Cadre

Flash Cadres N°805

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À l’initiative de la CGT, l’alliance syndicale Orange UNI s’est inscrite dans la journée d’action internationale du 17 juin pour le centenaire de l’OIT en élaborant une motion contre le « dumping social » orchestré par Orange.
Cette motion porte la demande d’ouverture de négociations pour garantir que « l’ensemble des salariés, quelles que soient leur entité d’origine, aient les mêmes droits et garanties, le même accès à la négociation collective et l’exercice du droit syndical ».
Elle appelle à signer la pétition pour mettre fin à la mise en concurrence des salariés entre eux avec le recours massif à la sous-traitance, privant ceux-ci de leurs droits fondamentaux et pour trouver une solution pour nos 500 collègues d’Orange Niger, actuellement sous tutelle judiciaire et dont les emplois sont en danger.

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FLASH CADRES N°804

Enquêter pour ne rien changer
36 754 salariés d’Orange (43 %) ont répondu à l’enquête sur le stress et les conditions de travail. Même si le taux de participation est en baisse par rapport à 2016, celui-ci reste représentatif du climat social dans l’entreprise.
Cette baisse des réponses traduit aussi une perte de confiance en l’entreprise, car si les enquêtes se succèdent, les conditions de travail se dégradent et les salariés sont sur-sollicités.
Les réponses l’attestent : la charge de travail s’intensifie (77 %) et les salaires ne sont pas à la hauteur de l’investissement des salariés (68 %). Le stress décompensé générant des pathologies augmente (23 % des répondants) et 62 % disent subir un stress fort ou très fort. La CGT exige des embauches massives, le passage au 32h en créant des emplois, la reconnaissance des qualifications et le 13e mois en plus des éléments de rémunération actuels.

Orange : La formation est un métier !
Il y a quelques temps dans un espace de coworking, sur un plateau SCO de Lyon, on pouvait voir certains salariés la tête recouverte d’un sac papier…
Après renseignements, il s’agissait d’une animation de type team building, visant à renforcer la cohésion de l’équipe. L’animation consistait à occulter un sens pour prendre conscience des 4 autres. Le manager, n’ayant pas de bandeaux, a utilisé des sacs papier. La direction reconnait que le lieu de réunion, ouvert à tous, n’était pas approprié, elle dit être dorénavant attentive à l’utilisation des espaces partagés (oups !)
Pour la CGT cela pose d’abord la question des formations qui doivent être exercées par des professionnels avec des salles adaptées et préparées. Ensuite, la pédagogie sensorielle n’est-elle pas habituellement réservée aux professionnels du secteur sanitaire et médico-social ? Enfin les salariés ont droit au respect !

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Flash Cadres N°802 : La violence et l’oubli ?

La violence est encore trop souvent utilisée comme outil de discrédit de l’expression des attentes sociales. La ficelle est un peu grosse, mais n’a rien de nouveau.
Qu’elle soit d’Etat, personne n’oubliera Malik Oussekine, ou d’entreprise, personne n’a oublié les nervis qui ont assassiné Pierre Overney, la violence sait choisir ses cibles.
Pourtant, lorsqu’elle s’exprime ouvertement, elle res-semble au chant du cygne avant de céder à la raison. Lorsque la direction de La Poste bouscule un usager à Carhaix, ou plus récemment à Moulins, une factrice, ce ne sont pas des dérapages individuels, mais l’impression tenace d’une entreprise ayant oublié sa finalité au point de confondre service à la personne et personne à abattre. Mais ne cédons pas à la mode chère à Didier Lombard, l’affaire est trop sérieuse. Sérieuse comme un séminaire managérial à Orange où l’on s’affublerait d’un béret vert. C’était en décembre dernier, et la devise du commando était « produire ou périr ». Même si le moment où l’information se diffuse n’est pas innocent, le pire serait de se résigner à toutes les formes de violences institutionnelles, même lorsqu’elles se griment du doux nom de « jeu de rôles ». C’est pourquoi, à un moment où le droit de manifester, de contester comme de revendiquer est trop souvent bafoué, il est nécessaire de le réaffirmer surtout lorsque ces atteintes servent de contre-feux aux régressions sociales.
C’est ce que nous avons dit ce jeudi 9 mai pour un service public doté de moyens matériels et humains à la hauteur de ses ambitions et des attentes de la population.

