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Flash Cadres 783 : Au temps des cerises, faire reculer Macron

Pedibus
Une nouvelle négociation de l’accord PDM (ex PDE) vient de s’achever, force est de constater que cet accord n’est pas à la hauteur des enjeux écologiques.
La direction d’Orange a décidé de se donner bon-ne conscience en ne déclinant que la loi, c’est à dire 50% de participation aux transports en com-mun, une participation à l’achat d’un vélo ainsi qu’une indemnité kilométrique minime.
La CGT a pourtant porté haut ses propositions pour un changement de la politique d’entreprise au niveau de l’implantation des sites, l’aménagement des horaires ou encore une prise en charge à 100% des transports en commun.
La CGT ne souhaite pas cautionner cette politique de l’affichage qui ne sert que la labélisation et non une vraie politique d’amélioration des conditions de travail et écologiquement responsable.

Loi et faits
La loi de 2017, sur le devoir de vigilance répond à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh. Son but est d’assurer de meilleures conditions de tra-vail chez les sous-traitants.
La CGT demande qu’Orange aille au-delà son application stricto sensu et mette en place un plan à la hauteur des enjeux intégrant les organisations syndicales comme parties prenantes dans tous les pays avec une protection accrue des lanceurs d’a-lerte.
Dans le contexte de la loi sur le secret d’affaire, Orange doit instaurer une relation de confiance pour créer un cercle vertueux.
L’accompagnement des managers, le suivi des formateurs référents de la sous-traitance et la tra-duction des documents doivent être la priorité. In fine, ce plan n’intègrera pas les organisations syn-dicales, Orange prendra donc ses responsabilités !

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Négociation salariale 2018 : Lettre ouverte au PDG d'Orange

Les Organisations Syndicales (OS) représentatives d’Orange ont écrit une lettre ouverte au PDG d’Orange afin d’obtenir la réouverture des négociations salariales 2018 pour une autre répartition des richesses.

En effet, l’ensemble des OS regrettent l’issue de ces négociations, notamment au regard du contexte et des résultats financiers de l’entreprise. Les propositions de l’entreprise n’étaient à la hauteur des attentes du personnel d’Orange. D’ailleurs pour la première fois depuis 13 ans aucune OS n’a signé la proposition d’accord.

La Décision Unilatérale (DU) de l’entreprise n’est pas acceptable. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait remarquer dans le courrier commun.

Nous avons rappelé notre incompréhension entre le traitement réservé aux actionnaires et aux cadres dirigeants (augmentation de leurs rémunérations au-delà des 2.5% du taux directeur de la DU) et celui réservé au personnel d’Orange.

Nous avons également souligné que les résultats du Groupe sont à mettre au compte de l’investissement des salariés et sont le fruit de leur travail, comme le souligne la direction dans ses diverses communications et qu’il est regrettable que les salariés n’en voient pas les effets sur leur rémunération.

Afin de peser sur la négociation et soutenir cette démarche unitaire, la CGT tient toujours à la disposition du personnel d’Orange une pétition exigeant la réouverture des négociations salariales.

Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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Offres aux salariés d’Orange

Encore des économies sur le dos du personnel !

Cet avenant pour une durée 3 ans (2019 à 2021), est loin de répondre aux attentes des salariés. La direction poursuit sa politique de réduction des coûts, toujours sur le dos des salariés, en rognant sur le peu d’ « avantages » qu’ils bénéficient. Après l’accord salarial, elle s’attaque aux offres du personnel.

La direction refuse d’étendre la remise à 60% sur l’offre OPEN. Selon ses calculs cela représenterait un coût supplémentaire de 26 M€. Les salariés seraient un coût pour l’entreprise alors même que ce sont les premiers prescripteurs de l’entreprise ! Pour la CGT c’est purement scandaleux, l’entreprise n’a pas de problème pour verser 130M€ de dividendes supplémentaires aux actionnaires en sus des 1,8Mds€ qu’ils perçoivent déjà mais dans le même temps, elle rechigne à assumer un coût supplémentaire de 28M€ qui permettrait de répondre aux attentes du personnel.

La VOD préservée

La direction s’était fixée comme objectif de supprimer l’offre VOD utilisée par 35 000 salariés. Elle considérait cet avantage comme un coût externe, et souhaitait offrir en échange l’offre OCS, beaucoup plus économique. Ainsi elle aurait pu léser 6 000 salariés qui ont l’option OCS comprise dans leurs offres Jet. Des économies, encore des économies. La CGT, toujours dans une démarche unitaire, avec l’appui de l’ensemble des organisations syndicales représentatives (courrier unitaire envoyé aux PDG d’Orange le 3 avril 2018) a réussi à faire reculer la direction et obtenir le maintien du crédit annuel VOD de 120 € .

