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Plan de départs «Volontaires» à SCE

Plan de départs «Volontaires» à SCE
«Quoi qu’il en coûte» pour les salariés…

Cela fait six mois que la direction de SCE a décrété qu’il lui était indispensable de pousser dehors plus de 600 d’entre nous. Dès le début, elle a eu le cynisme d’expliquer que cela représentait une opportunité pour les salariés. Une opportunité pour la direction, ça, oui, c’est certain….

Les dirigeants d’Orange se sont lancés dans une course en avant pour sabrer dans les budgets, et continuer à augmenter les dividendes en diminuant la masse salariale, tout en augmentant l’endettement de l’entreprise. Ce plan en est la conséquence logique. Avec, en filigrane, l’objectif de profiter de ce « dégraissage » pour faciliter ensuite le transfert du personnel restant de SCE vers des filiales où les conditions de travail sont plus défavorables.

Dès le départ, la CGT a dénoncé ce gâchis et a incité les collègues à montrer collectivement leur désaccord et leur colère. L’échec de la mise en place d’une Rupture Conventionnelle Collective, très peu protectrice des salariés, est à mettre à l’actif de la mobilisation de tous.

La direction a donc dû entamer un processus de Plan de Départs Volontaires. Nous arrivons maintenant au terme du processus réglementaire unilatéral, c’est-à-dire à la présentation du PDV aux instances de représentation du personnel (CSEC, CSEE de SCE). Elles ont rendu des avis négatifs le 17 octobre, avis qui n’obligent en rien la direction. Celle-ci attend maintenant l’avis de la DRIEETS d’ici 3 semaines maximum. La direction sait que la probabilité d’un retoquage est faible. Elle entame donc dès maintenant sa campagne de propagande pro-suppressions d’emplois.

Le projet a peu évolué depuis le départ, même si quelques « concessions » ont été faites par la direction sur certaines garanties sur les (non) licenciements, les (non) mobilités géographique et fonctionnelles des salariés dont les postes sont supprimés. Ceux qui liront le document « Livre 1 » attentivement constateront que les « concessions » sont partielles et ne garantissent en définitive pas grand-chose

Quel volontariat ?

Quant au volontariat, on peut à la rigueur en parler pour des collègues visés par le plan et souhaitant partir du groupe (volontariat tout de même contraint : depuis plusieurs années déjà, la dégradation de nos conditions de travail a incité des collègues à partir).

MAIS il n’est pas question de volontariat dans le cas des « mobilités internes ». La direction a ficelé son plan en présentant ces mobilités comme un choix possible, alors qu’un collègue dont le poste sera supprimé n’aura pas le choix de garder son poste ! Dès lors, pour avoir un minimum d’accompagnement dans ces mutations forcées, bien des collègues « choisiront » de rentrer dans ce plan, comme on pourrait choisir de quitter sa maison après un incendie…

[1] https://plazza.orange.com/docs/DOC-2329453?sr=stream

Ce plan reste inacceptable et révoltant

Les avis des différentes instances reflètent les arguments des organisations syndicales dans les réunions. La CGT a particulièrement défendu que :

– NON le groupe ORANGE ne va pas mal ! Si la direction supprime des emplois, c’est qu’elle fait les choix pour lesquels elle est mandatée par ses actionnaires, à savoir garantir l’augmentation de leurs dividendes, pour cette année et l’année prochaine, « quoi qu’il en coûte » pour les salariés.

  • L’impact social est désastreux : les différentes expertises des risques psycho-sociaux, les bilans de la médecine du travail, et de simples discussions, montrent la détresse des collègues, déjà présente avant ce plan mais amplifiée. Les interventions faites par les organisations syndicales et en particulier la CGT n’ont mené la direction à aucune prise en compte concrète : nous avons même parfois eu du mal à voir percer une légère empathie chez certains dirigeants…
  • L’argument de la simplification est le prétexte pour sabrer dans les effectifs et les conditions de travail. Si la direction voulait simplifier, par le haut comme elle en a les moyens, elle pourrait garantir les conditions sociales des salariés de SCE tout en améliorant celles des autres collègues, en intégrant les collègues des filiales dans Orange SA avec un socle mieux-disant pour toutes et tous.

