ACTUALITÉS

Inter-générationnel

ORANGE : ACCORD INTERGENERATIONNEL En direct des négociations N°1

La Direction souhaite commencer cette negociation uniquement sur le depart des seniors. Alors que depuis 2015, 30 000 emplois ont été supprimés, que le glissement vers la fillialisation de nos metiers est en route et que les restructurations dans les unités et divisions nationales sont application à marche forcée malgré le confinement, la direction veut tout de même traiter le sujet de l’emploi des jeunes à l’avant derniere séance de ces négociations.
La CGT a exprimé son désaccord sur la methode et souhaite que l’emploi des jeunes soit une priorité comme cela était le cas les années précédentes. Avant de traiter des départs, la direction souhaite négocier la partie du projet d’accord concernant les séniors, de manière plus ou moins avantageuse, en fonction du metier exercé et de son utilité pour l’entreprise. Elle souhaite ainsi faire une coupe franche dans les emplois transverse avec 6000 emplois à supprimer. Enfin, bien qu’elle connaisse le nombre de departs programmés, elle organise un accord triennal qui incluerait les années 2021 à 2023, alors que 2021 est déjà inclus dans l’accord actuel ! Le pretexte résiderait dans des données inconnues pour 2024, qui croirait cela ?
Ces mêmes directeurs nous annoncent qu’il y aura des recrutements mais, pour l’instant, toujours sans citer de chiffres ! les recrutements pourraient se concevoir de la façon suivante : 1/3 de jeunes de moins de 26 ans, le reste seraient des moins de 35 ans, en soi 2000 alternants et des recrutements ciblés dans les services dit « techniques ».
Avec une augmentation de son résultat net de 56% à 5 milliard d’euros en 2020, la CGT n’a aucun doute sur la capacité financière de l’entreprise. Orange ne connait pas la crise, et ces résultats doivent permettre de créer les emplois nécessaires afin d’améliorer les conditions de travail des salariés qui depuis plus d’une année travaillent dans des conditions pénibles et prennent à leur charge les frais engendrés par le télétravail (électricité, internet, ménage, eau, repas, etc.). Nous demandons simplement de prendre en compte ces frais et de les rembourser aux salariés au plus tôt.
Depuis 2015, nous assistons à un délitement de l’entreprise au rythme d’environ 3500 à 4500 suppressions d’emploi en France en moyenne par an. Aucun service n’est épargné par les départs de collègues non remplacés, y compris dans ceux ciblés par les recrutements. Quant aux arrivées, elles sont très largement insuffisantes puisqu’on observe une moyenne d’un remplacement pour 4 départs, avec des pics à 1 pour 9 dans certaines DO et divisions nationales ! Dans cet accord nous devons également négocier le transfert des savoirs au rythme des départs : durant ces 15 dernières années on déplore la perte du savoir de nos anciens et le démantèlement des métiers au profit de la sous-traitance. Cette situation de manque et de transfert des emplois engendre des dysfonctionnements importants dans nos services et dans le service rendu par Orange à la population.
Autre sujet présenté, la Direction souhaite aussi mettre en place un dispositif appelé « moment de respiration » : les salariés entre 30 et 50 ans pourront, s’ils le souhaitent, aller « voir si l’herbe est plus fraiche ailleurs » et stopper leur activité pendant une année pour faire ce qu’ils ont envi, des formations longues, du mécénat, ou des projets professionnels courts. Les modalités ne sont pas connues pour l’instant, le sujet reste à l’état de proposition.
Plusieurs négociations liées à l’emploi sont étudiées en parallèle : la GPEC, les accords intergénérationnels, et un nouvel accord tiré de la loi El Khomri, l’accord mobilité-fluidité. Celui-ci viendrait s’ajouter en complément de l’accord France Télécom SA à durée indéterminée signé le 5 mars 2010.