Orange : signature de l’accord salarial
L’unité syndicale, initiée par la CGT, a permis de faire avancer la négociation sur les salaires à Orange afin d’obtenir, à la fois, un budget global de 3 % incluant les mesures collectives de 1,75 %, l’augmentation du budget des promotions pour les femmes, des mesures de revalorisation des premiers niveaux de salaire et le doublement du budget de correction des anomalies de carrière.
Bien que non signataire de l’accord ARCQ, la CGT a obtenu une enveloppe financière supplémentaire dont le budget était symbolique.
Au regard de ce que nous avons pu faire avancer et après consultation de ses adhérents, la CGT a décidé de signer l’accord salarial 2019. La signature de la CGT est exigeante, c’est pourquoi elle sera attentive à ce que cet accord soit suivi d’effets .

Trains et wagons sur les bons rails ?
Le concept de l’Agilité est de travailler en trans-verse et en collaboratif, en toute autonomie, dans un cycle court permettant une livraison rapide en prenant en compte les besoins des clients de bout en bout. Pour travailler sur des projets plus importants, Orange a créé l’Agilité coordonnée ou train Agile ou chaîne de valeurs ! Ces trains, avec des équipes nommées wagons, doivent permettre à plus de salariés de travailler plus en agilité.
Les trains peuvent être composés de plus de 100 personnes issues des directions du système d’information et du marketing. Cette nouvelle organisation aurait pour objectif de permettre aux salariés de s’investir sans surcharge de travail et de reconnaître chacun·e dans les nouveaux métiers qu’elle implique. La CGT sera particulièrement attentive aux revendications des personnels pour éviter tout déraillement !

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Flash Cadres N°801 : Un muguet coquelicot !

Alors que le prisme déformant des médias voudrait nous faire croire que le mouvement social se résume désormais aux samedis après-midi plus grenade que cerise, des luttes se renforcent aussi dans les entre-prises et administrations : grèves aux urgences pour dénoncer le man-que de moyens humains et les conditions dans lesquelles le service public de la santé est rendu, la réforme de la fonction publique contre laquelle un front unitaire propose de faire du jeudi 9 mai, une puissante journée d’action pour exprimer les propositions alternatives à la casse programmée du statut des personnels publics. Résumer ce processus à une addition de mécontentements pour viser la convergence des luttes, sans prise en compte des spécificités, risquerait d’affaiblir la nécessaire construction du rapport de forces.
Or, c’est ce rapport de forces que l’Ugict-CGT avec d’autres organisations de cadres avait contribué à créer, et qui a permis de gagner un vote du parlement européen le 16 avril dernier en faveur d’une directive concernant les lanceurs d’alerte. Ce sujet est emblématique de la place spécifique des cadres au moment où s’installe un débat sur l’allonge-ment du temps de travail, où s’annoncent des réformes régressives sur l’assurance chômage et les retraites et où le MEDEF « joue la montre » au sujet de la nécessaire négociation interprofessionnelle sur le statut de l’encadrement. Or le temps presse puisque certaines de nos entre-prises à l’instar de La Poste sont dans les starting-blocks !
A n’en pas douter, l’urgence est à la visibilité de nos revendications spécifiques sur l’ensemble des initiatives qui jalonnent ce printemps et à l’évidence, ce 1er mai constitue le prochain rendez-vous.

On n’oublie rien !
Le procès de France Télécom et de 7 anciens dirigeants, dont l’ancien PDG pour harcèlement institutionnalisé, se tiendra en mai 2019, presque dix ans après l’ouverture de l’instruction.
Beaucoup de victimes ont quitté l’entreprise, si certaines ont tourné la page, d’autres ont vu leur vie basculer, sans pouvoir se reconstruire. La direction de France Télécom/Orange n’a jamais voulu ouvrir de négociations sur les réparations individuelles ou collectives, niant tout préjudice. Souhaitons une condamnation exemplaire, pour que les dirigeants d’entreprises tentés par ces méthodes y réfléchis-sent à deux fois.
Une telle crise peut se produire ailleurs voire se reproduire, tant la financiarisation des entreprises pousse leurs dirigeants à accroître sans cesse la rentabilité à court terme et la productivité que les salariés paient au prix fort.

