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Cadre

Flash Cadres N°802 : La violence et l’oubli ?

La violence est encore trop souvent utilisée comme outil de discrédit de l’expression des attentes sociales. La ficelle est un peu grosse, mais n’a rien de nouveau.
Qu’elle soit d’Etat, personne n’oubliera Malik Oussekine, ou d’entreprise, personne n’a oublié les nervis qui ont assassiné Pierre Overney, la violence sait choisir ses cibles.
Pourtant, lorsqu’elle s’exprime ouvertement, elle res-semble au chant du cygne avant de céder à la raison. Lorsque la direction de La Poste bouscule un usager à Carhaix, ou plus récemment à Moulins, une factrice, ce ne sont pas des dérapages individuels, mais l’impression tenace d’une entreprise ayant oublié sa finalité au point de confondre service à la personne et personne à abattre. Mais ne cédons pas à la mode chère à Didier Lombard, l’affaire est trop sérieuse. Sérieuse comme un séminaire managérial à Orange où l’on s’affublerait d’un béret vert. C’était en décembre dernier, et la devise du commando était « produire ou périr ». Même si le moment où l’information se diffuse n’est pas innocent, le pire serait de se résigner à toutes les formes de violences institutionnelles, même lorsqu’elles se griment du doux nom de « jeu de rôles ». C’est pourquoi, à un moment où le droit de manifester, de contester comme de revendiquer est trop souvent bafoué, il est nécessaire de le réaffirmer surtout lorsque ces atteintes servent de contre-feux aux régressions sociales.
C’est ce que nous avons dit ce jeudi 9 mai pour un service public doté de moyens matériels et humains à la hauteur de ses ambitions et des attentes de la population.

Orange : signature de l’accord salarial
L’unité syndicale, initiée par la CGT, a permis de faire avancer la négociation sur les salaires à Orange afin d’obtenir, à la fois, un budget global de 3 % incluant les mesures collectives de 1,75 %, l’augmentation du budget des promotions pour les femmes, des mesures de revalorisation des premiers niveaux de salaire et le doublement du budget de correction des anomalies de carrière.
Bien que non signataire de l’accord ARCQ, la CGT a obtenu une enveloppe financière supplémentaire dont le budget était symbolique.
Au regard de ce que nous avons pu faire avancer et après consultation de ses adhérents, la CGT a décidé de signer l’accord salarial 2019. La signature de la CGT est exigeante, c’est pourquoi elle sera attentive à ce que cet accord soit suivi d’effets .

Trains et wagons sur les bons rails ?
Le concept de l’Agilité est de travailler en trans-verse et en collaboratif, en toute autonomie, dans un cycle court permettant une livraison rapide en prenant en compte les besoins des clients de bout en bout. Pour travailler sur des projets plus importants, Orange a créé l’Agilité coordonnée ou train Agile ou chaîne de valeurs ! Ces trains, avec des équipes nommées wagons, doivent permettre à plus de salariés de travailler plus en agilité.
Les trains peuvent être composés de plus de 100 personnes issues des directions du système d’information et du marketing. Cette nouvelle organisation aurait pour objectif de permettre aux salariés de s’investir sans surcharge de travail et de reconnaître chacun·e dans les nouveaux métiers qu’elle implique. La CGT sera particulièrement attentive aux revendications des personnels pour éviter tout déraillement !

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Vie au travail

Procès France Télécom - Orange

Enfin, il commence !

Après 10 années d’instruction, le procès des principaux dirigeants de France Télécom, qui étaient aux commandes de l’entreprise au moment de la crise sociale en 2009, va s’ouvrir le 6 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ils vont devoir répondre au chef d’accusation de «harcèlement moral organisé». La CGT est partie civile dans ce procès qui va durer 2 mois.

Nous attendons que justice soit avant tout rendue aux collègues qui ont perdu la vie à cause de leur travail, mais aussi à celles et ceux qui vivent encore avec les séquelles morales d’une organisation du travail déshumanisée à l’extrême, érigée au nom des contraintes économiques du
secteur.

Cependant, la CGT ne souhaite pas que ce procès soit uniquement celui des individus qui ont dirigé l’entreprise durant cette période. Il doit aussi permettre de faire la lumière et condamner des choix de gestion purement financière et de managements par la terreur dont l’objectif est de toujours plus rémunérer les actionnaires et la finance au détriment des salariés et de leurs conditions de travail.

