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Rémunération / Carrière

RÉMUNÉRATION DES FONCTIONNAIRES : ÇA BOUGE !

Une partie du PPCR (Parcours Professionnel, Carrières et Rémunération) de la Fonction Publique va être appliqué à Orange grâce aux décrets parus au JO du 26 Janvier 2017 sous les numéros 2017-66 et 2017-67 avec une date d’application au 31 janvier 2017.

Cette date du 31 janvier permet que le montant de la pension civile des fonctionnaires dont la retraite débute le 1er février soit calculé sur le nouvel indice, à condition qu’ils aient détenus l’échelon correspondant pendant au moins 6 mois.

Ce qui change :

  • Pour les actifs, les décrets majorent donc toutes les grilles indiciaires des grades propres à Orange
  • de 6 points réels pour les grades dont les échelles sont équivalentes à celles des catégories B et C de la Fonction Publique – c’est-à-dire jusqu’aux grades II-3/III-1,
  • de 9 points réels pour les grades dont les échelles sont équivalentes à celles de la catégorie A de la Fonction Publique – c’est-à-dire à partir de III-2 et jusqu’au IV-2 à l’indice brut 1015.

Pour les cadres au-delà de IV-2 la décision est à la réflexion et dépend de l’Etat.

Cette opération nécessite des aménagements du SI paie aussi cette opération devrait être visible qu’à l’issue du 1er semestre avec effet rétroactif au 31 Janvier 2017. Les fonctionnaires concernés seront informés individuellement au moment de cette mise en œuvre.

Pour les fonctionnaires dont la retraite débute le 1er février, le Service des Retraites de l’État appliquera le calcul sur le nouvel indice en temps voulu sans qu’une intervention de leur part soit nécessaire.
Mais ne nous y trompons pas, ces points d’indices réels, intégrés dans le traitement indiciaire ne coûtent absolument rien à l’entreprise puisqu’elle retire (6 x 4,65807€=) 28,0842 € pour les employés et (9 x 4,65807€=) 41,92263 € pour les cadres du complément France Télécom pour remonter cette somme sur la ligne du traitement indiciaire.

L’avantage est que ce montant va compter pour le calcul de la pension de retraite et revalorisera le revenu des futurs retraités. Dommage pour ceux qui sont partis avant et l’État n’aura pas de générosité envers eux.

Pour la CGT, ce mécanisme va dans le bon sens, cependant le mieux serait que le complément FT (revenu fixe sur la feuille de paie) soit en totalité transformé en points dans le salaire indiciaire afin que le niveau de vie des fonctionnaires ne chute pas drastiquement au moment de la retraite comme c’est le cas aujourd’hui.

La CGT demande aussi de vraies négociations pour la revalorisation des grilles indiciaires des fonctionnaires d’Orange, car cette mesure de transformation des primes à points n’est qu’une partie de l’application du PPCR de la fonction publique auquel les fonctionnaires d’Orange ont droit.

Dégel du point d’indice :

Après plusieurs années de gel du point d’indice (rémunération de base des fonctionnaires), la CGT s’est battue pour sa revalorisation. Il est passé de 4,63029 € à 4,65807 € en juillet dernier et sera porté à 4,68601 € en février 2017.

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Comité d'établissement DO IDF Janvier 2017

Déclaration préalable de la CGT (extraits)

Dans le cadre du plan schéma directeur (PSD) 2017 des boutiques Orange, la DO IDF présente ce mois un dossier d’information-consultation relatif à la fermeture de la boutique Rivoli.

Or, au vu des informations contenues dans le dossier, cette boutique semble des plus profitables :

  • En 2014 elle a rapporté 4 404 705 euros.
  • En 2015 elle a rapporté 5 170 912 euros, soit une progression de 766 207 euros par rapport à 2014.
  • En 2016 elle a rapporté 5 984 761 euros, soit une progression 813 849 euros par rapport à 2015.

La profitabilité de la boutique Rivoli a donc augmenté de 1 580 056 euros sur 2 ans, soit une progression de 35,87% !

