Vie au travail

Ordonnances à Orange : Signez massivement la pétition !

Sur décision unilatérale, la direction fait le choix de la régression sociale pour ses salariés !

Déjà dans les starting blocs suite à la publication des ordonnances du 25 mars, Orange a ouvert une négociation la plus rapide dans l’histoire de l’entreprise, puisque celle-ci devait aboutir à un accord en une semaine. Durant cette négociation, la CGT n’a cessé de demander la non-application des ordonnances. A plusieurs reprises le PDG d’Orange a affirmé que la situation actuelle avait un impact réduit et que l’entreprise avait les moyens d’y faire face.

Pour la CGT, l’entreprise a les moyens de mettre en place des dispositifs permettant :

  • aux salariés de prendre leurs congés comme ils le souhaitent,
  • aux salariés qui le souhaitaient d’annuler leurs congés,
  • le maintien à 100% des éléments de rémunération.

Déterminée à faire appliquer les ordonnances dans l’entreprise malgré leur inutilité, la direction a proposé une dernière version d’accord avec comme principales mesures :

  • obligation aux salariés de déposer 3 jours de CA (ou dans le CET) et 3 JTL durant la période de confinement,
  • ordres de priorité des congés durant 2 mois après la période de confinement,
  • application de l’accord pour tous à savoir 40% des JTL seront imposés aux salariés.

Pour la CGT, il est hors de question d’accepter de faire peser les conséquences économiques de cette crise sanitaire sur le dos des salariés d’Orange alors qu’ils sont pleinement investis au quotidien et continuent de faire tourner l’entreprise malgré les difficultés liées au confinement et l’impact sur la vie privée et la santé. En conséquence, la CGT n’a pas signé cet accord.

N’ayant pas recueilli les signatures nécessaires pour sa validation puisque seule la CFE-CGC a signé l’accord, la direction n’a pas abandonné pour autant et a décidé d’appliquer unilatéralement les dispositions suivantes :

  • 10 jours de JTL sont imposés aux salariés d’ici le 31 décembre dont 6 jours doivent être posés durant la période de confinement et ce avant le 4 mai pour les salariés à 17 JTL et plus et 3 JTL imposés pour ceux sous les 17 JTL. Les JTL restant seront imposés dans l’année dans un délai de 24H.

Une nouvelle fois, la CGT regrette que l’entreprise n’entende pas nos revendications, pourtant, le seul moyen de passer de la parole aux actes est de reconnaitre le travail des salariés et leur mobilisation exceptionnelle au quotidien et encore plus dans la période. Rien n’oblige Orange à appliquer les ordonnances. Sous prétexte de ne pas recourir au chômage partiel, il faudrait accepter des régressions sociales pour les salariés d’Orange ? Selon le gouvernement, les ordonnances doivent permettent aux entreprises en difficulté de faire face à la crise. Est-ce le cas d’Orange, qui reverse chaque année 2 milliards de dividendes aux actionnaires ?

Comme le prévoit les ordonnances, l’entreprise a décidé d’octroyer une prime de 1 000 euros aux salariés qui sont sur le terrain. La CGT considère qu’octroyer cette prime revient à reconnaître qu’il y a un réel danger d’exposition et inciter les salariés à s’y exposer. Au final le jeu, en vaut-il la chandelle ? De plus cette prime est entièrement défiscalisée et exonérée de cotisations sociales, il s’agit là d’un cadeau supplémentaire aux entreprises qui ne sont pas économiquement en danger ! De plus, elle ne contribue pas au financement de la protection sociale qui est fortement sollicitée en cette période de crise sanitaire. Si l’entreprise souhaite reconnaitre l’ensemble du personnel pourquoi ne pas profiter de la négociation salariale afin d’augmenter les salaires, reconnaitre les qualifications et octroyer un 13ème mois. Enfin, même si le PDG annonce par mail vouloir maintenir la rémunération des salariés et garantir la Part Variable Commerciale du mois, qu’en est-il de la Part Variable Managériale (PVM)? Avec l’accaparation d’une partie des JTL, c’est la double peine pour une partie du personnel puisque la PVM ne sera pas compensée.