Pour la CGT, il y a un grand absent sur le banc des accusés: les actionnaires et donc aussi l’État, qui ont fermé les yeux sur la maltraitance institutionnalisée dans l’entreprise.

Une politique de l’emploi dévastatrice qui se poursuit !

La sacro-sainte politique de réduction des coûts, qui s’est traduite notamment dans le plan « NEXT » par la suppression de 22 000 emplois, a été à l’origine de la crise interne de 2009.

Malgré l’analyse du contexte qui a conduit à cette crise sociale et les mesures qui ont permis d’en réduire les effets durant 3 ans et qui ont également participé à l’apaisement au sein de l’entreprise, les plans d’économies « Chrysalid » (plan stratégique 2010-2015) et « Explore 2020 » (plan stratégique 2015- 2020) ont inévitablement amorcé le retour d’une grande souffrance au travail, notamment par de nouvelles suppressions d’emplois massives.

Depuis 2012, ce sont 12 188 emplois (95% au niveau de la maison mère) qui ont été détruits. Et pour chaque emploi supprimé, c’est une charge de travail qui augmente, des conditions d’exercices qui se dégradent et des pressions sur les objectifs. Cela se traduit également par la remise en
cause des droits des salariés et des tensions importantes dans les services.

En 2016, l’enquête triennale du Comité National de Prévention du Stress (CNPS) révélait que plus de 10 105 salariés du Groupe (21.5% de l’effectif / 47000 répondants) étaient en stress décompensé, c’est-à-dire en stress fort ou très fort. Ce qui signifie une situation où les troubles liés au stress ne sont plus compensés et ont un impact avéré sur la santé des salariés pouvant avoir des conséquences graves sur la santé physique et mentale (burnout/dépression/suicides).

Les restructurations incessantes, les fermetures ou concentrations des sites, la gestion de la décroissance des effectifs, l’augmentation de la charge de travail sans reconnaissance sont autant de facteurs de risques pour la santé et la sécurité des salariés. Les multiples situations de souffrance individuelles, l’augmentation du nombre de burn-outs et de tentatives de suicide l’attestent.

Dans beaucoup d’entreprises y compris de service public, où dominent plus que jamais les stratégies financières au détriment des logiques industrielles, les salariés restent réduits à de simples variables d’ajustement.

Pour la CGT, il est urgent de faire table rase de cette logique financière et destructrice d’emplois et d’individus.

Ce procès est l’occasion de rappeler aux partisans de la rentabilité financière immédiate, qu’on ne peut impunément faire passer la Bourse avant la vie, et surtout que rien ne doit justifier qu’un travailleur perde la vie en la gagnant.

 

 

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Cadre

Flash Cadres N°801 : Un muguet coquelicot !

Alors que le prisme déformant des médias voudrait nous faire croire que le mouvement social se résume désormais aux samedis après-midi plus grenade que cerise, des luttes se renforcent aussi dans les entre-prises et administrations : grèves aux urgences pour dénoncer le man-que de moyens humains et les conditions dans lesquelles le service public de la santé est rendu, la réforme de la fonction publique contre laquelle un front unitaire propose de faire du jeudi 9 mai, une puissante journée d’action pour exprimer les propositions alternatives à la casse programmée du statut des personnels publics. Résumer ce processus à une addition de mécontentements pour viser la convergence des luttes, sans prise en compte des spécificités, risquerait d’affaiblir la nécessaire construction du rapport de forces.
Or, c’est ce rapport de forces que l’Ugict-CGT avec d’autres organisations de cadres avait contribué à créer, et qui a permis de gagner un vote du parlement européen le 16 avril dernier en faveur d’une directive concernant les lanceurs d’alerte. Ce sujet est emblématique de la place spécifique des cadres au moment où s’installe un débat sur l’allonge-ment du temps de travail, où s’annoncent des réformes régressives sur l’assurance chômage et les retraites et où le MEDEF « joue la montre » au sujet de la nécessaire négociation interprofessionnelle sur le statut de l’encadrement. Or le temps presse puisque certaines de nos entre-prises à l’instar de La Poste sont dans les starting-blocks !
A n’en pas douter, l’urgence est à la visibilité de nos revendications spécifiques sur l’ensemble des initiatives qui jalonnent ce printemps et à l’évidence, ce 1er mai constitue le prochain rendez-vous.

