ACTUALITÉS

Les infos du CSEC Orange

Points à l’ordre du jour
• Point Suivi des dispositions prises par l’entreprise dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus :
Information sur le déploiement des mesures communes au niveau de l’UES Orange pour accompagner le déconfinement progressif décidé par le gouvernement.
• Point Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations d’Orange France.
• Point Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations du domaine intervention

Point Suivi des dispositions prises par l’entreprise dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus

La CGT a réclamé que tous les CSEE soient consultés afin de prendre en compte les conditions sanitaires spécifiques à leurs périmètres.
Encore une fois, la CGT déplore que la Direction confonde vitesse et précipitation pour le Plan de Reprise d’activité et le dialogue social. Depuis le début de la crise, à chaque réunion de la Commission de Prévention des Risques Professionnels et de la Promotion de la Santé au Travail, aucun document préparatoire ne lui est fourni. Les élus du CSEC, quant à eux, ils ne les ont reçu que la veille de la plénière !
La priorité du PRA: relancer la production pour faire des profits au plus vite!
À ce jour, la totalité des boutiques et les sites techniques sont ouverts. Les sites tertiaires rouvriront progressivement d’ici fin août sur avis du Directeur Orange du périmètre, et selon le respect du protocole des règles sanitaires en vigueur. À ce titre, la CGT réclame que les Commissions SSCT puissent effectuer la visite de ces sites avant leur ré-ouverture.
La CGT a demandé aux AD de s’assurer de la dotation et du renouvellement régulier des matériels de protection aux équipes de vente. Elle a réclamé que le port du masque soit rendu obligatoire pour les clients, à l’instar de beaucoup de commerçants. La CGT alerte d’une recrudescence des incivilités ! Les directions des AD doivent les prendre en compte sérieusement.
Pour l’instant, exceptionnellement, les boutiques ne fonctionnent que sur rendez-vous (10 000 RDV par jour). Une fois la pandémie terminée, l’exception ne doit pas devenir une règle, car elle sera une source d’insatisfaction client inutile pour ceux se présentant sans rendez-vous, et qui devront attendre la disponibilité d’un conseiller.

Orange a une situation financière solide permettant de limiter les effets éventuels de cette crise sanitaire. Durant cette pandémie, la direction en a fait bénéficier immédiatement les actionnaires. Par contre, elle ose demander aux salariés des efforts pour compenser rapidement les pertes financières en sacrifiant des JTL, en posant des congés (dispositif 2+3) ou des arrêts maladie si le travail à domicile est impossible et demain, ce sera certainement en augmentant leur temps de travail. La CGT a dénoncé la décision injuste de la Direction d’imposer le dispositif 2 congés +3 asa aux parents qui n’ont pas d’option de garde de leurs enfants.
La CGT a demandé à la Direction de continuer à verser les montants moyens des Parts Variables Commerciales, mais également des Parts Variables Managériales tant que le pays sera en urgence sanitaire et que les activités n’auront pas retrouvé un fonctionnement « normal ».
La CGT est pleinement mobilisée depuis le début de la crise sanitaire afin de mettre tout en œuvre pour que les retours sur les lieux de travail se fassent en garantissant la sécurité et la santé de toutes et tous avec l’ensemble des protections nécessaires. La CGT s’engage également pour que les salariés, exemplaires dans cette période de crise exceptionnelle, aient toute la reconnaissance qu’ils méritent.

Travail à domicile en confinement: La direction organise-elle un travail illégal ?

