ACTUALITÉS

Les infos du CSEC Orange

En direct du CSEC Extraordinaire – Juillet 2021 La sécurité des salariés n’a pas de prix !

■ Une augmentation inquiétante des incivilités et des agressions, accentuée par la pandémie…
Depuis de nombreux mois, la CGT n’a de cesse d’alerter sur l’augmentation des incivilités et agressions, et de leur intensité dont sont victimes nos collègues travaillant en relation client aussi bien commerciale que technique.
■ La boutique Orange, un lieu particulièrement exposé…
La révolution numérique est en marche. Les services et les terminaux numériques sont devenus essentiels pour des clients de plus en plus exigeants.
La CGT dénonce un mal être grandissant des salariés particulièrement pour ceux en contact avec la clientèle. Ils subissent d’un côté les contraintes liées à une politique de réduction des coûts (dégradation des conditions de travail, sous-effectif chronique, restructurations incessantes, objectifs démentiels,…) et d’un autre côté une forte pression due au mécontentement des clients exacerbée par la crise sanitaire.
■ la prévention primaire, une urgence !
Pour la CGT, il n’y a pas d’alternative. Au même titre que les autres risques, la prévention primaire devrait être de rigueur. La CGT n’attendra pas qu’un tel drame arrive dans nos boutiques Orange pour réclamer le renforcement de la sécurité et des effectifs, comme dans les UI. La Direction à l’obligation, quoi qu’il en coûte, de mettre en oeuvre toutes les mesures nécessaires à garantir la santé physique et mentale de l’ensemble de ses salariés. Chaque salarié doit pouvoir venir travailler de manière sereine d’autant plus dans ce contexte de crise sanitaire complexifiant les rapports humains. Cette protection doit aussi s’étendre aux réseaux sociaux ainsi qu’aux avis clients car nombre de clients « se lâchent » après leur passage dans une de nos boutiques.
Chaque demande client doit être traitée avec le même égard même s’il n’y aura pas de vente au final, la satisfaction client c’est aussi cela.
La Direction doit arrêter de banaliser la situation et de se confondre en excuses, mais plutôt d’avertir les clients qu’ils sont susceptibles d’être poursuivis.
■ La sécurité dans tous les services en contact clients… une priorité !
La direction privilégie le courrier avec des lettres types envoyées aux clients agressifs sans trop les froisser ainsi que des affiches d’avertissement disposées normalement dans chaque boutique. C’est insuffisant !
La CGT a réclamé à la direction de garantir de manière pérenne la sécurité de nos boutiques en renforçant la présence de vigiles. La CGT a été scandalisée d’entendre la Direction indiquer que la présence de vigiles n’empêche pas les agressions. Le risque zéro n’existe nulle part. Cependant la prévention est efficace. Ils ont un rôle de dissuasion, protecteur et rassurant aux yeux des salariés. Ils désamorcent un grand nombre de conflits potentiels non mesurables dans Séquoris ! Quelle aurait été la situation s’il n’y avait pas eu de vigiles ?
La CGT a réclamé l’abandon des projets d’entraides comme entre l’AD RAA et l’USC GSE, du projet WYND qui n’a d’autre but que d’adapter le nombre de rendez-vous au nombre de vendeurs présents le jour J. La CGT a exigé des embauches pérennes pour renforcer les effectifs en boutiques, comme en UI et en USC, afin de mieux prendre en charge les clients et de réduire les délais d’attente, sources d’incivilités potentielles.

Une vie humaine n’a pas de prix.
La sécurité des salariés n’est pas une option

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Communiqués de presse

Rapport sur la panne des numéros d'urgence : Orange pointé du doigt

Six semaines après le dysfonctionnement du système d’acheminement des numéros d’urgence aux conséquences dramatiques avec
six décès potentiels, le rapport gouvernemental est accablant pour l’opérateur historique Orange. Au-delà du « bug logiciel », il fait
surtout état d’une gestion calamiteuse de la crise avec de nombreuses insuffisances notamment un manque de préparation et de précaution,
un manque de réactivité et un manque d’anticipation.