Nous devons obtenir l’appui de tous les salariés si nous voulons faire avancer la liste de nos revendications qui n’est pas exhaustive :
• La ré-internalisation des activités et l’embauche des personnels sous-traitants ;
• Le développement de la R et D et l’arrêt de la cession des réseaux d’Orange ;
• Une négociation loyale et un accord de haut niveau garantissant une embauche pour chaque départ ;
• Le recrutement de tous les alternants, apprentis, contrat pro CDD, intérimaires, stagiaires, qui le souhaitent ;
• Des recrutements au niveau scolaire secondaire pour faire vivre l’ascenseur social ;
• Un plan de recrutement ambitieux en région garantissant la pérennité des sites et le développement des activités ;
• L’intégration du complément Orange, une PVC pour les non-cadres et une PVM pour les cadres dans le calcul de la pension retraite pour les fonctionnaires ;
• Une prise en compte des conditions de travail de celles et ceux qui restent et assurer la transmission des savoirs ;
• L’application de la DG51 harmonisée entre directions, pas seulement au gré de ce que chaque direction veut supprimer comme emplois, avec une prime de départ à minima de 2 ans de salaire ;
• Le relèvement des seuils de rémunération minimaux pour les fonctionnaires et les salariés de droit privé, qu’ils soient cadres ou non ;
• Revenir à un TPS sur 5 ans pour élargir le nombre de bénéficiaires avec la possibilité de surcote et de sécurisation du dispositif ;
• Prendre en compte les mesures de l’accord salarial de 2014 pour le départ en II3 des fonctionnaires.

Ensemble, exigeons un bel avenir pour notre entreprise et celles et ceux qui y travaillent !!!

En complément…

Lire la suite

Les infos du CSEC Orange

EN DIRECT DU CSEC ORANGE Avril 2021 - Les boutiques et les services clients passent à la moulinette

Les Boutiques en danger…

Orange accélère son plan de fermetures de boutiques et de transfert d’activités vers la filiale GDT…
Alors que les salariés du front ont grandement participé aux très bons résultats financiers 2020, la direction les remercie en annonçant un plan de fermeture de 38 boutiques avec un transfert d’une majorité d’entre elles vers la GDT.

La direction instaure un dumping social pour se faire plus de marges bénéficiaires…
Après avoir fermé massivement les boutiques, Orange tente de justifier ces nouvelles fermetures en expliquant qu’elle doit avoir un réseau de proximité en zone rurale, mais avec des boutiques « éphémères » gérées par la GDT.
Pour faire toujours plus de marges, la direction ne recule devant rien. Elle va jusqu’à faire appel à de la main d’œuvre bon marché, les auto entrepreneurs pour faire du porte à porte.

Les salariés des boutiques ont un avenir dans la maison mère…
La CGT s’oppose à une telle stratégie qui voit l’avenir des salariés au sein des boutiques propriétaire s’amenuir d’année en année. Contrairement à ce que veut nous faire croire la direction, les clients sont surtout appétents aux boutiques de proximité.
Pour combattre cet avenir funeste d’un moins disant social, la CGT lance notamment une pétition pour revendiquer l’intégration de la GDT au sein d’Orange SA. Les salariés doivent passer un message clair à la direction : « ils ne sont pas dupes de cette stratégie ».

Unité des Services Clients,
Ce projet de fusion des SCO et UAT en une entité unique, l’USC, avait suscité la nécessité d’une expertise pour éclairer les élus de l’instance CSEC. Celle-ci avait mis en lumière la responsabilité des DO d’apporter des réponses aux instances CSEE. Les avis négatifs dans les passages en instances CSEE parlent d’eux-mêmes.

La direction manque délibérément de transparence…
La CGT fait le constat qu’une fois de plus beaucoup de questions sont restées sans réponses, ou n’ont été que partiellement répondues, notamment celles sur le parcours d’évolution des spécialistes, les conditions de travail et sur une GPEC qui garantisse le remplacement des salariés qui partent en retraite.

La direction profite de la crise sanitaire pour revoir à la baisse ses prévisions d’embauches…
La CGT dénonce une différence d’estimation des besoins dans la relation client à 2022. En effet, elle passe de « 5 350 mini et 5 480 maxi en Octobre 2020 » à « 5 196 mini et 5275 maxi en mars 2021. La CGT s’alarme de ce laminage de l’emploi sur les plateaux téléphoniques au fil des ans, toujours plus incisif sans aucun doute, au profit de la sous-traitance.