Afin de vous exprimer et d’être entendu, la CGT vous rappelle qu’une pétition est disponible sur le site internet : www.cgtfapt-orange.fr. Elle vous invite à la signer massivement pour :

  • La non-application des Ordonnances,
  • L’arrêt du versement des dividendes,
  • La mise en place de dispositifs permettant aux salariés de prendre leurs congés,
  • Aucune dérogation aux règles sur le temps de travail,
  • Le maintien à 100% de l’ensemble des éléments de rémunération.

 

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En direct des négociations : TOUCHE PAS à mes droits ! Acte 3

Les ordonnances à Orange : Touche pas à mes droits acte III

Le jeudi 2 avril se tenait la dernière séance de négociation sur les Ordonnances. L’ensemble des Organisations Syndicales avait transmis la veille une plateforme avec des propositions permettant l’application de mesures plus souples et qui ne pénaliseraient pas le personnel d’Orange. La direction n’a pas tenu compte de ces propositions, toujours obsédée par l’application des Ordonnances du gouvernement et persistant dans sa volonté d’opérer à des régressions sociales pour le personnel d’Orange. Elle a certes revue ses propositions mais elles restent purement inacceptables.

Touche pas à mes congés : ACTE III
Après avoir, dans un premier temps, voulu imposer 6 jours de CA et l’application de l’accord pour tous (40% des JTL sont à la main de l’entreprise) pour imposer les JTL pendant la période de confinement, puis avoir proposé d’imposer 3 CA et 3 JTL, soit 6 jours au total ; voilà que l’entreprise propose d’imposer la pose de 3 CA pendant la période de confinement, soit à poser ou à mettre dans le Compte Epargne Temps au « choix » soumis à l’accord du manager.
Pour les JTL, accrochez-vous, elle propose de contraindre la pose de 40% des JTL (3 JTL pendant la période de confinement et le reste après). En clair si vous avez 20 JTL, l’entreprise en imposera non plus 3 JTL, comme proposé à la séance de mercredi, mais 8 ! DONC 8 JTL + 3 CA = 11 jours de congés. C’est purement un scandale ! Depuis le début, la CGT propose de mettre en place des mesures permettant l’étalement de la prise des congés et non leur confiscation de manière injuste.
Pour ce qui concerne la période de deux mois après la sortie du confinement, l’entreprise maintien le principe de la mise en place de 3 critères de priorités pendant cette période : Priorité n°1 aux salariés en PCA, Priorité n°2 aux salariés qui ont des situations spécifiques et Priorité n°3 les autres salariés. Ces congés seront accordés selon les nécessités de services.

Touche pas à mon temps de travail : ACTE II
Les ordonnances prévoient la possibilité aux entreprises des secteurs jugés essentiels à la continuité de la vie économique et à la sûreté de la nation, de déroger aux règles d’ordre public en matière : de durée quotidienne maximale de travail, de durée quotidienne maximale accomplie par un travailleur de nuit, de durée du repos quotidien, de durée hebdomadaire maximale absolue et moyenne, de durée hebdomadaire de travail du travailleur de nuit. Après avoir inscrit dans le texte de l’accord que l’entreprise pourrait y avoir recours, elle l’a supprimé. Mais que cache ce revirement ? En réalité, l’entreprise y aura surement recours mais elle ne veut plus l’écrire. On est dans une hypocrisie totale. En gros, l’attitude de la direction sur ce point, c’est : «on ne l’’écrit pas mais on le fera quand même ». La CGT est opposée catégoriquement à cette possibilité et se battra avec le personnel pour qu’elle ne s’applique pas. La direction serait plus inspirée comme l’a souvent réclamé la CGT d’embaucher.

