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Cadre

Flash Cadres N°823

Renforcer et développer la sécurité sociale de demain

Il y a 75 ans, l’ordonnance du 4 octobre 1945 posait les fondements de la Sécurité sociale : protéger « les travailleurs et leurs familles » contre les aléas de la vie : « Désormais nous mettrons fin à l’insécurité du lendemain, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin, nous ferons de la retraite non plus l’antichambre de la mort mais une étape de la vie et nous ferons de la vie autre chose qu’une charge et un calvaire » (Intervention d’Ambroise Croizat à l’Assemblée nationale en 1945).
Depuis 1946, le patronat et ses représentants n’ont eu de cesse de remettre en cause cette conquête sociale qui reste le pilier du système français. Dans cette période de crise sanitaire, économique et sociale majeure, une fois encore la Sécurité sociale prouve son rôle capital d’amortisseur social.
C’est grâce à elle que des indemnités journalières ont été payées aux salariés en arrêt maladie mais aussi en garde d’enfants, que les pensions de retraites ont été versées intégralement et sans baisses, que les allocations familiales, concernant les adultes handicapés, logement, etc. ont été maintenues.
C’est également grâce à la Sécurité sociale que tout le monde a pu se soigner sans l’angoisse de la facture d’hospitalisation contrairement à d’autres pays.
Pourtant nos dirigeants continuent à s’acharner à vouloir imposer des réformes régressives comme celle des retraites.

Le vaccin : emplois et augmentation de salaire
Après les solides résultats financiers d’Orange au 1er semestre, augmenter le dividende versé aux actionnaires ? Une véritable provocation vis-à-vis du personnel, après les jours de congé confisqués et la modération salariale imposée unilatéralement ! Sans compter les retours sur site contraints malgré la situation sanitaire préoccupante, l’indemnité indécente de télétravail, le versement de la prime Covid-19 à un nombre minimal de salariés…
« Engage 2025 » est le nouveau plan d’économies d’1 Md € en 3 ans, rendues possible par l’externalisation d’actifs (towerCo), la réorganisation de services et essentiellement la suppression d’emplois, selon le PDG. Orange est devenue une machine à supprimer l’emploi, en moyenne 4 000 chaque année en France…

#LieAtOrange
La CGT a interpellé le président d’Orange Stéphane Richard lors du dernier CSEC.
Alors qu’Orange lance sa campagne #LifeAtOrange, vantant la reconnaissance de ses salariés et sa politique d’emploi, il était de bon ton de parler vrai. Car c’est bien la baisse des effectifs et l’augmentation des dividendes qu’annonce S. Richard.
La CGT pose la question des enjeux industriels à long terme compromis par la politique d‘externalisation actuelle et des priorités.
Le développement de la 5G est-il urgent quand des zones entières ne sont pas raccordées à la fibre freinant l’activité et l’emploi en territoire et le désengorgement des grandes métropoles ?
Nous devons nous emparer de ces questions qui nous impactent directement et porter le débat dans nos services.

 

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Rémunération / Carrière

Création d’emplois et Augmentation des salaires, le meilleur vaccin contre la crise économique et sociale !

Orange fait le choix d’une stratégie orientée vers les marchés financiers

Après avoir annoncé des résultats financiers solides au 1er semestre, avec un chiffre d’affaire de 20,8 Mds€ en hausse de +0,3% et un cash-flow de 255 M€ d’euros en croissance de 163 M€, Orange affiche sa volonté d’augmenter le montant du dividende versé aux actionnaires.

Dans le même temps, la direction utilise tous les prétextes de cette pandémie pour faire d’importantes économies sur le dos des salariés. Les salariés sont une variable d’ajustement et constituent pour la direction : « un coût ». Pourtant c’est bien le travail des salariés qui crée les richesses de l’entreprise !

Entre les salariés et les marchés financiers l’entreprise a donc fait son choix !

Cette annonce est une véritable provocation vis-à-vis du personnel d’Orange qui s’est vu confisquer des jours de congés et appliquer une décision unilatérale de modération salariale. Sans compter, les retours sur sites contraints malgré la situation sanitaire préoccupante, l’indemnité indécente de télétravail, le versement de la prime Covid-19 à un minimum de salariés… Pourtant, c’est bien l’ensemble des salariés qui s’est mobilisé́ afin de démontrer une nouvelle fois son attachement à un service rendu de qualité.

Cet engagement doit se traduire par la revalorisation des métiers/activités et la reconnaissance des qualifications, que l’accord ARCQ ne prend pas en compte et donc n’y répond pas. Les salariés d’Orange attendent autre chose que des remerciements, ils veulent des actes !