Il ne peut y avoir de qualité de service et de la satisfaction clients sans moyens. L’excellence a un prix…
Pour la CGT, l’amélioration de la satisfaction ou de l’enchantement clients commence déjà par décloisonner les services, recréer du lien entre les différents intervenants et travailler en transversalité or c’est tout le contraire qui nous est proposé.
La direction doit cesser de vouloir satisfaire les clients tout en réduisant sans cesse les moyens internes. Alors que la quasi-totalité des départs des salariés ne sont pas remplacés, la direction prévoit de faire plus et mieux avec moins de moyens sans s’inquiéter des conséquences d’un mal être grandissant qui s’exprime pourtant au fil des années tant par les rapports des médecins et les nombreuses alertes CGT que par le dernier rapport SECAFI.
La direction souhaite également mettre en place de nouveaux outils de saisie. La CGT a tenu a rappeler que malgré les flops de COME et DELIVERY, le cauchemar des salariés risque de se poursuivre, la direction préférant mettre en service des outils à la va vite sans passer par les instances. SIGMA-RH la nouvelle application des élus et son lot de bugs en est un triste exemple.

La direction doit cesser de piloter sa stratégie uniquement avec des indicateurs financiers…
Pour la CGT, l’affichage d’une entreprise à responsabilité sociétale ne change rien à une toute autre réalité. Orange généralise le moins-disant social à toute l’entreprise. L’indécence est telle que la direction verse la totalité des bénéfices en dividendes et accélère un énième plan de réduction des coûts d’1 Milliards d’euros nets (SCALE UP) dont 500 millions d’euros se feront une fois de plus essentiellement sur le dos des salariés.

Au travers de ces projets, les objectifs affichés de l’entreprise sont clairs. Ils ne visent qu’à améliorer la satisfaction et les intérêts des actionnaires par :
• la baisse de coûts en augmentant la sous-traitance et le dumping social,
• la baisse des effectifs et en imposant le canal digital et en fermant d’autres canaux de contact clients,
• l’augmentation de la productivité par la mise en réseau des activités et l’optimisation des « ressources » par une plus grande flexibilité des salariés,
• l’accélération des fermetures et du transfert des boutiques vers la filiale GDT.

Pour la CGT, l’amélioration de la satisfaction des salariés et des clients doit passer par la réinternalisation des activités, des recrutements qui permettent d’améliorer les conditions de travail et la transmission des savoirs et des compétences.
La CGT revendique donc à nouveau
• l’arrêt immédiat de tous les projets, le contexte actuel l’exigeant,
• la réinternalisation des activités sous-traitées en relation clients,
• la réintégration de boutiques GDT dans le périmètre Orange France SA ainsi que les salariés qui le souhaitent.

En complément…

Lire la suite

Les infos du CSEC Orange

EN DIRECT DU CSEC ORANGE - Avril 2021 Gestion de crise sanitaire, Un protocole à minima chez Orange

SITUATIONS SANITAIRES

Plus d’un an après le debut de la Covid-19, la gestion de la crise sanitaire inquiète…
La CGT constate, comme toute la France, la dégradation de la situation sanitaire avec l’arrivée de nouveaux variants potentiellement résistants aux vaccins. C’est dans ce contexte particulièremnt anxiogène et après avoir échouer lamentablement (3ème confinement) que le gouvernement parie sur un déconfinement total mais progressif sans garanties sérieuses. Le président de la république a sans doute des visées électorales en ligne de mire.