Une prime exceptionnelle :
Le gouvernement incite les entreprises à verser une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat aux salariés des entreprises. La direction d’Orange propose le versement d’une prime de 1 000 € pour les salariés embarqués dans les PCA à l’unique condition qu’ils soient sur le terrain ou face au client. Les salariés en télétravail dans le cadre du PCA et qui font face à un surcroit d’activité seront donc exclus. Ils sauront apprécier. De plus les salariés qui participeront à l’entraide comme le prévoit cet accord n’auront le droit à rien hormis la confiscation de leurs congés.

Les parts variables :
Depuis le 3 mars 2020, la CGT a demandé à la direction de mettre en place des mesures de neutralisation de toutes les parts variables qu’elles soient individuelles ou collectives. C’est également ce que nous avons porté dans le cadre de cette négociation. La direction fait le choix de ne garantir que la PVC des AD, SCO et des AG PRO/PME sur les 12 derniers mois. Pour les autres salariés soumis à des rémunérations variables, c’est NADA !
Toutes les propositions de l’entreprise sont inacceptables, elles visent à diviser le personnel d’Orange et à renier ses droits. Rien n’oblige Orange à procéder de la sorte, hormis les marchés financiers et le MEDEF. Depuis le début de cette crise l’ensemble des salariés d’Orange est mobilisé afin de permettre la continuité des activités dans cette période où la connectivité via les réseaux et l’internet mobile où l’accès aux communications et à l’internet sont déterminants pour rester en contact, travailler à distance, poursuivre la scolarité hors des classes, mais aussi vous informer de la situation du pays et du monde. Ils ne peuvent faire les frais de ces Ordonnances.

Afin de peser sur les négociations, la CGT vous invite à vous exprimer et signer massivement la pétition pour :

  • La non-application des Ordonnances,
  • L’arrêt du versement des dividendes,
  • La mise en place de dispositifs permettant aux salariés de prendre leurs congés,
  • Aucune dérogation aux règles sur le temps de travail,
  • Le maintien à 100% de l’ensemble des éléments de rémunération.

Pour la CGT cette crise sanitaire ne doit pas être l’occasion pour le gouvernement et le patronat de diminuer les droits et garanties des salariés. Mobilisons-nous afin d’empêcher la direction de renier nos droits et garanties. Pour la CGT, aucune organisation syndicale ne peut signer cet accord. Les congés payés appartiennent aux salariés.

 

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Courrier InterOS à Stéphane Richard sur la sous-traitance

Monsieur Le Président Directeur Général,

Les organisations syndicales soussignées souhaitent vous faire part de la situation des entreprises sous-traitantes du Groupe Orange mais également de propositions pour améliorer la situation de ces entreprises et de leurs salarié-es.

Tout d’abord, nous vous demandons, en tant que donneur d’ordre, de veiller vigoureusement à ce que les conditions de sécurité liées à la crise sanitaire soient identiques pour tous les salarié-es du Groupe et de la sous-traitance, avec une attention particulière pour les entreprises les plus fragiles. Il ne saurait y avoir de salarié-e de seconde zone à qui les mesures de sécurité (masque, confinement, télétravail…) ne seraient pas appliquées, ni d’entreprise livrée à elle-même avec un risque de faillite et de licenciement.

Les services de Télécommunications ont pu, à l’occasion de cette crise, prouver leur utilité à la Nation. L’ensemble des travailleurs du secteur sont mobilisés afin de garantir une continuité de service indispensable en cette période. Les salarié-es du Groupe Orange et des entreprises sous-traitantes participent, chacun à leur niveau, à cette mobilisation.

Il est temps maintenant de reconnaitre que le Groupe et les entreprises sous-traitantes forment un tout. Ensemble, ils gèrent de bout en bout les services des télécommunications si utiles aux populations, aux institutions, aux services publics et aux entreprises. L’ensemble des salarié-es doit donc avoir les mêmes droits et garanties.

