ACTUALITÉS

Les infos du CSEC Orange

 

■ Les modalités pratiques de mise en œuvre toujours en préparation…
A moins d’une semaine de la date fatidique du 30 août, la Direction reste dans un flou artistique quant aux mesures éventuelles à prendre au sein de l’entreprise !! Malgré les nombreux questionnements et interpellations de vos élus CGT au CSEC du 24 août, les réponses se sont bornées à « on est toujours en phase de réflexion », « on verra au cas par cas » ou « vos idées sont bonnes, on reviendra vers vous… »

■ Les préconisations et informations du Service de Santé au Travail
Le variant Delta représente la presque totalité des cas Covid recensés actuellement. Il se caractérise par une transmission et une charge virale beaucoup plus importante et rapide que les précédents. Il y a donc plus de risques d’hospitalisations et de formes sévères. Pour autant, un schéma vaccinal complet montre que les vaccins Moderna, Pfizer et Astra Zeneca répondent aussi bien contre les formes asymptomatiques que contre les formes graves. On peut noter une diminution des infections, le taux de reproduction du virus semble se stabiliser, le taux de positivité commence à baisser.
Le pass vaccinal à Orange, concerne l’ensemble du Service de Santé au Travail et le personnel de nettoyage qui intervient de façon récurrente dans les cabinets médicaux. C’est à l’employeur de ces salariés de s’assurer de l’obligation vaccinale.

■ Le grand retour… sur les sites tertiaires !
La Direction estime que le télétravail occasionnel élargi ne se justifie plus au regard de la situation sanitaire actuelle.
Le retour sur site 5 jours sur 5 doit redevenir la norme au 1er septembre pour tous les salariés sans contrat de télétravail régulier.
Les gestes barrières, le port du masque et la distanciation entre salariés doivent continuer à être strictement appliqués.
La CGT a réitéré sa demande du maintien de la mesure actuelle pour les salariés qui le souhaiteraient.

Une résolution des élus du CSEC a été votée à l’unanimité des OS présentes :
«Les élus du CSEC, réunis en séance le 24 août 2021, demandent à la Direction de prolonger le dispositif de télétravail sanitaire Covid-19 actuel (PRA assoupli) jusqu’au 15 novembre 2021 …/… tout en laissant la possibilité aux salariés qui le souhaitent de revenir sur site à 100 % …/…
La communication de cette prolongation devra être annoncée aux managers et aux salariés avant demain mercredi 25 août au soir afin que chacun puisse se positionner »
La Direction a alors indiqué y réfléchir … En effet, la Direction se rend compte que toutes les conséquences d’un tel retour n’ont pas été anticipées : La restauration collective doit continuer à assurer une distanciation entre chaque convive et un positionnement en quinconce pendant le repas… compliqué si le nombre de convives revient « à la normale » !
La Direction tente de nous rassurer en évoquant que toute la capacité des restaurants collectifs ne sera pas utilisée et préconise l’étalement de la présence des salariés. Orange contrôle la faim des salariés maintenant !!!

La CGT a réitéré sa demande de réaliser un audit d’évaluation de la situation physique et mental des salariés après cette longue période d’activité à domicile et de confinement. Ce qui permettra d’effectuer des accompagnements adaptés.
A nouveau, aucune réponse n’a été apportée quant à la mise en œuvre de cet audit.

■ Focus sur le domaine de l’intervention
Le décret 2021-1059 du 7 août 2021 a fixé la liste limitative des lieux et établissements concernés par l’obligation de présentation du pass sanitaire pour intervenir : les lieux d’activités et de loisirs, les lieux de convivialité, les transports publics longue distance, les centres commerciaux de plus de 20 000 m² (soumis à décisions préfectorales) et les lieux de santé.
A compter du 30 août, les salariés amenés à intervenir dans ces lieux devront présenter un pass sanitaire sur place…
Orange n’est pas autorisée à contrôler ces justificatifs ;
Les salariés des back-offices ne sont pas concernés par l’obligation du pass sanitaire.
Par contre, c’est le flou artistique pour les salariés amenés à intervenir sur le terrain !! Comment seront affectées les interventions par les Conduites d’activités ?
Une organisation devra être mise en place pour valider auprès du salarié s’il est en possession d’un pass ou pas… La réflexion sur le « comment faire » est toujours en cours …