On n’oublie rien !
Le procès de France Télécom et de 7 anciens dirigeants, dont l’ancien PDG pour harcèlement institutionnalisé, se tiendra en mai 2019, presque dix ans après l’ouverture de l’instruction.
Beaucoup de victimes ont quitté l’entreprise, si certaines ont tourné la page, d’autres ont vu leur vie basculer, sans pouvoir se reconstruire. La direction de France Télécom/Orange n’a jamais voulu ouvrir de négociations sur les réparations individuelles ou collectives, niant tout préjudice. Souhaitons une condamnation exemplaire, pour que les dirigeants d’entreprises tentés par ces méthodes y réfléchis-sent à deux fois.
Une telle crise peut se produire ailleurs voire se reproduire, tant la financiarisation des entreprises pousse leurs dirigeants à accroître sans cesse la rentabilité à court terme et la productivité que les salariés paient au prix fort.

 

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Rémunération / Carrière

Les fonctionnaires d'Orange seront-ils encore laissés pour compte?

Depuis la négociation du PPCR (Parcours Professionnel, des Carrières et des Rémunérations) en 2015, tous les fonctionnaires d’Orange attendent des mesures significatives pour un parcours professionnel reconnu et une valorisation plus importante de leur rémunération.
Par délégation du ministère de tutelle, les fonctionnaires d’Orange sont gérés par Orange. Cependant toutes les décisions touchant au statut, même négociées/concertées avec la direction d’Orange, doivent être validées par la DGAFP (Direction générale de l’Administration et de la Fonction Publique) et faire l’objet d’un décret.

(…)

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Actions

Négociation Salariale 2019 à ORANGE : la CGT vous donne la parole

Tout au long de cette négociation, la CGT vous a permis de vous exprimer au travers d’une consultation. A partir des éléments de cette consultation, nous avons pu analyser le manque de reconnaissance, la nécessité d’une augmentation du pouvoir d’achat, la suppression des écarts Femme/Homme et l’augmentation du budget pour corriger les anomalies de carrière.Nous avons donc construit nos revendications en tenant compte des attentes énoncées lors de cette consultation. Ainsi nous avons porté :

  • l’augmentation collective de 6 % minimum pour tous correspond aux gains de productivité induits par le numérique. Cela doit se traduire pour les fonctionnaires par une revalorisation de leur point d’indice,
  • le 13e mois pour tous en plus des rémunérations actuelles,
  • la suppression définitive des écarts salariaux femmes/hommes selon le principe « à travail de valeur égale, salaire égal »,
  • la régularisation immédiate de tous les sous-positionnements,
  • lareconnaissance des qualifications des métiers par des promotions,
  • régularisation des 23 000 salariés sans promotion depuis plus de 10 ans,
  • un SMIC à 1 800 € bruts à l’embauche et sans qualifications,
  • qu’aucun salaire cadre en dessous du plafond de la sécurité sociale (3 377€/mois en 2019).

La priorité de la CGT: l’intérêt des salariés !

Tout au long de la négociation, la CGT a oeuvré pour maintenir une unité syndicale jusqu’à la dernière réunion: suspension de séances, déclaration commune et courrier unitaire au PDG d’Orange lui demandant de passer de la parole aux actes suite à sa sortie médiatique : « Nous devons lâcher du lest et rendez-vous à la NAO ».

La CGT a obtenu :

  • la réintroduction de mesures collectives pour tous les cadres sans plafond (hors bande G) alors que la direction privilégiait les mesures « individuelles »,
  • la hausse des mesures collectives de 0,35%,
  • le relèvement des paliers de premiers niveaux de salaire,
  • le doublement du budget « mesures de situations particulières », des salariés sans promotion depuis plus de 10 ans,
  • l’augmentation du budget promotion égalité professionnelle.