Les organisations syndicales soussignées pensent qu’il est urgent d’ouvrir des négociations pour envisager de rassembler l’ensemble des acteurs et ainsi permettre une maîtrise totale et la cohérence de toutes les activités au sein du groupe Orange. Nous demandons l’ouverture d’un « grenelle » de la sous-traitance au sein du Groupe Orange.

Dans l’attente d’un retour de votre part, nous vous prions de croire, Monsieur, en l’assurance de notre considération.

L’ensemble des organisations syndicales nationales du Groupe Orange

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En direct des négociations : TOUCHE PAS à mes droits ! Acte 2

Les ordonnances à Orange : Touche pas à mes droits acte II

La deuxième séance de négociation a eu lieu mardi 31 mars. L’objectif de la direction reste toujours de pouvoir appliquer les Ordonnances du gouvernement et donc d’opérer à des régressions sociales pour le personnel d’Orange. Depuis le début de cette négociation, la CGT s’est opposée vivement à l’application des Ordonnances que ce soit à Orange mais aussi pour l’ensemble des entreprises. L’ensemble des salariés d’Orange est mobilisé afin de permettre la continuité des activités dans cette période où la connectivité via les réseaux et l’internet mobile où l’accès aux communications et à l’internet sont déterminants pour rester en contact, travailler à distance, poursuivre la scolarité hors des classes, mais aussi vous informer de la situation du pays et du monde. Ils ne peuvent faire les frais de ces Ordonnances.

Touche pas à mes congés : ACTE II
Après avoir, dans un premier temps, voulu imposer 6 jours de CA et l’application de l’accord pour tous (40% des JTL sont à la main de l’entreprise) pour imposer les JTL pendant la période de confinement, la direction de l’entreprise propose d’imposer 3 CA et 3 JTL, soit 6 jours au total. Même si la proposition initiale a été revue à la baisse, elle est purement inacceptable. Depuis le début, la CGT propose de mettre en place des mesures permettant l’étalement de la prise des congés et non leur confiscation de manière injuste. Pour ce qui concerne la période de deux mois sans pouvoir prendre de congés à la sortie du confinement, l’entreprise a pris en compte la position unanime des Organisations Syndicales (OS) et propose d’autoriser la prise de congés pendant cette période avec 3 critères de priorités : Priorité n°1 aux salariés en PCA, Priorité n°2 aux salariés qui ont des situations spécifiques et Priorité n°3 les autres salariés. Ces congés seront accordés selon les nécessités de services.

Touche pas à mon temps de travail.
Les ordonnances prévoient la possibilité aux entreprises des secteurs jugés essentiels à la continuité de la vie économique et à la sûreté de la nation, de déroger aux règles d’ordre public en matière : de durée quotidienne maximale de travail, de durée quotidienne maximale accomplie par un travailleur de nuit, de durée du repos quotidien, de durée hebdomadaire maximale absolue et moyenne, de durée hebdomadaire de travail du travailleur de nuit. Jusqu’à présent, Orange n’avait pas abordé cette thématique. Sous peine d’atténuer les régressions demandées aux salariés sur les congés, la direction ouvre la possibilité d’avoir recours à ces dérogations jusqu’au 31 décembre 2020. La CGT s’est opposée catégoriquement à cette possibilité qui portera atteinte à la santé et à la sécurité du personnel. La direction serait plus inspirée comme l’a souvent réclamé la CGT d’embaucher.

Une reconnaissance en accident du travail : Acte II
Actuellement des salariés sont sur le terrain dans le cadre des PCA et sont donc exposés à une contamination au covid-19 dans le cadre de leur activité. La CGT a demandé à l’entreprise de reconnaitre en accident du travail tout salarié qui sera contaminé dans le cadre de son activité professionnelle. Pour le moment l’entreprise refuse au prétexte qu’il n’est pas possible de déterminer où un salarié a contracté la maladie. Les familles de nos collègues qui sont décédés ou qui sont exposés dans le cadre des PCA sauront apprécier.

