ÉTABLISSEMENT DTSI

Tenaces et Efficaces - Février 2021

ÉDITORIAL : Confiné un jour, confiné toujours ?

Depuis le 1er novembre, nous sommes en travail forcé à domicile pour la majorité, et en télétravail allongé pour les autres, les collègues continuant leurs activités sur les sites étant l’exception.
La différence avec le confinement printanier c’est évidemment la longueur des journées, mais aussi, et surtout, l’absence totale de visibilité sur la sortie.
Souvenons-nous, en novembre on nous parlait d’un retour pour les vacances de Noël, puis ce fut le 6 janvier, puis enfin le 20 janvier, puis … plus rien. Jusqu’à quand pourrons-nous vivre uniquement pour travailler ?
Bien sur le virus continue à circuler, avec des variantes de plus en plus improbables … Mais le gouvernement ressemble de plus en plus à la 7ème Compagnie, l’humour en moins. Au début il ne fallait pas de masques, ils étaient inutiles, jusqu’à ce que Macron en fasse livrer, ce qui les a rendus obligatoires … mais pas gratuits. Ensuite ce fut les tests avec des délais de traitement supérieurs à celui de l’incubation du virus, ce n’est qu’après avoir été malade que l’on apprenait être positif !
Enfin, cerise sur le gâteau, les vaccins arrivent … ou pas. En fait l’état, c’est-à-dire nous, a versé des millions aux entreprises pharmaceutiques pour qu’elles cherchent un vaccin. Une fois celui-ci trouvé, ces entreprises l’ont pré-vendu au plus offrant moyennant royalties, avec des contrats très opaques. Ensuite, pas de moyens de production suffisants, donc pas de livraison de vaccins surtout pour les plus pauvres … Et tout cela au pays de Pasteur !
Mais pour les salariés c’est beaucoup moins drôle. Cette situation est de plus en plus anxiogène, et l’incompétence des responsables finit par faire peur.

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L’Echo du CSE DTSI -Janvier 2021

Édito : Les salariés à la porte….de Vanves

Nous avons appris que le site de Vanves devait être vidé pour juin 2021.
Nous avons été choqués car juin c’est dans pas longtemps, particulièrement dans le contexte de crise sanitaire actuel.

Et surtout parce que nous avons de-mandé à la direction de DTSI où iraient les salariés du site et nous avons vu que la direction de DTSI avait été aussi prise au dépourvu que les syndicats. Nous n’avons à ce jour aucune réponse où iront les salariés de la DISU. Pour ceux de la DSI qui sont sur le site, la direction a trouvé une solution, Arcueil.

Mais badaboum, nouveau rebondissement, nous avons appris qu’Orange Village allait être complètement restructuré, ce sera donc peut-être une solution temporaire.

La CGT demande que des solutions soient trouvées pour tous les salariés du site de Vanves.
Nous ne pouvons qu’être inquiets quand on voit à quel point la direction de DTSI est démunie sur le sujet. Il est donc important que les salariés s’emparent aussi de ce problème.

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TENACES & EFFICACES - Janvier 2021

ÉDITORIAL : L’autoritarisme de la bienveillance…

La bienveillance, furieusement à la mode, est le mot préféré du management, utilisé pour régler les problèmes du quotidien. Des conflits dans une équipe : la réponse est  » bienveillance « , bien plus facile que traiter l’augmentation de la charge de travail avec les départs des collègues en TPS ou en retraite et l’absence de recrutements massifs. Du bruit dans un espace de travail toujours la même réponse  » bienveillance « , alors que c’est la conséquence des nouveaux espaces de travail qu’Orange nous impose.
Dans la novlangue de l’entreprise, on change le sens des mots. La bienveillance au travail c’est contrer l’esprit critique des salariés, alors que nous sommes enfermés dans des processus. On veut façonner le salarié. La bienveillance est l’agent discret pour infléchir notre contrat social.
Mais de quelle bienveillance font preuve nos directions sur la reconnaissance, les réorganisations et les restructurations permanentes ?
Objectifs obligent, ils sont passés maîtres dans l’art du double langage et sont prêts à appliquer les méthodes les plus perverses : système d’avancement arbitraire, coupes claires dans les effectifs, équilibre vie professionnelle/vie privée bafoué…
Il devient de plus en plus évident que nos directions ne sont pas « bienveillantes » mais machiavéliques et avancent masquées, pour arriver à leurs fins : le plan dégage 2025 avec la DTSI restructurée.
Hypocrites !

En complément…

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L'Echo du CSE DTSI

Édito : il faut être 2 pour dialoguer

Ce CSE a été l’occasion d’échanges tendus avec la direction. En effet, la direction n’a pas apprécié que les élus lui demandent de repousser l’avis sur différents points, principalement New Villejuif, qui pose de nombreux problèmes (dont une grande augmentation des temps de trajet).
Plus généralement, la direction a du mal à accepter que les représentants du personnel ne soient pas d’accord avec elle, on serait les méchants avec une direction qui fait ce qu’elle peut. Chacun-e jugera.

Un autre exemple est l’alerte pour danger grave et imminent (DGI) déposée à l’initiative de la CGT par les élus CSE de plusieurs organisations syndicales. La direction a refusé de la prendre en compte sous prétexte que ce ne serait pas aux élus du CSE à la déposer, alors que c’est une mission qui leur est con-fiée par le Code du Travail.

A la CGT nous sommes pour le dialogue, la négociation, mais pour ça il faut être au moins deux …

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Tenaces & Efficaces - Décembre 2020

ÉDITORIAL : Citoyens surveillés

Le projet de loi, dit de « Sécurité Globale », contient de nombreuses atteintes à la vie privée, à la liberté d’informer et aux principes constitutionnels de légalité des peines et délits, c’est la raison pour laquelle l’opposition à ce projet est puissante dans la rue, dans les médias et dans le monde politique. Même l’UE et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU ont rappelé au gouvernement les droits en matière de libertés individuelles et collectives.

Au-delà des publications d’images pour informer les citoyens, et du fameux article 24 punissant de 45 000 € d’amendes et un an de prison la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou gendarme en fonction, dans le but de « porter atteinte à son intégrité physique ou psychique », la liberté d’informer n’est pas la seule liberté menacée par cette proposition de loi, qui élargit également la possibilité pour la police d’avoir recours aux caméras piétons ou aux drones équipés de caméras.

Ce texte représente une nouvelle remise en cause de la liberté de manifester car l’utilisation de caméras et drones permettant la reconnaissance faciale des manifestants constitue un outil supplémentaire de surveillance généralisée.

Autre point d’inquiétude : l’élargissement des missions des agents de sécurité privée, qui se verront confier des missions de service public, tandis que les polices municipales se voient dotées de prérogatives importantes qui relèvent pourtant des missions de l’État.
Cet ensemble de dispositions concourt à un processus de privatisation à peine déguisée qui remet en cause les principes d’égalité.
En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté qui protège les citoyens et les citoyennes de l’arbitraire de l’État et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnements arbitraires.

Le tout sécuritaire ne peut être la réponse à la crise que traverse notre société. Pour la CGT, les solutions sont à trouver par une autre répartition des richesses, par une politique marquée du sceau de la justice et du progrès social et la mise à bas des politiques d’austérité menées ces dernières années par les gouvernements successifs.

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