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Monopoly des Télécoms, le retour !

Les grandes manoeuvres reprennent dans le secteur des télécoms en France, comme chaque année, la consolidation du secteur revient à l’ordre du jour. Alors que le modèle de Free semble s’essouffler et que le poids de la dette de SFR (+ de 16 milliards) pèse sur la croissance de l’entreprise, il semblerait que Bouygues Télécom veut en profiter pour s’offrir SFR (Groupe Altice). Comme c’est le monde de la finance qui fait la loi dans notre secteur d’activité (on estime à 100 milliards d’euros les capitaux versés aux marchés en France), c’est la banque Rothschild et la banque Lazard qui pilotent ce rapprochement à plusieurs dizaines de milliards d’€.

Les analystes financiers valorisant SFR à 24 milliards en y incluant sa dette. Visiblement lorsqu’il s’agit d’opérations d’achats/acquisitions, les acteurs de notre secteur n’ont pas de problème pour jeter de l’argent par les fenêtres et ainsi nourrir l’appétit des 1% d’individus qui détiennent 99% des richesses mondiales. Dans ce modèle économique, le poids de la dette est porté par les entreprises, donc les salariés. A l’inverse, les profits vont dans la poche des spéculateurs et oligarques des Télécoms. Si la situation venait à mal tourner par des choix hasardeux, ce sont les salariés qui en feraient les frais, comme à SFR, avec ses plans de « licenciements volontaires». En revanche, quand il s’agit d’investir dans les réseaux et pour un service clientèle de qualité afin de répondre aux besoins des usagers, les entreprises de notre secteur ont plus de « difficultés ».

Le plan Très Haut Débit (THD) du gouvernement prévoit que, sur les 20 milliards d’€ nécessaires au développement du THD sur tout le territoire, les 2/3 soient financés par les collectivités, donc par les citoyens via l’impôt. Le dernier 1/3 restants restant à la charge des opérateurs. Bien évidemment ce sont sur les zones à forte rentabilité que les opérateurs investissent. Cette situation est inadmissible, tout comme le « New Deal » (nouveau plan de couverture
des zones blanches). Ces plans sont une succession de cadeaux sans contrepartie faits aux entreprises.

Pendant ce temps, ce sont les salariés (suppression d’emploi, dégradation des conditions de travail) et les usagers (dégradation de la qualité de services, inégalités d’accès à l’ensemble des services) qui paient cette financiarisation du secteur.
Une machine à cash de plus de 75 milliards d’€.

Pour la CGT, il est urgent de sortir decette spirale infernale et de défendre le droit à la communication. Notre secteur doit faire table rase de cette logique financière ; c’est pourquoi la CGT revendique l’appropriation publique du secteur des télécommunications pour un véritable service public au service des usagers, permettant de garantir la proximité et l’égalité de traitement sur l’ensemble des territoires. Cette appropriation est aussi un moyen de garantir la défense des intérêts des salariés et des usagers.

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Technique

Inquiètude sur la façon dont s'organise la transition du RTC vers le "tout IP"

La CGT s’inquiète de la façon dont s’organise la transition du RTC vers le « tout IP »

Cet été, Orange a annoncé la fin de la commercialisation des offres ayant pour support le réseau RTC. C’est une page d’Histoire qui se tourne avec la disparition d’une technologie, celle de la « ligne fixe » telle que nous l’avons connue, avec le basculement sur l’IP. C’est en France que la commutation temporelle a été inventée et développée sous l’impulsion de la puissance publique. À l’heure où le service public est attaqué de toutes parts, la CGT rappelle que c’est sous l’égide de l’Etat et des PTT que la France s’est dotée du réseau de télécommunications le plus performant au monde permettant à chaque citoyen, où qu’il réside, de bénéficier du même service et au même prix. Ce n’est pas non plus un hasard si c’est à cette période que notre pays a connu son «âge d’or» des Télécoms en étant classé régulièrement premier pays au monde en termes d’accessibilité réseau.

