ACTUALITÉS

Communiqués de presse

Résultats du 1er trimestre

Le groupe Orange annonce aujourd’hui ses résultats pour le premier trimestre 2018. Avec une hausse de 2,1% de son chiffre d’affaires et  4,4% de son EBITDA (marge), le groupe confirme la reprise de sa croissance. Ces bons résultats, fruit du seul travail des salariés du groupe, sont principalement portés par le développement de la fibre, confirmant ainsi que les investissements demandés par la CGT depuis plusieurs années portent leurs fruits.
On peut d’ailleurs s’interroger sur l’annonce de la réduction de ces derniers, dès l’exercice prochain. Cette baisse des CAPEX (investissements), qui pourtant favorisent la croissance, n’a pour seul objectif que de satisfaire les attentes et demandes des marchés financiers.
Si le cash-flow est lui aussi en hausse de 4%, la répartition des richesses créées, comme dans la quasi-totalité des groupes du CAC 40, va encore creuser les inégalités entre la répartition capital-travail. D’un côté, le dividende sera augmenté de 133 millions d’euros pour la seconde année consécutive pour atteindre 1,8 milliard d’euros. De l’autre 4 000 emplois ont été supprimés sur l’année écoulée, et aucune organisation syndicale n’a signé l ‘accord salarial (accord sur les salaires dont les mesures générales ne couvriront pas l’augmentation du coût de la vie) à Orange, une première depuis 13 ans.
La politique d’Orange participe au creusement des inégalités, et confirme la France comme championne d’Europe du versement des dividendes avec 44 milliards d’euros, soit un triplement en 15 ans quand les salaires ont augmenté eux de seulement 14%. Pour rappel, au titre de l‘exercice 2017, Orange décaissera un dividende de 70 centimes d’euros par action pour un résultat net de 62 centimes…
La CGT a interpellé la direction générale du groupe pour la réouverture immédiate de négociations portant sur les salaires. Elle propose au personnel du Groupe de s’impliquer dans les négociations sur la GPEC (gestion prévisionnelle sur l’emploi) afin de stopper l’hémorragie sur l’emploi à Orange, qui met, à terme, en péril notre capacité à rester l’opérateur télécom de référence en France.

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Cadre

Flash Cadres 782 : Un 1er Mai en grand !

Orange remercie ses cadres !
Dans un contexte de bénéfices qui permet d’aug-menter, pour la seconde année, les dividendes et face à un projet d’accord salarial particulièrement faible, la CGT et les autres organisations syndica-les ont refusé de signer, la direction a donc pris une décision unilatérale.
Si l’affichage global reste identique au projet d’ac-cord, à savoir 2,5%, dans le détail c’est moins glo-rieux, particulièrement pour les cadres. Le projet d’accord prévoyait une augmentation managériale de 1,4% avec un minimum garanti pour les Dbis, E et F de 450 €.
La direction d’Orange maintient l’augmentation managériale à 1,4% mais en diminue le minimum garanti à 325 €, pour ceux qui ont moins de 60 k€ de salaire global brut/a.
Dans les faits 80% des cadres ne toucheront que 20 € nets mensuels supplémentaires. Ou comment faire des économies sur le dos des salariés !
Circulez !
La politique de l’emploi n’est pas l’apanage des financiers ni la variable d’ajustement pour gonfler les dividendes. Avec un secteur en croissance, la qualité de vie au travail, le chômage, l’accès pour tous à la fibre, doivent en être le moteur.
Selon l’étude triennale sur les conditions de travail, 21,5% des salariés subissent un « stress décom-pensé » dû à la surcharge de travail accélérée par près de 4000 départs à la retraite par an, alors même que 20 000 emplois sont nécessaires.
La GPEC doit mettre en débat la stratégie d’Oran-ge et l’emploi des gains de productivité, indispen-sables pour anticiper la formation et postuler sur les futurs métiers. Car la révolution numérique permettrait des avancées sociales si les actionnai-res n’en détournaient pas les bénéfices.
Comme le demande La CGT, la direction d’Orange doit ouvrir la discussion sur les besoins en emploi !

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Fusion Equant SA dans Orange SA

Déclaration préalable CGT à la séance de signature de l’accord « d’adaptation par anticipation dans le cadre de la fusion d’Equant SA dans Orange SA« 

Tous les salariés d’Equant vont perdre dans le cadre de cette fusion, et c’est bien ce que la CGT a dénoncé lors de ces réunions à marche forcée. Nous n’avons pas été seuls. Nous avons été les représentants de plus de 150 salariés qui se sont mobilisés régulièrement et ont débrayé par trois fois. Ils voulaient ainsi signaler qu’ils souhaitaient intégrer Orange, mais sans perdre les aspects favorables de leur statut collectif, statut qui aurait été accueilli avec plaisir s’il avait été étendu aux collègues d’Orange SA. Mais de cela, vous n’avez pas voulu discuter, décrétant par avance que les accords d’Orange SA ne devaient pas être revus. C’était pourtant bien le cadre légal d’un accord dit d’adaptation. Et l’on ne peut pas dire que vous ayez beaucoup été contredits sur ce sujet pendant ces réunions.

Revenir sur la longue liste de reculs qui vont découler de cette fusion serait long et inutile. Toutes les organisations syndicales d’Orange SA et d’Equant les connaissent. Vous n’avez pas tenu compte de revendications essentielles portées par plusieurs organisations syndicales, comme la possibilité pour les salariés de pouvoir garder leurs jours de repos. Le groupe l’a pourtant déjà fait par le passé. Mais l’employeur humain que vous prétendez être n’a pas souhaité le faire aujourd’hui, par pure humanité, peut-être ?

