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Cadre

Flash Cadres 785 : Première marée

Le 26 Mai dernier, à l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac, FCPE, Syndicat des Avocats de France…), 190 manifestations ont eu lieu partout en France, contre la politique du gouvernement et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris.

Le piège de la récupération politique a été évité. Syndicats, partis politiques, et associations ont défilé « en dehors et à côté », agrégeant les motifs de

Le 26 Mai dernier, à l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac, FCPE, Syndicat des Avocats de France…), 190 manifestations ont eu lieu partout en France, contre la politique du gouvernement et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris.

Le piège de la récupération politique a été évité. Syndicats, partis politiques, et associations ont défilé « en dehors et à côté », agrégeant les motifs de mécontentements en une mosaïque accablante pour le gouvernement et à peine un an après l’élection présidentielle : cheminots, électriciens et gaziers, avocats, parents d’élèves, étudiants, retraités, zadistes, migrants, personnels hospitaliers et de la santé, postiers, fonctionnaires et salariés du privé, d’Air France ou encore de Carrefour…

Nos médias ne manquent pas de titrer sur les « dictateurs » qui sévissent aux quatre coins de la planète, mais quel gouvernement démocratiquement élu peut-il se vanter d’accumuler autant de mécontentements, dans d’aussi larges couches de la population et en aussi peu de temps ? Dans quelle démocratie toute opposition se voit-elle, au mépris de tout débat, systématiquement réprimée avec une telle violence ?

Après ces manifestations, la question de poursuivre les rassemblements du samedi est posée. Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, « L’avenir nous le dira ». Mais le message qu’il en retient, vaut également pour les cadres de nos entreprises : « il y a la possibilité de faire autrement que de toujours gagner moins, toujours travailler plus au profit de quelques-uns ».

C’est pas une flèche !
ARCQ, Accord sur la Reconnaissance des Compé-tences et des Qualifications, que la CGT n’a pas signé, base la reconnaissance sur la polyvalence et la poly-compétence qui, selon les signataires, pal-lieraient le manque de recrutement et satisferaient les besoins de « l’agilité ».
Les cadres qui espéraient une promotion seront déçus car tout le monde sera au niveau opération-nel de son métier rénové.
Le ranking et la concurrence entre salariés caracté-risent les nouvelles organisations du travail. Le diplôme, le statut et l’expérience ne suffisent plus pour être reconnu.
Ainsi, il faudrait accepter l’évaluation constante par ses managers, ses pairs, ses clients et …par soi-même. Pour combattre cette schizophrénie, la CGT propose aux cadres d’Orange de la rejoindre.

Exigeons une vraie négociation !
L’accord salarial proposé par Orange n’étant pas à la hauteur des attentes des personnels, aucune organisation syndicale ne l’a signé, et une majorité d’entre elles a demandé la réouverture des négo-ciations.
La direction répond par un Procès-Verbal de désaccord et une décision unilatérale… Curieuse façon de concevoir le dialogue social!
La CGT a publié une lettre ouverte au PDG d’Oran-ge rappelant les gains de productivité supérieurs à 5%.
Elle y exige des augmentations collectives d’au moins 5% pour tous, un budget pour la suppression des écarts salariaux, notamment Femmes/Hommes et la poursuite des mesures de rattrapage et de reconnaissance, ainsi qu’un 13ème mois.
Signer la pétition sur le site CGT : www.cgtfapt-orange.fr

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Cadre

Flash Cadres 784 : Faire feu de tout bois...