Aujourd’hui, la CGT déplore qu’à l’ «ère de l’IP», la France soit classée 51ème (classement Akamaï Technologies 2017) et connaisse une «fracture numérique». Et ce n’est évidemment pas la technologie de la Fibre qui en est la cause. La logique de service public qui a pour ambition la couverture de tous les citoyens a été supplantée par la logique financière dont les principaux objectifs restent la maitrise des coûts et la rentabilité. La CGT souligne que, ces 15 dernières années, les 44 milliards de dividendes versés aux actionnaires par les opérateurs Télécoms (plus de la moitié par Orange) auraient permis de connecter deux fois tous les foyers français en IP avec un support fibre optique.

À l’heure de la FTTH et de la 5G, on ne peut alors que s’étonner du choix de la direction d’Orange d’annoncer une hausse du dividende en 2019 et la baisse de nos investissements. Pourtant, l’avenir de l’entreprise passe aussi par une forte politique d’investissements.

En 2012, la CGT avait dénoncé l’éviction de la question industrielle dans le plan Très Haut Débit. Nous ne pouvons qu’en constater les dégâts aujourd’hui. Chez Orange, de nombreux départs sont non remplacés et les compétences perdues mettent en péril notre capacité à gérer la fin de vie du RTC afin d’assurer une transition dans de bonnes conditions. Faute d’investissements suffisants, de salariés formés, de pénurie de fibre optique, tous les plans de déploiement (privés ou publics) cumulent des retards importants voire sont en panne sèche dans les pires situations. C’est pourquoi, la CGT continuera d’oeuvrer pour que chaque citoyen puisse bénéficier des technologies les plus performantes.

C’est en ce sens que nous avons demandé d’inclure à la négociation GPEC un plan FTTH avec le recrutement de salariés en interne formés sous le statut Orange afin de pourvoir aux 20 000 emplois manquants dans le domaine de la FFTH.

Revendication que nous ne lâcherons pas !

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International

À quand une Europe du numérique ?

Chaque jour, l’actualité nous confirme l’hégémonie croissante de grands acteurs, non européens, sur le monde numérique ainsi que l’abandon des politiques et chefs d’entreprises face à cette situation. Après PSA, Renault choisit Androïd pour équiper ses voitures, les banques – dont Orange – cèdent à Apple et utiliseront le service Apple Pay. Bercy est en train de négocier la vente à un fond chinois de notre pépite Lixens, entreprise de semi-conducteur spécialisée dans le domaine de la sécurité et de l’identité. Orange n’est pas en reste des partenariats passés avec Huawei : Gestion du Cloud Orange, principal fournisseur pour la future 5G et des équipements coeur de réseau, futur constructeur d’une partie de notre réseau FTTH.

Au Hello Show, Orange a confirmé que l’assistant personnel Djingo, réalisé en partenariat avec Deutsche Telekom, sera équipé d’une intelligence artificielle IBM et d’un environnement Amazon. Ces quelques exemples pris dans l’actualité ces dernières semaines marquent le poids prépondérant de ces grands acteurs, mais surtout le manque d’alternatives au niveau européen. Faute d’un projet industriel européen ambitieux, les entreprises européennes (Alcatel, Nokia, Erikson, Siemens mobile …) ont été laminées. Dans l’automobile de demain, il y aura plus de valeur dégagée par l’exploitation des données de mobilité que par la fabrication de voitures. Cette perspective attire toutes les convoitises. Les GAFA détiendront bientôt plus d’informations sur nous que l’Etat.

Il est impératif de changer de cap et de développer les coopérations afin de créer une véritable Europe du numérique où les enjeux de démocratie doivent prendre le dessus sur les enjeux purement économiques. Cela pose la question de la maitrise publique de la gestion des données pour garantir le respect des droits et des libertés individuelles mais aussi celle du développement du numérique/AI afin qu’il ne se fasse pas au détriment de l’Humain.

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Toutes les raisons de se mobiliser mardi 5 février 2019 à Orange

Depuis plusieurs années, la politique économique et sociale menée par le groupe vise à favoriser le capital au détriment du travail. Cela se traduit par des versements de dividendes toujours plus importants et des salaires toujours plus compressés.

