Cadre

Cadres à Orange : Pour que mes idées comptent

Cadres, réagissons !

Être cadre à Orange consiste, de plus en plus, à être le porteur et le garant de l’idéologie de la direction, à nous sentir responsable sans condition de la mise en oeuvre d’une stratégie à laquelle nous n’avons pas été associés et qui entre en conflit avec nos valeurs et notre éthique. Parallèlement, nos qualifications sont de moins en moins reconnues. Notre surimplication est jugée « naturelle », laissant peu de place à l’équilibre vie privée – vie professionnelle.

L’exigence d’adhésion à la politique de l’entreprise est de plus en plus forte et Orange a besoin de salariés de plus en plus qualifiés. Elle tend à transformer les cadres en exécutants, notamment à travers la disparition des qualifications au profit du marchandage des compétences (ARCQ) ainsi que la mise en place des nouvelles méthodes de travail (Agilité) et d’aménagement (Flex-Office).

La pression générée par les rythmes, les objectifs à tenir, les restructurations permanentes, l’absence de marge de manoeuvre, ont des conséquences sur notre santé physique et mentale. La direction d’Orange semble pourtant rester sourde aux nombreux rapports d’experts de la santé ou des organisations du travail et aux alertes de la CGT.

La CGT propose un autre modèle : reconnaître le rôle contributif des cadres c’est agir pour que le travail ne soit pas facteur de souffrance. La CGT a pour but de répondre aux aspirations des salariés cadres en leur donnant des droits et des moyens propres à leur rôle dans l’organisation du travail.

Avec l’Union Fédérale des Cadre de la CGT, défendons notre statut cadre à partir de nos revendications :

  • Gagner un véritable droit à la déconnexion,
  • Encadrer les forfaits jours,
  • Redonner un rôle contributif à l’encadrement en l’associant aux choix stratégiques,
  • Droit d’accès à l’information,
  • Garantir la liberté d’expression,
  • Droit de refus, d’alerte et d’alternative garantissant l’éthique professionnelle,
  • Accompagner la transformation numérique pour garantir de nouveaux droits pour les salariés,
  • Des mesures de rattrapage salariales immédiates,
  • Un véritable déroulement de carrière,
  • Une reconnaissance salariale des diplômes et des qualifications,
  • Aucun salaire inférieur au plafond de la sécurité sociale pour les cadres – 3377€ brut/mois.

Pour que mes idées comptent, je vote CGT

 

Cet article est lié à l'action : « Élections professionnelles à Orange du 19 au 21 novembre 2019 »

Lire la suite 

Flash Cadres N°810

Toujours plus nombreux pour lutter

Les sujets de mécontentements et les luttes montent dans tout le pays. Cela fait plus de 6 mois que les urgences dans les hôpitaux sont en grève. Cela s’étend main-tenant à l’ensemble du personnel hospitalier, y compris les médecins. Les agents des EHPAD étaient en grève le 8 octobre dernier, jour de manifestation des retraités. Les salariés de La General Electric se battent pour préserver leur site en territoire de Belfort.
Il ne se passe pas une journée sans qu’il n’y ait une lutte à La Poste comme à Wissous où à Château Meilland. Que dire des pompiers, des Deliveroo…
Après plus d’un an le gouvernement pensait que la lutte des cheminots était éteinte ! Que nenni, elle couvait et l’accident de Champagne- Ardenne n’a été qu’un catalyseur. A juste titre ! Sans le sang froid du seul cheminot présent, lors de l’accident, le conducteur ! Les conséquences auraient pu être bien plus graves.
Le point commun à tous ces mouvements, est la lutte pour le maintien du service public français et un modèle de société que le monde entier nous envie. C’est la bataille des idées qui se joue. Les salariés, les travailleurs se battent pour une société où l’humain est au coeur des préoccupations contre un projet de société où des organisations sont mises en place au seul profit de la finance et des actionnaires. Il existe une autre façon de lutter, c’est de se syndiquer. Cela permet d’avoir d’autres informations, des espaces de ré-flexion et de confronter et conforter ses propres opinions.

 

Au service des salariés ?

A sa demande, la CGT a été reçue, fin août, par la direction d’Orange. Depuis 10 ans, les CSRH ont recours à des CDD afin de pallier le manque d’effectif.
Actuellement, des milliers de demandes de salariés sont en souffrance, les corbeilles débordent et l’a-battage est la règle au détriment de la qualité.
Face au mécontentement grandissant, la direction répond par l’automatisation à venir, mais lorsqu’il y aura un rejet de dossier, cela demandera un traite-ment 10 fois plus long, de plus certains actes ne pourront être numérisés.
La CGT exige des recrutements dans les CSRH, il y a urgence, les personnels des CSRH veulent pouvoir faire un travail de qualité !
La CGT a aussi demandé une prime exceptionnelle afin de reconnaître l’investissement des personnels.