■ Focus sur les boutiques, notamment en centre commercial de 20 000 m² et plus…
Le projet de loi permet aux préfets de décréter l’obligation de pass sanitaire pour l’accès aux centres commerciaux de plus de 20 000 m². La vérification du pass sanitaire des salariés de ces boutiques sera assurée par le centre commercial et non par le responsable de boutique.
La CGT a exigé que la Direction, comme elle a su le faire lors des obligations préfectorales de fermeture de certaines de ces mêmes boutiques, propose ponctuellement aux salariés sans pass sanitaire valide, la possibilité de travailler dans une boutique proche ne le nécessitant pas, afin d’éviter la pose de CA ou JTL voire une suspension du contrat de travail…
La seule réponse apportée a été « Les AD traiteront ces situations au cas par cas ». Inadmissible pour la CGT !
La Direction se doit de garantir un maintien de la rémunération de ces salariés et une équité de traitement entre AD, entre boutiques et entre salariés impactés !
Concernant le pass sanitaire et la fin de la gratuité des tests PCR, la CGT demande une prise en charge par l’entreprise ; Il faudra également attendre pour obtenir cette réponse.

■ Focus Outre-mer…
Venons-en à la situation de nos collègues des Départements et Régions d’Outre-Mer ; A la DO Antilles-Guyane, des cas de salariés contaminés sont remontés via les CSSCT régulièrement. Ce variant DELTA touche aussi Orange. Des salariés de différentes directions sont concernés (Direction technique, Service client, filiale Orange Caraïbe, Agence Entreprises, diverses boutiques AD) et ce sur plusieurs territoires. Mais y a t- il un capitaine sur ce navire DO Antilles-Guyane ?
A la DO Réunion-Mayotte, pas de changement au niveau des mesures, malgré un taux d’incidence à
323 cas/100 000 habitants et une pression importante dans les hôpitaux.
Au final, pas de mesures supplémentaires pour nos héros d’hier ? Mise à part le télétravail préconisé… pour ceux dont l’activité le permet, aucun renforcement de la protection des salariés en boutique et sur le terrain n’est envisagé par la Direction !!!

■ En conclusion,
Cette crise sanitaire crée déjà des situations anxiogènes et pénibles pour les salariés. L’instauration d’un «pass sanitaire » a pour effet de diviser la population entre les vaccinés et les non vaccinés, d’instaurer un contrôle total de la population, une discrimination à l’embauche, et permet même de suspendre les contrats de travail sans maintien du salaire et sans droit à indemnisation.
La CGT revendique le droit à la liberté de se vacciner, ou pas, sans que cela débouche sur une quelconque discrimination ou sanction envers les salariés d’Orange.

En complément…

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Répartition des richesses

La lettre de l'administrateur - n°1

Pierre Chaussonneaux est administrateur CGT, représentant les salarié.es au Conseil d’Administration d’Orange.

C’est avec une volonté de transparence sur nos actions que nous lançons « La lettre de l’administrateur ». Siéger au Conseil d’Administration d’Orange au nom de la CGT, c’est avant tout porter la parole des celles et ceux qui font l’entreprise au quotidien.

Pour une information complète, lisez la lettre de l’administrateur ci-dessous.

En complément…

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Répartition des richesses

La CGT refuse d'entériner une baisse de pouvoir d'achat

Comme pour chaque projet d’accord, la CGT a consulté ses syndiqués.

À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, qui garanti aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les  discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.

Pour une information complète, téléversez notre tract en pièce jointe.

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Mobilisations

Grève des UCI : une réussite !

À l’appel de la CGT, les salariés des UCI ont fait grève à 25% ce jeudi 12 Mars !

Pour une information complète, téléversez notre tract ou l’article complet ci-dessous.

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Répartition des richesses

Quel "partage de la valeur" en 2026 à Orange ?

L’annonce d’une prime ne doit pas cacher la perte de pouvoir d’achat !

Pour une information complète, lisez notre tract ci-dessous.

 

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Répartition des richesses

Rémunérations : Lettre ouverte à l'attention de la direction d'Orange

Madame la Directrice Générale,

Monsieur le DRH groupe,

Monsieur le Directeur coordination et mutualisation RH

 

Au nom de la CGT FAPT, nous souhaitons vous faire part du profond mécontentement des salarié·es d’Orange concernant leur rémunération.

