ACTUALITÉS
Inter-générationnel
Edito :
Toutes les organisations syndicales ont claqué la porte des négociations en cours. La direction, quelle
que soit la séance de négociation, a présenté des propositions qui sont loin de satisfaire l’ensemble des
organisations syndicales qui portent les demandes et revendications des salariés de l’entreprise. En
méprisant les organisations syndicales c’est l’ensemble, des salariés qui sont méprisés. Orange annonce
de bons résultats qui sont les fruits du travail collectif et de l’implication, de toutes et tous dans une période
hors norme.
Comment Orange peut-elle juger si tel ou tel poste est utile? D’ailleurs, l’actualité récente dans le service
qui gère les numéros d’urgences, où de nombreux emplois ont été supprimés, interroge sur l’utilité du
remplacement des départs dans ces services et dans bien d’autres ? La direction portera l’entière
responsabilité de ce qu’il s’est passé, la CGT n’accompagnera pas ces décisions mettant la vie des
citoyens en danger. Notre revendication de remplacement de tous les départs, reste plus que jamais
d’actualité. Il y aurait trop de cadres dans notre entreprise, et surtout dans les services centraux et
supports, quel respect pour celles et ceux qui bien souvent ont été poussés à se retrouver un métier
après moultes restructurations ? Quel respect pour celles et ceux qui ont travaillé sur des projets, des
parcours clients, des process, des dossiers majeurs pour l’entreprise ? Les 30000 suppressions
d’emplois depuis 2015 et les 20 000 annoncées ne suffisent-elles pas ? On préfère sous-traiter l’activité
plutôt que de recruter…
Les dysfonctionnements sont nombreux et des personnes impliquées dans leur métier oeuvrent à les
diminuer. La seule réponse de l’entreprise est « merci pour tout, on n’a plus besoin de vous ! » « Nous
allons transférer votre activité vers la sous-traitance en attribuant un salaire moins disant que le vôtre. »
Les résultats financiers permettent de faire autrement et la CGT continuera à exiger le remplacement de
tous les départs, la ré-internalisation de nos activités, le transfert des savoirs en interne, la
reconnaissance de l’investissement de l’ensemble des salariés, une réelle politique d’industrialisation et
de recherche !
La stratégie mise en place depuis quelques années « je supprime, je sous-traite, je filialise, je crée des
consortiums, je vends les antennes » va nous mener droit dans le mur !
Les salariés doivent prendre leur avenir en main, la CGT appelle l’ensemble des salariés cadres
et non cadres à participer à la mobilisation prévue à la rentrée en décidant partout de l’action
pouvant aller jusqu’à la grève.
Les salariés vont voter du 16 au 18 novembre pour choisir, leurs représentants, le VOTE CGT
sera déterminant pour notre avenir.
Il y aurait trop de cadres à Orange ?
La direction se focalise sur les emplois de cadres et de fonctions transverses. Elle va jusqu’à se
déclarer en « sureffectif » dans les fonctions centrales et supports, dans les divisions nationales, au
siège, mais aussi dans les services opérationnels.
Vue du terrain, La réalité est toute autre : le manque d’encadrants est criant, la direction a d’ailleurs
évoqué le besoin d’alléger la charge de travail dans certaines divisions.
Les équipes sont managées à distance, par des responsables sans cesse en réunion. Les
informations dégringolent sans que les échanges soient possibles. Les briefings et réunions
d’équipes, Codep ou Codir ne laissent pratiquement plus de temps de parole. Dans ce contexte,
les cadres revendiquent le pouvoir de peser dans le fonctionnement et la vie de leurs services et
leurs équipes. Mais leurs savoir-faire et savoir-être sont niés et bafoués, en général par manque de
moyens humains et d’investissements.
La direction organise sciemment une perte de sens au management, au soutien et à l’expertise.
Sous couvert de développement du Lean Management qui acte le fait que la mise en oeuvre des
décisions devient une des prérogatives des salariés exécutants ou agents de maîtrise. Orange
démontre une fois de plus qu’elle demande à cette catégorie de salariés d’assumer des
responsabilités dévolues aux cadres sans s’assurer par une promotion qu’ils sont en mesure
d’assumer, de comprendre et d’accepter ce nouveau rôle d’encadrement tout en faisant des
économies salariales, en les enfermant dans les catégories de bandes C ou D.