 

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Flash Cadres N°800 : La colère salariale monte

Alors qu’elles ont un positionnement central dans les organisations du travail, les professions intermédiaires sont souvent enfermées dans le « ni cadre, ni ouvriers » et privées de reconnaissance.
La colère salariale monte, voici quelques chiffres:
83 % (94 % dans la fonction publique) des professions intermédiaires interrogées estiment que les mesures annoncées ne vont pas améliorer leur pouvoir d’achat. 67 % des professions intermédiaires considèrent que leur rémunération est en décalage avec leur implication. 58 % des professions intermédiaires estiment que leur charge de travail a augmenté alors que 44 % des professions intermédiaires considèrent ne pas effectuer un travail de qualité.
Ce vécu est majoritaire dans le public. Pour 48 % des professions intermédiaires les pratiques managériales se sont détériorées. 68 % des professions intermédiaires estiment que les choix et pratiques de leur entreprise ou administration entrent en contradiction avec leur éthique professionnelle.
Ce sondage met en avant pour les professions intermédiaires: la peur du déclassement, l’absence de perspectives de carrière, un temps de travail qui explose et un management qui empêche de bien travailler. L’Ugict-CGT appelle le patronat et le gouvernement à augmenter les salaires, à reconnaître le travail et les qualifications. La réforme de la fonction publique doit permettre aux agents d’avoir les moyens de remplir leurs missions d’intérêt général et de retrouver le sens de leur travail .

Le lest n’est pas lâché
Face au mouvement social, le PDG d’Orange a promis de « lâcher du lest » car « on ne peut opposer le mur du système ». Pendant les négociations salariales, la direction nous l’a opposé, menaçant de relancer la Décision Unilatérale de 2018. Elle est passée du « lest » au « zeste », proposant moins qu’en 2018 et n’a pas voulu discuter du partage de la valeur ajoutée. Pour la 4ème fois en 5 ans Orange verse aux actionnaires plus que ses bénéfices nets, augmentant ainsi de 1,5 Mds la dette. La CGT, créant l’unité syndicale, a obtenu des avancées. Mais nous restons loin des attendus avec une moyenne à 1,75 % quand l’augmentation des minima de branche est à 2 % et que les cadres sous le Plafond de la Sécu perdent leurs points garantis de retraite. Nous affirmons la nécessité d’un 13ème mois et d’augmentations en rapport aux excellents résultats obtenus par notre professionnalisme .

Filouterie
Chez Orange, la consultation à laquelle les personnels sont invités à répondre et qui permettait à la direction d’afficher un climat social apaisé, n’a plus la cote chez les salarié.e.s.
Le baromètre social vire au gris. En effet, lors-que l’on demande l’avis des personnels, il faut mieux que les réponses soient à la hauteur des attentes. Or, dans son jusqu’au-boutisme à traquer les économies sur le dos des salarié.e.s, la direction qui s’est rendue compte de la désaffection des personnels pour ce type d’exercice parce que, in fine, rien ne changeait, a imaginé d’inclure le critère du baromètre social dans les objectifs des cadres. Conséquence: bien que tous les objectifs pour 2018 soient atteints, la part variable des cadres a baissé. Afin de solutionner cette question, la CGT propose que la direction écoute les syndicats !

 

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

Défendre le statut cadre et l’améliorer au moyen de 4 leviers :

  • Temps de travail

Non seulement la CGT est mobilisée pour gagner un véritable droit à la déconnexion, mais ses militants cadres estiment que les forfaits jours ont souvent pour  conséquence une augmentation de la charge de travail, ce qui ne permet pas un travail de qualité.

  • Egalité Professionnelle

Elle ne peut se résumer au nombre de femmes au Conseil d’administration. La CGT ne se résigne pas  au plafond de verre qui cantonne les femmes cadres dans les premiers niveaux de classification. Nous proposons d’agir sur  2 volets : Des mesures  de rattrapage salarial, parts variables comprises, et le déroulement de carrière.

  • Management

Pourquoi considérer la méthode agile et le management collaboratif comme les nouveaux « totems » alors que la CGT et son Ugict portent une vision alternative du management ?

  • Reconnaissance des qualifications

Pour la CGT, il s’agit d’un point essentiel qui s’appuie sur des salaires de recrutement qui reconnaissent  les diplômes, ainsi que la valorisation tout au long de la carrière des qualifications acquises notamment grâce à la formation professionnelle.  Le statut cadre est essentiel dans la portabilité des droits acquis tout au long du parcours professionnel. C’est pour ces raisons que la CGT n’a de cesse de défendre, par exemple la garantie, par une retraite complémentaire par répartition et spécifique, de percevoir un revenu de remplacement préservant le pouvoir d’achat des cadres au moment de la retraite.

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