Même si cet accord ne répond pas totalement aux exigences exprimées par le personnel, l’unité syndicale initiée par la CGT a permis de faire avancer la négociation permettant d’obtenir un budget global de 3%, en incluant les mesures collectives de 1,75% pour tous, l’augmentation du budget promotions pour les femmes, des mesures de revalorisation des premiers niveaux salaires et le doublement du budget de correction d’anomalies de carrière.
A la demande de la CGT, cet accord prévoit également une enveloppe supplémentaire pour ARCQ, dont le budget était jugé insuffisant jusqu’alors par les salariés.

Au regard de ce que nous avons pu faire avancer et dans la continuité de la démarche que nous avons entreprise en vous consultant en amont, la CGT souhaite recueillir votre avis sur le contenu des mesures. Votre avis est un élément d’appréciation important dans notre choix de signer ou non cet accord.

Exprimez votre point de vue en cilquant sur le lien ci-dessous :

Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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PUBLICATIONS

Livrets

Septembre 2019

Édito: Cadres à Orange, rien n’est écrit d’avance !

Le 19 novembre, vont débuter les élections professionnelles à Orange. Ces élections revêtent un caractère particulier, car c’est la première mise en place du Comité Social d’Entreprise.

Il n’y aura plus qu’un seul vote : le CSE. Les membres élus désigneront ensuite les Représentants de Proximité (RP) sur les différents sites en tenant compte de la représentativité. Ils désigneront également les participants aux différentes commissions, dont la Santé et les Conditions de Travail.Si ces Instances Représentatives du Personnel changent tant sur la forme que sur le fond, la CGT, reste fidèle à ses valeurs et continuera de se battre avec vous, au quotidien, pour que vos revendications soient prises en compte auprès des directions.

Ainsi notre campagne revendicative sur les PPCR et la revalorisation des grilles indiciaires, s’inscrit dans les attentes de nos collègues fonctionnaires en termes de parcours professionnel et de revalorisation de leur rémunération. Notre campagne sur la reconnaissance, en lien avec ce que nous avons obtenu dans le cadre de l’accord salarial de 2019. Une grande majorité des salariés sont très mécontents de l’accord ARCQ. En cela nous nous démarquons des autres organisations syndicales qui ont signé cet accord. Pour autant nous avons gagné le doublement du budget permettant de régulariser la situation des salariés qui n’ont pas eu de promotion depuis plus de 10 ans, nous avons gagné 900 promotions supplémentaires dans le cadre du budget spécifique égalité Pro et enfin un complément au budget ARCQ (1 000 promotions en plus).

Au niveau du Groupe, nous avons une initiative mondiale sur l’emploi, la rémunération, la reconnaissance, les conditions de travail et l’arrêt des projets de restructuration/externalisation. Ce sont autant de sujets qui sont dans les préoccupations des salariés d’Orange et des entreprises sous-traitantes, dans les services en France comme à l’étranger. Dans l’accord mondial égalité professionnelle, nous avons gagné la suppression des écarts salariaux au plus tard en 2025, ainsi que la prise en compte des violences au quotidien et au travail.

Vous le constatez, dans chaque négociation, chaque instance IRP, la CGT est force de propositions. Que ce soit sur l’emploi et l’insertion des jeunes dans le cadre de l’accord intergénérationnel, le droit à la déconnexion ou encore sur la vision des gains de productivité dans l’accord numérique… Nous militons pour construire le numérique autrement afin qu’il soit synonyme de réels progrès sur le plan humain, économique, social, et environnemental, et ne détériore pas les conditions de vie et de travail.

Nous revendiquons la reconnaissance de notre professionnalisme afin d’exercer pleinement nos métiers et nos responsabilités, en prenant toute notre place dans la construction des orientations et des décisions, y compris dans la conception de projets alternatifs. Nous revendiquons, enfin, de manière interprofessionnelle un statut de l’encadrement qui reconnaisse l’expertise et la technicité, qui légitime son rôle au sein du collectif de travail et qui permette de tirer les grilles de salaires vers le haut.

Nous sommes actuellement en pleine bataille contre la réforme des retraites. Ce que nous portons permet de faire la différence avec les autres organisations : les citoyens et les salariés sont au coeur de nos préoccupations.

Voter CGT, c’est aussi avoir la volonté d’une autre répartition des richesses pour le progrès social !

 

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Animation CGT FAPT Salaire

Pourquoi faut-il augmenter les salaires? Contrairement aux idées reçus, il est possible de reconnaitre le travail des salariés. La CGT FATP fait des propositions.

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