Orange doit prioriser les créations d’emplois

Pour mener à bien son objectif sur les dividendes, la direction va s’appuyer sur un nouveau plan d’économie, d’1 milliard euros d’ici 3 ans, pour servir ses objectifs sur dividende. Ce plan prévoit l’externalisation d’actifs réseaux (towerCo), la suppression d’emplois et une réorganisation profonde des services.

Alors que les négociations GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences) n’ont pas encore commencé, le PDG d’Orange annonce déjà dans tous les médias que les plans d’économies seront portés essentiellement sur les suppressions d’emplois. Les bilans emplois dans les DO et le divisions nationales confirment qu’Orange est depuis quelques années une machine à supprimer l’emploi. En moyenne, ce sont 4 000 emplois par an qui sont supprimés en France. L’objectif de la direction avec le plan « Engage 2025 » est d’avoir la majorité des salariés hors France.

En 2019, il y eu 4065 départ dont 3245 sont partis en retraites, le reste sont des démissions, des décès, des licenciements. L’entreprise n’a recruté que 1 414 personnes. Ces chiffres parlent d’eux même, nous sommes de moins en moins nombreux et les conditions de travail s’aggravent car il est demandé aux salariés-es qui restent, de combler le déficit d’emplois, d’être multi tâches !

En plus de ces suppressions d’emploi, la direction accélère le recours au dumping social. Orange sous-traite 48% de son activité tous métiers confondus, cela représente 32 250 emplois. Les salariés-es de la sous-traitance n’ont pas les mêmes rémunérations et les mêmes droits que ceux d’Orange, ils sont sous des conventions collectives moins-disantes que la CCNT. Pendant le confinement, à l’initiative de la CGT, un courrier intersyndical a été envoyé au PDG d’Orange afin d’ouvrir un « grenelle » de la sous-traitance permettant d’envisager de rassembler l’ensemble des acteurs et ainsi permettre une maîtrise totale et la cohérence de toutes les activités au sein du groupe Orange.

D’autres solutions existent, discutons-en !

L’augmentation des dividendes représente un coût de 530 millions d’€, ce montant doit servir pour répondre aux revendications du personnel et aux enjeux soulevés par l’accès des populations au droit à la communication. Cela passe par la remise à plat du plan stratégique « Engage 2025 » permettant la mise en place d’une stratégie d’investissement productif au service du droit à la communication, du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Mobilisons-nous pour nos revendications et Refusons tous ensemble de subir

La CGT appelle tous les salariés d’Orange à décider collectivement d’agir sur tous les lieux de travail pour dénoncer l’instrumentalisation de la crise sanitaire par le gouvernement et la direction d’Orange visant la réduction des droits et garanties de l’ensemble des salariés (retraite par répartition, l’assurance chômage,…) et pour la réponse à leurs revendications.

Ensemble gagnons :

• La réouverture immédiate des négociations salariales notamment pour une réelle augmentation des salaires, la suppression des inégalités femmes/hommes et la mise en place du 13ème mois,
• Une prime COVID-19 exceptionnelle de 1 000€ pour tous,
• La revalorisation des métiers/activités et la reconnaissance des qualifications,
• La création d’emplois stables et qualifiés sur tout le territoire pour travailler dans de bonnes conditions et offrir un service de qualité,
• La ré internalisation des activités sous- traitées et des emplois !
• L’ouverture de négociation sur l’organisation du travail permettant notamment la prise en charge des coûts du travail à domicile, la mise à disposition des moyens matériels pour travailler dans les meilleures conditions et de remettre à plat le flex office, flex desk et les open spaces.

C’est le moment pour tous les salariés d’être à l’offensive en faisant du 17 Septembre une grande journée de grève et de mobilisation.

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Communiqués de presse

Dividendes: la direction d’Orange rétablit les privilèges.

Dans un contexte économique qui devrait appeler les entreprises à plus de solidarité et de responsabilité, Orange affiche sa volonté d’augmenter le montant du dividende versé aux actionnaires.

Cette annonce est une véritable provocation vis-à-vis du personnel d’Orange qui s’est vu confisqué des jours de congés et appliquer une décision unilatérale de modération salariale. Pourtant, c’est bien l’ensemble des salariés qui s’est mobilisé afin de répondre aux besoins montrant une nouvelle fois son attachement à un service rendu de qualité. En outre, cette décision va à l’encontre des intérêts de l’entreprise et des investissements nécessaires pour répondre aux enjeux soulevés par l’accès des populations au droit à la communication. C’est un non-sens !