La vitesse de l’escargot

Alors que la phase 2 du PPCR (Parcours Professionnel des Carrières et des Rémunérations) devait s’appliquer au 1er trimestre 2018, il aura fallu attendre septembre 2019 pour que le Conseil des Questions Statutaires se réunisse pour une présentation des décrets relatifs à la revalorisation des grilles indiciaires.
Mais, la direction d’Orange ne confirme pas la signature des décrets présentés et encore moins, la rétroactivité au 1er juillet 2019. Ainsi, l’ancienneté entre 2 échelons serait raccourcie ce qui permet-trait une augmentation indiciaire plus rapide avec augmentation des points d’indice sur chaque échelon.
La CGT revendique les changements d’échelon à 2 ans, des augmentations du traitement indiciaire brut par des promotions liées au statut et la hausse de la valorisation du point d’indice.

En complément…

Lire la suite

Flash Cadres N°809

Urgence sociale et environnementale, même combat !

Au cours de la semaine internationale pour le climat, du 20 au 27 septembre, la CGT s’est mobilisée aux côtés des mouvements de jeunesse, des ONG et des autres syndicats, pour un développement humain durable. Plutôt que de culpabiliser les individus, c’est une réponse collective qui est attendue face à la crise sociale et climatique, sans précédent, que traverse la planète. Nous avons besoin d’une nouvelle politique qui engage la responsabilité des pouvoirs publics et du patronat, qui conjugue justice sociale et justice écologique.
De fait, on ne peut pas dissocier ces deux urgences.
La fermeture d’un bureau de Poste, d’une école ou encore d’un service de santé en zone rurale, contribue à l’exclusion sociale des usagers les plus fragiles et contraint les autres à utiliser leurs automobiles. La délocalisation d’une usine, non seulement, appauvrit un bassin de vie en France, au profit de régions où la main-d’oeuvre est exploitée, mais elle contribue aussi à la hausse du transport mondial de marchandises. Des entreprises qui privilégient le rendement minimisent les dépenses (investissements) en matière de sécurité environnementale et des personnes.
Dans un communiqué commun, les organisations de jeunesse et de salariés ont appelé à la mobilisation en faveur de « l’amélioration des conditions de vie et de travail, dans le respect de l’environnement ».
Développer des services publics de proximité, relocaliser la production, conditionner les aides publiques aux entreprises, stopper les projets écologiquement et socialement rétrogrades sont quelques unes des revendications.

 

Philippe Martinez à Orange Village

Le 3 octobre, la section CGT-FAPT d’Orange villa-ge, plus gros site d’île de France, accueillait Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT.
Un événement qui a mobilisé une soixantaine de militants CGT permettant ainsi de couvrir 6 bâtiments regroupant plus de 5000 salariés.
Philippe Martinez a rencontré les salariés sur un plateau « Agile » et un espace « dynamique » (Flexdesk), puis il a eu un échange avec la direction sur « l’Agilité » et l’emploi.
Le midi, les salariés ont rejoint l’auditorium pour débattre de « l’Agilité », de la reconnaissance, de l’emploi, de l’intégration des prestataires, des retraites, ou encore de l’avenir du statut cadre.
Un succès qui démontre que la CGT est bien perçue par des salariés majoritairement cadres qui souhaitent s’exprimer sur leur désir de faire un travail de qualité.

(…)

En complément…

Lire la suite

Allocations chômage : un écran de fumée !

Les cadres boucs émissaires

Le gouvernement souhaite faire des économies de bouts de chandelle tout en préservant le patronat. Les cadres sont donc les parfaits boucs émissaires pour détourner les salariés des réels enjeux et imposer de nouvelles réformes à tous le salariat.
La dégressivité de l’assurance chômage pour les cadres est tout particulièrement injuste et ne correspond pas à la réalité du mode de financement du système. Comme d’habitude les cadres font les frais des expérimentations des apprentis sorciers de notre gouvernement. La prochaine étape sera bien entendu la généralisation à tout le salariat sous couvert d’équité.

Diviser pour mieux régner.