Un virus actif chez Orange…
Avec un état des lieux de la situation sanitaire au 29 mars 2021, la Direction annonce 2 451 cas avérés depuis mars 2020, soit + 30 % en 3 mois (vs 1 900 au 31/12/20). Cependant, elle n’apporte aucune information sur la situation des cas contatcs et son impact sur les effectifs et la charge de travail notamment dans les boutiques. Cela prouve bien que le virus circule sans relâche au sein d’Orange. La CGT exige que la Direction garantisse la protection des salariés comme l’impose le droit du travail ! Et cela vaut pour l’ultra marin où, bien que la situation devienne préoccupante, la direction maintient son activité opérationnelle.
L’auto test nasal sera disponible pour les salariés. C’est un test antigénique par prélèvement nasal. Son efficacité dépend du prélèvement mais on ne peut pas en faire un outil de dépistage. D’ailleurs, tout test positif exigera un test PCR immédiat.

La vaccination, une priorité nationale : Orange est loin de jouer le jeu…
Pourtant concernant la vaccination, certains managers font du zèle et empêche les salariés de s’absenter pour aller se faire vacciner chez leur médecin. Pour la CGT, il vaut mieux aller sur rendez-vous à une vaccination que de subir de longues files d’attentes avec le risque d’être contaminé. La CGT rappelle à la direction sa responsabilité et l’invite à faire une communication à destination des managers d’etre bienveillants pour faciliter l’effort national pour vacciner le plus grand monde.

BOUTIQUES

La direction poursuit son chantage à la PVC. La CGT dénonce une double peine pour les salariés…
140 boutiques sont fermées (38% d’entre elles) sur ordre préfectoral en raison de la crise sanitaire. Les salariés de ces boutiques restent les grandes victimes de cette politique injuste de l’entreprise avec pour seule option : aller en renfort sur d’autres boutiques (moins de 50%) en prenant des risques ou perdre sa PVC ! Décidemment, la direction ne recule devant rien. Toutes les occasions sont bonnes pour faire des économies sur le dos des salariés pendant qu’elle engraisse les actionnaires à coup de Milliards d’euros. Où est la morale ?

Le protocole des mesures sanitaires dans les boutiques d’Orange épinglé par l’inspection du travail…
L’inspection de travail a constaté plusieurs non-conformités (plexiglas, gel, gestion des déchets non traités, distanciation, gestion de la pause repas, possibilité de télétravail…) dans l’application du protocole dans la boutique d’Amiens. Bien que la direction tente de minimiser la situation, la CGT réclame à la direction de revoir son protocole de mesures sanitaires dans toutes les boutiques (GDT compris) afin de les faire respecter. La CGT a également demandé d’integrer que les salariés subissent des bouleversements dans leur vie. Ils doivent gérer de front la pandémie, les enfants et les changements réguliers des plannings, et horaires en boutique.
Alors que des activités y sont éligibles, la CGT réclame que le télétravail soit une option retenue par Orange sachant qu’elle sait le faire pour les salariés des boutiques GDT (renfort téléphonique pour le 3900). La direction doit cesser de faire venir en boutique les salariés et leur faire prendre des risques. A ce sujet, la CGT a demandé à avoir un suivi régulier de la gestion des cas Covid-19 avérés et des cas contacts en lien avec l’impact sur les plans de charge, les effectifs et les renforts mobiles (salariés qui tournent dans les boutiques pour pallier les sous effectifs et les insuffisances de l’entreprise).

Les salariés attendent des actes plus que des belles paroles…
Depuis le début de cette crise sanitaire inédite, la direction encense régulièrement les salariés. Les très bons résultats financiers en témoignent. Pour la CGT, Orange doit reconnaitre l’implication du personnel qui depuis plus d’un an poursuit l’activité dans des conditions très difficiles. La NAO salaires en cours en est l’occasion.
De plus, tant que la situation et la reprise de la vie professionnelle de chaque salarié ne sont pas revenues à un niveau normal, la CGT réitère sa demande d’arrêt de tous les projets de réorganisations.