La mobilisation est notre seule garantie

Mais … il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ! C’est le cas des directions de SCE et d’Orange, dont les feuilles de route ne tiennent aucun compte des conditions sociales des salariés.
Les meilleurs arguments n’ont aucun poids si notre mobilisation n’est pas massive et résolue. Force est de constater que, pour l’instant, elle n’a pas été assez importante pour que la direction abandonne son projet, même si elle a dû compter avec elle. Mais rien n’est écrit pour la suite ! Nous allons devoir continuer à nous mobiliser, si possible plus fortement, la CGT y travaillera avec tous ceux qui seront partants pour cela.

Pour échanger sur ces sujets
La CGT vous donne rendez-vous pour une Heure d’Information Syndicale :
Mardi 24 octobre entre 13h et 14h

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Rémunération / Carrière

En direct des Négociations Salariales (NAO) : Toujours très loin du compte !

Lors de la 2è séance, la direction n’a rajouté que des miettes pour faire croire qu’elle améliorait ses
propositions.

Pour les employés et agents de maîtrise fonctionnaires : 200 € annuel en plus des 5 points d’indice sur décret
et applicable en janvier, 295 € brut annuel, soit au total 41,25€ brut/mois.
Pour tous les autres (ensemble des salariés de droit privé et cadres fonctionnaires), en fonction de leur salaire :

SGB ≤ 33 000 € 900 € :  brut annuel, soit 75 € brut/mois

33 000 € < SGB ≤ 46 000 :  € 500 € brut annuel, soit 41,67 € brut/mois

SGB > 46 000 € : 0 €/mois, pas d’augmentation collective garantie

Face à ces propositions qui sont très loin des besoins, l’ensemble des organisations syndicales a quitté la séance
en demandant à la direction de revenir avec des propositions à la hauteur du nécessaire

L’ensemble des Organisations Syndicales Représentatives organise une Heure d’Information
Syndicale le 15 février de 14h à 15h sur le site d’Alleray et en teams (invitation à venir)

Ce sera le jour de la présentation des résultats financiers 2023 d’Orange. Cela posera autrement la question du
partage de la richesse créée. Ce sont les salariés qui par leur travail ont créé les résultats que la direction va
annoncer, un partage plus équitable est nécessaire car il est inacceptable que les salariés aient perdu du
pouvoir d’achat depuis 2022 alors que le dividende augmente lui !!!

Pour peser sur la réunion NAO du 16 février, la CGT appelle à des rassemblements
le 16 février à 9h à Alleray et sur tous les sites pour exprimer votre mécontentement

La CGT s’appuie sur la consultation menée auprès des salariés et revendique :
– l’égalité salariale femmes / hommes
– des promotions pour les 20 000 salariés non promus depuis plus de 10 ans.
– à minima les augmentations collectives suivantes :

SGB ≤ 40 000 € :  4 000 € brut annuel, soit 333,33 € brut/mois
40 000 € < SGB ≤ 55 000 € : 3 500 € brut annuel, soit 291,60 € brut/mois
SGB > 55 000 € :  3 000 € bruts annuels, soit 250 € brut/mois

Ces mesures nécessitent un budget de 260 millions d’euros, équivalent à 10 centimes de
dividende. Nous demandons que l’entreprise récompense le travail avant d’alimenter le capital.

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Rémunération / Carrière

En direct des Négociations Salariales (NAO) : Des propositions inacceptables !

Voici les propositions d’augmentations collectives faites par la direction le 24 janvier 2024.

Pour les employés et agents de maîtrise fonctionnaires : les 5 points d’indice de janvier, et c’est tout.

Pour tous les autres :

SGB ≤ 32 000 € 800 € brut annuel, soit 66 € brut/mois, 10% des salariés concernés
32 000 € < SGB ≤ 45 000 € 300 € brut annuel, soit 25 € brut/mois, 40% des salariés concernés
SGB > 45 000 € 0 €/mois, 50% des salariés concernés
Augmentation collective, en moyenne
Employés agents de maîtrise fonctionnaires +0,75%
Employés agents de maîtrise de droit privé +1,6%
Cadres +0,1%

Le coût de la vie a beaucoup augmenté ces dernières années, bien au-delà de l’inflation. Nous nous en rendons toutes et tous compte en faisant nos courses, en payant nos factures. Par exemple, l’alimentation a augmenté de 25% sur les 2 dernières années, l’électricité va faire un bond de 20% en 2023 et 2024.

