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Inter-générationnel

En direct N°2: Négociations intergénérationnelles

Note : toutes ces informations sont conditionnelles, encore soumises à négociations, et applicables uniquement en cas d’une signature majoritaire de l’accord.
Dans la négociation en cours dite « Intergénérationnelle », la Direction propose aux Organisations Syndicales un plan qu’elle chiffre à un milliard d’euros pour accompagner sa GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Pour rappel, le budget des augmentations salariales était de 60 millions d’euros, soit une misère par rapport à la somme mise sur la table pour ce plan. Cette GPEC vise, pour la Direction, à un rééquilibrage entre les fonctions « support et centrales », dont les effectifs sont jugés trop nombreux, au profit des fonctions « production et opérationnelles ». Pour la CGT, il ne faut pas être naïf, cette GPEC a bon dos. Il s’agit avant tout d’un plan de réduction des coûts pour faire sortir des effectifs des cadres expérimentés d’entités jugées comme des centres de coût. Leur objectif serait de les remplacer en partie par des salariés plus jeunes, sur des métiers ciblés, plus « adaptables » aux « méthodes de travail de demain », et moins payés… voire de sous-traiter ou de délocaliser l’activité.
Cela étant dit, pour notre organisation syndicale, il est important d’analyser le contenu de cette négociation en termes de gains et de risques pour nos collègues, pour nos activités et pour l’entreprise.

8400 départs vs. 6000 embauches en CDI de jeunes de moins de trente ans

Le premier élément de cette négociation est l’emploi. Sur les 3 ans de l’accord, la Direction prévoit 8400 départs d’ici le 1er janvier 2028, qu’elle propose de compenser par 6000 embauches en CDI de jeunes de moins de trente ans ayant au moins deux expériences professionnelles. Pour la CGT, la Direction doit encore faire un gros effort sur ce point car nous sommes loin de notre revendication « pour un départ une embauche », qui se justifie d’autant plus vue le nombre des tensions causées par le surplus de charge de travail relevé au sein des équipes tous domaines confondus.
De plus, pour ces recrutements, la Direction cible avant tout les filiales. Pour la CGT, nous exigeons que ces recrutements soient effectués prioritairement pour reconstituer les effectifs d’Orange « maison mère » (suppression de 30000 emplois lors d’« Essentiel2020 »).

Alternance : Mesures quasi inexistantes !
• Orange s’engage à former l’équivalent de 5% de des effectifs, soit juste les 5% légaux : très peu satisfaisant ;
• Pas de revalorisation de la prime des tuteurs (la CGT revendique une prime doublée de 400€ à 800€, et son extension aux tuteurs cadres) : insatisfaisant ;
• Suppression de l’objectif chiffré pour l’embauche d’alternants formés à Orange, et même pire, la Direction affirme vouloir prioriser des embauches de jeunes ayant d’autres expériences professionnelles : insatisfaisant ;
Pour la CGT, il faut se servir de l’alternance pour former dans tous les métiers tant au commercial qu’au technique. L’alternance est une solution parfaite pour pouvoir transmettre le savoir avant que les collègues seniors partent, et garder tous ces jeunes que nous avons formés. La CGT revendique que tous les alternants, qui le souhaitent, puissent rester dans l’entreprise en ayant des propositions d’embauches. Donc, concernant les mesures pour l’alternance : un avis très défavorable de la délégation CGT !

Le temps respiration : Des salariés asphyxiés ?

Pour la CGT, nous avons des inquiétudes pour la mise en place d’un tel dispositif sur 24 mois avec un volume annuel maximum de 150 «respirations » qui permettraient :
• Un congé de 3 mois minimum à 12 mois maximum ;
• Sur la base du volontariat, partagé avec le manager et piloté par les RHs ( ?)…
• Très libre sur le papier (cela pourrais même être du mécénat : action humanitaire ou sociale), mais avec une articulation du projet avec un projet professionnel construit et dans le cadre des besoins de l’entreprise ?
• Aucune garantie sur le retour sur son poste.

La position de la CGT est qu’il est inutile de complexifier cet accord avec une scorie expérimentale qui va encore compliquer les débats, et dont l’objectif et les effets restent toujours assez obscures. La CGT demande explicitement que ce dispositif expérimental de « respiration » soit négocié dans un accord spécifique et non dans cet accord.