Le rapport pointe particulièrement
-« L’absence de procédures de tests avant mise en production lors des manipulations de l’opérateur ;
-L’absence de prise en compte des incidents passés affectant les numéros d’urgence dans les procédures techniques de
l’opérateur ;
-L’absence de traitement ou de supervision spécifiques pour les numéros d’urgence est étonnante et elle explique largement
les ralentissements dans l’identification de l’origine du dysfonctionnement et de ses impacts.
-La montée en puissance trop lente du dispositif de crise d’Orange eu égard à la criticité des numéros d’urgence ;
-L’absence d’un dispositif national dédié à ces numéros spécifiques ;
-L’incapacité d’Orange à jouer un rôle de conseil dans l’appréhension technique de la crise auprès des autorités publiques. »

Comment en est-on arrivé là ?
Pour Orange, la rémunération des actionnaires passe avant même les critères de sécurité de base. Il n’y a pas eu de test sur des
plateformes hors production et tous les serveurs ont été modifiés en même temps et de jour. Il est évident que les tests de
modifications logicielles sur des serveurs hors production et leurs implémentations de façon progressive auraient été beaucoup plus
sûrs de nuit (trafic réduit) mais cela coûte plus cher.
C’est dans ces conditions de travail dégradées, qui ne se limitent pas à la panne, que les salariés ont réparé la panne dans les
meilleurs délais possibles.
Ce rapport confirme ce que la CGT dénonce au quotidien. Ce sont bien des critères de rentabilité qui sont les causes principales de
cette panne. Ils sont dus à une politique de financiarisation pour satisfaire les marchés financiers. Cautionnée par l’Etat premier actionnaire
d’Orange, cette stratégie est basée essentiellement sur des plans de réduction des coûts massifs, notamment la baisse des
effectifs, le désengagement d’Orange sur la formation des ses agents, la dégradation des conditions de travail et un dumping social
organisé en externalisant l’activité et en déportant les responsabilités par un recours massif à la sous-traitance.
Un rapport qui fait des recommandations mais qui occulte une nouvelle fois le désinvestissement chronique de l’exploitation et de la
maintenance du réseau par Orange.

« PLUS JAMAIS CA ».
Pour la CGT, Orange doit prendre ses responsabilités et mettre tous les moyens nécessaires pour que cela ne se reproduise plus
jamais.
Il est urgent de cesser la marchandisation des réseaux et d’arrêter tous les projets de démantèlement du Groupe Orange ;
d’investir massivement pour le déploiement et le maintien des réseaux notamment dans le réseau cuivre RTC sur l’ensemble du
territoire ; d’investir massivement dans l’emploi, la recherche et développement et la formation; de ré internaliser toutes les
activités avec les emplois associés; de mettre en place un véritable dispositif de gestion de crise avec des moyens nécessaires en
anticipation, une chaîne de soutien complète et connue des salariés devant intervenir ; l’ouverture de négociations sur
l’organisation du travail.

Orange doit revoir sa politique industrielle pour être un véritable opérateur de télécommunication qui permet l’accès aux droits,
à la communication, la maîtrise totale de ses réseaux et prévenir tous types de pannes. Cela permettra d’avoir une plateforme dédiée
sur les numéros d’urgence et un véritable service public pour des réseaux de télécommunications robustes et de qualité au
service de nos concitoyens. En tant que premier actionnaire d’Orange, l’Etat a son rôle à jouer.

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Égalité professionnelle

Intervention CGT FAPT sur l’index égalité Commission de suivi Egalité Orange du 9 juillet 2021

La CGT, mais elle n’est pas la seule organisation syndicale, émet, pour le moins, quelques réserves sur cet Index Egalité.

Si nous émettons des réserves c’est que la CGT s’est beaucoup investie dans les rencontres interprofessionnelles nationales avec le ministère sur ce projet d’index. Mais malheureusement entre le consensus qui avait été trouvé et la parution des décrets, les dispositions ont pour le moins bougé dans le sens d’un moins disant.
En effet, une note sur 100 est attribuée à partir de 5 critères : L’écart de rémunération entre femmes et hommes (pour 40 points), l’écart des augmentations annuelles (pour 20 points), l’écart dans les promotions (pour 15 points), les augmentations au retour de congé maternité (pour 15 points) et le nombre de femmes parmi les plus gros salaires (pour 10 points). Les entreprises, qui ont moins de 75 sur 100, ont 3 ans pour mener des actions de rattrapage. Les premières notes confirment les inquiétudes de la CGT : elles sont excellentes ! Alors que la situation des femmes dans les entreprises l’est beaucoup moins et c’est aussi le cas chez Orange !