SITES TERTIAIRES ET TÉLÉTRAVAIL

Orange se satisfait de la situation sanitaire dans l’entreprise…
Alors qu’un reconfinement territorialisé se dessine, Orange reconduit ses mesures actuelles, notammment le télétravail qui reste la règle pour tous, au moins jusqu’à l’été 2021 à priori.
Concernant les sites tertiaires, il n’y a pas de changement protocolaire. Les règles de taux d’occupation cible de 50% max avec son outil de gestion Mon Accès et la fermeture des restaurants collectifs se poursuivent. Cependant, dans l’attente d’un go gouvernemental sur des mesures applicables par territoires, la direction avance l’hypothèse de territorialiser avec un passage à un rythme de 4 à 3 jours en télétravail.

Le télétravail reste la solution la mieux adaptée à la situation..
Les chiffres attestent de la progression constante des demandes de télétravail régulier. Il y a eu 19 000 demandes dont 18 700 terminés et 8 700 salariés qui poursuivent le télétravail via un avenant. Au 7 Avril 2021, 95% des demandes sont traitées.
Il y a une forte évolution en 2020 de la pratique du télétravail régulier en volume jours / mois . Nous sommes passés de 25% en 2017 à 46% à fin 2020.
Par pure opportunisme, la direction conclut hativement à une prétendue appétence des salariés au télétravail dans l’idée de faire de substentielles économies. Pour la CGT, la peur de la contamination dans ce contexte sanitaire en est la principale raison

Une direction qui parle d’appétence des salariés au télétravail mais se soucie peu de leur galère à domicile…
Sur les ASA gardes d’enfants indispensables pour de nombreux parents, la direction reste de glace en refusant la demande de la CGT de revoir son « process 2+3 ». Orange a les moyens de prendre à sa charge les 5 jours, sachant que de nombreux salariés, à bout, rencontrent de plus en plus de difficultés à gérer en parallèle leur activité en télétravail, les enfants et la scolarité à la maison, et ne sont aucunement responsables des décisions gouvernemantales.

En tout point de vue,
la santé et le bien être
des femmes et des hommes d’Orange
doivent être la priorité !

En complément…

Lire la suite

Les infos du CSEC Orange

EN DIRECT DU CSEC ORANGE - Avril 2021 La crise sanitaire une opportunité pour faire plus d’économies dans l’Immobilier

La CGT dénonce des projets immobiliers qui sacrifient l’humain…
La CGT dénonce un énième projet de pure logique financière consistant à regrouper les salariés dans des grands complexes immobiliers situés dans les grandes agglomérations et souvent très mal situés. L’objectif est bien de faire des économies par la réduction de 309 000 m2 en passant de 2,2 à 1,725 Million de m2 de sites tertiaires d’ici 2023.
Sans tenir compte des alertes CGT sur le mal être des salariés dans un contexte aggravant, la direction poursuit tous ses plans Schémas Directeur Immobilier au pas de charge et sans aucune modification.

La crise sanitaire, quel bon prétexte…
La direction utilise tous les prétextes possibles pour justifier ses orientations en s’appuyant notamment sur des études effectuées dans cette situation pandémique si particulière, autant dire sur des études biaisées ! Les salariés réclameraient le partage de leurs positions de travail et auraient une appétence pour le télétravail.

Pour Orange, l’humain passe après les économies…
La direction frôle la démagogie en nous expliquant que les salariés réclament le partage de leurs positions de travail et ont de l’appétence pour le télétravail en la dissociant du contexte de crise sanitaire exceptionnel et du rallongement des trajets domicile-travail, comme en Île-de France. Ce qui est clair, c’est que la direction y trouve une caution à sa logique de réduction des coûts, au détriment d’un réel bien être des salariés.
Sans cela, la direction ne s’appuierait pas sur la crise pour développer le flex-office pourtant tant décrié et les bureaux partagés avec la disparition des espaces personnels.
Sans cela, la direction ne prônerait pas l’amélioration de la qualité de vie au travail, le bien-être au travail et un travail collaboratif tout en faisant fi des derniers rapports des médecins du travail et de nos nombreuses alertes CGT, qui faisaient état d’open-space et flex-desk déshumanisant, de pertes de liens sociaux, d’un mal être grandissant qui était déjà présent avant la crise sanitaire Covid-19.
Sans cela, pour le bien être des salariés, la direction ne rejetterait pas les recommandations selon la norme Afnor
NF X 35-102 d’un un espace minimum de travail de 10 m² par personne et de 15 m² par personne dans un espace bruyant, contrainte qu’elle reconnait au demeurant, pour adopter 7m2 aujourd’hui.
Pour couronner le tout, Orange nous explique également que les salariés devront s’approprier leurs espaces de travail de manière collective tout en cassant les collectifs de travail, en poussant à l’individualisme, et en ajoutant contraintes sur contraintes aux salariés.