(…)

Nous vous proposerons dans notre prochain tract
des exemples pour toutes les catégories et avec PVM, PVC…

De plus, plusieurs de nos revendications complémentaires ont été partiellement satisfaites :

• Le rachat des trimestres d’études et des années incomplètes prise en charge à 50% par Orange sans conditions familiales ou de santé mais en le limitant aux collègues adhérant aux TPS 2022;

• Seuil de parentalité est relevé à 1390€ : Si la retraite de ces salarié.e.s est < 1390 €, Orange finance à 100% le rachat de 4 trimestres correspondant à des années d’études supérieures.

• Conservation du TPA accessible à partir de 55 ans ;

• Conservation de la clause de carrière miroir pour les fonctionnaires.

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Les infos du CSEC Orange

La sécurité et la santé des salariés : une obligation pour Orange !

Orange déploie une nouvelle application de remontées d’incidents, New Séquoris ! Les incivilités sont noyées dans les méandres de la sécurité de l’information, des biens, des sites et de l’environnement.
Les incivilités et les agressions n’apparaissent plus comme une préoccupation majeure de l’entreprise.

Pour la CGT, cette application, ne doit pas servir à faire le constat de l’aggravation de la situation ni qu’elle consiste à élever le degré d’acceptation des salariés afin qu’ils s’adaptent à ces dérives sociétales faites d’incivilités, d’agressions et de braquages en constante augmentation.

Communications sur les réseaux sociaux, jolies affiches jouant sur les mots, mais pas de réels engagements. Peu mise en avant dans le dossier, la prévention primaire doit être la priorité.
À tout sous-traiter, Orange perd la maîtrise de la production et de la maintenance des réseaux. Les nombreux plans de gestion de crises en UI et la panne dramatique des appels d’urgences en sont la parfaite illustration. Les motifs d’insatisfactions des clients sont pléthores.
Les salariés sont également victimes de cette politique désastreuse. Les boucs émissaires, ce sont les techniciens des UI, les conseillers des boutiques et des services clients téléphoniques.
La CGT réclame la ré-internalisation de la production et de la maintenance des réseaux pour être maître d’œuvre de bout en bout, et apporter ainsi à nos clients un service de haute qualité.

Des solutions existent pourtant, elles sont connues….

Mais elles s’inscrivent à l’opposé des plans drastiques d’économies édictés par le COMEX. « Scale up » et son milliard d’euros de coupe budgétaire, mais surtout « scalpe down » pour les salariés qui doivent en supporter l’essentiel, nous en sommes tous détracteurs.

La CGT déplore que New Séquoris et ses analyses n’apportent pas de réelles solutions aux besoins des salariés d’Orange. Dans un contexte de plus en plus anxiogène, cette application reste très modeste sur les remontées des victimes. Elle est loin de refléter ce que vivent réellement les salariés au quotidien.
Nous sommes très loin des fiches incivilités et de leurs précisions, travaillées et mises en place par les CHSCT, dont les CSSCT ont continué le développement. D’ailleurs pour palier à cette carence, l’entreprise va intégrer la fiche incivilité. Tout ça pour ça, pourrait-on dire.

Si elle devient accessible à tous les salariés des boutiques, reste à en connaitre le réel déploiement. Dans les UI, elle sera uniquement réservée aux managers !
On n’ose imaginer la perte d’informations entre l’agression et son enregistrement dans l’application.

Orange doit accompagner systématiquement chaque salarié victime…..

Concernant la prise en charge et l’accompagnement des victimes, trop de freins existent encore dans l’entreprise comme le refus de porter plainte. Les salariés se retrouvent trop souvent seuls pour faire les démarches. La CGT a interpellé la direction et exigé un accompagnement systématique du personnel. Orange s’est engagée sur ces points. A suivre…
Des formations existent mais sont à suivre en e-learning devant un ordinateur. Le module e-learning réservé au management, semble beaucoup plus approprié. Pour la CGT, la pertinence de ces formations ne pourra être révélée qu’en présentiel.

Une application n’y suffira pas ! L’entreprise est tenue par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. Et au vu de contexte dans les boutiques, ça urge !