L’index présente 5 défauts majeurs :
-Au lieu de faire la transparence sur les écarts de rémunération, le gouvernement a imposé la publication d’une note globale, sans les détails. La note globale dissimule des écarts de salaire et occulte les inégalités.
-Pour le calcul des écarts de rémunération, il existe des seuils de pertinence de 5 points. En clair, si l’écart de rémunération est de 15 % entre les femmes et les hommes, on retire 5 points pour n’en retenir que 10 % ! Ceci revient à admettre, par principe, une partie des inégalités de rémunération !
-Le barème sur les écarts de rémunération est très progressif. Une entreprise qui a 10 % d’écart de rémunération en moyenne (donc 15% avant l’application du « seuil de pertinence ») aura 30/40 points et pourra donc se prévaloir d’une note de 90/100 !
-Au lieu de comparer le montant d’augmentation annuelle des femmes et des hommes, on regarde seulement le pourcentage de femmes et d’hommes augmentés (critère 2). Les femmes peuvent donc, par exemple, avoir des augmentations a minima! Pour le retour du congé maternité (critère 4), au lieu de s’assurer que les femmes ont bénéficié du même montant d’augmentation que les autres salarié.e.s, on se contente de regarder si elles ont toutes été augmentées.
-Une partie des facteurs structurels des écarts de rémunération ne rentre pas dans le champ de l’index : les écarts de temps de travail, les écarts cumulés sur la carrière et la dévalorisation des métiers à prédominance féminine sont pour l’essentiel évacués.

C’est pourquoi la CGT considère que cet index est non fiable et entache toute analyse sérieuse.

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Rémunération / Carrière

NAO Salaires 2021 : Encore une décision unilatérale !

UN DIALOGUE SOCIAL DE SOURD !

L’unité syndicale fragilisée pour un gain de 3 € par mois supplémentaire …
Le 22 juin, le PDG implore les organisations syndicales de revenir à la table des négociations le 24 juin. FO et CFE-CGC y répondent.
Ils permettent à Orange d’entériner une nouvelle Décision Unilatérale (seulement signée par la CFE-CGC) à 1,8 % au lieu de 1,6 % pour un budget autour de 50 millions d’euros, soit un gain supplémentaire de 3 euros net par mois. Cela permet surtout à la direction de faire des économies sur les mesures d’augmentations collectives (environ 0,9% inférieur à l’inflation de 1,4 %), sur les mesures pour les bas salaires (en baissant les paliers non cadre de 30 000 € à 27 000€ et cadre de 41 000€ à 38 000€). Pire, alors que la proposition d’accord initial différenciait le budget promotion du budget mobilité dans la DU, ils ont désormais fusionné.
Avec toutes les fermetures de sites et les mobilités subies par les salariés, que restera-t-il comme budget pour les promotions ?

Les 20 000 salariés non promus depuis plus de 10 ans apprécieront !

Une bataille se termine mais le combat se poursuit …
Le front commun arrive au bout d’un processus de négociation. Bien que la direction ait reculé. Nous sommes loin du compte. Le temps de la négociation est terminé ! Il est temps d’agir !
Maintenant, seule votre mobilisation et votre participation massives aux propositions d’action pourront obliger la direction à faire revenir les organisations syndicales à la table des négociations. Ensemble battons-nous pour un réel partage des richesses !
Le front syndical se poursuit sans la CFE-CGC et s’inscrit dans l’organisation d’une grande journée de grève pour la rentrée

2 500 salariés ont déjà répondus à la consultation CGT sur le salaire. La CGT vous invite à continuer à vous exprimer massivement ici https://msurvey.orange.com/NAO2021.
La CGT a porté et continuera à porter vos revendications :
• Un 13ème mois en supplément des éléments de rémunérations actuels ;
• Une augmentation collective immédiate à hauteur 8% des salaires ;
• Une réelle reconnaissance des qualifications, des compétences et de l’expérience par des promotions à minima tous les 7 ans ;
• Une suppression immédiate de toutes inégalités salariales femmes/hommes ;
• Un SMIC à 1800€ et aucun salaire de cadre en dessous du plafond de la sécurité sociale (3 428€ brut mensuel) ;
• Une prime Covid-19 exceptionnelle de 1 000€ pour tous ;
• Une prise en charge de l’ensemble des frais induits lors du travail à domicile en confinement sans cadre légal ;
• L’arrêt immédiat de tous les projets néfastes pour l’avenir des salariés comme de l’entreprise.

LES AUGMENTATIONS ET LES PROMOTIONS SONT L’AFFFAIRE DE TOUS,
AGISSONS ET CONSTRUISONS TOUS ENSEMBLE
UNE GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION POUR LA RENTREE

 

Orange s’inscrit dans une parodie de dialogue social …

Le dialogue social : Orange franchit la ligne rouge …
La CGT privilégiera toujours un dialogue social vrai et loyal qui permet de défendre les intérêts et les droits des salariés, de porter leurs revendications. Elle refusera toute parodie consistant à être la caution morale d’une stratégie de financiarisation dont les salariés sont les principales victimes.…

Les négociations GPEC, intergénérationnelle et salariales suspendues?