Une intersyndicale s’est tenue et a permis de construire une platforme revendicative commune entre les OS. La direction mise en difficulté par les Organisations Syndicales a ajourné la dernière séance de négociation.

La CGT reste vigilante pour que cette crise sanitaire ne soit pas l’occasion pour le gouvernement et le patronat de diminuer les droits et garanties des salariés. Mobilisons-nous afin d’empêcher la direction de renier nos droits et garanties.

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En direct des négociations : TOUCHE PAS à mes droits !

Les ordonnances à Orange : Touche pas à mes droits

La direction d’Orange vient d’ouvrir des négociations, suite aux ordonnances publiées par le gouvernement le 25 mars 2020, sur le périmètre de l’UES Orange. Ces ordonnances sont la déclinaison de la loi sur l’état d’urgence sanitaire. Elles n’ont fait l’objet d’aucune négociation avec les organisations syndicales et d’aucun débat au niveau parlementaire. Ces ordonnances traitent de plusieurs thèmes parmi lesquels le chômage partiel, les congés, la durée de temps de travail et le versement de l’intéressement et de la participation. La CGT a rappelé au PDG d’Orange, en préalable à cette négociation, qu’il n’y a aucune obligation à appliquer ces ordonnances et que la CGT était prête à négocier des mesures améliorant les droits existants du personnel d’Orange.

Pas de chômage partiel.
Les ordonnances du gouvernement permettent aux entreprises de recourir au chômage partiel pendant l’état d’urgence sanitaire. Aujourd’hui on estime à 1,4 millions le nombre de salariés en chômage partiel en France. La CGT et l’ensemble des organisations se sont opposées à cette possibilité pour le personnel d’Orange. En effet, les résultats financiers de l’entreprise en 2019 et sa situation économique globale permettent largement à l’entreprise de ne pas faire appel au chômage partiel. Les activités télécoms sont essentielles à la Nation et l’ensemble des travailleurs sont mobilisés afin de garantir la continuité de service dans cette période. Le PDG d’Orange a écarté cette éventualité.

Touche pas à mes congés.
Les ordonnances permettent aux directions de pouvoir imposer les congés aux salariés que ce soit les Congés Annuels, les RTT/JTL et les jours affectés dans les Comptes Epargne Temps (CET). Elles peuvent, par accord d’entreprise, imposer ou différer jusqu’à 6 jours de CA avec 1 jour de prévenance et de façon unilatérale jusqu’à 10 JTL ou jours de CET. La CGT a rappelé que les congés sont un droit, qu’il y avait déjà des accords en vigueur dans l’entreprise pour la gestion des prises de congés et que l’on pouvait améliorer ces derniers afin de ne pénaliser aucun salarié. L’entreprise propose d’imposer 6 jours de congés pendant la période de confinement et l’application de l’accord pour tous pour les JTL (cet accord prévoit que 40% des JTL sont à la main de l’entreprise), imposer une période de deux mois de gel des congés aux salariés et de ne pas étendre les période d’écrêtage. Elle prévoit des dispositions particulières pour le personnel des Plans de Continuité d’Activité (PCA). La CGT a proposé l’étalement et l’allongement de la prise de congés au lieu de leur confiscation par l’entreprise. Nous avons rejeté le principe du gel des congés car cela n’est pas justifié et risque même de désorganiser les services.

Touche pas à ma rémunération.
Les ordonnances prévoient la possibilité de décaler le versement des primes de participation et d’intéressement aux salariés jusqu’au 31 décembre. La priorité dans cette période particulière est de s’assurer qu’aucun salarié d’Orange ne subisse une perte de pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations syndicales a demandé le maintien des périodes de versement de l’intéressement et de la participation. La direction maintiendra les versements selon le calendrier habituel. La CGT a demandé d’élargir la question de la rémunération aux parts variables individuelles et collectives afin d’obtenir leurs neutralisations pour ne pénaliser aucun salarié.