Les élus CGT ont fait des propositions concrètes de protection primaire notamment sur le renforcement de la présence d’agents de sécurité et de salariés et la prise en charge des clients en vrille.

La CGT réclame

• L’arrêt de tous les plans d’économies faits sur le dos des salariés,
• Le renforcement immédiat de la sécurité dans toutes les boutiques notamment avec plus d’agents de sécurité, la mise en place de sas de sécurité,..),
• Le renforcement immédiat des effectifs dans toutes les boutiques,
• La mise en place d’une cellule hyper active traitant les clients en vrille,
• La mise en place de formations en présentiel, adaptées aux spécificités des boutiques, pour les agents de sécurité et les salariés,
• La mise en place d’un suivi quotidien et de bilans d’actions réguliers des remontées des incivilités, notamment avec les commissions CSSCT.

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Les infos du CSEC Orange

La stratégie engage 2025 : Les salariés d’Orange sacrifiés

Diligentée par les élus du CSEC, le rapport d’expertise sur l’emploi est affligeant. Il confirme une stratégie de la casse de l’emploi qui se résume à « plus cela se transforme, plus c’est pareil !» : C’est un « énième » plan d’économies consistant en une baisse des coûts axée essentiellement sur le dos des salariés ; réductions massives d’emploi ET « discipline salariale ».
Ce bilan confirme une baisse importante des effectifs à Orange S.A. Depuis 5 ans, la réduction moyenne de l’emploi est de 11% par an notamment dans les deux cœurs de métiers « Conseil Clients » et « Interventions ». Orange, qui a déjà supprimé 31 000 emplois depuis 2009, prévoit 7 500 suppressions d’emplois supplémentaires d’ici 2023.
Comment la direction peut-elle considérer que l’accélération et l’amplification de la saignée de l’emploi en pleine pandémie va favoriser le développement de l’entreprise ? N’oublions pas la panne sur les numéros d’urgence dont le rapport à charge a révélé sa gestion catastrophique et une perte de maitrise des processus de base de l’exploitation.
Pour la CGT, depuis 10 ans, les salariés subissent à marche forcée une stratégie de pure financiarisation avec comme conséquence une réduction drastique des effectifs et qui a conduite à une diminution de leur pouvoir d’achat, à une intensification de leur travail et à une souffrance décuplée. Cela ne peut plus durer ! Une autre politique d’entreprise est nécessaire axée sur une autre répartition des richesses plus juste et plus équitable.
La direction doit cesser d’accélérer de sa politique antisociale qu’elle tente de mettre en place avec les négociations en cours sur la GPEC et l’intergénérationnelle visant à pousser vers la sortie le plus de salariés possibles et en particulier les cadres (départs en fin de carrière sans remplacement et un rééquilibrage entre l’opérationnel et le fonctionnel).
La direction doit également cesser de rechercher plus de flexibilité pour toujours plus de profitabilité en instaurant un dumping social interne via la sous-traitance à bas coûts et en démantelant l’entreprise via des filiales aux conventions sociales moins disantes.

La CGT revendique
• L’abandon du plan d’économie «Scale Up», supporté essentiellement par les salariés, et de tous les projets de restructuration,
• Un vraie politique de l’emploi basée sur les réels besoins GPEC et intergénérationnels avec un focus sur les jeunes et les besoins en compétences,
• Le remplacement de chaque départ et des embauches pérennes dans tous les services en tension,
• l’embauche immédiate de toutes et tous les alternants, CDD, CDD intérimaires,
• la ré-internalisation de toutes les activités avec les emplois associés,
• l’embauche des jeunes déjà présents dans notre entreprise quel que soit leur contrat de travail.

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Les infos du CSEC Orange

Orange allège ses mesures sanitaires en pleine 4ème vague

Orange impose aux salariés un retour sur site pour tous… alors que le virus est plus contagieux !

La direction met fin unilatéralement au « télétravail sanitaire » en rejetant en bloc les arguments des élus sur les risques encourus et les 2 résolutions votées par les élus CGT au CSEC réclamant son maintien à minima jusqu’au 15 novembre comme le préconise les autorités sanitaires. Et c’est non négociable!