Dès la 1ère séance, la proposition de 1% est indécente et provoque l’interruption de la séance.

La 2ème séance est, là encore, une véritable provocation. La direction vient sans mandat pour négocier.

Immédiatement, l’unité syndicale décide du gel des négociations GPEC, intergénérationnelle et salariales, d’une demande d’audience au DRHG et de faire s’exprimer les salariés par le biais d’une pétition qui comptabilise rapidement 14 600 signataires soit presque 20 % de l’effectif global.

Dans un déni total, la direction veut passer en force ! Elle fait une réunion sans les OS (situation inédite) et nous envoie nous par mail un projet d’accord.

Face à notre mécontentement, le DRHG daigne nous recevoir pour nous faire une proposition à 1,6 % à prendre ou à laisser.

L’unité syndicale décline l’invitation et demande une audience au PDG du groupe par le biais d’un courrier unitaire.

Il suffit d’un appel du PDG pour affaiblir le front commun et permettre à Orange de passer sa décision unilatérale moins scandaleuse à 1,8 % et pas pour tous ! Le PDG est plus enclin à satisfaire les intérêts des marchés financiers que ceux des salariés.

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International

REFORME DE L’ASSURANCE CHOMAGE

Dès avant la crise sanitaire, le gouvernement souhaitait réaliser 3,4 milliard d’économie en deux ans sur le dos des plus précaires et des privés d’emploi. La ténacité de la CGT et de l’ensemble des organisations syndicales et, surtout, la résistance des salarié-e-s sur le terrain ont mis le gouvernement en échec.

Des décrets datant de l’été 2019 prévoyaient plusieurs mesures régressives :
• quasi disparition des droits rechargeables, dispositif qui permet aux allocataires arrivés en fin de droits de les renouveler en fonction de leur nouvelle période de travail ;
• passage de quatre à six mois des seuils d’ouverture des droits aux allocations chômage ;
• nouvelle formule de calcul des indemnités prenant en compte les jours non travaillés ;
• dégressivité des allocations pour les cadres, les salariés ayant gagné 4 500 euros bruts par mois verraient leurs allocations diminuer de 30 % à partir du septième mois de chômage.
1,3 million de demandeurs d’emploi auraient perdu des droits dans le cadre d’une telle réforme. La CGT, FO, la CFE-CGC et Solidaires ont donc effectué des recours devant le Conseil d’Etat à l’automne 2019.
L’audience s’est tenue le 4 novembre 2020 et le Conseil d’État déclare illégale la disposition centrale des décrets gouvernementaux : Le calcul des allocations mensuelles se base non plus sur le total des salaires divisé par les jours de travail mais sur ce total divisé par les jours correspondant aux périodes sur lesquelles les contrats ont eu lieu. Ce serait une rupture d’égalité entre allocataires. En effet, deux personnes ayant eu la même durée de travail et le même salaire pourraient avoir une allocation du simple au quadruple, selon si les contrats se sont étalés dans le temps ou, au contraire, s’il s’agit d’un seul emploi continu.
Le 31 mars 2021, en plein mouvement des intermittents du spectacle, le gouvernement sort un nouveau décret qui s’assoit sur le jugement du Conseil d’Etat du 4 novembre 2020. Au-delà de la réouverture des lieux culturels, de la prolongation de l’année blanche pour les intermittents du spectacle, des occupations de théâtres comme celui de l’Odéon, c’est bien la lutte contre la réforme de l’assurance chômage qui fédère tous les intermittents de l’emploi : spectacle, événementiel, secteur hôtelier, guides, conférenciers…
Le 21 mai, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU et UNSA déposent alors un nouveau recours devant le Conseil d’Etat. L’audience devant le Juge des référés a montré un gouvernement incapable de justifier sa réforme, tant sur la forme que sur le fond. Le jugement retient le caractère urgent qui nécessite une suspension, avant une éventuelle annulation complète de la réforme.
La CGT se félicite de l’unité syndicale très large et de la convergence très grande avec de nombreuses associations et collectifs qui combattent cette réforme.
Après cette première victoire, la mobilisation doit continuer, non seulement pour empêcher définitivement l’application de cette contre-réforme, mais également pour imposer l’ouverture de droits pour tous les chômeurs et précaires et gagner, à terme, une autre protection sociale.
La CGT propose de construire une sécurité sociale professionnelle, pour ouvrir à toutes et tous des droits attachés à la personne, garantis collectivement dans un nouveau statut du travail salarié.

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