Quelques avancées…

Les seules avancées sont liées au changement commercial pour les offres SIM Only d’entrée de gamme. Nous avons obtenu une remise de 20%(au lieu des 10% voulue par la direction) sur l’achat de téléphones mobiles nus tous les ans pour les offres SOSH (71 000 contrats SOSH concernés). Mais c’est un moins pour les 17 000 contrats entrée de gamme, passant de 30% de remise à 20% sur l’achat de téléphones mobiles. De plus, ces achats ne pouvant se faire qu’en ligne, cet avenant contribue aux fermetures des boutiques (baisse artificielle des flux ). A la demande de la CGT, la direction a accepté la prise en charge des frais de mise en service lors des installations.

Et surtout des points de blocage !

La direction refuse la prise en charge de la location de la LiveBox et l’élargissement du catalogue à l’informatique (PC, tablette, bureautique …) et objets connectés sous prétexte d’une mise en place SI complexe.

Elle refuse également d’octroyer une remise de 30% au personnel retraité sous prétexte qu’ils ne font plus partie de l’entreprise. La direction oublie sûrement que ces personnels ont participé aux réussites de l’entreprise tout au long de leur carrière. La moindre des choses serait de les respecter et de les prendre en considération. Quand ce n’est pas le gouvernement qui attaque le pouvoir d’achat des retraités (hausse de la CSG), l’entreprise s’en charge !

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4 Mai : AG des actionnaires d’Orange

Exigeons une autre répartition des richesses.

Le 4 mai 2018 se tiendra l’assemblée générale (AG) des actionnaires du Groupe Orange. Lors de cette assemblée, les résolutions sur le montant du dividende et la rémunération de nos dirigeants seront votées. Les résultats de 2017 soulignent un retour à la croissance et pour la première fois depuis 2009, un cash-flow en augmentation. En 2017, près de 2 milliards d’euros de bénéfices ont été réalisés. Parallèlement, 4 000 emplois ont été supprimés dans le Groupe. Les résultats du premier trimestre 2018 confirment une croissance durable grâce notamment au déploiement de la fibre optique.

Les actionnaires se gavent !
Le Conseil d’Administration (CA) proposera à l’AG, contre l’avis de la CGT, une résolution visant à augmenter le dividende à 70 cts d’euros, ce qui représente une hausse de 133 millions d’euros.

En outre, un engagement sera pris pour fixer un plancher de 70 cts pour les trois prochaines années quels que soient les résultats de l’entreprise.

Cette hausse qui intervient après celle de 2017 (passage du dividende de 0,60 à 0,65 €), représentera un coût supplémentaire de 931 millions d’euros sur la période 2017-2020 venant s’ajouter aux 6,4 milliards déjà promis aux actionnaires sur la même période.

Dans le même temps, dès l’an prochain, il est annoncé une baisse des investissements pour satisfaire les marchés financiers.

La CGT s’interroge sur cette logique consistant à privilégier le dividende au détriment des investissements (CAPEX) dans les réseaux THD (FTTH, 4G, 5G, …) qui portent la croissance du Groupe.

Les dirigeants se régalent !
Le CA proposera également la validation de la rémunération des hauts dirigeants d’Orange.

Après une augmentation de 16% (source Les Echos) en 2017, l’ensemble des dispositifs fixes et variables permettra au PDG d’Orange de voir sa rémunération croître de plus de 400 K€ pour atteindre 2.1 millions d’euros.

Les 1000 « leaders » ne sont pas en reste et se voient attribuer un plan d’actions gratuites (LTIP) de 30 millions d’euros, soit en moyenne 30 000 euros chacun.

La question de la rémunération des dirigeants n’est pas anodine : entre 2010 et 2016, celle des dirigeants du CAC 40 a progressé de 36%.

Pour la CGT, une autre répartition des richesses est nécessaire pour lutter contre les inégalités et mettre fin aux écarts indécents des rémunérations.

Les salariés sont mis à la diète !
Pour la première fois depuis 13 ans, il n’y a pas d’accord salarial à Orange.

Si les marges de manœuvre sont possibles pour les hauts dirigeants et les actionnaires, pourquoi imposer la modération salariale à l’ensemble du personnel ?

Au regard de l’inflation, de la baisse continue du pouvoir d’achat des salariés et d’autre part des résultats financiers du Groupe, les propositions de la direction sont inacceptables !

La décision unilatérale de l’entreprise entérine des mesures d’augmentation générale en dessous de l’inflation.

L’ensemble des mesures proposées représentent moins de 80 millions d’euros (pour 85 000 salariés).
Ce montant est à mettre en perspective avec les sommes précédemment évoquées pour les hauts dirigeants et les actionnaires.