Une reconnaissance accident du travail.
Depuis le début de cette pandémie la CGT a fait de la sécurité de l’ensemble du personnel d’Orange une priorité absolue, rappelant à l’entreprise ses obligations en la matière. Actuellement des salariés sont sur le terrain dans le cadre des PCA et sont donc exposés à une contamination au covid-19 dans le cadre de leur activité. Aujourd’hui lorsqu’un salarié est détecté positif ou en suspicion coronavirus, il est mis en arrêt de travail. La CGT a demandé à l’entreprise de reconnaitre en accident du travail tout salarié qui sera contaminé dans le cadre de son activité professionnelle.

Une prime exceptionnelle pour tous.
Le gouvernement incite les entreprises à verser une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat aux salariés des entreprises. Seules les entreprises qui disposent d’un accord d’intéressement sont éligibles. Cette prise est défiscalisée et donc ne contribue pas au financement de la protection sociale. Pour le moment le ministère du travail n’a pas indiqué si cette prime pouvait être attribuée aux télétravailleurs. Des entreprises comme Carrefour ou Danone refusent de la verser. Qu’en sera-t-il pour le personnel d’Orange. Pour le moment la direction souhaite verser une prime exclusivement aux salariés des PCA. La CGT est intervenue afin de demander l’extension de cette prime à l’ensemble du personnel.

Un 13ème mois.
Nous sommes intervenus pour la mise en place d’un 13ème mois. En effet l’entreprise à la possibilité de reconnaitre l’ensemble du personnel qui s’investi pour fournir aux usagers leurs accès aux télécommunications pendant cette crise sanitaire. Cette reconnaissance doit se faire par la mise en place de ce 13ème mois en complément des éléments de rémunération existants. Au contraire d’une prime « one shot », c’est la garantie de pérenniser dans le temps la reconnaissance du travail du personnel d’Orange qui n’a pas attendu la crise sanitaire du covid-19 pour montrer son professionnalisme et la qualité de son travail au service des usagers.

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LA CGT FAPT PROPOSE

Préambule : Ces repères revendicatifs ne sont pas un recueil de propositions mais un outil permettant aux salariés d’élaborer eux-mêmes leurs revendications dans les services avec leurs représentants CGT.

La CGT se bat pour une vie au travail qui permette à chaque salarié d’Orange de vivre dignement avec la reconnaissance, le bien-être comme éléments essentiels qui doivent être pris en compte par la direction.

À partir des besoins exprimés par les salariés, la CGT FAPT utilise toutes ces instances pour une véritable prise en compte par la direction pour répondre aux besoins exprimés :

Pour cela, la CGT FAPT propose :

  • L’arrêt des restructurations/fermetures de site,
  • La diminution de la charge de travail par l’embauche de personnels,
  • La reconnaissance des qualifications,
  • La prise en compte de l’évolution des métiers dans les qualifications
  • Des mesures corrigeant véritablement les inégalités salariales entre les femmes et les hommes,
  • Les 32h avec le maintien de salaire, grâce aux gains de productivité créés par la digitalisation afin améliorer les conditions de travail,
  • La ré-internalisation des activités sous-traitées et les emplois qui y sont liés,
  • La dépose des boitiers de géolocalisation des voitures Orange,
  • Le droit à la déconnexion,
  • Reconnaissance, prévention et réparation de la pénibilité pour l’ensemble des métiers,
  • Une formation de qualité pour tous,
  • Fixation du contingent d’heures supplémentaires et de leur niveau de rémunération sans dérogation défavorable par accord collectif,
  • Le respect de l’équilibre vie privée / vie professionnelle,
  • Le respect des données et de la vie privée des salariés,
  • L’ouverture de véritables négociations sur l’organisation du travail.

BULLETIN DE CONTACT ADHÉSION

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