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Vie au travail

Covid-19 et continuité de service à Orange

Salariés d’Orange, des filiales, prestataires et sous-traitants : tous le même combat !

Notre pays à l’instar du reste du monde connait une crise sanitaire sans précédent. Assurément, il y aura un avant et un après Covid-19. L’Etat a mis en place un confinement de la population et la fermeture de tous les établissements pouvant accueillir du public non essentiels à la Nation. Néanmoins certaines activités subsistent comme celles des commerces alimentaires, des pharmacies, des services bancaires et postaux…mais aussi des Télécoms.

Dans cette période de crise sanitaire, les activités télécoms sont indispensables pour garantir le bon fonctionnement des services de l’Etat (enseignement à distance), du secteur de la santé, des collectivités, des entreprises (télétravail) mais également pour les besoins des citoyens (accès à l’information, divertissement). Elles constituent un des pans essentiel du droit à la communication.

Situation chez Orange
Afin de garantir une continuité des activités télécoms pendant cette période de confinement des mesures ont été prises à Orange pour garantir un service aux clients. La CGT FAPT est intervenue auprès de la direction de l’entreprise afin d’instaurer un service minimum qui se limite aux missions de service public (Service Après-Vente/Service d’Aide à l’Utilisateur) et de mettre en place toutes les mesures barrières (mesure de distanciation, mise à disposition d’Equipement de Protection Individuel, masques de protection, gel hydro alcoolique etc.) nécessaires à la protection du personnel impacté. Pour toutes les activités pouvant être réalisées à distance, nous avons demandé et obtenu la mise en place du télétravail. Pour les autres activités qui ne peuvent être réalisées en télétravail, les salariés bénéficient d’une autorisation spéciale d’absence sans incidence sur leur rémunération (hors part variable).

Situation dans les entreprises qui travaillent pour Orange
Néanmoins ces dispositions ne s’appliquent qu’aux seuls salariés d’Orange. Alors que les entreprises du secteur se redécouvrent une vocation de service public, force est de constater qu’au gré des années, le service public a été détruit par la privatisation et la financiarisation du secteur. Combien d’emplois, d’activités et de boutiques ont été supprimés, filialisés ou transférés à la sous-traitance ? Qu’ils travaillent pour la GDT, OBS SA, Scopelec, Sogetrel, Circet, Téléperformance, Armatis, Yzee, ex Arvato ou dans bien d’autres entreprises, ils sont également en première ligne afin d’assurer la continuité des activités des télécoms pour le compte d’Orange. Pour la CGT FAPT, ils ne doivent pas être sacrifiés.

Or force est de constater qu’ils n’ont ni les mêmes droits et garanties, ni le même accès aux dispositions permettant de garantir leur sécurité dans le contexte actuel. Pour certains, ils sont contraints d’effectuer leur activité sans protection sous peine d’être licenciés à l’exemple des techniciens de Circet, des conseillers clientèles en centre d’appels… D’autres se voient refuser la mise en place du télétravail (Armatis et Téléperformance) et sont donc obligés de se déplacer sur lieu de travail et de travailler dans des open space qui ne respectent pas les mesures barrières. Ou encore, c’est le chômage partiel qui est mis en place avec la baisse du salaire.

Les mêmes métiers, les mêmes droits
Les salariés d’Orange, des filiales, prestataires et de la sous-traitance, quel que soit leur statut, contribuent tous aux activités d’Orange, c’est pourquoi la CGT FAPT demande que tous les salariés aient accès aux mêmes droits et garanties.
En application de la loi sur le devoir de vigilance, Il est de la responsabilité d’Orange, en tant que donneur d’ordre, de s’assurer des conditions de sécurité des personnels qui interviennent pour son propre compte, de limiter leurs activités aux missions de service public et de facilité l’accès au travail à distance. Comme les salariés d’Orange, les salariés de la sous-traitance contribuent au bon fonctionnement du service et des activités de Télécommunications dont l’ensemble de la population a terriblement besoin dans ce contexte de crise sociale et sanitaire.

La suppression du versement de dividendes
En outre, la CGT FAPT a écrit au PDG d’Orange afin de demander l’annulation du versement du solde du dividende de 2019 (soit près de 1,3 milliard d’€) et l’ouverture d’une réflexion sur le versement de celui de 2020 (soit près de 2 milliards d’€). Cet argent permettra de garantir l’avenir des salariés d’Orange mais également de participer, à court terme, à la solidarité nationale, notamment vis à vis des salariés de la sous-traitance issus des entreprises les plus fragiles de notre secteur.
A long terme, cela permettra également de prendre des mesures pour repenser la politique industrielle (ré-internalisation des emplois et créations d’emploi permettant d’assurer un service aux usagers de qualité) et le modèle social (arrêt du dumping social) d’Orange.