Orange est une entreprise qui va bien. Le bénéfice net escompté pour 2023 sera proche de 3 milliards. La direction s’engage à affecter seulement 90 millions d’euros en 2024 pour augmenter les salaires de celles et ceux qui produisent la richesse de l’entreprise.

Une goutte d’eau si on le compare aux 1,8 milliards versés en dividende aux actionnaires en moyenne chaque année. La direction a d’ailleurs eu l’indécence de prévoir en 2024 une augmentation de 2 centimes de dividende, soit un budget supplémentaire de 53,2 millions d’€ qui échappe aux salariés.

La CGT exige un autre partage de la richesse. Personne ne doit perdre de pouvoir d’achat, les évolutions de compétences doivent être mieux reconnues, les femmes doivent avoir des salaires à la hauteur de ceux des hommes.

Pour que les propositions de la direction soient à la hauteur, il faudra que les salariés se mobilisent. La CGT fera des propositions d’action lors de la prochaine intersyndicale le 30 janvier.

Consultation sur les salaires, donne ton avis  :               L’analyse des négociateurs CGT en vidéo :

 

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Rémunération / Carrière

Négociations Salariales (NAO) 2024 : Bilan 2023 : un budget trop insuffisant

Les augmentations collectives ont représenté en moyenne :

  • 4,75% du SGB pour les employés et agents de maîtrise de droit privé.
  • 3,5% pour les employés et agents de maîtrise fonctionnaires (en intégrant l’augmentation du point d’indice).
  • 2,3% pour les cadres

 

Les augmentations individuelles ont été attribuées à la moitié des employés et agents de maîtrise de droit privé, pour un montant en moyenne représentant un peu plus de 1% du SGB, et à 74% des cadres à hauteur d’au moins 2%.

La forte proportion d’augmentations individuelles aux cadres montre l’insuffisance des mesures collectives attribuées. Pour que personne ne soit laissé pour compte il serait plus juste de donner une augmentation collective à la hauteur des besoins. Elle doit permettre de gagner du pouvoir d’achat.

La CGT avait raison d’insister sur les augmentations collectives. Surtout dans un contexte de forte augmentation du coût de la vie.

Cela renforce la volonté de la CGT d’obtenir des augmentations collectives, qui font gagner du pouvoir d’achat à TOUS les salariés d’Orange

Les employés et agents de maîtrise fonctionnaires sont les oubliés des mesures.

Correction des inégalités salariales des femmes

Quoi qu’en dise la direction, il reste un problème non résolu sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

De nombreuses salariées ont dû réclamer leur nuage de points pour être reconnues en dépositionnement et obtenir une régularisation de leur situation. Notre constat est que la direction ne rattrape pas d’elle-même toutes les situations de dépositionnement.

Promotions : une dérive inacceptable 

 

En 2023 il y avait 20 260 salariés non promus depuis plus de 10 ans contre 18 385 en 2022, soit 2 000 de plus. C’est 1 salarié d’Orange sur 3 qui n’est pas reconnu depuis plus de 10 ans.

C’est le signe d’un budget promotion très insuffisant.

 

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Actions

Négociations Salariales (NAO) 2024

Nouvelle représentativité syndicale nationale chez Orange…

Chaque année, les Négociations Annuelles Obligatoires-NAO, aussi appelées négociations salariales concernent tes augmentations de salaires, tes promotions et les corrections salariales comme les inégalités entre les femmes et hommes. Suite aux récentes élections CSE, ces négociations vont se dérouler de mi- janvier à février 2024 entre la direction et trois organisations syndicales représentatives : la CGT FAPT, la CFDT et la CFE-CGC.

La direction d’Orange privilégie les intérêts des actionnaires à ceux des salariés…

Une enveloppe de 800 millions d’euros vient d’être débloquée le 6 décembre pour satisfaire l’appétit insatiable des actionnaires d’Orange (acompte de dividendes). Sachant que les salariés représentent seulement 6% de l’actionnariat d’Orange, 94% de cette somme, fruit du travail des salariés, va remplir les poches de l’état et des fonds de pension qui ont investi chez Orange.

Chaque salarié apporte 318 422 € au chiffre d’affaires et 15 730 € de bénéfice net

Un autre partage de la richesse s’impose…

Pourtant, la direction d’Orange privilégie depuis des années la rémunération des actionnaires à la juste rémunération des salariés (97% des bénéfices vont en dividendes).
Pire, depuis quelques années, les augmentations restent inferieure à la hausse du coût de la vie qui perdure (alimentation : +25% en 2 ans, gaz : +10% en 1 an, …). Elles entrainent une perte significative
de pouvoir d’achat.
La CGT FAPT s’efforcera d’améliorer le pouvoir d’achat et la juste reconnaissance des compétences des salariés.