Cette politique prouve une nouvelle fois que l’entreprise organise la négation du rôle, de la place
mais aussi du sens du travail des cadres. Les possibilités d’accéder aux classes E et F diminuent
comme une peau de chagrin, et les emplois en DBis disparaissent au gré des départs. Quelques
métiers sont soi-disant créés, mais la plupart du temps déjà comblés au moment de leur création.
La Bande E devrait être le premier niveau de l’encadrement, à la place du D ou Dbis, et être ouvert
au management, aux soutiens, aux experts, aux ingénieurs commerciaux, aux formateurs, et les
autres professions de niveau équivalent. De plus, les restructurations incessantes limitent les postes
en F ou G. La CGT est d’accord pour offrir aux cadres la possibilité de quitter l’entreprise mais pas
dans n’importe quelles conditions, La CGT revendique un accompagnement et des conditions
dignes de départ en TPS, pour toutes les catégories cadres ou non cadre. Et pour celles et ceux
qui font le choix de rester cela doit ne doit pas aggraver leurs conditions de travail. Nous
revendiquons un départ une embauche.
Accord intergénérationnel et propositions discriminatoires…
Lors de la dernière séance de négociations, les propositions faites par Orange n’ont quasiment
pas changé et pour la direction, elles sont seulement dictées par les économies de personnel à
faire, autrement-dit encore un plan social déguisé.
Quelques exemples de cette politique proposée, loin de placer chaque salarié sur un pied
d’égalité : Un TPS 5 accordé uniquement aux salariés appartenant aux services centraux et
support afin de corriger le déséquilibre humain ;
Un TPS 3 reconduit pour les fonctions opérationnelles et supports ;
Un «temps de respiration » pour mener à bien un projet personnel et mettre en pause sa carrière.
Pour La CGT, la négociation d’un accord intergénérationnel doit ouvrir de nouvelles
perspectives, identiques à l’ensemble des salariés du groupe (évolution professionnelle,
formations, transfert des savoir, emploi, TPS …) et ne doit en aucun cas être un accord
qui aidera fortement Orange à mettre en place un plan social sans jamais en prononcer le
nom.
Les bureaux volants et les suppressions d’emplois !!!
Les propositions d’Orange sont loin du compte, et cela d’autant plus que l’entreprise se glorifie
d’excellents résultats financiers et qu’elle enclenche un programme de réduction de coût
drastique via le programme « Scale up ». La partie immobilière de ce plan a pour objectif de
réduire de 15% des espaces de travail (tertiaire) d’ici fin 2023, soit d’ici 3 ans. Depuis 2014, soit
en 7 ans, ces espaces ont diminué de 5%. En 2 fois moins de temps, Orange se donne donc
l’objectif de réduire 3 fois plus les espaces de bureaux : c’est dire la violence de ce plan ! Pour le
mettre en oeuvre, l’entreprise envisage de densifier les espaces de travail, et de généraliser
l’utilisation du « bureau volant » (« Flex office »). Il nous faut des espaces de travail vivables, pas
de gros bâtiments qui figent les possibilités de postes de travail en nombre, qui allongent les
temps de trajets. Nous ne voulons pas de « flex office » qui augmentent les discriminations
envers les femmes, dernières souvent à arriver après avoir déposé leurs enfants et doivent se
contenter des places les moins agréables. Ces structures semblent être le levier pour accélérer
les départs comme cela a pu être fait lors de la période 2007-2010.
La CGT dénonce cette dégradation extrême de nos conditions de travail qui va être une
pression supplémentaire pour pousser vers la sortie les collègues qui ne pourront
supporter ces « pseudo-nouvelles » méthodes de travail, où en ne donnant pas d’autres
choix possibles que l’utilisation du télétravail pour essayer d’y échapper.
Un accord GPEC à l’arrêt …
La direction a relancé la négociation sur un accord GPEC mais sans véritable intention de négocier
pour le moment. On est toujours loin de répondre aux demandes des Organisations Syndicales de
disposer chaque année de documents faisant état des moyens mis en oeuvre par la direction pour
compenser les départs et permettre l’évolution des qualifications liées aux changements qui ont lieu
dans notre secteur. Il faut même voir du côté de la négociation sénior pour s’apercevoir qu’ils veulent
supprimer des chef-fe-s de projet et des cadres. Il y en a besoin pourtant mais le système
« compétences » permet de faire faire à moindre coût en ne reconnaissant pas les évolutions de
qualification. La bataille pour les salaires, pour le 13eme mois pour tous reste encore à gagner. La
CGT réclame aussi une GPEC par résidence, Orange ne doit pas poursuivre son avancée vers
une métropolisation contraire aux besoins de la société.
