ÉTABLISSEMENT DTSI
L’Écho du CSE DTSI - Juillet 2021.
Édito : cause toujours …
Le dialogue social, sous sa forme actuelle au sein d’Orange et de la DTSI, n’est qu’un dialogue de forme au service de l’entreprise. La direction veut faire croire que tous les sujets sont discutés avec les organisations syndicales et appliqués suite à négociation et commun accord. Dans les faits il n’en est rien : la direction déroule ses choix et orientations sans prendre en compte les revendications argumentées des organisations syndicales ni aux remontées des salariés. Les séances des CSE n’y échappent pas : ré-organisations et SDIT se succèdent, avec pour conséquences des réductions d’effectifs, de plus en plus de sous-traitance et la qualité de vie au travail qui se dégrade.
La CGT et les autres organisations syndicales dé-noncent depuis de nombreux mois cette mascarade de dialogue social.
Les NAO ont été un sommet de cette parodie. La direction d’Orange a pris une décision unilatérale, la signature d’une seule organisation syndicale (cassant le front commun) n’ayant pas suffi à valider l’accord et les autres organisations syndicales ayant refusé de valider l’aumône accordée par Orange.
La CGT a toujours privilégié un dialogue social vrai et loyal qui permet de dé-fendre les intérêts et les droits des salariés, de porter leurs revendications. Nous refusons toute parodie consistant à être la caution morale d’une stratégie de financiarisation dont les salariés sont les principales victimes…
Assez de palabres, la mobilisation de toutes et tous fera avancer les choses !
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L’Écho du CSE DTSI - Juin 2021
Édito : dialogue ?
Suite aux propositions indécentes de la direction lors des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires, sur les salaires, promos, …) toutes les Organisations Syndicales Représentatives ont décidé de sus-pendre leur participation aux négociations nationales en cours « dans l’attente de propositions de mesures salariales 2021 pour tous les salariés en rapport avec les résultats financiers 2020 et l’investissement exceptionnel des salariés sur la période ».
Comme cela n’a pas suffi à changer la position de la direction, cette suspension a été étendue à la plupart des instances et réunions, dont le CSE DTSI de juin.
Donc la CGT et d’autres syndicats n’y ont pas siégé. Nous regrettons que certaines organisations syndicales n’en fassent pas de même ou seulement partiellement.
C’est l’attitude de la direction qui nous pousse à agir de la sorte, elle fait semblant de dialoguer, pas plus. Tout en menaçant de faire une Décision Unilatérale plus basse que ses dernières propositions sur les salaires si il n’y a pas d’accord. Ce n’est plus du dialogue mais du chantage.
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Tenaces et Efficaces - Mai 2021
ÉDITORIAL : Négociations Annuelles Obligatoires : t’as pas cent balles ?
Lors de la séance de négociation salariale du 5 mai, les organisations syndicales ont mis fin à la séance après les premières propositions de mesures salariales de la direction qualifiées unanimement « d’indécentes ».
Pour rappel, c’est la mobilisation des salariés qui a permis à Orange de démontrer sa forte résilience dans le contexte de crise sanitaire et de réaliser des performances 2020 exceptionnelles. Près de 2,4 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires sur l’exercice 2020. Dans le même temps, le budget des augmentations salariales 2020 a été presque moitié moindre de celui de 2019 à 62 millions d’euros. Le budget des mesures proposé pour 2021 par la direction est d’une trentaine de millions d’euros, soit moitié moins de celui de l’année dernière.
A la séance du 12 mai la direction a annoncé qu’elle n’avait pas de nouveau mandat.
Face à cette mascarade de dialogue social, un courrier unitaire à Gervais Pellissier a été lu et l’ensemble des délégations syndicales a quitté la séance. Les organisations syndicales suspendent toutes les négociations en cours (intergénérationnelle, GPEC, NAO) tant que la direction ne revient pas avec des propositions à la hauteur des excellents résultats financiers de 2020.
Dès que les promesses d’excellents résultats se sont confirmées pour 2020, les dividendes promis aux actionnaires ont aussitôt été augmentés, et pas qu’un peu ! Pour les salaires, rien de tout cela. C’est inacceptable.
Les propositions de la direction d’Orange sont un mépris vis-à-vis des salariés qui se sont tant investis dans cette période troublée.
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L' Écho du CSE DTSI - Mai 2021
Édito : ayez confiance ?
Chaque jour qui passe montre la complexité et l’impact de « DTSI demain » qui va réorganiser en profondeur tout DTSI.
Cette réorganisation fait naître des interrogations légitimes parmi les salariés. Vais-je garder mon poste et mes collègues ? Quel travail vais-je faire demain ? Comment le travail va-t-il se faire avec les suppressions d’emplois qui continuent ?
La direction se veut rassurante.
Mais nous savons bien que ce qui la guide est la recherche constante de toujours plus de profits pour redistribuer toujours plus d’argent aux actionnaires. L’amélioration des conditions de travail, la qualité du service aux clients sont solubles dans les dividendes. On doit faire toujours plus, mieux, à moins nombreux. Ce n’est pas possible.
Ce serait une vision caricaturale de la CGT ? Il n’y a qu’à voir les propositions ridicules d’augmentations de salaires, bien moindres que l’année dernière où aucun syndicat n’avait signé. Quel remerciement pour les salariés qui par leur investissement exceptionnel dans cette période troublée ont permis de très bons résultats financiers pour 2020.
Il faudrait que la direction fasse des gestes forts pour qu’elle nous inspire confiance. On en est loin.
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Écho du CSE DTSI - Avril 2021
Édito : alertez les bébés
Sur l’intranet, il y a une présentation des résultats 2020 qui sont très bons, particulièrement dans le con-texte actuel. Pourtant, le financier d’Orange y indique que face aux autres « telcos », Orange, bien que très bénéficiaire, souffre de coûts trop importants.
On voit d’où viennent les plans d’économie, dont ScaleUp.
Quelle ne fut pas la surprise des élus du CSE DTSI de voir apparaître un point sur le financement de places pré-réservées en crèches. Une fois clarifiée l’explication confuse de la direction, on a compris que c’est Orange qui va les payer. Ouf, car à pas loin de 15 000 € par berceau, une part importante du budget ASC (Activités Sociales et Culturelles) y serait passée.
Mais s’il y a une convention avec le CSE, nous sommes prêts à parier que la direction va avoir l’idée que les CSE payent à sa place. Après tout, en CE DTSI on avait entendu plusieurs fois la direction dire que ce serait les CE qui s’occuperaient des services de conciergerie des nouveaux projets immobiliers.
La CGT est vigilante pour que l’en-treprise n’ampute pas les ASC des CSE pour des dépenses qui lui incombent.




