ÉTABLISSEMENT DTSI

Tenaces & Efficaces Août 2018

EDITORIAL : Sémantique … mais pas que !

C’est en catimini qu’un amendement d’un député LREM a été adopté pour remplacer le terme «Sécurité sociale» par «Protection Sociale» dans plusieurs articles de la Constitution.

Cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Elle prépare la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage.

La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale !

Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale » qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par « Protection sociale » est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l’impôt, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale.

On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt !

La Sécurité Sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si !

La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c’est là un choix de société qui appelle à l’intervention et à la mobilisation de tous !

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Echo CE DTSI Juillet 2018

Edito : Le cadre inacceptable de la baisse des effectifs

En juillet, la direction a présenté les Rapport Annuels sur l’Emploi et le bilan Emplois et Compétences de 2017.

L’essentiel de ce qu’on y trouve est conditionné par la baisse importante des effectifs, comme les années précédentes, et les prochaines, si rien ne change.

En 2017, DTSI a perdu 4,4% des effectifs en « équivalents temps plein » portant la baisse sur les 3 dernières années à 10,4%. Ce n’est pas rien, et cela a des conséquences importantes sur les conditions de travail, sur les compétences et la qualité du travail accompli.

Tous les métiers sont touchés à des degrés divers.

Alors la direction sous-traite. Elle affiche une baisse de cette sous-traitance car il y a un transfert vers C2S, qui est une filiale de Sofrecom (groupe Orange) et à ce titre n’est pas comptée comme de la sous-traitance.

Les négociations en cours sur la GPEC ne laissent pas augurer d’un meilleur avenir, toutes les organisations syndicales se de-mandant si la direction a une réelle volonté d’aboutir à un accord GPEC.

Il faut que les choses changent, c’est vital tant pour les conditions de travail que pour l’avenir d’Orange.

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Supervision à Orange : Revalorisation de la prime mensuelle CPEP90

Dès le mois de novembre 2017, la CGT a sollicité la DRH de la DTSI pour organiser une réunion concernant la revalorisation de la prime CPEP90, dite « indemnité centre principaux d’exploitation qui concerne les techniciens de la supervision centralisée du réseau 24/7 (décision n°18 du 08/04/1991), conformément à l’article 14 du protocole d’accord de fin de grève supervision du 19 mars 2010.

Une attente de 8 mois pour que la DRH DTSI ait la délégation de la DRH Groupe pour procéder à cette réunion. Elle s’est déroulée le 3 juillet 2018 !

Les Organisations Syndicales (OS) CGT, SUD, FO et CFE-CGC étaient présentes. La CFDT première OS à Orange était absente…

La direction est arrivée avec une proposition d’augmentation indexée sur l’inflation des 3 dernières années comprise entre 5 € et 8 € !

La CGT rappelle que la dernière indexation en 2015 avait été calculée sur la base des NAO !

La proposition de la CGT est de 292 € arrondi à 300€. Rejointe par les autres OS.

Les OS ont rappelé que pendant 20ans cette prime n’avait pas été augmentée.

Suite à une longue interruption de séance la direction accepte la proposition de la CGT d’appliquer le taux directeur de la NAO, mais en neutralisation pour 2017 et 2018 la part liée à la reconnaissance des compétences et des qualifications.

Ce qui ramène à un taux directeur de 1,6 % par an soit 287€ par mois avec effet rétroactif au 1er janvier 2018.

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Tenaces & Efficaces Mai-juin 2018

EDITORIAL : Orange new – Le retour des années LOMBARD

Aucune organisation syndicale n’a signé l’accord salarial 2018 à cause de la faiblesse des propositions. C’est la première fois ! Pire la direction est revenue en deçà de ses propres propositions pour les cadres ! Tout cela pour privilégier une rétribution aux actionnaires de +8% au détriment des salariés, bien qu’ils aient produit 5% de richesses supplémentaires. Ne sont-ils pas en droit de réclamer des augmentations alors qu’ils sont 87% à ne pas être satisfaits de leur rémunération ?

La loi oblige la direction à présenter les orientations stratégiques du groupe et la GPEC correspondante. Or la discussion est quasiment impossible puisque les informations, lorsqu’elles sont données, nous arrivent au compte goutte. Comment dès lors peut-on mesurer les impacts des projets sur les salariés par bassin d’emploi et avoir une vision claire de l’avenir?

Les négociations sur l’accord senior

(anciennement intergénérationnel car il comportait un volet embauches) doivent se tenir en mai or la direction temporise dans l’attente de décisions gouvernementales sur les nouvelles règles de départ à la retraite. Comment vont-être gérés les transferts des savoirs et des compétences et quelle suite sera donnée aux 7500 recrutements déjà prévus dans l’accord précédent ?

Pour couronner le tout la direction brouille les pistes dans des ateliers collaboratifs sur les nouvelles organisations du travail (NEO). En fait n’est ce pas pour masquer un accroissement de la productivité et une aggravation des conditions de travail dans des bureaux design ?

Toutes ces questions de salaire, d’emploi, de carrière, de manque de perspectives, de productivité aboutissent à une détresse et une injustice sociales décrites dans tous les rapports des cabinets d’experts commandés au sujet de l’ère Lombard.

 

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Echo CE DTSI Juin 2018

Edito : L’humain? OK mais après le business !
A la lecture du rapport annuel d’activité des médecins du travail, on se rend bien compte, mais nous le savions déjà, que nous ne sommes vraiment pas dans une entreprise humaine avec une soit disant, qualité de vie au travail.
Celle-ci, si chère à nos dirigeants n’est-elle pas la petite fougère qui cache une immense forêt gangrénée par
l’anxiété et la souffrance.
Après la dramatique crise sociale de 2009, la direction a eu l’audace de confier à certains managers de proximité d’être des dépisteurs de « risque suicidaire » !
Alors qui sera le dépisteur de ces responsables dont certains sont aussi en souffrance ?
Belle perspective de carrière pour les actuels et futurs managers-psychologues !
Les conclusions écrites par le médecin rapporteur ne font que confirmer les alertes émises par la CGT dans les différentes instances de représentation du personnel.
La transformation du travail, les restructurations, l’automatisation, les SDIT, la sous-traitance etc… prennent le dessus sur le facteur humain et les conséquences peuvent être graves en terme de santé mentale chez les salariés et les managers avec un risque élevé dans le domaine RH.
Enfin les médecins du travail émettent le vœu que notre entreprise devienne vraiment une entreprise humaine et digitale. Le chemin est encore long !

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