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Covid-19 : La CGT écrit au PDG d'Orange pour la suppression du dividende

Monsieur le Président Directeur Général,

Notre pays à l’instar du reste du monde connait une crise sanitaire sans précédent. Assurément, il y aura un avant et un après Covid-19. Si les revenus d’Orange sont pour une bonne part des revenus récurrents, l’entreprise ne sera pas épargnée par les effets de cette crise sanitaire. D’une part pour des raisons macro-économiques car le scenario d’une entrée en récession est déjà acté. D’autres part, parce que de nombreux défauts de paiement sont à prévoir, notamment sur le marché pro-pme.

La CGT demande qu’Orange renonce à verser le solde du dividende 2019 de 40 centimes (soit près de 1,3 milliard d’euros) prévu en Juin, mais également qu’une réflexion sur le versement du dividende 2020 (soit près de 2 milliards d’euros) soit engagée à la fin de cette crise.

Nous vous demandons de prendre cette décision à plusieurs titres :

  • Pour préserver les capacités financières d’Orange afin de faire face aux conséquences éventuelles de cette crise sans précédent. Faire ce choix, c’est garantir l’avenir de notre entreprise.
  • Parce que les entreprises les plus robustes devront participer à la solidarité nationale, notamment vis à vis des entreprises les plus fragiles de notre secteur, mais indispensables à son fonctionnement : nos sous-traitants.
  • Parce que la solidarité et l’effort doivent être partagé, aussi bien pendant cette période qu’après. On ne peut demander à des salariés de risquer leurs vies et celles de leurs familles, demander aux salariés des efforts supplémentaires après cette crise sans contrepartie. Ce n’est pas entendable.

A plusieurs reprises, vous avez fait appel aux valeurs de service public dans vos interventions dans le cadre de la gestion de cette crise sanitaire. Le service public c’est le dévouement au service d’un bien commun, pas aux profits d’intérêts particuliers. La neutralisation du dividende versée en Juin serait un premier un signal extrêmement positif et mobilisateur.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre parfaite considération.

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Vie au travail

Coronavirus : Lettre ouverte à la directrice d'Orange France

Nous, l’ensemble des Organisations Syndicales du Groupe Orange, prenons acte des mesures gouvernementales afin de ralentir la propagation du virus Covid-19. Les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites “barrières”, définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance.

Nous avons aussi pris connaissance de l’évolution de l’arrêté ministériel, ce 16 mars matin. Il précise effectivement que les activités telco sont essentielles et ainsi que les commerces de détail de matériel de télécommunication « peuvent » (et non pas doivent) rester ouverts.

Les Organisations Syndicales du Groupe ont bien conscience que les activités télécoms sont critiques afin d’assurer la sécurité et l’accès à l’information dans la nation. Mais nous faisons bien la différence entre le commercial et les nécessités de continuité de services du réseau.

Ainsi, si nous avons bien noté les mesures de protection que vous souhaitez mettre en place afin d’assurer la sécurité des salariés face aux clients, en particulier pour les techniciens d’interventions et les conseillers en Boutiques, nous sommes inquiets par rapport aux mesures de sécurité envisagées pour les personnels concernés.
En effet, les salariés nous ont fait part de leurs craintes et de leurs incompréhensions quant aux ordres et contre-ordres dont ils ont fait l’objet tout le week-end. Ils dénoncent leur mise en danger alors que la grande majorité de l’entreprise va être en télétravail.

L’ensemble des organisations syndicales tire le signal d’alarme : les conditions de sécurité aujourd’hui ne sont pas réunies, les mesures de protection nécessaires ne sont pas déployées sur le terrain et donc la sécurité des salariés n’est pas assurée.
Les équipements de sécurité ne sont globalement ni présents en boutique ni pour les techniciens. Les consignes sont différentes en fonction des territoires et génèrent interrogations et inquiétudes.

Si l’entreprise ne fournissait pas l’ensemble des protections requises et maintenait l’ouverture des boutiques, elle ne respecterait pas ses obligations en matière de santé au travail.

En conséquence, l’ensemble des organisations syndicales vous demande de garder la totalité des boutiques fermées en France Métropolitaine, aux Antilles-Guyane, à la Réunion Mayotte, en Corse, qu’elles soient Orange Maison Mère ou Générale de Téléphone.

Nous vous demandons de limiter les interventions des techniciens, sur la base du volontariat, à du SAV nécessaire à l’activité professionnelle principalement dans les secteurs de la Défense, de la Santé et de l’Éducation.

Ce n’est pas parce que la mise en place des ordonnances Macron et des nouvelles instances de représentation est en cours de déploiement qu’il ne faut pas les impliquer. Nous vous demandons de présenter les PCA, les évolutions des Documents d’évaluation des Risques et de convoquer les CSEE afin que les CSSCT puissent organiser des visites de boutiques avant toute ouverture. Ce n’est pas parce que nous sommes face à des circonstances exceptionnelles qu’il faut faire fi du code du travail.

En attendant que vous preniez les bonnes mesures, nous vous prions de croire, Madame, en l’assurance de notre considération.