Obtenue par la CGT, la direction a versé une prime dite « de télétravail ». Elle sera d’un montant de 30€ pour deux mois. Le personnel ne demande pas l’aumône ! Comment expliquer que la direction leur refuse matériels, verse une prime d’un montant indigent, ne prend pas en charge des frais comme le permet l’accord sur le télétravail, pendant qu’elle profite des bénéfices sur leur dos au détriment de leur santé physique et mentale ? À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, la CGT demande l’ouverture urgente d’une négociation sur le travail à domicile en mode confiné qui n’est encadré par aucune réglementation. Il ne peut être assimilé à du télétravail du fait de sa durée, des conditions de travail dégradées voir inadaptées, des frais supplémentaires subits, des journées de travail non encadrées. L’entreprise en tire des bénéfices : gains de productivité (travail à domicile) et économies de charges grâce aux fermetures de sites.
Après presque 3 mois de travail à domicile, la CGT dénonce un état de santé physique et mental de bon nombre de salariés-es très fortement dégradé : horaires de travail rallongés, charge cognitive plus importante, sentiment d’abandon de la hiérarchie et conditions matérielles inadaptées (bruit, chaise…).
À ce titre, la CGT a exigé de la Direction qu’elle réalise une enquête sérieuse concernant les RPS et TMS, et de ne pas se contenter de quelques questions orientées et posées sur les mobiles.

Disponibles et à votre écoute, sollicitez vos élus de proximité CGT pour porter votre parole.

Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations Orange France

La CGT refuse l’accélération de la financiarisation de l’entreprise..
Au cœur d’une pandémie sans précèdent, la Direction a présenté aux élus du CSEC une note non réactualisée sur les Orientations stratégiques OF 2020. Quel mépris à l’encontre des élus CSEC et des salariés !
La direction d’Orange continue sa marche en avant, comme si la crise sanitaire que nous vivons, n’avait aucune incidence : « Nos objectifs seront retravaillés, mais nos ambitions stratégiques restent inchangées ».

L’avenir, les activités Orange au service de la population..
La direction confirme sa volonté de séparer les réseaux et services en dissociant ses métiers, opérateur d’infrastructures et opérateur commercial, tout en soutenant la sous-traitance accrue, source infinie de profitabilité. La CGT tire la sonnette d’alarme sur les Orange Concessions et TowerCo, car le maître-mot de la direction est LA RENTABILITE.

Or cette crise a démontré que les réseaux (fibre, mobile, cuivre) sont un bien public qu’il faut à tout prix protéger. Tant plébiscités pendant le confinement, nos héros des réseaux ne doivent pas être les sacrifiés de demain !
La direction a l’ambition de devenir leader partout. Comment ? Alors qu’elle poursuit la réduction des coûts (décroissance des effectifs) tout en externalisant davantage ses activités. Elle ambitionne aussi de conquérir les zones peu denses. Comment ? Alors qu’elle participe à la désertification des territoires en délaissant cette population rurale.
La CGT a toujours dénoncé le nouveau maillage du réseau de distribution, associé à l’ancrage territorial, consistant à fermer des sites et des boutiques de proximité au profit des zones à forte densité de population.

L’ambition aux profits et à la rentabilité commerciale..
La direction poursuit sa transformation avec, comme relais de croissance, le modèle multi-service axé famille (maison protégée et connectée) sur le marché GP et sur le B2B, en se différenciant sur les marchés E et PRO-PME (DATA, IA, IT, cloud, cyber sécurité,..), la multi-canalité et l’excellence client. Ce sera avec des moyens en baisse, puisque les effectifs diminuent, et la sous-traitance à bas coût augmente.

..Et la place de l’humain dans tous ces projets ?
Rien sur le volet social, si ce n’est la flexibilité des salariés au travers de l’ARCQ. Quel avenir, quand Orange externalise toutes ses activités ? Quelle reconnaissance, quand elle dépend de «l’ARCQ..naque», tant décriée ? Aucune réponse sur le futur du personnel.

La fusion Orange Caraïbe SA dans Orange SA dans le flou complet..
« Ce projet de fusion simplifiée reste toujours d’actualité », dit la direction. Alors qu’il concerne quelque 325 salariés, à nouveau, la direction élude nos questions.

Des engagements pour se donner conscience.. des belles paroles..
Orange s’engage sur une entreprise responsable avec une exemplarité sociale (l’égalité numérique) et environnementale (baisse émission CO2). Un discours qui ne colle pas avec cette quête de la rentabilité qu’elle entend poursuivre. Grâce à l’opportunité du « travail à domicile» en confinement, Orange mène des études d’impact dans l’optique de renforcer le télétravail et le télé management entre autres.