En dessous de tout
Orange compte encore faire des économies sur le dos de ses salariés. Vient d’être signé, par certaines organisations syndicales, l’accord offre aux salariés, dont la validité est de 3 ans. Même si l’accord final présente quelques avancées par rapport aux propositions initiales, comme les 20% octroyés sur l’achat d’un mobile Sosh, alors que la direction ne proposait que 10%, ainsi que le maintien des 120 euros sur la VOD. Mais la direction a refusé d’entendre les revendications légitimes de la CGT qui demandait l’application des 60% sur l’offre Open ainsi que 30% de remise pour les retraités. La direction continue d’engraisser les actionnaires et de lâcher toujours le minimum pour ses salariés, qui font pourtant la richesse de notre entreprise. Pathétique…

Reconnus !
La mise en œuvre de la deuxième phase du « parcours professionnel, carrières et rémuné- rations » (PPCR) interviendra début 2019, suite au report d’un an décidé par le gouvernement, pour l’ensemble des fonctionnaires. Le PPCR a pour objectif de mieux reconnaître les fonctionnaires en transformant certaines primes en points d’indice et en revalorisant les grilles. A Orange, le transfert à partir du complément Orange a déjà eu lieu et les travaux de revalorisation sont en cours. La CGT, et son Union Fédérale des Cadres, portent une refonte des grilles indiciaires ambitieuses, particulièrement sur les fins de carrière, en revendiquant d’aller bien au-delà du transfert réalisé et d’assurer l’obtention du dernier indice. Une vraie reconnaissance des cadres fonctionnaires à leur départ, tel est l’objectif !

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Communiqués de presse

Panne nationale : Orange doit donner la priorité aux investissements

Un incident technique a impacté l’interconnexion voix fixes et mobiles entre Orange et les Opérateur Tiers durant 2 jours, les 14 et 15 mai.
La source du problème vient d’équipement de l’opérateur Orange.

La CGT ne peut y voir que la conséquence d’orientations stratégiques mortifères d’Orange, sous le diktat de ses actionnaires, État compris.

Il ne peut y avoir multiplicité des opérateurs sans que les passerelles entre eux ne soient des points de fragilisation des réseaux.
La fuite en avant dans la recherche de rentabilité à court terme montre ses limites.
Le manque d’investissements matériels et humains dans les services techniques, en général, et dans les réseaux, en particulier, se font sentir. Le transfert vers la sous-traitance vers des industriels de l’exploitation des réseaux historique ou du futur pour satisfaire EXPLORE 2020 avec la baisse des emplois conduit à une perte de connaissance par les salariés Orange des différents réseaux et de leur interconnexion. On ne peut vider ces services de leurs compétences et de leurs savoir-faire et persister à penser que tout peut fonctionner comme si de rien n’était.

Ce type d’incident très médiatique et surtout maintenant avec les réseaux sociaux met sous pression les salariés d’Orange dans le traitement de ces crises rajoutant du stress à des salariés qui subissent la baisse drastique des effectifs et de nombreuses réorganisations.
Le démantèlement de la recherche et développement et l’achat de matériels à bas coût, ne peuvent pas perdurer sans conséquences sur le fonctionnement des réseaux.
C’est bien le résultat de cette politique de l’entreprise que les usagers des réseaux de l’ensemble des opérateurs viennent de subir. Et personne ne peut affirmer que cela ne se reproduira pas.
Rappelons-nous l’incident de 6 juillet 2012 où le réseau mobile voix et data s’est effondré.
La CGT n’a de cesse de demander que les orientations d’Orange soient revues :·
La R&D doit être revalorisée et redevenir le pilier du développement des réseaux.
Les investissements sur les équipements, les effectifs, la formation, la reconnaissance des compétences, doivent être revus à la hausse. Orange doit redevenir l’opérateur de référence qu’était France Télécom avant sa privatisation.
une stratégie claire pour l’Opérateur Orange et non pas une communication pour les financiers.
L’État doit aussi revoir ses orientations. La CGT demande l’appropriation publique totale des réseaux pour en revenir à la notion de « réseau sans coutures ».

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Communiqués de presse

Communiqué commun : Appel à la grève de tous les salariés d’Orange le mardi 22 mai 2018

Compte tenu du contexte et au regard des résultats financiers de l’entreprise, les propositions de la direction lors de la négociation salariale n’ont pas répondu aux attentes du personnel, aucune organisation syndicale n’a signé cet accord. La direction d’Orange a fait le choix de privilégier les actionnaires et ses cadres dirigeants au détriment des salariés.