Il n’y a pas de fatalité. Comment faire changer les choses ?
La direction fait le choix de privilégier la rémunération des actionnaires. Les arguments des négociateurs CGT FAPT ne suffisent pas. Seul le rapport de force avec l’intervention des
salariés changera la donne.
Dans un premier temps, la CGT FAPT vous met à disposition un questionnaire pour affiner vos attentes et vos revendications qu’elle portera lors des négociations.

Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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Vie au travail

Orange : Il y a de la place pour tout le monde

La politique de réduction des coûts enclenchée dans le groupe Orange depuis la
nomination de la nouvelle directrice générale en février 2022 se met en place de
manière fracassante.

Depuis des années, la stratégie de l’entreprise consiste à filialiser et à sous-traiter de
plus en plus d’activités , créant ainsi un dumping social à l’intérieur même du groupe.

Aujourd’hui, nous observons une accélération de ces deux orientations.

En effet le transfert de l’activité des boutiques Orange vers la filiale GDT renommée
Orange Store a permis à Orange d’abaisser les droits et garanties des salariés avec
par exemple une convention collective et des accords d’entreprise moins disant et
plus largement l’ensemble du socle social, cela s’inscrit dans l’objectif de réaliser plus
de profits au détriment des salariés.

Cette accélération s’observe dans l’utilisation de nouveaux outils pour le groupe
Orange afin d’amplifier la destruction de l’emploi, la nouvelle gouvernance appelant
cela « le nouveau modèle social ». Dans la division nationale SCE de la maison mère
Orange SA, premier élément constituant l’entité d’Orange Business, ce sont 643
salariés d’une moyenne d’âge de b51 ans qui étaient sous le coup d’une rupture
conventionnelle collective. La mobilisation des salariés avec la CGT FAPT, à
l’initiative d’une intersyndicale avec CFDT, FO et SUD, a permis l’abandon de celleci. Ceci constitue une première historique pour une entreprise du CAC 40. Cependant
la direction reste sourde à notre demande d’annuler son plan de destruction
d’emplois. Elle s’obstine à présenter un plan de départs volontaires aux élus du CSE
Central et du CSE d’établissement de SCE. Tous ont rendu un avis négatif sur la
base entre autres du rapport d’expertise rendu par le cabinet Peritus (le rapport
d’expertise concluant à l’absence de justification économique et des problématiques
futures quant à la surcharge de travail).

L’homologation du Plan de Départs dit Volontaires auprès de la DRIETTS n’est pas
encore validée en l’état, la direction ayant retiré sa demande avant la réponse de
celle-ci. Cette décision ne veut pas dire que le dossier est abandonné, bien au
contraire, la direction risque de revenir avec un dossier plus habillé qui plaira plus à la
DRIETS.

Aujourd’hui avec le projet de la direction ce sont près de 700 emplois qui sont
menacés à Orange Bank par un projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE)
portant sur 629 emplois supprimés en France et 76 en Espagne, ainsi que 75 salariés
dans sa filiale Anytime (43 en France et 32 en Belgique). La direction a refusé de
recevoir les représentants des salariés lors de la dernière mobilisation des salariés au
siège à Montreuil aux cotés de la CGT et d’autres syndicats, du Maire de Montreuil et
de plusieurs Députés. Syndicats et salariés sont unanimes, les propositions qu’elles
soient financières pour les licenciements ou de reclassements sont indignes de la
part d’un groupe aussi puissant qu’Orange.

Pour la CGT FAPT, il est urgent :
 De définir une véritable stratégie industrielle,
 D’arrêter la politique des réductions des coûts et du dumping social
intra groupe,
 De réintégrer les activités externalisées avec des parcours de formation
ainsi que l’embauche des salariés prestataires qui le souhaitent,
 D’arrêter de verser des dividendes afin d’augmenter les
investissements pour le développement de l’entreprise, l’amélioration
de la qualité de service rendu et surtout la reconnaissance et
l’embauche de salariés à meilleures conditions sociales

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PUBLICATIONS

n°39 Septembre-novembre 2023

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