Alors que le moteur de croissance pour Orange se trouve dans la fibre optique, il est fortement recommandé de souscrire aux offres Fibre d’Orange en boutique : une fiabilité optimisée de ce type de flux empêche son report sur Internet. N’est-ce pas là l’une des raisons qui ont permis à Orange de reprendre 100 000 clients à free ?

SFR et Bouygues Télécom disposent de boutiques physiques très proches de notre boutique Rivoli. Qu’est-ce qui nous prouve que les clients Orange habitués à la boutique de proximité Rivoli ne vont pas choisir les boutiques des autres opérateurs ?
Une commission « Analyse sur le réseau physique de distribution de la DO IDF » a été actée en décembre dernier par le CE. Il faut laisser le temps à cette commission de travailler.

Au-delà de la question du PSD des boutiques, la CGT conteste l’accélération des restructurations et déménagements avec, notamment, la fin programmée de la présence d’Orange sur Paris dans les années à venir. Resteront certes quelques « stores » mais on ne sait même pas combien.

Comment se fait-il que l’actuelle négociation sur le plan de déplacement entreprise (PDE) ne tienne aucun compte de cet objectif ?

Dans le cadre de cette négociation, la CGT demande :

  1. De la documentation montrant où habitent les salariés d’Orange et où est-ce qu’ils travaillent, de façon à prendre la mesure des migrations pendulaires actuelles et à venir.
  2. La prise en charge du remboursement des transports à 100% par l’employeur. Cela serait en effet un encouragement fort à laisser sa voiture au garage et à emprunter les transports en commun. Une telle perspective serait favorable à la santé publique comme à l’écologie. L’idée qu’il il n’y a pas de raisons que seuls les actionnaires bénéficient des économies de loyer que vous allez faire est encore une raison supplémentaire.

Principaux points à l’ordre du jour :

• Information en vue d’une consultation sur la fermeture de la boutique Rivoli
• Présentation du schéma directeur immobilier de la DO IDF
• Information-Consultation sur le projet de fermeture du site d’Yvry sur Seine du SCO IDF
• Information-Consultation sur le projet de regroupement des UI OF, Est et IDF Sud en vue de la création de l’UI Portes de Paris

Pour en savoir plus, téléchargez ci-dessous le compte-rendu de la réunion.

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Communiqués de presse

Telecom : l’ARCEP déclare la guerre à l’investissement

La volonté de S.Soriano, président de l’ARCEP, de mettre en oeuvre de nouvelles mesures de régulation sur le déploiement de la fibre à l’encontre d’Orange et sur le marché entreprise pour favoriser le développement de SFR, font à nouveau la démonstration des contradictions d’un système.

Orange se voit reprocher son avance dans le déploiement de la fibre et son développement sur le marché entreprise, en particulier eu égard à SFR qui lui se voyait reprocher son retard dans la 4G il y a quelques semaines.

Mais l’ARCEP se refuse visiblement à toute analyse objective, qui tiendrait compte des réalités et diversités dans le secteur, en particulier sur les stratégies des opérateurs en matière d’investissement et sur la politique de l’emploi.

Rappelons que le plan très haut débit prévoit le déploiement du réseau sur l’ensemble du territoire par des acteurs privés et publics. Les collectivités territoriales déploient des réseaux d’initiatives publiques et font des appels d’offre auprès des différents opérateurs. Dans les grandes villes, jugées les plus rentables, les opérateurs privés déploient directement la fibre jusqu’à l’abonné.

Pour tenir les délais de son plan THD, l’état, premier actionnaire du groupe, a fortement fait pression sur Orange pour un déploiement de la fibre sur le territoire. Ainsi depuis 2012, Orange pèse plus de 90% des investissements privés.

Aujourd’hui, l’ARCEP voudrait changer les règles du jeu en demandant à Orange d’ouvrir ses infrastructures aux autres opérateurs. La volonté de l’ARCEP est donc de mettre tous les opérateurs au même niveau, sans tenir compte des niveaux d’investissements.

Cette décision pourrait entrainer une baisse du rythme des investissements avec des conséquences sur l’emploi. Plus globalement, 1€ investi dans la fibre c’est 3€ de plus dans le PIB et impacte donc positivement la croissance ainsi que les finances de l’état.

