ACTUALITÉS

Rémunération / Carrière

Le 12 juin 2020, la négociation portant sur l’avenant à l’accord d’intéressement s’est ouverte.

Cette première séance a permis de faire un bilan sur l’intéressement aux résultats de 2019 et de négocier les critères pour l’année 2020. La CGT n’est pas signataire de cet accord, mais participe activement afin de porter les revendications du personnel. L’intéressement est un élément de rémunération variable qui est à la seule main de la direction. De plus, la CGT dénonce les critères de déclenchement qui sont aléatoires et sur lesquels le personnel n’a pas de prise. Elle s’oppose à des objectifs orientés par des choix purement financiers au profit des seuls actionnaires. Enfin, cet élément de rémunération est exonéré de cotisations, tant patronales que salariales, et de ce fait ne participe pas à abonder, entre autres, ni nos indemnités journalières en cas de maladie, ni nos niveaux de pension de retraite.

Le bilan 2019 :

Il montre que l’atteinte des objectifs des Indicateurs de Performance Opérationnelle (IPO), de Qualité de Service Client (IQSC) et RSE, a permis d’obtenir un seuil de déclenchement de 4,7 %, ce qui s’est traduit par le versement, en moyenne, d’un demi-mois de salaire supplémentaire. Cumulés à la participation, ces deux éléments de rémunération sont d’environ un mois de salaire supplémentaire en moyenne.

Les perspectives 2020 :

Lors de cette négociation, la direction, de par ses prises de position, a confirmé que l’intéressement est un levier de modération salariale et une variable d’ajustement budgétaire pour l’entreprise. En effet, alors que pendant les négociations salariales, la direction ne cesse de clamer que la crise aura des effets sur les résultats d’Orange afin de limiter les augmentations salariales, pour l’intéressement le discours est positif, tout va bien ! L’IPO est un des critères qui pèse le plus sur le montant de l’intéressement (environ 60%). Il est basé sur des éléments purement financiers : atteinte des objectifs en termes de Chiffre d’Affaire (CA) et de réduction des charges opérationnelles. La direction veut maintenir les objectifs définis pour l’IPO en fin d’année 2019, considérant que malgré les incertitudes, l’entreprise reste engagée sur des objectifs élevés. Le niveau déterminé des objectifs ne permettra pas de les atteindre. La CGT a demandé la révision des objectifs, car au final, ce seront une nouvelle fois les salariés qui seront impactés, et donc leur rémunération. Lors de la seconde séance, nous avons abordé les critères IQSC. Comme pour l’IPO, l’entreprise n’entend pas revoir ses prévisions à la baisse. En effet, malgré la crise actuelle, elle maintient des objectifs supérieurs à 2019 : 2,7% pour les taux de contact SAV GP/Pro (3,4% en 2019), 8,2% pour le m-NPS marché grand client (7,3% en 2019). Le n-NPS marché entreprise reste quasiment stable. La CGT est intervenue à plusieurs reprises pour que l’entreprise ajuste les objectifs des critères de l’intéressement en tenant compte des réalités liées à la crise sanitaire et son impact sur les activités de l’entreprise. L’entreprise n’a rien voulu savoir et est venue à cette négociation pour imposer ses objectifs. En bref : « Circulez, il n’y a rien à négocier ! ». Pour la CGT, cette attitude est inacceptable, nous avons donc quitté la deuxième séance de négociation et invité l’entreprise à nous convoquer lorsqu’il y aura quelque chose à négocier.

Le 13ème mois, parlons-en !

La situation actuelle démontre, s’il en était besoin, que tous les éléments de rémunération variables sont aléatoires et peuvent peser de manière importante sur la rémunération annuelle. Ces éléments variables instaurent, de facto, la modération salariale, répondant ainsi aux injonctions des marchés financiers. De plus, lorsque l’on fait le cumul entre les montants de la participation et de l’intéressement versés en 2019, le personnel d’Orange a, en moyenne, touché environ 1 mois de salaire supplémentaire exonéré de toutes cotisations sociales. Pour la CGT, la solution est la mise en place d’un 13ème mois de salaire pérenne, en sus des rémunérations existantes, permettant ainsi de limiter l’impact aléatoire des dispositifs d’intéressement et de participation.

Les demandes de la CGT :

  • L’augmentation de l’enveloppe intéressement qui est actuellement plafonnée à 5% de la somme des salaires.
  • La suppression de tous les critères sur lesquels les salariés n’ont pas de prise.
  • La neutralisation des absences imposées par la crise sanitaire.
  • Une répartition d’un montant égal à l’ensemble du personnel de l’enveloppe d’intéressement.
  • La mise en place du 13ème mois permettant de pérenniser les éléments de rémunération.

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Répartition des richesses

La CGT refuse d'entériner une baisse de pouvoir d'achat

Comme pour chaque projet d’accord, la CGT a consulté ses syndiqués.

À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, qui garanti aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les  discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.

Pour une information complète, téléversez notre tract en pièce jointe.

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Mobilisations

Grève des UCI : une réussite !

À l’appel de la CGT, les salariés des UCI ont fait grève à 25% ce jeudi 12 Mars !

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Répartition des richesses

Quel "partage de la valeur" en 2026 à Orange ?

L’annonce d’une prime ne doit pas cacher la perte de pouvoir d’achat !

Pour une information complète, lisez notre tract ci-dessous.

 

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Répartition des richesses

Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange

Madame la Directrice Générale,

Monsieur le DRH groupe,

Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH

 

Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.

Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.

La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».

L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.

La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :

  • Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
  • Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
  • Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
  • Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.

Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.

Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.

Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.

La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :

  • Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
  • Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
  • Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
  • Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.

Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour la CGT FAPT 

Véronique BENAIZE 

DSC CGT FAPT 

 

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Mobilisations

APC et Speech Analytics, c'est non !

Toutes et tous en grève le 12 mars en convergence avec les technicien.nes qui se battent contre MaxIntervention !

En complément…

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