Pour justifier cette mesure, le gouvernement prétend que les cadres sont « favorisés » car le montant « trop généreux » de leurs allocations chômage ne les inciterait pas à chercher un emploi. Pourtant, le gouvernement a déjà mis en place des moyens coercitifs drastiques pour imposer à tous les privés d’emplois d’accepter tout et n’importe quoi. Un salarié privé d’emploi ne peut refuser plus de deux offres « raisonnables », entendez par là des offres qui ne correspondent ni aux qualifications, ni au niveau de rémunérations précédent et qui peuvent être sur une région géographique éloignée. Ceci impose aux cadres de prendre un emploi non qualifié au détriment des autres. Tout est bon pour créer des boucs émissaires au sein du salariat pour l’inciter à se diviser.

Vers une perte du maintien de niveau de vie.

En plafonnant les allocations, le régime qui donnait droit au maintien du niveau de vie pendant la recherche d’un nouvel emploi devient un filet de sécurité minimum avec des indemnités plafonnées et conditionnées. Pour maintenir leur niveau de vie, celles et ceux qui en ont les moyens seront renvoyés vers les assureurs privés. Cadres, nous refusons de servir de boucs émissaires et nous voulons continuer à financer et à bénéficier d’un système de protection sociale solidaire ! Nous signons la pétition commune UGICT-CGT, CFE-CGC pour défendre notre modèle de protection sociale en flashant le code joint au tract que vous pouvez télécharger ci-dessous.

Perdant – perdant

Les nouvelles règles vont exclure environ 500 000 personnes. Cependant le nombre de perdants est bien plus grand ! Les indemnités vont être réduites dès le 1er jour pour les travailleurs précaires et à partir du 7e mois pour les cadres. Alors que le gouvernement annonce 250 000 personnes impactées, l’UNEDIC considère que le nombre de perdants serait d’au moins 1 200 000.

Infox (Fake news)

Le gouvernement affirme que Pôle emploi publie actuellement 688 000 offres et annuellement 37 millions d’offres. Si on peut effectivement trouver un peu moins de 700 000 offres d’emploi, la CGT a déjà démontré qu’une offre sur deux est illégale car ne respecte pas le code du travail et que 88 % sont en CDD dont un tiers de moins d’un jour. Depuis 2016, le nombre d’offres publiées par an a oscillé entre 7,4 et 7,5 millions. On est très loin des 37 millions annoncé !

La vérité des prix : les économies sont ailleurs !

Les cadres étant peu au chômage, leurs cotisations représentaient 42 % des ressources du régime alors que leurs allocations comptaient seulement pour 15 % des dépenses. Cette réforme ouvre la brèche pour détruire tout le système d’assurance chômage au profit des assureurs privés tout en préservant les plus riches. Elle participe également à la réforme en cours du statut cadre au profit d’un statut cadre par entreprise qui met en danger l’ensemble des cadres et qui orchestre le dumping social. Un cadre devra prouver continuellement sa loyauté envers l’entreprise qui lui aura octroyé ce statut, car sans système de solidarité, il aura des difficultés à rebondir en cas « d’accident de parcours ». Dans un système de solidarité et pour pérenniser l’assurance chômage, la CGT propose le déplafonnement des cotisations de façon à mettre les cadres dirigeants à contribution en instaurant des cotisations sur la part des salaires supérieurs à 13 500 € / mois. L’UNEDIC et la Cour Des Comptes ont démontré que cela dégagerait 700 millions d’euros de recettes. L’Union Fédérale des Cadres de la CGT FAPT propose une autre vision de la place des cadres dans l’entreprise qui ne peut se restreindre à être une simple courroie de transmission et revendique un rôle contributif et un pouvoir d’intervention des cadres sur les orientations stratégiques.

En complément…

Lire la suite

Retraite : la grande illusion !

Après deux ans de concertation, le gouvernement a dévoilé, le 18 juillet, son projet de réforme des retraites. Il propose que le futur « système universel » comprenne un « âge d’équilibre » à 64 ans assorti d’un système de décote/surcote, souhaitant inciter « au prolongement de l’activité »…

Sans ressources nouvelles, les pensions vont chuter.

Le gouvernement veut assurer le financement des retraites à moyens constants alors que nous savons que l’augmentation du nombre de retraités est estimé à 37% d’ici 2050. Quel sera le montant de notre pension ? À quel âge pourrons-nous partir en retraite avec une pension permettant le maintien du niveau de vie ? Il n’y a ni réponse à ces questions, ni simulation officielle de l’impact de la réforme. Toutes les générations nées à partir de 1963 seront concernées. Dès 2025, elles devront avoir cotisé, de fait, 172 trimestres et basculeront dans le système à point.