Cette année, les négociations salariales chez Orange SA s’avèrent particulièrement décevantes. En effet, 82% des salarié·es sont exclu.es de toute mesure collective, sans garantie de bénéficier d’une augmentation individuelle. Le « taux directeur » proposé de 2% est loin de compenser le retard accumulé depuis la crise du Covid. De plus, il est à craindre une révision à la baisse de ce taux en l’absence d’accord valide. Dans un contexte international marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, les tensions sur l’énergie s’accentuent avec un risque de dérapage sur l’ensemble des prix.

La chute brutale de l’intéressement et de la participation, consécutive à la non-atteinte de l’Indicateur de Performance Opérationnelle (IPO), engendre une perte significative de pouvoir d’achat, estimée à -1750€ pour un salaire annuel de 50 000€. Il est préoccupant de constater que cet objectif IPO, fixé unilatéralement par le Conseil d’Administration, semblait manifestement inatteignable en 2025, alors même que vous reconnaissez qu’Orange dispose « d’atouts uniques » et « d’équipes talentueuses et engagées ».

L’objectif affiché de passer en « mode machine à cash » et « blind trust » heurte nos valeurs. Nous refusons qu’une minorité se rémunère sur la plus-value créée par la majorité, et nous serons extrêmement vigilants à ce sujet.

La question centrale est bien celle du partage réel de la valeur. Or, nous observons :

  • Une érosion constante des négociations salariales : Les taux directeurs ont diminué (3% en 2024, 2,2% en 2025 et projetés à 2% voire 1,8% en 2026). L’absence d’accord valide, et donc une potentielle décision unilatérale, risque de réduire encore ce taux, ce qui révèle une conception préoccupante du dialogue social.
  • Une priorité donnée au capital : En 2024, 2,290 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires (soit 19 200 € par ETP). En 2025, ce montant a atteint 2,427 milliards d’euros (soit 20 790 € par ETP).
  • Des plans de rémunération avantageux pour la direction : Le Conseil d’Administration a approuvé des plans d’actions gratuites pour la rémunération variable pluriannuelle des dirigeants, représentant plus de 51,5 millions d’euros (basé sur 2,9 millions d’actions au cours actuel). Cette somme est à comparer au budget NAO 2026, estimé à 58 millions d’euros brut.
  • Une augmentation continue des dividendes : Le dividende, déjà passé de 0,70 € en 2023 à 0,75 € actuellement, devrait atteindre 0,85 € d’ici 2028.

Nous vous rappelons que la rémunération du capital bénéficie de taux de cotisations sociales inférieurs à ceux de la rémunération salariale. Ainsi, plus la part salariale de la rémunération recule au profit de la rémunération en capital, plus cela contribue au déficit de la Sécurité Sociale.

Il en découle notamment des baisses de remboursements des soins et des reculs de l’âge légal de départ à la retraite. L’annonce d’une prime de « partage de la valeur » de 1000 euros brut est insuffisante pour compenser les pertes subies par les salarié·es.

Le déséquilibre constaté entre la rémunération du travail et celle du capital génère un fort mécontentement au sein des équipes.

La CGT FAPT vous demande donc de reconsidérer globalement votre approche, dans un sens plus favorable à l’ensemble des salarié·es. Pour ce faire, plusieurs leviers s’offrent à vous :

  • Poursuivre la négociation salariale : Au vu du contexte international, les projections d’inflation se retrouvent bouleversée. Les séances passées de négociations s’appuyant sur ces projections aujourd’hui obsolètes, elles nécessitent aujourd’hui un réajustement.
  • Mettre en œuvre le 13ème mois de salaire : Une pratique courante dans d’autres grandes entreprises françaises du secteur des télécommunications, qui compléterait les autres formes de rémunération. De plus, les salaires constituent le pilier de notre système de protection sociale.
  • Accroître l’intéressement : Proposer un intéressement supplémentaire.
  • Augmenter la prime de « partage de la valeur » : Et l’étendre à chaque salarié·e du Groupe Monde.

Nous restons à votre disposition pour échanger sur ces points essentiels.

Veuillez agréer, Madame et Messieurs, l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour la CGT FAPT 

Véronique BENAIZE 

DSC CGT FAPT 

 

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