Pour la CGT, cette situation fait la démonstration de l’inefficacité du dogme de la concurrence libre et non faussée qui a détruit près de 50.000 emplois dans le secteur des télécommunications depuis deux décennies, et fait prendre au pays un retard considérable sur les réseaux.

Dans ce contexte, la CGT revendique l’appropriation publique des activités de télécommunications. Cette proposition pour un droit à la communication pour tous est plus que jamais d’actualité. Elle passe par un véritable service public de la communication. Tous les opérateurs doivent répondre à des critères d’efficacité économique et sociale (développement, aménagement du territoire, mise en place de normes publiques sur les produits, services, réseaux, développement de l’emploi etc.).

Ce droit à la communication nécessite la création d’une véritable instance publique de concertation démocratique, composée d’élus, d’usagers, d’associations, de représentants des salariés et des entreprises. Le rôle de cette nouvelle instance devrait être aussi de garantir le développement de l’emploi avec des droits et garanties de haut niveau pour l’ensemble des salariés du secteur.

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Communiqués de presse

Fillon réinvente l’histoire et insulte le personnel…

Lors de son déplacement au salon de l’électronique à Las Vegas (CES), François Fillon s’est attribué le mérite du développement de l’internet en France en déclarant « vous pensez qu’il y aurait de l’internet en France si on avait toujours France télécom avec des fonctionnaires?». Pour rappel en 1997, lors de la privatisation de France Télécom, Mr Fillon était à l’époque ministre des télécommunications. Rappelons-lui quand même qu’aujourd’hui encore, plus de la moitié des salariés d’Orange sont fonctionnaires…

Un peu d’histoire, c’est sous l’impulsion de la puissance publique que la France a été le premier acteur des Télécoms durant deux décennies, Cela a été possible grâce aux agents de la fonction publique, des polytechniciens jusqu’aux agents des lignes.

En 1970, la DGE invente la commutation temporelle qui va révolutionner l’industrie des télécom., En 1971, c’est l’invention de la fibre optique qui révolutionne aujourd’hui les réseaux filaires. En 2000, 3 ans après la privatisation, la France est le pays avec le meilleur taux d’équipement internet haut débit au monde (ADSL), à ce moment 80% des agents de France Télécom sont fonctionnaires, et ce résultat est permis grâce à un des meilleurs réseaux cuivre du monde, construit et souhaité par la puissance publique.

François Fillon ne se sera pas contenté de privatiser France télécom, il a aussi porté et annoncé en 2010 l’arrivée du quatrième opérateur. La vague de privatisation et d’ouverture à la concurrence aura un impact désastreux sur les politiques industrielles des télécoms : recherche divisée par cinq, 48.000 emplois détruits, la France est passée de la première à la 44ème place mondiale en termes de couverture internet très haut débit. De plus, suite à l’arrivée du 4ème opérateur, huit milliards € de valeurs et richesses pour le pays ont été détruites.

François Fillon est un des acteurs de la déréglementation du secteur, ce qui a entraîné des suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail et la baisse des investissements notamment sur le réseau. Plutôt que d’avoir contribué à l’avènement de l’ADSL, il est l’un des principaux responsables du retard pris dans la construction des réseaux Très Haut Débit en France. Les entreprises du secteur sont pour leurs parts plus enclines à faire des achats externes et participer à la consolidation du secteur des télécoms plutôt que de mener une politique d’investissement productif.

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En Direct du Comité Groupe France

Le CGF quésako ?

Le comité de Groupe France est composé de représentants du personnel de la société dominante (Orange) et de l’ensemble des filiales dont le siège social est en France et qui composent le groupe Orange. Il se réunit 4 fois par an. Il est présidé par le président du groupe ou son représentant assisté par 4 représentants de la direction.

Attributions :
Sans ce substituer aux autres instances représentatives du personnel des sociétés qui composent le Groupe, le CGF reçoit des informations sur l’activité, la situation financière, l’évolution et les prévisions d’emploi annuelles ou pluriannuelles et les actions éventuelles de prévention envisagées compte tenu de ces prévisions, dans le groupe et dans chacune des entreprises qui le compose. La direction apportera au CGF des informations sur la stratégie industrielle, commerciale et d’innovation; les évolutions majeures de la structure du groupe.