Information conventionnelle annuelle des élus du CSEC sur les orientations du domaine intervention

Stop à la marchandisation des réseaux!
Comme pour les orientations d’Orange France, l’impact du Covid-19 serait à la marge pour celles du domaine de l’intervention, dixit la direction. Orange entend organiser le démantèlement des réseaux fibre et 5G, et lancer un processus de cessions d’actifs. Dans un 1er temps, basé sur des partenariats, Orange concession sur les RIP ou TowerCo sur les points hauts du réseau mobiles prioriseront l’optimisation des coûts et des revenus, les gains de productivité et la rentabilité. La CGT dénonce les prémices d’une séparation des réseaux (Operateur d’Infrastructure) et des services (Operateur Commercial) en les externalisant. Les réseaux indispensables à la nation ne peuvent être entre les mains des spéculateurs.

Les Métiers de l’intervention sont indispensables !
Au cœur de la stratégie, le réseau est pourtant mis à mal essentiellement par un manque de moyens dû aux sous-effectifs chroniques et à l’externalisation de nombreuses activités vers de la sous-traitance à bas coûts. Les conséquences sont l’insatisfaction client grandissante, l’explosion des dérangements SAV due à l’abandon du réseau cuivre sous la menace d’une amende colossale d’1Mds€ par l’ARCEP, et aux manquements des prestataires (équipements, manque de temps, formations..). Ce qui se confirme par la dégradation du réseau fibre (augmentation des dérangements) qui n’a même pas dix ans. Cela fait très peur !!!

Des réseaux publics au service de la population !
La crise actuelle, a plébiscité les réseaux et ses métiers dont les missions ont été valorisées. La direction doit changer de cap! Pour la CGT, les ambitions de qualité réseau et de satisfaction client doivent passer, non par des mesures cache-misères, mais bien par la nationalisation des réseaux (cuivre, Fibre et Mobile) qui sont un bien public à protéger, afin de permettre leur déploiement sur tout le territoire.

Les salariés ont tous un avenir !
Pour la CGT, l’humain doit être remis au cœur de la stratégie afin d’ouvrir des nouvelles perspectives d’avenir. Cela passe par la ré-internalisation de toutes les activités externalisées afin de mettre un terme au dumping social, via la sous-traitance bon marché. C’est aussi par un plan d’embauche massif et ambitieux, en remplaçant tous les départs, pour mettre fin aux sous-effectifs chroniques, à la souffrance du personnel et aux réorganisations et mutualisations incessantes. C’est également par un véritable plan de formation complet et volontariste pour les transferts de compétences. Et enfin, par une véritable reconnaissance des salariés par la revalorisation de tous les salaires et de tous les métiers, pour la plupart mal payés, mais souvent indispensables.

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Répartition des richesses

La CGT refuse d'entériner une baisse de pouvoir d'achat

Comme pour chaque projet d’accord, la CGT a consulté ses syndiqués.

À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, qui garanti aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les  discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.

Pour une information complète, téléversez notre tract en pièce jointe.

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Mobilisations

Grève des UCI : une réussite !

À l’appel de la CGT, les salariés des UCI ont fait grève à 25% ce jeudi 12 Mars !

Pour une information complète, téléversez notre tract ou l’article complet ci-dessous.

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Répartition des richesses

Quel "partage de la valeur" en 2026 à Orange ?

L’annonce d’une prime ne doit pas cacher la perte de pouvoir d’achat !

Pour une information complète, lisez notre tract ci-dessous.

 

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Répartition des richesses

Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange

Madame la Directrice Générale,

Monsieur le DRH groupe,

Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH

 

Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.

Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.

La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».

L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.

La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :

  • Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
  • Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
  • Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
  • Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.

Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.

Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.

Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.

La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :

  • Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
  • Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
  • Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
  • Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.

Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour la CGT FAPT 

Véronique BENAIZE 

DSC CGT FAPT 

 

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Mobilisations

APC et Speech Analytics, c'est non !

Toutes et tous en grève le 12 mars en convergence avec les technicien.nes qui se battent contre MaxIntervention !

En complément…

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