Un taux de pension qui se joue à la loterie.

Le gouvernement affiche le slogan : « un euro cotisé ouvrira les mêmes droits à retraite ». Peut-être… sauf que rien n’est dit sur le contenu même de ses droits. De plus nous ne sommes pas tous en mesure de cotiser tout au long de notre vie (études, maladie, chômage, congé parental, etc.) quid des solidarités ? Enfin, ne soyons pas naïfs la valeur du point sera amenée à fluctuer et le montant de la retraite avec. Aujourd’hui les pensions représentent en moyenne 61 % du salaire moyen. Le montant des pensions dans le nouveau système ne sera défini qu’au moment du départ, en fonction de l’espérance de vie de sa génération et de la situation économique. Faisons tout de suite une simulation grâce au site de l’UGICT-CGT en flashant le code joint au tract que vous pouvez télécharger ci-dessous.

Pour les cadres, c’est le déclassement !

Avec la prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé ou des 6 derniers mois dans le public, celles et ceux qui ont eu des carrières ascendantes seront particulièrement perdants.
Ceci sera renforcé par la fin des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, et par la limitation à 3 plafonds de la Sécurité sociale (contre 8 actuellement) des salaires pris en compte.

Les grands gagnants seront les assureurs et les banquiers

Pour les cadres, si le système par points ne garantit plus le maintien du niveau de vie, celles et ceux qui en ont la capacité se tourneront vers l’épargne individuelle et la capitalisation, au détriment du financement de notre système solidaire par répartition. Au risque de perdre leur retraite en bourse.

La France dégage de plus en plus de richesses. L’équation est donc simple: partageons les richesses pour répondre aux besoins et augmentons le niveau de pension.

La CGT propose :

  • D’augmenter les salaires du privé comme du public, d’imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, de mener une politique de développement de l’emploi durable et de qualité. Cela rapporterait 38 milliards d’euros pour les retraites.
  • De soumettre à cotisation les primes des fonctionnaires et tous les éléments de rémunération du secteur privé, de supprimer le plafonnement des cotisations des salaires et de supprimer les exonérations fiscales. Cela rapporterait 36 milliards d’euros pour les retraites.
  • De taxer les revenus financiers, les GAFAM et de lutter contre l’évasion fiscale. Cela rapporterait 20 milliards d’euros pour les retraites.

À cela s’ajoute la nécessité que tous les fonds mobilisés, ou en réserve pour assurer la pérennité du système de retraite, soient réalisés sous la forme d’investissements socialement responsables sous le contrôle d’un pôle financier public.
38 milliards+36 milliards+20 milliards=94 milliards d’euros consacrés aux retraites. C’est plus qu’il n’en faut pour assurer sa pérennité ! C’est donc une question de choix politique !

Stoppons la régression sociale !
Mobilisons-nous le 24 septembre !

En complément…

Lire la suite

LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Défendre le statut cadre et l’améliorer au moyen de 4 leviers :

  • Temps de travail

Non seulement la CGT est mobilisée pour gagner un véritable droit à la déconnexion, mais ses militants cadres estiment que les forfaits jours ont souvent pour  conséquence une augmentation de la charge de travail, ce qui ne permet pas un travail de qualité.

  • Egalité Professionnelle

Elle ne peut se résumer au nombre de femmes au Conseil d’administration. La CGT ne se résigne pas  au plafond de verre qui cantonne les femmes cadres dans les premiers niveaux de classification. Nous proposons d’agir sur  2 volets : Des mesures  de rattrapage salarial, parts variables comprises, et le déroulement de carrière.

  • Management

Pourquoi considérer la méthode agile et le management collaboratif comme les nouveaux « totems » alors que la CGT et son Ugict portent une vision alternative du management ?

  • Reconnaissance des qualifications

Pour la CGT, il s’agit d’un point essentiel qui s’appuie sur des salaires de recrutement qui reconnaissent  les diplômes, ainsi que la valorisation tout au long de la carrière des qualifications acquises notamment grâce à la formation professionnelle.  Le statut cadre est essentiel dans la portabilité des droits acquis tout au long du parcours professionnel. C’est pour ces raisons que la CGT n’a de cesse de défendre, par exemple la garantie, par une retraite complémentaire par répartition et spécifique, de percevoir un revenu de remplacement préservant le pouvoir d’achat des cadres au moment de la retraite.

BULLETIN DE CONTACT ADHÉSION

Vous souhaitez nous contacter
pour adhérer
à la CGT Fapt Orange

Contacter la CGT
Fapt Orange