La direction va s’appuyer sur un nouveau plan d’économie, d’1 milliard euros d’ici 3 ans, pour servir ses objectifs sur dividende. Ce plan prévoit l’externalisation d’actifs réseaux (towerCo), la suppression d’emplois et une réorganisation profonde des services.
La CGT rappelle que les racines de la crise sociale de 2009 résidaient dans la financiarisation de l’entreprise France Télécom. La direction de l’entreprise Orange ne semble pas retenir les enseignements du passé et il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

La CGT réaffirme sa demande de suppression du versement des dividendes afin que les richesses créées par le travail soient utilisées au service de la population et des salariés. La priorité est de revoir intégralement le plan stratégique Engage 2025 en vue d’une véritable politique industrielle. Les salariés exigent l’ouverture immédiate de négociations, notamment sur les organisations de travail et sur les salaires.

D’ores et déjà, la CGT FAPT appelle les salariés d’Orange à décider collectivement d’agir dans le cadre de la journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle du 17 septembre pour la reconnaissance de leur travail, des augmentations de salaire, l’emploi stable et qualifié, et l’amélioration des conditions de travail.

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Vie au travail

COVID-19: Travail à domicile et Organisation du travail - Priorité à notre santé et aux revendications

La direction d’Orange vient d’annoncer le retour imposé sur site au 1er Septembre de quelques 50 000 salariés placés en travail à domicile dans la cadre de la crise sanitaire.
Dans ce contexte de crise sanitaire présenté comme très préoccupant par le gouvernement et les services de santé, cette décision unilatérale ne manque pas d’interroger sur les intentions de la direction.
Dans une entreprise adepte de l’open-space et du flex desk que la CGT a toujours dénoncé comme très anxiogène, ce choix, du retour sur site imposé, va à l’encontre de la santé du personnel.
Pour la CGT, la priorité est que l’entreprise prenne les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail).
La remise en cause arbitraire du travail à domicile, qui reste à ce jour la meilleure
protection à la propagation du virus au travail et sur le trajet, va potentiellement à l’encontre de cette obligation.
Par ailleurs, la CGT continue de revendiquer que le travail à domicile soit considéré officiellement comme du télétravail afin que cette organisation du travail bénéficie d’un cadre juridique et de garanties collectives et individuelles pour les salariés concernés.
C’est pourquoi la CGT demande la réouverture immédiate des négociations sur le télétravail afin d’intégrer les nouvelles revendications qui s’expriment massivement depuis le début du confinement.
Une autre répartition des richesses s’impose !
La CGT revendique également pour l’ensemble du personnel l’ouverture de négociations sur les conditions et les nouvelles organisations du travail imposées par la crise sanitaire et ses contraintes (réduction du temps de travail, augmentation des pauses et des temps de restauration, augmentation des salaires, création d’emplois pérennes..).
Après avoir vu la direction supprimer cyniquement jusqu’à 6 jours de nos congés
et réduit à peau de chagrin les augmentations salariales, les salariés, à l’origine des 20,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés au coeur de la pandémie (+ 0,3%) ont toute légitimité à exiger la justice sociale.

C’est pourquoi la CGT appelle l’ensemble des salariés d’Orange à décider collectivement d’agir par la grève ou toute autre forme le 17 Septembre avec l’ensemble des salariés du pays pour gagner sur leurs revendications.

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Rémunération / Carrière

NAO 2020 à Orange : la CGT ne signe pas !

L’accord salarial proposé à signature n’est pas à la hauteur des attentes et de l’implication des salariés.
Aucune Organisation Syndicale n’a signé l’accord et la Direction a répondu par un PV de désaccord et une décision unilatérale. C’est une curieuse façon de concevoir le dialogue social.
Conscient que les négociations s’ouvraient dans un contexte défavorable de crise sanitaire sans précédent, la CGT a œuvré tout au long des débats pour que le taux global de 3 % de l’accord salarial 2019 soit la base de départ de cette négociation 2020.
Elle a porté et maintenu l’unité syndicale jusqu’au bout pour faire partager cette ambition et pour acculer la Direction dans ses derniers retranchements.

