariés et des usagers.

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Défendre le statut cadre et l’améliorer au moyen de 4 leviers :

  • Temps de travail

Non seulement la CGT est mobilisée pour gagner un véritable droit à la déconnexion, mais ses militants cadres estiment que les forfaits jours ont souvent pour  conséquence une augmentation de la charge de travail, ce qui ne permet pas un travail de qualité.

  • Egalité Professionnelle

Elle ne peut se résumer au nombre de femmes au Conseil d’administration. La CGT ne se résigne pas  au plafond de verre qui cantonne les femmes cadres dans les premiers niveaux de classification. Nous proposons d’agir sur  2 volets : Des mesures  de rattrapage salarial, parts variables comprises, et le déroulement de carrière.

  • Management

Pourquoi considérer la méthode agile et le management collaboratif comme les nouveaux « totems » alors que la CGT et son Ugict portent une vision alternative du management ?

  • Reconnaissance des qualifications

Pour la CGT, il s’agit d’un point essentiel qui s’appuie sur des salaires de recrutement qui reconnaissent  les diplômes, ainsi que la valorisation tout au long de la carrière des qualifications acquises notamment grâce à la formation professionnelle.  Le statut cadre est essentiel dans la portabilité des droits acquis tout au long du parcours professionnel. C’est pour ces raisons que la CGT n’a de cesse de défendre, par exemple la garantie, par une retraite complémentaire par répartition et spécifique, de percevoir un revenu de remplacement préservant le pouvoir d’achat des cadres au moment de la retraite.

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