Composition de la délégation salariale :
30 membres titulaires et 30 membres suppléants dont les sièges sont répartis à chaque organisation syndicale proportionnellement aux nombres d’élus titulaires et suppléants qu’elle a obtenus lors des dernières élections CE/Délégation Unique du Personnel. Puis chaque organisation syndicale désigne ses membres titulaires et suppléants parmi ses élus titulaires et suppléants aux comités d’établissement, d’entreprise ou délégation unique du personnel des sociétés du groupe.

1 représentant syndical (salarié du groupe) par organisation syndicale.

Le Comité de Groupe France d’Orange s’est réuni le 6 décembre 2016. Vous trouverez le compte rendu de cette réunion qui a entre autre abordé l’avenir de la société NETIA et examiné la  présentation de l’expertise économique et sociale réalisée par le cabinet Syndex sur la situation de groupe en France avec notamment un point d’étape sur essentiel 2020 et les questions RH. »

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PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°29 juillet-août 2019

Editorial: Pour une démocratie sociale au cœur des décisions des entreprises

Le gouvernement et le patronat organisent une attaque globale contre le monde du travail. Tout doit devenir flexible et individualisé: l’emploi, la durée du travail, le salaire, la santé, l’éducation, la retraite, etc… Leur politique d’austérité se traduit par une sape de tous les secteurs d’activité et des milliers d’emplois sont menacés.
C’est le cas pour nos industries (General Electric, Ascoval, Ford,…) comme dans le commerce (Carrefour, Conforama, Auchan, Tati,…). Quant à nos Services Publics, ils sont bradés aux appétits de la finance (barrages hydrauliques, SNCF, aéroports, Française des Jeux…) et tout ce qui constitue le service public de proximité, le lien social et la solidarité est dégradé: fermeture de bureaux de Poste, d’accueils et de services de la CAF, de la CPAM, de maternités et d’hôpitaux, sans compter les atteintes portées au tissu associatif. Que nous soyons salariés du privé ou du public, retraités, jeunes ou sans emploi, ce sont aussi nos conditions de vie et de travail qui sont dégradées. A Orange, 10 ans après la crise sociale et sanitaire qui a bouleversé France Telecom, et à l’heure où se termine le procès des dirigeants de l’entreprise de l’époque, les conditions de travail et les méthodes de management ne se sont guère améliorées et le risque d’une nouvelle crise est à craindre. Chez Orange, comme ailleurs, les nouvelles organisations du travail fondées sur la flexibilité et l’auto-exploitation portent en elles les ferments de nouvelles souffrances. Pour s’en convaincre, il suffi t de consulter les rapports des Services de Santé de l’entreprise de 2017 et 2018 ainsi que la dernière enquête stress et conditions de travail 2019 qui confirment encore que la charge de travail s’alourdit et que les conditions de travail sont préoccupantes. Pourtant, l’argent existe pour répondre aux besoins des salariés / fonctionnaires et améliorer leurs conditions de travail. Suffisamment pour améliorer également les conditions de vie des retraités, des jeunes et des sans-emploi. En 2018, les grands patrons et les actionnaires ont touché 57 milliards d’euros de dividendes (+12,8 %), faisant de la France le recordman d’Europe des dividendes versés. Les profits des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 24 %, atteignant 94 milliards d’euros. A Orange, le chiffre d’affaires a progressé de 1,3% pour un bénéfice proche de 2,2 milliards d’€. Parallèlement à ces performances, ce sont 4000 emplois qui ont été supprimés l’an dernier. Tandis que les actionnaires et le PDG ont empoché + de 7% en dividendes ou en salaire brut annuel, l’augmentation brute annuelle de plus de 84 000 salariés du Groupe n’a progressé – en moyenne – que de seulement 1,75%. Pour la CGT, le progrès social passera forcément par l’introduction d’une véritable démocratie sociale dans chaque secteur d’activité permettant aux travailleurs et à leurs représentants d’imposer d’autres choix que ceux fomentés par la seule cupidité du patronat.

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Pourquoi faut-il augmenter les salaires? Contrairement aux idées reçus, il est possible de reconnaitre le travail des salariés. La CGT FATP fait des propositions.

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