ACTUALITÉS

Vie au travail

Plus jamais ça !
Le message de rentrée lunaire de la Directrice Générale d’Orange qui se veut « optimiste »
évoque une situation économique « grave » sans dire un mot sur la nouvelle crise sociale et
le retour des suicides au sein de notre entreprise. La CGT réaffirme que jamais la fin ne doit
justifier les moyens. Confrontée à de nouveaux drames, la direction d’Orange doit cesser d’être
dans le déni en évoquant des « accidents brutaux » s’agissant de 9 collègues ayant mis fin à
leur jour !
Orange doit tirer les enseignements de son histoire récente, et de sa condamnation pour
harcèlement moral institutionnalisé, et engager sans délai la réhumanisation de
l’entreprise.

La CGT dit STOP au plan de réduction des coûts « Scale Up », plan qui prévoit 1 Milliard
d’€uros d’économies, dont 500 Millions d’€uros pris sur la masse salariale.
Employés, maîtrises ou cadres, les salariés ne sont pas une charge dont il faudrait se
débarrasser, ils sont les seuls, nous sommes les seuls par notre travail à l’origine des
richesses produites par l’entreprise.
Combien de projets de transformations d’entreprise vont encore devoir subir les salariés
à bout de nerfs, sous-prétexte de « développement de solutions numériques et technologiques »,
l’ancrage territorial des Agences Entreprise, l’accélération des transferts d’activités et de salariés vers les filiales (OBS SA, GDT, etc…), la sous-traitance à outrance notamment dans les Unités d’Intervention.
La CGT dit STOP aux budgets d’incitations aux départs sans remplacements.
Pour la CGT, Orange doit cesser de miser uniquement sur les départs. Ce n‘est pas d’une réduction des coûts dont a besoin l’entreprise mais plutôt d’un ambitieux plan d’investissement dans la Recherche & Développement, accompagné de recrutements massifs.
La CGT dit STOP aux réorganisations incessantes sources de souffrance et mal-être au travail…
La Direction reste dans le déni et accélère même la transformation de l’entreprise. Alors qu’elle indique qu’elle ne présentera son plan stratégique qu’en février 2023, les réorganisations vont bon train et ne font pas sens dans le quotidien des salariés. Le « faire plus avec moins » fait peser de lourds risques psycho-sociaux sur un personnel de plus en plus fatigué.

Il y a URGENCE à réorienter les budgets pour l’emploi, les salaires et le bien-être au travail…
La CGT rappelle que contrairement aux dires de la Direction, ce ne sont pas les négociations salariales 2022 qui réduisent les budgets Télétravail ou Mobilité… C’est le fruit d’une redistribution quasi-exclusive des bénéfices en dividendes. La direction d’Orange est totalement tombée sous la tutelle d’actionnaires voraces qui exigent leur rente, l’État en premier, et ne s’inscrivent absolument pas dans une stratégie de développement de l’entreprise sur le long terme. Les nombreux commentaires de salariés en colère, en réaction à la lettre de rentrée de notre Directrice Générale dans l’Intranet, feront-ils redescendre nos dirigeants sur la même planète que les salariés ?

Le « défi à relever » est : l’urgence sociale et environnementale !
Les salariés avec la CGT, n’attendrons pas de nouveaux drames dans l’entreprise pour agir
et faire cesser immédiatement ce mal-être au travail ayant conduit à ces suicides.
Parce que ceux qui font l’entreprise sont les salariés et non les profiteurs de crise, la direction
d’Orange doit écouter le personnel et ses représentants en adoptant sans plus attendre une
attitude responsable vis à vis des salariés et :
Stopper tous les projets de restructuration générateurs de souffrance au travail et de suicides ;
Redéfinir une nouvelle stratégie en y mettant l’humain et la prévention primaire au centre ;
Redonner la priorité à la protection de la santé et la sécurité des salariés, avec de véritables mesures de prévention d’urgence ;
Débloquer des budgets conséquents pour des embauches partout, les salaires, la reconnaissance des
salariés, la recherche et l’amélioration des conditions de travail ;
Restaurer un réel dialogue social de qualité ;
o Retourner à des périmètres qui permettent de rapprocher les salariés et leurs représentants ;
o Redonner des moyens aux représentants du personnel : que les CSSCT retrouvent les attributions des CHSCT ; que les Représentants de Proximité retrouvent les attributions des Délégués du Personnel ;
Instaurer un nouveau pacte social avec tous les acteurs de l’entreprise pour qu’il y fasse mieux vivre.

TOUS ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS LE 29 SEPTEMBRE POUR NOS SALAIRES, UNE REDISTRIBUTION DES RICHESSES VERS LES SALARIÉS ET DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL

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Répartition des richesses

La CGT refuse d'entériner une baisse de pouvoir d'achat

Comme pour chaque projet d’accord, la CGT a consulté ses syndiqués.

À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, qui garanti aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les  discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.

Pour une information complète, téléversez notre tract en pièce jointe.

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Mobilisations

Grève des UCI : une réussite !

À l’appel de la CGT, les salariés des UCI ont fait grève à 25% ce jeudi 12 Mars !

Pour une information complète, téléversez notre tract ou l’article complet ci-dessous.

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Répartition des richesses

Quel "partage de la valeur" en 2026 à Orange ?

L’annonce d’une prime ne doit pas cacher la perte de pouvoir d’achat !

Pour une information complète, lisez notre tract ci-dessous.

 

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Répartition des richesses

Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange

Madame la Directrice Générale,

Monsieur le DRH groupe,

Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH

 

Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.

Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.

La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».

L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.

La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :

  • Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
  • Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
  • Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
  • Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.

Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.

Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.

Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.

La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :

  • Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
  • Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
  • Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
  • Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.

Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour la CGT FAPT 

Véronique BENAIZE 

DSC CGT FAPT 

 

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Mobilisations

APC et Speech Analytics, c'est non !

Toutes et tous en grève le 12 mars en convergence avec les technicien.nes qui se battent contre MaxIntervention !

En complément…

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