La réduction des coûts et les avantages pour la direction et les contraintes et la galère pour les salariés…
Pour la CGT, ce n’est pas aux salariés de supporter autant de contraintes au quotidien : déshumanisation avec le tout flex-desk tant décrié, la perte des bureaux dédiés, des positions de travail impersonnelles, la difficulté d’accès, les temps de trajets aggravés, l’explosion de l’équilibre vie privée – vie professionnelle, les bruits ambiants insupportables, la casse des collectifs de travail.
Bien consciente des enjeux, la direction réfléchit déjà aux solutions palliatives que sont le télétravail et le corpoworking afin d’atténuer au mieux les fortes contraintes qui vont peser sur le personnel. Nous constatons que la volonté de proposer aux salariés de travailler en proximité ne se traduit pas dans les faits ! Et ce ne sont pas les quelques positions de corpoworking disséminées sur tout le territoire qui vont permettre de compenser les nombreuses carences.

La CGT refuse que dans les orientations de l’immobilier, l’humain devient une marchandise faisant partie de l’immobilier…
Toutes les excuses ne suffiront pas pour justifier un tel traitement des salariés dans le seul but de poursuivre la réduction des coûts par celles des m2 ! La direction nous donne comme arguments la vétusté de nombreux bâtiments, et leur sous-occupation. Rien d’étonnant avec la politique de l’emploi que poursuit Orange depuis de nombreuses années.

Pour la CGT, la direction doit cesser sa gestion purement financière de ses projets.
A l’instar des orientations immobilières de ce PSDI,
Orange doit revoir urgemment l’ensemble de ses projets
Pour mettre au cœur de ceux-ci
L’humain et le bien-être au travail.

La CGT réclame
• l’arrêt de tous les projets tant que durera la crise sanitaire,
• l’application de l’accord sur les grands projets immobilier pour les nombreux projets de campus sur l’ensemble du territoire,
• des recrutements massifs et la réinternalisation des activités, seuls garantis pour assurer le maintien de nos sites,
• la réelle prise en compte de la qualité de vie au travail et le bien-être au travail des salariés, avec des positions de travail individuelles et spacieuses, et des temps de trajet non rallongés par les choix économiques de l’entreprise.

La CGT APPELLE
TOUS LES SALARIÉS
À SE MOBILISER
POUR S’OPPOSER
A CES PROJETS IMMOBILIERS

Lire la suite

Communiqués de presse

Résultat du premier trimestre 2021

Orange a publié ce Mercredi ses résultats du premier trimestre. Dans la lignée de l’exercice 2020, Orange affiche une croissance de 0,5% de son chiffre d’affaires à 10,3 Milliard d’euros. C’est principalement l’Afrique qui tire le groupe avec plus de 7% d’augmentation. La France reste stable par rapport au premier trimestre 2020. Ce sont donc de bons résultats par rapport à une période où la crise sanitaire n’avait eu que peu d’impact : rappelons que, sur le T1 2021, la plupart des points de vente étaient fermés.
Malgré ces résultats solides, fruits du travail des salariés, la direction poursuit sa politique de financiarisation tournée essentiellement vers la satisfaction des actionnaires. Dividendes à 90 centimes d’euros confirmé pour l’exercice 2020 et à 70 centimes pour l’année 2021, soit la totalité du cash généré par l’entreprise, sont redistribués aux marchés financiers. A contrario, les salariés sont les grands perdants de ces politiques : « rigueur salariale » et baisse d’effectif sont au menu du plan d’économie « scale-up ».
De plus, Orange poursuit la vente des « bijoux de famille ». En Pologne, Orange cède 50% de ses prises FTTH propriétaire via la création d’une co-entreprise. En France, après la création d’Orange concession (prises FTTH), c’est au tour du réseau mobile avec la filiale Orange Tower Co.
Tant sur le plan social que sur le plan stratégique, ces orientations sèment le trouble au sein de l’entreprise. La CGT revendique une autre orientation stratégique et une politique sociale en rupture que la période impose. La direction doit tirer les enseignements de la crise sanitaire : il nous faut garder la pleine et entière maitrise de nos réseaux, investir dans la recherche et développer l’emploi notamment des jeunes.