UNE NÉGOCIATION SALARIALE DÉLOYALE

Pourtant en 2020, ce sont :
– La rancœur du traitement infligé aux salariés ;
– Le cynisme de saisir les opportunités de la crise pour faire des économies sur les augmentations de salaires du personnel et en parallèle d’accélérer son plan stratégique 2025 de financiarisation de l’entreprise et de réduction drastique des coûts (4 000 suppressions d’emploi en moyenne par an) ;
– L’absence de loyauté d’une Direction, qui au contraire de la loyauté sans faille des salariés couverts d’éloges, s’est permise de supprimer des JTL, de faire des économies sur les frais généraux sur plus de 50 000 travailleurs à domicile en versant une prime de la honte de 30 € brut qui ne compense même pas les frais induits alors que la productivité a augmenté de 20% en moyenne. Le summum étant la baisse des augmentations de salaires alors même que le PDG promettait, en début de crise le maintien du pouvoir d’achat des salariés, signe du besoin de leur engagement pour passer la crise sans encombre et l’octroi d’une prime mais dont les critères définis restreignent la quasi-totalité des salariés. Au final, moins de 9 000 salariés l’ont perçu ;
– Et l’hypocrisie totale durant ces négociations qui ont mené la Direction à profiter de la crise pour mener les négociateurs dans une impasse et ainsi justifier des négociations aux rabais en démarrant à 1,3 % nous éloignant plus que jamais des 6 % de gains de productivité annuel.

Les actionnaires mieux traités que les salariés…

La direction est au petit soin avec les actionnaires comme Blackrock, omniprésent dans les sociétés de telco qui vient de passer la barre fatidique des 5 % au sein d’Orange.
L’emploi et l’augmentation des salaires sont dans l’intérêt de l’État dont le manque à gagner en cotisation lié aux suppressions de 4 000 postes par an est largement supérieur au montant perçu en dividendes.
L’augmentation de la masse salariale et donc des cotisations est une priorité pour maintenir et faire progresser le système de santé et de protection sociale si malmené.
Elle garantit aussi notre système de retraite, la Direction ose elle-même avec beaucoup de cynisme nous dire que « les salaires d’aujourd’hui sont les retraités de demain » en plein cœur de la négociation.

LA DIRECTION NIE CE QUE DIT LA LOI…

« Les NAO sont l’occasion de discuter du Partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise et de sa répartition » entre les trois piliers de l’entreprise, à savoir, les investissements, la masse salariale et les actionnaires. L’année de référence étant bien entendue l’année écoulée.
Pour les augmentations, elle se base sur un pourcentage de la masse salariale, qui baisse constamment même à pourcentage égal, les salariés subissant une baisse mécanique.
Pour les actionnaires, habituellement, elle octroie un taux en euro qui lui ne baisse donc pas mécaniquement. Cependant la baisse du dividende relative à la crise a généré une importante économie et n’a pas été réinvestie, la Direction ne souhaite pas nous dire ce qu’elle compte faire de cette somme. Elle justifie seulement en parlant d’un « futur incertain », alors même que le PDG s’insurgeait encore récemment dans les médias de cette baisse qu’il considère comme inutile au vu de la santé d’Orange.

ORANGE CHANGE LES RÈGLES…

La Direction a refusé de respecter son obligation légale et ne nous a donné aucune donnée chiffrée sur la santé de l’entreprise. Elle ne se base que sur l’inflation nulle, qui d’une part ne dépend pas du travail des salariés et qui d’autre part n’est qu’un indicateur pour juger de la perte ou du gain potentiel de pouvoir d’achat.
De plus, elle change unilatéralement le paradigme des négociations, en refusant de se baser sur l’année écoulée et prend comme référence uniquement la période de crise.
Rappelons que pour la négociation sur l’intéressement, la Direction augmente les objectifs en tablant sur de très bons résultats en 2020, cherchez l’erreur !

POUR FAIRE DES ÉCONOMIES SUR LES AUGMENTATIONS DE SALAIRE DU PERSONNEL…

Malgré une demande unitaire des organisations syndicales et un courrier commun adressé au PDG, la direction a refusé par deux fois, d’aller chercher un nouveau mandat pour augmenter le budget en justifiant ce refus uniquement par la baisse actuelle de l’inflation générée par la baisse de consommation durant la seule période de la crise, l’année 2020 n’étant pas écoulée !

Elle fait fi également de la sur-implication des salariés tout au long de l’année 2019, des efforts d’évolutions et d’adaptabilité et de leur mobilisation exemplaire durant la crise.
C’est pourquoi la CGT ne signe pas ce projet d’accord totalement déloyal et laisse à Orange la responsabilité d’une Décision Unilatérale.
Les salariés ne doivent pas faire les frais de la crise sanitaire,
Ensemble, défendons notre pouvoir d’achat et nos salaires !

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Vidéo CGT FAPT : 3 Questions sur l'égalité professionnelle

Dans le cadre de la préparation de la journée du 8 mars, la CGT FAPT revient dans cette vidéo sur les principaux enjeux de l'égalité professionnelle.
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