Les organisations syndicales, ont quitté les négociations pour obtenir du mieux en matière de salaires, d’aménagement des conditions de travail des fins de carrières, de recrutements.
L’intervention des salariés est nécessaire pour appuyer leurs revendications et les obtenir, au travers de la grande journée de mobilisation à Orange prévue pour la rentrée.
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Dialogue social
Lettre ouverte - Demande CGT de Nouvelle négociation QVCT
Les salariés du Groupe Orange en France étaient appelés à se prononcer par référendum sur la validation de l’accord portant sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail (QVCT). La Fédération CGT FAPT prend acte des résultats officiels de cette consultation qui consacrent la victoire nette et sans appel du « NON ».
Comme nous nous y étions engagé auprès des salariés, la CGT FAPT vous demande l’ouverture immédiate d’une nouvelle négociation Qualité de Vie et les Conditions de Travail pour les salariés du Groupe en France.
Pour une information complète, lisez l’article complet ci-dessous.
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Répartition des richesses
Orange Groupe : Des résultats record...Et pour les salarié.es ?
Les résultats du premier semestre 2026 sont sans appel : Orange est en excellente santé financière.
Pour une information complète, lisez l’article complet ci-dessous.
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Souveraineté numérique
Data Centers d'Orange
La CGT FAPT dénonce l’ouverture au capital d’un fonds étranger sans consultation préalable
Un choix stratégique lourd de conséquences pour l’emploi, les compétences et la souveraineté numérique.
Orange a annoncé la signature d’un accord d’exclusivité avec le fonds d’investissement néo-zélandais Morrison pour créer une coentreprise détenue à parité (50/50) autour de ses Data Centers en France. L’opération porterait sur cinq centres de données répartis sur quatre sites (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres, Val-de-Reuil), avec un objectif de capacité porté à 400 MW, soit près de dix fois la capacité actuelle.
Présentée comme un investissement de 3 milliards d’euros destiné à développer le cloud et l’intelligence artificielle, cette opération soulève de nombreuses interrogations sur l’avenir des salariés, des compétences et de la souveraineté numérique.
Pour une information complète, lisez notre article complet ci-dessous.
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Non classé
ORANGE STORE
L’organisation réellement au service des salariés : La CGT FAPT
Ensemble, nous pouvons agir :
- Pour de vrais salaires.
- Sur la prévention des risques psychosociaux et santé mentale des salariés
- Pour de véritables conditions de travail décentes
- Contre les futurs licenciements et pour le maintien de l’emploi
- Pour l’application de la convention collective des télécommunications afin de bénéficier des mêmes droits et avantages sur nos collègues d’Orange en boutique en en direction exerçant les mêmes métiers (Jours de RTT, intéressement, participation …
Pour une information complète, lisez notre article complet ci-dessous
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Dialogue social
Référendum accord QVCT
C’est NON pour la CGT !
Les négociations Qualité de Vie et Conditions de Travail* engagées au niveau du Groupe Orange en France se sont terminées en avril 2026 après plus de 20 séances de négociations.
Seule la CFDT, organisation syndicale représentative minoritaire, a signé cet accord qui n’a pas recueilli les 50% nécessaires pour sa mise en œuvre, et demande sa validation auprès des salariés par référendum.
Du 7 juillet à 14h00 au 9 juillet à 14h00, vous allez pouvoir répondre à la question en votant: Oui, Non ou Blanc en répondant à la question « Approuvez-vous le contenu de l’accord portant sur la Qualité de Vie et Conditions de Travail des salariés du Groupe Orange en France ?»
- Aucuns moyens réels d’évaluation et de régulation de la charge de travail
- Aucunes avancées significatives sur les plages de températures acceptables pour travailler
- Aucune garantie pour les salariés (emplois, conditions de travail) face au déploiement de l’Intelligence Artificielle
- Aucune transparence sur le traitement des signalements de harcèlement
- Aucuns indicateurs sérieux pour le suivi de la Qualité de Vie et les Conditions de Travail
Si le résultat du référendum est négatif (Oui<50% des suffrages exprimés), les négociations QVCT seront considérées comme n’ayant pas eu lieu… La CGT demanderait dès lors l’ouverture d’une nouvelle négociation QVCT
Agissons et faisons-nous entendre pour une réelle qualité de vie au travail !
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