A cela s’ajoute, la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise, où le personnel subit les effets négatifs d’une stratégie orientée exclusivement vers la réduction des coûts. Les rapports 2018 des médecins du travail soulignent cette dégradation et mettent en garde la direction sur les risques qui pèsent sur la santé des salariés.

De plus, depuis plusieurs années les effectifs du Groupe sont en diminution avec seulement le remplacement d’1 départ sur 3 à la retraite et l’externalisation à outrance de certaines activités. Les négociations sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, ne doivent pas servir à gérer la décroissance des effectifs de l’entreprise mais à anticiper les besoins en termes d’emplois et de compétences nécessaires pour des services de qualité.

Pour toutes ces raisons les organisations, CFDT F3C, CFTC, CGT FAPT, FO Com et SUD PTT appellent l’ensemble du personnel d’Orange à se mobiliser lors de la journée de grève prévue le 22 mai 2018.

Cette journée de mobilisation doit permettre au personnel de se faire entendre sur leurs revendications notamment sur :

– La réouverture des négociations salariales permettant de rétablir un équilibre et plus de justice dans la répartition des résultats de l’entreprise,
– La revalorisation des grilles indiciaires pour les fonctionnaires,
– L’ouverture de négociation sur les nouveaux environnements et organisations du travail,
– La reconnaissance effective des compétences et des qualifications des personnels, dont ceux qui n’ont pas eu de promotion depuis + de 10 ans,
– L’ouverture de négociation sur la prévoyance pour les fonctionnaires d’Orange,

Cette journée s’inscrit également dans le cadre de la mobilisation du personnel de la fonction publique afin de défendre des services publics de qualité. Ces derniers sont déréglementés, démantelés et privatisés afin de promouvoir la libre concurrence, privilégiant ainsi les intérêts financiers au détriment des intérêts communs.

Dans le secteur des Télécoms, cela doit se traduire par des emplois et des investissements de qualité permettant par exemple l’accès, à toutes et à tous, sur l’ensemble du territoire au très haut débit mobile et internet.

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Cadre

Flash Cadres 783 : Au temps des cerises, faire reculer Macron

Pedibus
Une nouvelle négociation de l’accord PDM (ex PDE) vient de s’achever, force est de constater que cet accord n’est pas à la hauteur des enjeux écologiques.
La direction d’Orange a décidé de se donner bon-ne conscience en ne déclinant que la loi, c’est à dire 50% de participation aux transports en com-mun, une participation à l’achat d’un vélo ainsi qu’une indemnité kilométrique minime.
La CGT a pourtant porté haut ses propositions pour un changement de la politique d’entreprise au niveau de l’implantation des sites, l’aménagement des horaires ou encore une prise en charge à 100% des transports en commun.
La CGT ne souhaite pas cautionner cette politique de l’affichage qui ne sert que la labélisation et non une vraie politique d’amélioration des conditions de travail et écologiquement responsable.

Loi et faits
La loi de 2017, sur le devoir de vigilance répond à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh. Son but est d’assurer de meilleures conditions de tra-vail chez les sous-traitants.
La CGT demande qu’Orange aille au-delà son application stricto sensu et mette en place un plan à la hauteur des enjeux intégrant les organisations syndicales comme parties prenantes dans tous les pays avec une protection accrue des lanceurs d’a-lerte.
Dans le contexte de la loi sur le secret d’affaire, Orange doit instaurer une relation de confiance pour créer un cercle vertueux.
L’accompagnement des managers, le suivi des formateurs référents de la sous-traitance et la tra-duction des documents doivent être la priorité. In fine, ce plan n’intègrera pas les organisations syn-dicales, Orange prendra donc ses responsabilités !

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