Négociations salariales 2018, ARCQ, la prime de fin d’année, les salariés d’Orange ne sont pas reconnus par l’entreprise. Dans tous les services, le constat est le même : les ressources manquent et la sous-traitance est loin d’assurer de façon satisfaisante les activités qui lui sont confiées.

Pour la CGT, il y a urgence à se mobiliser pour inverser cette politique et gagner sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail. Il faut aujourd’hui passer à un niveau supérieur de mobilisation à Orange, pour que les salariés bénéficient enfin du fruit de leur travail. La CGT appelle les salarié-e-s d’Orange à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

L’ouverture immédiate des négociations salariales 2019 pour :

● L’augmentation des salaires et la mise en place du 13ème mois
● Une réelle reconnaissance des qualifications.

Une politique d’emploi ambitieuse avec :

● Des recrutements, nécessaires, par territoire, afin de garantir la réponse aux besoins des usagers, permettant l’amélioration des conditions de vie et de travail,
●L’embauche des apprentis, CDD, intérimaires… qui en font la demande,
●La ré-internalisation des activités et des salariés de la sous-traitance,
●L’amélioration des conditions de travail notamment par l’utilisation des gains de productivité afin de réduire le temps de travail à 32h et ainsi améliorer les conditions de travail,
●Une stratégie d’investissement productif au service du droit à la communication.

De nouveaux droits du travail dans l’entreprise :

● La mise en place de droits nouveaux d’intervention des salariés dans les choix stratégiques de l’entreprise,
● Un nouveau statut du travail salarié avec des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre.

La CGT appelle les salariés d’Orange à se mobiliser, sur tous les lieux de travail pour réussir la grève et les manifestations le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

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Cadre

Flash Cadres N°795 : Un 5 février pour agir

2019 débute fort pour les cadres ! L’AGIRC, la retraite com-plémentaire des cadres du privé, se fond dans le nouveau régime unifié. Une redéfinition du statut cadre devait être négociée depuis 2015. Or le patronat s’obstine à refuser toute définition interprofessionnelle de l’encadrement pour mieux décliner l’arbitraire entreprise par entreprise.
Dans un contexte où les questions salariales libèrent la paro-le, le gouvernement et le patronat jouent la division du sala-riat pour mieux protéger les 1%. La prime de fin d’année, quand elle est octroyée, exclut les cadres du montant maxi-mum au prétexte qu’ils gagneraient trop, alors que les dividendes atteignent des records. Cette logique ac-croît le divorce entre les directions d’entreprise et l’encadrement au moment même où sa mobilisation est requise pour mettre en place les transformations numériques. La réduction des coûts et les réorganisations incessantes remettent en cause le sens et le contenu des missions et démotivent la volonté de maintenir la qualité d’un service public déjà abimé.
La défiance envers les institutions, les politiques et directions trouve des modes d’expressions qui peuvent mener au pire. Les cadres, au travail, sont témoins de ce délitement du vivre ensemble, voire de la démo-cratie. Pour sortir de la crise, la remobilisation de l’encadrement, indispensable, passe par la reconnaissan-ce du professionnalisme et des qualifications. 2019 s’ouvre sur des attentes fortes d’une réelle écoute et de nouvelles possibilités de mobilisation collective. Retraites, salaires, statut de l’encadrement… la CGT-Fapt et son Union Fédérale des Cadres mettent toute leur énergie pour que les cadres retrouvent la maîtrise du sens et du contenu de leur travail. La mobilisation du 5 février 2019 sera l’occasion de faire entendre nos exigences.