Les négociations en cours, sur les salaires, sur l’emploi et l’intergénérationnel doivent être l’occasion de faire entendre la voix du personnel. Cela ne peut plus être une telle inégalité dans le partage des richesses, le caviar pour les actionnaires et les pelures pour les salariés. De même sur le front de l’emploi, les besoins existent, sur le domaine réseau en premier lieu, mais plus généralement dans tous les services en sous-effectif ou en surcharge de travail notamment ces derniers mois. C’est cette voix que la CGT portera dans les négociations en cours. Elle appelle tous les salariés à se mobiliser pour se faire entendre. Le premier mai en est la première occasion !

En complément…

Lire la suite

Rémunération / Carrière

Négociations salariales 2021 Le 13ème mois et l’augmentation des salaires, Priorités des salariés !

La direction veut expédier la NAO salaires en appliquant
une rigueur salariale…

La direction annonce la couleur lors de la première séance. Elle veut expédier la négociation en à peine 5 séances d’une demi-journée et le bilan de la décision unilatérale 2020 en une demi-journée au lieu des 2 jours habituels en voulant nous priver de données qualitatives et essentielles pour aborder les négociations dans les meilleures conditions.
La direction va même jusqu’à conditionner le budget de la négociation salariale à celle de l’intergénérationnel dont l’objectif prioritaire est une incitation aux départs du plus grand nombre sans les remplacer dans le pur esprit du plan Scale Up visant à réaliser 500 Millions d’euros d’économie sur la masse salariale d’ici 2022 en supprimant près de 10% de l’effectif.

Une redistribution des richesses devenue insupportable…
La direction compte se servir de la réserve de 2,2 Milliards d’euros afin de financer des mesures de départ attractives pour réduire les effectifs comme elle s’en est servie pour verser un bonus de 500 Millions d’euros de dividendes.
Les salariés et la CGT exigeront la même générosité pour la reconnaissance salariale du personnel lors de cette négociation salariale.

Un bilan en dessous de tout…
La crise sanitaire met en lumière les métiers mal payés. Chez Orange, c’est le cas pour 70,22% des salariés non cadres dont les salaires sont inférieurs à 30 000 € (critère prime Macron).
Côté cadres, 23,5% d’entre eux ont un salaire inférieur au plafond annuel de la sécurité sociale soit 41 136€ et 16,5% d’entre eux ont même un salaire inférieur à 36 000€.
Pour la CGT, avoir 1/3 des salariés mal payés dénote d’un vrai problème de niveau de salaires. La CGT revendiquera de réelles augmentations de salaires, et non uniquement des mesurettes notamment pour les premiers niveaux de salaire.

Orange n’entend pas régler les écarts salariaux femmes/hommes…
Le bilan est inquiétant. Et ce n’est pas l’index égalité Femmes/Hommes qui va améliorer le sort des femmes.
Il se résume aux piètres 26% de promotions femmes alors que le taux de féminisation est 37,36% et qu’il y a des mesures spécifiques adressées aux femmes.

L’Accord Reconnaissance des Compétences et Qualifications: outil de flexibilité et de mise en concurrence..
La direction a baissé le budget de 0,9% à 0,6% alors que les mesures ARCQ s’avéraient déjà largement insuffisantes l’an dernier. Elles s’appliquent à moins de 17,5% de l’effectif contre 20% l’an dernier.
De plus, Orange détourne une partie de ce budget de reconnaissance en octroyant mesures de mobilités pour accompagner des projets de restructuration au détriment de promotions. Vive l’ARnaCQ !!!
Sans oublier que cet accord écarte encore plus de fonctionnaires en fin de carrière des promotions.