Oui, nous allons tous y perdre : les intégrations dans le salaire ne compensent même pas de façon honnête ce que nous allons perdre. Elles ne peuvent pas cacher la perte de qualité de vie et de conditions de travail : moins de jours de repos, perte des horaires variables, accords d’astreinte et de service permanent moins favorables, situation aléatoire des fonctionnaires détachés, etc… Les salariés du service permanent activement mobilisés pour défendre leurs intérêts ont donc bien raison de ne pas accepter les conditions que vous voulez faire cautionner par cet accord.

Le dialogue social dont vous faites tant étalage a été illustré clairement : les organisations syndicales ont été convoquées pour des négociations à marche forcée, dont la durée a été ridiculement courte par rapport à l’ampleur des problèmes posés. Vous vouliez aller vite, et vous avez fixé une date butoir au 1er juillet pour faire pression dans ce sens. Votre but était de faire cautionner les reculs qui permettront à la direction d’OBS de remplir son objectif auprès des actionnaires d’Orange : se débarrasser d’un statut collectif qui montrait un exemple bien trop favorable aux autres salariés du groupe. Et, par là même, se débarrasser au passage d’une représentation du personnel qui a montré par le passé qu’elle pouvait contribuer à organiser les salariés pour la défense de leurs intérêts.

Vous n’y avez pas réussi. En effet, les reculs vont peut-être nous être imposés, mais les salariés ont beaucoup appris au cours de ces deux mois. Ils s’en souviendront, et ils feront partager leur expérience à leurs nouveaux collègues d’Orange SA.
Quant à la délégation CGT, elle est fière d’avoir été la porte-parole de tous ceux qui ne se résignent pas à considérer que, dans un groupe dont la rentabilité est florissante, les reculs sont inéluctables.

Le fait que la version définitive de cet accord ait été fournie aux organisations syndicales hier soir, sans même leur laisser le temps de consulter leurs militants, est symbolique du déroulement de ces négociations. Le cadeau à la signature offert aux organisations signataires est du même ordre. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, ce sont les régressions sociales contenues dans le texte.

Il va sans dire qu’il est hors de question pour la CGT de signer cet accord. Nous encourageons les autres organisations syndicales à faire de même. Quand le résultat d’une pseudo négociation conduit, pour les salariés, à des reculs par rapport à leur situation précédente, il est du devoir d’une organisation syndicale de les dénoncer, pas de les cautionner.

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International

Halte au dumping social en République Démocratique du Congo

En 2012, Orange arrive en RDC suite au rachat de Congo Chine Télécom (CCT) pour 143 millions d’€. En 2016, elle rachète Tigo au Luxembourgeois Millicom, pour 120 millions d’€ et licencie dans la foulée 30% du personnel (132 salariés sur 520).

Cette fusion permet à Orange de faire du dumping social. En effet les salariés ex Tigo et ceux ex CCT n’ont pas les mêmes droits et garanties. Les ex Tigo bénéficient d’une convention collective plus favorable, négociée notamment avec la Confédération Démocratique du Travail (CDT), syndicat majoritaire. Quant aux ex salariés de CCT, ils travaillaient dans une entreprise qui était sous le contrôle d’une direction chinoise ne respectant pas ou peu les droits des travailleurs.

Aujourd’hui sur les 2000 salariés en RDC, seulement 600 travaillent en interne chez Orange, les 1400 autres chez les sous-traitants.

Cette mise en concurrence des salariés pour satisfaire l’appétit de la finance et les profits ne suffit pas, l’entreprise profite pour faire la même chose à l’intérieur de l’entreprise. Ainsi les Ex-Tigo et les Ex-CCT, qui exercent la même activité, sont traités différemment au niveau de la rémunération, des garanties en cas de rupture de contrat, de primes (scolarité, frais obsèques etc…). Pour exemple : Un salarié de Tigo qui se voit proposer des responsabilités supplémentaires (et donc une promotion) ne peut recevoir d’augmentation salariale au motif que les salariés ex CCT gagnent moins. C’est intolérable !

La direction d’Orange RDC dit qu’elle n’a pas les moyens financiers d’aligner tout les salariés au même niveau. La CGT travaille avec les représentants syndicaux de la CDT afin que cesse cette situation et que l’ensemble du personnel soit aligné sur les garanties les mieux disantes.

Orange, maison mère, doit donner les moyens financiers pour que les revendications des salariés soient entendues et stopper immédiatement ce dumping social.

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Rémunération / Carrière

Négociations Salariales : Exigeons la réouverture !

L’accord salarial mis à signature par l’entreprise n’est pas à la hauteur des attentes du personnel d’Orange. Aucune Organisation Syndicale (OS) n’a signé cet accord. Une majorité des OS a demandé la réouverture
des négociations, ce à quoi la direction a répondu par un PV de désaccord et une décision unilatérale. C’est une curieuse façon de concevoir le dialogue social. La CGT a écrit un courrier au PDG d’Orange afin de réouvrir
les négociations salariales.

Nous vous invitons à signer notre pétition (en pièce jointe à l’article) pour que les négociations reprennent. Avec la CGT exigeons la réouverture des négociation .

Ensemble exigeons :

  • Des augmentations collectives d’un minimum de 5% pour tous,
  • La reconduction des mesures derattrapages et de reconnaissance (sous-positionnement/pas depromotion depuis 10 ans) avec unbudget minimum de 1%,
  • Un budget permettant la suppression des écarts salariaux,
  • Un 13e mois en plus des éléments de rémunération actuels.

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Notre santé avant les profits

Dans un contexte de crise sanitaire, la CGT FAPT se mobilise pour la santé du personnel d'Orange.

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