Consultation sur les salaires
Les salariés d’Orange produisent de plus en plus de richesse, pourtant leurs salaires subissent un tassement continu et trop de cadres sont encore en dessous du plafond de la Sécurité Sociale (3377 € brut). La direction procède à un siphonage de la richesse pour les actionnaires, pénalisant la part de l’investissement et des salaires dans la valeur ajou-tée.
Chaque année, 4 000 suppressions de poste met-tent sous tension les salariés, subissant hausse de la charge de travail et baisse mécanique du budget des augmentations salariales. En 2018 malgré les 1,8 Mds d’euros de dividendes reversés, la direc-tion n’a pas voulu trouver d’accord et décida une augmentation bien en deçà de l’inflation.
Pour contrer cela, la CGT mène une consultation dans les services visant à construire avec les sala-riés le rapport de force et les revendications qu’elle portera en 2019. Merci pour vos réponses !
Arc-bouté
De l’avis même des managers et des ressources humaines en local, qui sont confrontés aux diffi-cultés en première ligne, l’accord sur la reconnais-sance des compétences et des qualifications (ARCQ) est impossible à mettre en oeuvre, recou-pant l’analyse des négociateurs CGT qui avaient refusé de signer.
Une organisation, signataire de l’accord, a récem-ment demandé sa renégociation car elle estimait qu’il y avait tromperie sur la marchandise.
Et pour cause, la direction se sert de cet accord pour déformer les métiers et procéder à une réor-ganisation déguisée de l’entreprise, tout en ralentis-sant le processus de reconnaissance salariale.
La direction reste bloquée sur ses positions et joue la montre en proposant de rédiger un document « repères » expliquant les modalités 2019 pour toute solution.

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°27 Janvier 2019

Augmenter les salaires : la priorité

La préoccupation grandissante d’une majorité de la population est simplement de savoir comment boucler les fins de mois et de pouvoir se projeter dans l’avenir. C’est ce qu’expriment depuis plusieurs semaines les milliers de manifestants qui
demandent des réponses urgentes aux exigences sociales qui sont posées. Cette mobilisation populaire n’est que la conséquence de la politique d’un gouvernement qui, depuis le début de la mandature, consiste à précariser les salariés et à prendre l’argent dans les poches des plus fragiles (retraité-e-s, familles modestes, jeunes,…) pour le donner aux plus riches : suppression de l’exit tax, suppression de l’ISF (4 milliards)… Pour le patronat, les cadeaux fiscaux ne manquent pas non plus : le remboursement du CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) prévue pour 2018 et la baisse des cotisations décidée pour 2019 pour les grandes entreprises s’élèvent à 40 milliards d’euros, sans aucune contrepartie attendue. Autant en moins pour les caisses de solidarité et les finances publiques !
En 2018, La France a atteint le 2e r ang m ondial e n t ermes d e niveau de dividendes versés aux actionnaires. Chez Orange, 2 milliards d’euros de dividendes leur sont versés chaque année, au détriment de l’augmentation des salaires, de la réduction du temps de travail, de l’emploi, de la ré-internalisation des activités et de leurs emplois attachés, des investissements dans la Recherche et le Développement (dont le déploiement de la fibre). En 2018, les actionnaires ont vu leur niveau des dividendes croitre de 7% et les salaires des hauts dirigeants ont progressé de plus de 2,5%. Quand les choix de la direction d’Orange s’alimentent de la pingrerie patronale et de l’accaparation des richesses par les actionnaires, il est difficile d’envisager autre chose que des concertations stériles, qu’un accord ARCQ sans reconnaissance ni qualification, qu’une négociation sur les salaires sans argent ni négociation réelle, qu’une GPEC sans emploi !…
Pour la CGT, la question du pouvoir d’achat est beaucoup plus large que la baisse des taxes sur les carburants. Les salaires, les désengagements de l’État avec ses conséquences sur le service public et une meilleure répartition des richesses, voilà le fond du sujet ! C’est d’ailleurs pour porter ces revendications que la CGT s’est mobilisée ces derniers mois avec les salariés, retraités et privés d’emploi. Cher-e-s collègues d’Orange, si vous souhaitez vraiment une amélioration de votre pouvoir d’achat et de vos conditions de travail, ne laissez pas la direction choisir pour vous ! La CGT vient de lancer une campagne de consultation sur les salaires. Exprimez vos attentes et vos besoins à travers cette consultation afin que la CGT  porte vos revendications et exige l’ouverture immédiate de négociations sur les salaires pour gagner des avancées pour toute- s les salariés.

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Salaire Merci Patron

Alors que les négociations salariales vont bientôt s'ouvrir, Orange nous offre des tee-shirts en guise de reconnaissance mais nous ce que l'on veut ce sont des augmentations de salaire ! #NAO2019OrangeCGT

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