En colère, les salariés comprennent enfin que le manque de reconnaissance est dû à l’insuffisance des budgets.
La direction possède 5 Milliards d’euros de moyens financiers pour notamment promouvoir les 20 000 salariés non promus depuis plus de 10 ans et mettre fin aux inégalités salariales.

La CGT exige une redistribution juste vers ceux qui créent les richesses : les salariés.
Tous unis, réclamons les budgets conséquents
d’augmentations de salaires et les promotions.

En complément…

Lire la suite

PUBLICATIONS

C'est @ nous

n°31 Janvier-Février 2020

Édito : pour nos retraites, augmentons les salaires !

À l’appui des mobilisations qui, depuis le 5 décembre 2019, ne faiblissent pas, les organisations syndicales CFE/CGC, CGT, FOCom et SUD PTT, ont appelé les salariés d’Orange à amplifier, dès le 9 janvier et les jours suivants, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Que l’on soit fonctionnaire, salarié de droit privé, cadre, agent de maîtrise ou employé, nous sommes tous concernés par cette réforme. Le gouvernement veut modifier radicalement le fonctionnement des retraites et les changements proposés vont mécaniquement faire beaucoup de perdants. D’ailleurs, le Conseil d’État fait le constat que ce projet
de loi n’a rien de simple puisqu’il aura pour conséquence de « limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables » e t que « les prévisions financières transmises restent lacunaires ».

L’opinion publique n’est pas dupe puisque selon les derniers sondages, 61 % des français pensent que le président de la République
devrait retirer ce projet de loi. D’autres solutions existent. Notre système de retraite est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a besoin d’être amélioré afin de prendre en compte notamment la pénibilité, les années d’études, la précarité, les périodes de formation pour un départ à la retraite à taux plein à 60 ans pour toute carrière complète avec un montant de pension garanti qui ne peut être en dessous du SMIC. Pour permettre ces améliorations, la CGT propose la suppression des aides et exonérations de cotisations (type CICE,CIR…) qui sont inefficaces (65 milliards d’€), la mise à contribution des revenus financiers des entreprises (celles du CAC40 ont versé 61 milliards de dividendes), la lutte contre la fraude aux cotisations sociales et l’évasion fiscale (70 milliards d’€), la création d’emplois stables et qualifiés, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’€) et l’augmentation de salaires.

La clé du financement de notre système de retraite solidaire par répartition passe entre autre par l’augmentation des salaires. La
CGT va s’engager dans la négociation salariale 2020 à Orange afin de gagner des augmentations, mais aussi la suppression des écarts salariaux femmes/hommes. Nous ne partons pas de rien. Les gains de productivité induits grâce au numérique à Orange sont de 6 % par an. L’entreprise a touché 79 millions d’€ de CICE en 2019, sans compter toutes les exonérations fiscales et sociales perçues et les dividendes distribués aux marchés financiers. Augmenter les salaires ne relève pas d’une utopie mais bien d’un choix politique de la part de l’entreprise. La bourse ou les salariés, il faut choisir. La CGT fait le choix des salariés afin que soient reconnus leurs qualifications et leur travail. Ensemble, mobilisons-nous pour gagner des augmentations de salaires !

Autres publications 

VIDÉOS

Vidéo CGT FAPT : 3 Questions sur l'égalité professionnelle

Dans le cadre de la préparation de la journée du 8 mars, la CGT FAPT revient dans cette vidéo sur les principaux enjeux de l'égalité professionnelle.
#8mars15h40 #CGT #CgtFaptOrange

Voir notre chaîne YouTube

BULLETIN DE CONTACT ADHÉSION

Vous souhaitez nous contacter
pour adhérer
à la CGT Fapt Orange

Contacter la CGT
Fapt Orange