L’ensemble des organisations syndicales nationales du Groupe Orange

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ASC / Restauration

La CGT prend ses responsabilités afin de débloquer la situation du CSEC

Rappel de la situation
Depuis les élections professionnelles de Novembre 2019 à Orange, l’instance Comité Social et Economique Central (CSEC) qui doit être gérée par les organisations syndicales, n’est toujours pas mis en place. La raison vient du refus de la 1ère organisation syndicale d’Orange de prendre ses responsabilités au niveau du bureau du CSEC. C’est nier la démocratie issue de l’expression des salariés au travers des urnes.

Pendant que La CFE-CGC joue avec les nerfs des salariés d’Orange…

Le refus de la CFE-CGC d’assurer le secrétariat, a empêché la constitution d’un bureau au CSEC. Ce qui a comme conséquences de léser l’ensemble des salariés y compris le personnel du CSEC (ex CCUES), de bloquer les prestations pour les activités sociales et culturelles de la quasi-totalité des CSEE, et a permis à la direction d’établir unilatéralement les ordres du jour du CSEC. Ces petits calculs, de la part de la première organisation syndicale à Orange, consistant à pourrir la situation afin de remettre en cause la solidarité et la mutualisation des prestations, ont particulièrement irrité le personnel de l’entreprise.

…La CGT prend ses responsabilités et entre au bureau.
Pour la CGT, cette situation de blocage était devenue inacceptable. Il ne suffit pas d’adopter des postures lors des déclarations préalables en séance pour clamer « Agir dans l’intérêt des salariés ». Il faut joindre les actes aux mots. La CFE-CGC a préféré l’enlisement de la situation pour en tirer profit. Comme la CGT agit dans le seul intérêt du personnel, elle a pris ses responsabilités pour sortir de cette impasse. Pour la CGT, toutes les Organisations Syndicales (OS) représentatives ont leur place dans le bureau du CSEC pour porter la voix des salariés. Nous avons donc tenté de convaincre toutes les OS de respecter le choix des urnes et prendre leurs responsabilités au niveau du CSEC. En vain. Face au refus de la CFE/CGC et de SUD de rentrer au bureau, la CGT, la CFDT et FO ont décidé de constituer un bureau pour débloquer la situation. Le choix de ces deux OS de ne pas rentrer au bureau est d’autant plus surprenant que la direction de l’entreprise vient d’annoncer son nouveau plan stratégique et ses conséquences sur le personnel d’Orange.

(…)

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Rémunération / Carrière

Négociations salariales 2020- La priorité: Augmenter les salaires

La négociation salariale doit répondre aux attentes des salariés

La CGT a donné la parole aux salariés par le biais d’une consultation sur les salaires. Vous demandez :
-Une augmentation du pouvoir d’achat (87%)
-Des augmentations de salaire (90%)
-Des promotions (81%)
-La suppression des écarts salariaux femmes/hommes (93%)
Cette négociation doit être l’occasion de répondre à vos attentes exprimées au travers de ce questionnaire.

Vous avez également exprimé un fort mécontentement sur la mise en œuvre de l’accord ARCQ : la direction vous promettait monts et merveilles, or c’est une véritable désillusion. Avec des budgets contraints, la mise en place de quotas, la destruction des qualifications au profit du marchandage des compétences, la disparation de l’expérience, l’abandon des salariés non promus depuis plus de dix ans avec des requêtes sans suite.
ARCQ ne pouvait être qu’un fiasco. La CGT exige la remise à plat du système de reconnaissance à Orange afin d’en faire un axe prioritaire du plan stratégique « Engage 2020 ».

(…)

EMPLOIS, SALAIRE ET RETRAITE, UN MÊME COMBAT

Les gouvernements successifs distribuent des Milliards d’euros aux entreprises sous forme de baisse de cotisations sociales, d’aides publiques et d’allégements fiscaux. Les entreprises préfèrent rémunérer généreusement les marchés financiers plutôt que le travail. Ces mêmes gouvernements et patrons attaquent de toutes parts notre modèle de protection sociale (sécurité sociale, chômage, retraite…), demandent aux salariés de faire des efforts et de renoncer à un modèle social auquel ils sont attachés.

La mobilisation actuelle contre le projet de réforme des retraites est l’occasion pour les salariés d’Orange d’exiger une autre répartition des richesses en faveur de la création d’emploi stables et qualifiés, de l’augmentation des salaires et d’un système de retraite par répartition et solidaire.

La CGT demande :

• Une augmentation collective de 6 % minimum pour tous, qui correspond aux gains de productivité induits par le numérique. Cela doit se traduire pour les fonctionnaires par une revalorisation de leur point d’indice,
• Un 13e mois pour tous en plus des rémunérations actuelles,
• la suppression définitive des écarts salariaux femmes/hommes selon le principe « à travail de valeur égale, salaire égal »,
• La régularisation immédiate de tous les sous-positionnements,
• La reconnaissance des qualifications des métiers par des promotions,
• La régularisation des 22 000 salariés sans promotion depuis plus de 10 ans,
• Qu’aucun salaire cadre en dessous du plafond de la sécurité sociale (3 428€/mois en 2020).

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PUBLICATIONS

n°39 Septembre-novembre 2023

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