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Vie au travail

Mobilisons-nous le 5 octobre 2021

Pour les salaires, pour l’emploi, pour les conditions de travail, le 5 octobre, dans la continuité du 21 septembre, toutes les raisons d’être en grève et de se mobiliser à Orange

Alors que tout augmente (produits frais : +6,3%, énergie : +12,7%, tabac: +5,7%, essence : + 18%*) salaires et promotions restent en berne à Orange : 2 décisions unilatérales de suite sur les salaires et ARCQ qui bloque la reconnaissance. S’ajoute « Together 2021 », plan d’actions dites gratuites, est en réalité payé par la baisse de notre intéressement et participation depuis 3 ans.
2,6 milliards d’Euros pour les actionnaires et 60 millions pour les salariés : elle est là l’injustice sociale
Pour la CGT, il faut des augmentations immédiates de salaire car le reste est aléatoire alors que le salaire, c’est bon pour la sécu, la retraite, les activités sociales…
Le démantèlement de l’entreprise s’accélère :
– Réseau de distribution : poursuite des fermetures de boutiques et transfert de celles restantes vers la filiale GDT. Au final il ne reste que 518 boutiques dont 298 boutiques en AD et 220 boutiques dans la filiale GDT.
– Recours à la sous-traitance toujours plus important : on est passé dans la relation client de 74% en 2019 à 77% en 2021.
Les techniciens des UI se voient retirer leur travail pour le transférer vers le moins disant social et la maltraitance qui deviennent la règle.
Emploi : la direction planifie la suppression de 9 935 équivalents temps plein d’ici 2023.
Tout cela pour réussir « Scale up ». Littéralement Scale up veut dire se développer. Chez Orange le développement s’appelle : plan d’économie d’un milliard d’euros promis aux actionnaires et dont la moitié sera
supporté par la baisse des couts salariaux, c’est la direction elle-même qui le dit !
Pour la CGT, il faut d’urgence :
– Augmenter les salaires
– Embaucher massivement des jeunes
en CDI
– Améliorer les conditions de travail

La CGT vous donne la parole :
La fédération CGT du secteur des activités postales et télécommunications lance une consultation sur les salaires dans les entreprises afin de permettre aux salariés
d’exprimer leurs besoins et de recueillir leurs avis sur la politique salariale de leur entreprise.
La CGT entend permettre aux salariés d’engager un véritable débat collectif sur la question des salaires et de la rémunération.

http://consultationsalaire2021.faptcgt.fr/

La déclaration unitaire:

Le 5 octobre, mobilisé-es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.
Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale. Elles ont, à cette occasion, formulé des solutions économiques et sociales pour sortir de la crise sanitaire.
Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié-es et des jeunes. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié-es.
En cette rentrée, l’emploi est une des préoccupations essentielles des jeunes et du monde du travail. La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en oeuvre de la réforme de l’assurance chômage reste d’actualité. Le retour de la réforme des retraites que nous avons combattue et empêchée revient à l’ordre du jour. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites. Le chômage partiel a provoqué la plupart du temps des baisses de rémunération importantes.
Trop de salarié.es, notamment les travailleurs-ses particulièrement exposé-es et dits de « 2ème ligne », maintenu.e.s à de bas salaires ne voient aujourd’hui aucune perspective d’amélioration.
Les agent.e.s de la fonction publique attendent toujours et depuis des années des mesures salariales à la hauteur de la perte de leur pouvoir d’achat. Les jeunes ont vu l’investissement dans les aides directes baisser ces dernières années. Le dernier recul en date étant la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous, dont nos organisations réclament le rétablissement. C’est pourquoi elles exigent :
– L’augmentation des salaires,
– l’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage,
– un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous et l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
– la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
– l’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au Code du travail et garanties collectives.
– un coup d’arrêt à la précarisation de l’emploi et à la précarité des jeunes en formation et une réforme ambitieuse des bourses ;
– la fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
– Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail.
Les organisations CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL affirment l’urgence d’augmenter le SMIC et les grilles de classifications, le point d’indice de la Fonction Publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’études.
Elles appellent les femmes et les hommes de toutes les professions, les jeunes, les retraité.es à se mobiliser, le 5 octobre, par la grève et les manifestations, pour obtenir de meilleurs salaires, pour leurs emplois et leurs droits et une meilleure protection sociale. D’ores et déjà, elles décident de se revoir à l’issue de cette mobilisation.

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n°39 Septembre-novembre 2023

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