Dans le même temps, l’entreprise impose aux salariés une transformation à marche forcée des métiers, exigeant de plus en plus de polyvalence et de poly-compétence sans reconnaissance. L’accord reconnaissance des compétences et des qualifications (ARCQ) ne répond pas aux enjeux et sa mise en œuvre est chaotique.

Au regard de ces éléments, la CGT a décidé de faire du 4 mai 2018 une journée d’échanges avec le personnel sur la question de la répartition de la valeur.

La CGT a officiellement interpelé le PDG d’Orange pour la réouverture des négociations sur la question de la reconnaissance et des salaires.

Nous exigeons un accord qui réponde aux attentes des personnels.

La CGT met à disposition des salariés une pétition. Nous vous invitons à la signer massivement afin de gagner sur les salaires !

Cet article est lié à l'action : « Pour une autre répartition des richesses »

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Vie au travail

Un PDM (ex PDE) qui ne déplace que du vent !

Cette négociation avait pour objectif de permettre à tous les salariés d’Orange de bénéficier de mesures d’accompagnement visant à optimiser et augmenter « l’efficacité des déplacements » pour en diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. L’article 51 de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte impose aux entreprises de plus de 100 salariés d’élaborer un Plan De Mobilité (PDM) depuis le 1er janvier 2018.

Tout au long de la négociation, la CGT est intervenue afin que l’ensemble des dispositions présentes dans les différents PDE existants servent de base initiale de discussion (cf. la CGT met à disposition des salariés un tableau comparatif en pièce jointe). De plus, pour la CGT, cet accord devait également tenir compte des grands projets immobiliers et de la disparition des petits sites, de la politique des recrutements uniquement axée sur les grandes agglomérations (éloignant toujours plus les salariés de leur lieu de travail). Rappelons qu’en province, l’usage des véhicules est quasiment incontournable, (moins d’offres de transports collectifs et ce n’est pas la réforme ferroviaire qui arrangera la situation). Cette politique de l’entreprise ne favorise pas l’usage de transports alternatifs à la voiture individuelle en regard de l’essence même du PDM : Dans le cadre du projet immobilier Bridge (Hauts de Seine), la direction au CE DO IDF incite même les salariés à emprunter leur voiture afin de raccourcir leur temps de trajet domicile/travail.

Comme à son habitude, la direction motivée par l’obtention de labels et récompenses dans le cadre de sa Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) a fait fi des propositions de la CGT. L’accord signé le 25 avril 2018 par certaines organisations syndicales est minimaliste, ne sortant pas du strict cadre législatif, ne s’intéressant qu’aux règles Urssaf et à la maîtrise des coûts, se cachant derrière les problématiques du SI paye et retirant, de nouveau, des activités aux personnels des CSRH.
Seule véritable nouveauté : l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) imposée par la Loi qui permettra au personnel d’Orange de bénéficier de seulement 200 euros / an (barème URSSAF). Les anciens PDE n’avaient profité qu’à 2% du personnel, ce n’est certainement ce nouvel accord qui va inciter plus de salariés à en bénéficier. De plus, l’IKV et les offres pour l’acquisition de deux roues propres ne profiteront pas à tous, puisque la majorité des salariés est ou sera regroupée sur des mégapoles et donc plus éloignée de son lieu de travail. Pire encore, l’avarice de la direction aura pour conséquences de mettre encore les salariés à contribution au détriment de leur santé.

La CGT a demandé :

  • La prise en charge de l’IKV pour tous les kilomètres réellement parcourus (y compris les trajets professionnels) et pas seulement ceux entrant dans le barème URSSAF (800 km/an soit 200€/an).
  • La prise en charge à 100% des transports en commun afin d’encourager l’usage des transports publics.
  • L’accompagnement des salariés afin leur permettre d’habiter à proximité de leur lieu de travail.
  • L’aménagement des horaires de travail afin de pouvoir faciliter et différer l’accès aux transports publics.
  • Des déclinaisons locales du PDM national afin de tenir compte des spécificités dans les territoires.
  • L’arrêt de la concentration des activités sur les gros sites afin de permettre un aménagement du territoire cohérent et faciliter les déplacements.

La CGT ne souhaite pas cautionner cette politique d’affichage de l’entreprise. Les enjeux du PDM sont importants et les propositions de la direction sont très éloignées des attentes et des besoins des personnels.

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

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Vidéo CGT FAPT : 3 Questions sur l'égalité professionnelle

Dans le cadre de la préparation de la journée du 8 mars, la CGT FAPT revient dans cette vidéo sur les principaux enjeux de l'égalité professionnelle.
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