ACTUALITÉS

Communiqués de presse

Six semaines après le dysfonctionnement du système d’acheminement des numéros d’urgence aux conséquences dramatiques avec
six décès potentiels, le rapport gouvernemental est accablant pour l’opérateur historique Orange. Au-delà du « bug logiciel », il fait
surtout état d’une gestion calamiteuse de la crise avec de nombreuses insuffisances notamment un manque de préparation et de précaution,
un manque de réactivité et un manque d’anticipation.

Le rapport pointe particulièrement
-« L’absence de procédures de tests avant mise en production lors des manipulations de l’opérateur ;
-L’absence de prise en compte des incidents passés affectant les numéros d’urgence dans les procédures techniques de
l’opérateur ;
-L’absence de traitement ou de supervision spécifiques pour les numéros d’urgence est étonnante et elle explique largement
les ralentissements dans l’identification de l’origine du dysfonctionnement et de ses impacts.
-La montée en puissance trop lente du dispositif de crise d’Orange eu égard à la criticité des numéros d’urgence ;
-L’absence d’un dispositif national dédié à ces numéros spécifiques ;
-L’incapacité d’Orange à jouer un rôle de conseil dans l’appréhension technique de la crise auprès des autorités publiques. »

Comment en est-on arrivé là ?
Pour Orange, la rémunération des actionnaires passe avant même les critères de sécurité de base. Il n’y a pas eu de test sur des
plateformes hors production et tous les serveurs ont été modifiés en même temps et de jour. Il est évident que les tests de
modifications logicielles sur des serveurs hors production et leurs implémentations de façon progressive auraient été beaucoup plus
sûrs de nuit (trafic réduit) mais cela coûte plus cher.
C’est dans ces conditions de travail dégradées, qui ne se limitent pas à la panne, que les salariés ont réparé la panne dans les
meilleurs délais possibles.
Ce rapport confirme ce que la CGT dénonce au quotidien. Ce sont bien des critères de rentabilité qui sont les causes principales de
cette panne. Ils sont dus à une politique de financiarisation pour satisfaire les marchés financiers. Cautionnée par l’Etat premier actionnaire
d’Orange, cette stratégie est basée essentiellement sur des plans de réduction des coûts massifs, notamment la baisse des
effectifs, le désengagement d’Orange sur la formation des ses agents, la dégradation des conditions de travail et un dumping social
organisé en externalisant l’activité et en déportant les responsabilités par un recours massif à la sous-traitance.
Un rapport qui fait des recommandations mais qui occulte une nouvelle fois le désinvestissement chronique de l’exploitation et de la
maintenance du réseau par Orange.

« PLUS JAMAIS CA ».
Pour la CGT, Orange doit prendre ses responsabilités et mettre tous les moyens nécessaires pour que cela ne se reproduise plus
jamais.
Il est urgent de cesser la marchandisation des réseaux et d’arrêter tous les projets de démantèlement du Groupe Orange ;
d’investir massivement pour le déploiement et le maintien des réseaux notamment dans le réseau cuivre RTC sur l’ensemble du
territoire ; d’investir massivement dans l’emploi, la recherche et développement et la formation; de ré internaliser toutes les
activités avec les emplois associés; de mettre en place un véritable dispositif de gestion de crise avec des moyens nécessaires en
anticipation, une chaîne de soutien complète et connue des salariés devant intervenir ; l’ouverture de négociations sur
l’organisation du travail.

Orange doit revoir sa politique industrielle pour être un véritable opérateur de télécommunication qui permet l’accès aux droits,
à la communication, la maîtrise totale de ses réseaux et prévenir tous types de pannes. Cela permettra d’avoir une plateforme dédiée
sur les numéros d’urgence et un véritable service public pour des réseaux de télécommunications robustes et de qualité au
service de nos concitoyens. En tant que premier actionnaire d’Orange, l’Etat a son rôle à jouer.

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Répartition des richesses

La CGT refuse d'entériner une baisse de pouvoir d'achat

Comme pour chaque projet d’accord, la CGT a consulté ses syndiqués.

À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, qui garanti aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les  discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.

Pour une information complète, téléversez notre tract en pièce jointe.

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Mobilisations

Grève des UCI : une réussite !

À l’appel de la CGT, les salariés des UCI ont fait grève à 25% ce jeudi 12 Mars !

Pour une information complète, téléversez notre tract ou l’article complet ci-dessous.

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Répartition des richesses

Quel "partage de la valeur" en 2026 à Orange ?

L’annonce d’une prime ne doit pas cacher la perte de pouvoir d’achat !

Pour une information complète, lisez notre tract ci-dessous.

 

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Répartition des richesses

Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange

Madame la Directrice Générale,

Monsieur le DRH groupe,

Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH

 

Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.

Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.

La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».

L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.

La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :

  • Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
  • Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
  • Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
  • Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.

Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.

Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.

Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.

La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :

  • Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
  • Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
  • Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
  • Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.

Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour la CGT FAPT 

Véronique BENAIZE 

DSC CGT FAPT 

 

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Mobilisations

APC et Speech Analytics, c'est non !

Toutes et tous en grève le 12 mars en convergence avec les technicien.nes qui se battent contre MaxIntervention !

En complément…

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