ACTUALITÉS
Égalité professionnelle
La CGT a signé le 22 décembre dernier, l’« Accord portant sur l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes et l’équilibre vie privée-vie professionnelle au sein d’Orange SA 2022-2024 ».
La signature de La CGT est synonyme d’exigence et de responsabilité, c’est pourquoi nous avons négocié et obtenu des résultats, même si nous sommes conscient.e.s du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire. Dans ce contexte, cet accord est un outil mis à disposition de chacune et chacun, pour faire vivre l’Egalité Professionnelle.
La CGT portait, entre autres, les revendications suivantes :
Sortir l’Egalité de la diversité, car les femmes ne sont pas une diversité mais la moitié de l’humanité.
Reconduire les mesures gagnées dans les accords précédents (notamment la prise en charge financière des frais de garde des enfants, ou des personnes à charge pendant les périodes de formation et d’IRP), réaffirmer le temps convenu…etc.
Disposer d’une communication trimestrielle, afin de rappeler que l’égalité professionnelle n’est pas un « supplément d’âme » mais bien pris régulièrement en compte.
En matière de rémunération : Atteindre enfin l’égalité salariale (cf. Accord Monde), établir un seuil planché de 0,5% du budget de rattrapage salarial au moment des NAO, agir sur les parts variables qui, à Orange comme dans d’autres entreprises, creusent les inégalités, garantir que les budgets (y compris ceux de la promotion) seront intégralement consommés.
Sur les taux de féminisation et de recrutements : l’accord intergénérationnel cible les fonctions support, ce qui va mécaniquement faire baisser le taux de féminisation, d’où l’exigence de conserver un effectif au moins égal et pour ce faire de recruter en CDI à hauteur de 50%.
Pour la formation : garantir un délai de prévenance de 2 mois afin que chacun-e puisse s’organiser. Les bilans montrent toujours une différence d’heures de formation en défaveur des Femmes, déplacer les formateurs sur site afin que les Femmes puissent bénéficier de formation en présentielle.
Sur l’équilibre VPP et Parentalité : Transformer les « facilités de service » rentrée scolaire en ASA, après les congés de maternité ou d’accueil de l’enfant, possibilité de télétravail occasionnel pendant 3 mois après la reprise d’activité, afin de ne pas rajouter les transports à l’épuisement des nuits blanches des parents.
En matière de Santé, Prévention et Lutte contre les violences :
Remplacer la formation « résister au sexisme » où les Femmes passent de victimes à coupables. Demande d’ASA pour que les victimes puissent s’organiser dans leur quotidien.
Demande de formation pour lutter contre le sexisme et visa égalité pour en priorité les RH, managers, mais aussi les tuteurs et alternants. Dans le cadre des grandes écoles (type Mines-Télécoms) où les violences sexuelles seraient avérées, supprimer tous partenariats avec elles.
Ce que la CGT a gagné !
–La reconduction des mesures du précédent accord avec notamment la réaffirmation du temps
convenu, la prise en charge financière des frais de garde d’enfants ou de personne à charge (sans obligation de résider au domicile) pendant les formations et les IRP, les mesures salariales pendant les congés liés à la parentalité etc.
–La communication : elle était annuelle, elle passe à « a minima semestrielle »
–La rémunération : L’engagement d’atteindre l’égalité salariale à échéance de l’accord. Réaffirmation d’un budget spécifique pour les 3 ans à venir. Pilotage renforcé de la mise en œuvre des budgets de correction. Le budget doit être intégralement consommé. Définition de plans d’actions pour les parts variables commerciales des AD et des Pro PME. Etude sur la PV du Marché Entreprise et la PV des USC. Un Pilotage renforcé au niveau national et local du budget de promotions des femmes. La Direction de la Rétribution accompagnera les Divisions afin d’identifier « les foyers » de promotions potentielles pour les femmes.
–Taux de féminisation et recrutements : Engagement sur un taux de féminisation de l’effectif à 37,5%. Un taux de recrutement a minima à 36% se décomposant à 50% a minima pour l’ensemble des domaines métiers mais à 25% pour le domaine Innovation et Technologie (car très faible taux de féminisation dans les écoles et filières numérique et télécoms).
40% pour CDI issus des alternants, 50% pour CDI issus des CDD.
–Formation : Prévenance d’un mois avant une formation supérieure ou égale à 2 jours. Une étude comparative sera menée sur le nombre d’heures de formation réalisées par les femmes et les hommes.
–Equilibre VPP et Parentalité : Le congé de paternité est porté à 33 jours (28 jours dans la loi) avec maintien de la rémunération et garantie de part variable. Le droit à rompre un congé parental au profit d’un congé maternité est inscrit.
Le télétravail occasionnel est facilité pour les parents, après avis managérial, pendant les 6 premiers mois après la naissance ou l’accueil de l’enfant.
Une demi-journée (4h00) d’ASA fractionnable en heures est accordée aux parents pour la rentrée scolaire jusqu’aux 16 ans de l’enfant.
–Santé, Prévention et Lutte contre les violences : 5 ASA fractionnables en demi-journée pourront être accordées aux victimes de violences conjugales sur demande du service social du travail. La formation « résister au sexisme » n’existe plus. Tuteurs et Alternants seront formés contre le sexisme et passeront le visa égalité ainsi que progressivement les RH et les managers. Des plans d’actions pour lutter contre le harcèlement et le sexisme doivent être mis en place dans les écoles partenaires concernées, auquel cas Orange prendra les mesures adéquates.
La signature de la CGT porte l’exigence d’une mise en application, sans faille, de cet accord qui est un point d’appui, pour que chacune et chacun contribue, à Orange SA, à faire vivre l’Egalité professionnelle !
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Répartition des richesses
Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange
Madame la Directrice Générale,
Monsieur le DRH groupe,
Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH
Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.
Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.
La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».
L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.
La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :
- Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
- Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
- Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
- Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.
Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.
Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.
Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.
La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :
- Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
- Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
- Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
- Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.
Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.
Pour la CGT FAPT
Véronique BENAIZE
DSC CGT FAPT
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Mobilisations
APC et Speech Analytics, c'est non !
Toutes et tous en grève le 12 mars en convergence avec les technicien.nes qui se battent contre MaxIntervention !
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Répartition des richesses
3ème séance de négociation salariale 2026
Un dernier acte consternant !
En 2026 les salariés d’Orange France auront une rémunération totale inférieure à celle de 2025. Pour la CGT c’est inacceptable !
Pour une information complète, regardez notre vidéo et/ou téléversez notre tract ci-dessous.
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Mobilisations
MaxIntervention
Mobilisation : toutes et tous en grève le 12 mars !
Pour une information complète, lisez l’article complet ou téléversez nos tracts ci-dessous.
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Les infos du CSEC Orange
PVC 2025
48% de perdants en AD, 32% sans progression en USC…
La direction s’en accommode, pas la CGT FAPT !
Pour une information complète, lisez l’article complet ou téléversez notre tract ci-dessous.
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